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Le point de vue de Léonce  Lebrun

 

Colonisation, immigration, terrorisme

 

Colonisation, immigration, terrorisme, s’adresse à la même mouvance des minorités ethniques, victime de l’exploitation de l’homme par l’Homme

La colonisation

 

On sait par définition que le Français indo- européen n’est pas très porté par la connaissance de l’Histoire, pas plus que la géographie constituée par la connaissance de l’espace terrien où chacun vit.

 

Demandez à l’homme de la rue de situer la position de Melbourne ( Australie) il vous enverra  en Suède.

 

Au touriste français  indoeuropéen de passage sur un territoire de la Caraïbe, il vous fera état de nos colonie, toujours ce critère de possession, ignorant qu’une loi de 1946 a modifié la donne.

 

En tout cas  dans son subconscient il n’a pas oublié quel était le rôle de la possession de territoires acquis par la ruse la force, que les autochtones étaient privés de liberté d’aller et venir, alors que les richesses du pays occupé étaient pillées au service de l‘économie de l’occupant.

 

Et nous avons un immense espace africain, des zones du Pacifique (Tahiti, Knaki) des territoires de la Caraibe( Martinique  Guadeloupe, Haïti jus qu’en 1804,  de l’Amérique du Sud (Guyane) de l’Océan indien ( Réunion Mayotte)

 

Toute cette politique était axée sur le pillage des richesses minières et autres, et la domination des hommes au service du colonisateur (guerres 1914 -1918, 1940-1945, guerres coloniales d’Indochine  et d’Algérie

 

L’immigration

 

C’est le fait de se déplacer individuellement ou collectivement d’un pays ou continent pour des raisons multiples.

 

D’aucuns feront état de motifs économiques alors que d’autres avanceront des motifs politiques d’insécurité, de non respect des droits de l’Homme.

 

Cette problématique est très sensible en France et donne lieu à des débats et des propos incongrus

 

Quoi qu’il en-soit, l’immigration qui touche particulièrement les ressortissants africains de L’Ouest du Continent, doit être considérée comme un échec totale de la colonisation, mis à la charge de la France.

 

Car pour bien comprendre ce drame, il convient de revenir sur le mode de colonisation française basée sur l’assimilation de masses colonisées

 

A ces masses rien n’a été inculqué, comme des notions de responsabilité, du goût de l’entreprise, du rôle de la vie politique et donc des choix.

 

C’était  pour l’Administration française une bande de demeurés assignés à la servitude du  maître sans espoir  d’évolution vers plus de Dignité.

 

Et donc en  1960, année de début des indépendantes octroyées à certains territoires du Continent , la France régnait sur une tutelle de 110 millions d’indigènes

 

Pas mal comme Nation des droits de l’Homme, on a la force et la mitraille pour imposer sa loi en terre étrangère.

 

Et donc avec ces indépendances octroyées nous avons trouvé à la tête des affaires, des hommes corrompus, incompétents mais faisant tout pour plaire au maitre européen

 

Ces populations sans repère; débousolées n'ont qu’une solution fuir leur pays pour grossir la masse des sans papiers en France et ailleurs.

 

https://www.youtube.com/watch?v=9AjkUyX0rVw

 

Prochainement... Le terrorisme

La République de L'Angola

 

 

 

La République de L'Angola est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Namibie et la Zambie. Le pays est un quadrilatère reliant l'Afrique centrale  à l'Afrique australe .

 

L’histoire de l’Angola débute notamment avec les peuples de langues khoïsan avant de se poursuivre avec l’émigration et la colonisation du futur territoire angolais par les peuples de langue bantoue dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.

 

Ancienne colonie portugaise, c’est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. L’état angolais est né en 1975. Les frontières actuelles résultent de la colonisation européenne mais les nationalités africaines priment toujours sur le sentiment national.

 

Origine

Les premiers habitants de l’Angola sont des khoisans vivant de chasse et de cueillette, ne connaissant ni le métal, ni l’agriculture. Leur société n’était pas hiérarchique mais égalitaire.

Les peuples de langue bantoue commencèrent à émigrer par vagues successives depuis le golfe de Guinée et atteignirent la région dans les premiers siècles de l’ère chrétienne. Les Khoisans furent progressivement repoussés vers le sud par les Bantous.

 

 Ces derniers se métissèrent au cours des siècles avec les peuples autochtones et se divisèrent en d’innombrables tribus, on dénombre 101 langues,  sans véritable tradition étatique, les tribus n’ayant pas délimité leurs territoires, d’armées constantes ou de système fiscal. L’unité politique ne dépasse pas le groupe de village, c’est une chefferie.

 

 Chaque ethnie s’identifie à un ancêtre mythique, mais ces ethnies ne cessent d’évoluer avec leurs castes, leurs clivages religieux donnant naissance à d’autres ethnies souvent antagonistes. Les bantous imposèrent une société hiérarchique et apportèrent la métallurgie et l’agriculture.

 

 Les terres étaient invendables et étaient une propriété collective. L’esclavage était déjà connu, et était juridique, les prisonniers de guerre ou les criminels devenant des esclaves temporaires.

 

Les Bakongos arrivèrent cependant à créer une civilisation puissante. Le royaume Kongo le pays de la panthère, finit par dominer l’ouest et était à son apogée lors de l’arrivée des Européens, grâce à l’échange d’objets de fer, armes, houes contre de l’ivoire avec les peuples de l’intérieur.

 

 Le souverain, le mani-kongo, vivait dans une vaste capitale, Mbanza Kongo, le fort des Kongo. Les Bakongos utilisaient les coquillages comme monnaie, et le tissage des habits avec du raphia ou du cuir ainsi que le travail du métal étaient réservés aux aristocrates , les mani vangu-vangu.

 

 Le léopard est considéré comme un animal sacré, symbole de l’intelligence. Nombreux seront les dignitaires à porter un chapeau léopard en guise de couronne. Les Bakongos et les Mbundus sont les seuls peuples dans la région à s’être organisés en état afin de se protéger des incursions de leurs voisins, notamment des Yakas.

 

Au centre du pays, sur les plateaux, habite une autre importante nation bantoue, les Ovimbundus, qui soumettent de nombreuses ethnies et leur impose une tribu , esclaves, bétail, métaux.

 

 Leur langue, l’umbundu, se répand comme langue commerciale dans l’est du pays. Parmi ses peuples soumis appelés péjorativement ganguela, on compte entre autres les Luchazis, les Mbundas et les Lwenas ou Lovalés.

 

 Au sud des Kongos, les Mbundus ont formés le royaume Ndongo, dont le roi porte le titre de Ngola, d’où le pays tirera plus tard son nom. Quant aux Ambo ou Ovambo, leurs tribus sont dirigées par différents chefs religieux, ils vivent de l’élevage et du commerce de sel et de fer.

 

Les civilisations d’Afrique noire sont des civilisations orales qui ne connaissent pas l’écriture, mais pratiquent la peinture rupestre. Elles cultivent une riche tradition orale ,légendes, contes,transmise de génération en génération et utilisent les rythmes du tam-tam pour communiquer au loin, les rythmes étant relayés par plusieurs tam- tameurs.

 

 En l’absence d’écriture, la parole est très respectée et les habitants développent une tradition orale pour conserver leur histoire.

 

Arrivée des Européens

Vers 1482, l'explorateur portugais Diogo Cão atteint le Cap du Loup à l'embouchure du fleuve Congo. Les portugais débarquent et gravent le blason du Portugal sur le rocher de Matadi ,en république démocratique du Congo et érigent une croix sur les côtes angolaises , padrao.

 

Les Portugais tirent d'abord profit de la stupeur des Africains voyant pour la première fois des européens ayant des armes à feu inconnues, le mani-kongo est alphabétisé et converti tandis que des collèges jésuites sont construits.

 

 Les Portugais forment aussi des tailleurs de pierres, probablement pour construire des églises, Mbanza Kongo est rebaptisé São Salvador, Saint-Sauveur de Kongo. La majeure partie de la population vit néanmoins le christianisme comme une magie supplémentaire des nobles.

Une guerre civile entre pro et anti-portugais éclate en 1506 et se termine avec la victoire des premiers. Mais les Portugais apprirent aussi aux Bakongos à fabriquer et utiliser des arquebuses et des mousquets à mèches.

 

Le fleuve que les Bakongos appelaient Nzadi ou Nzere donna Zaïre en portugais. Le royaume Kongo est alors à son apogée et compte environ quatre millions d'habitants et est donc plus peuplé que le Portugal, 1,5 millions.

 

Les relations entre Portugais et Kongos d'abord égalitaires , échange d'ivoire contre armes à feu , tournent vers une mainmise des Portugais qui, désireux de s'approprier les mines d'or et de se procurer des africains pour leurs colonies du Brésil, employèrent la force.

 

 Les Portugais poussent les Bakongos à faire la guerre contre les ethnies voisines afin de capturer des personnes et les échanger contre des produits manufacturés. En 1567, le comptoir négrier de Luanda est construit, il y avait une prison où étaient entreposés les africains en attendant leur embarquement. Dès leur embarquement les captifs de même ethnie étaient séparés.

 

Mais en 1568, les Bayakas razzieurs nomades arrivent à prendre São Salvador et les Portugais doivent intervenir avec les premiers canons. Après cet échec, les Bakongos et les Portugais se brouillent et les Portugais prennent même des sujets du mani-kongo comme esclaves. Ils enlèvent deux neveux du mani-kongo , roi, comme esclaves et un attentat contre celui-ci échoue.

 

En 1618, les Portugais sont chassés d'Angola, mais dès 1630 les Bakongos doivent combattre les négriers espagnols jusqu'en 1630. Les Espagnols cherchent de leur côté des africains pour Cuba. Le port de Benguela sera également un haut-lieu de la traite, muni d'un fortin.

 

En 1630, les Hollandais supplantent les Espagnols. Les africains sont alors déportés vers des plantations brésiliennes. Les côtes angolaises sont désormais devenues le plus fameux comptoirs négriers de l´Afrique. En 1650, les colons portugais du Brésil parviennent à chasser les Hollandais.

 

 La guerre entre Kongos et Portugais reprend et se termine en 1668. Le mani-kongo est décapité durant la bataille d'Ambuila et le royaume du Kongo disparaît.

 

 Les Européens avaient la maîtrise de l'armement , ils possédaient des arquebuses à rouet qui leur permettaient de tirer plusieurs coups de suite, des armures et des canons, alors que les Africains, certes plus nombreux, n'avaient que des fusils à mèche, des lances, des flèches, des machettes, des boucliers, des haches et des massues.

 

Les Kongos de l'actuel Congo-Kinshasa ont été moins touchés par la traite, car les négriers portugais avaient peur des rapides sur le fleuve Congo. Au cours du XVI siècle, les Kwanyamas venus du sud s'installent le long du fleuve Cunene.

 

En 1671, les Portugais dominent les armées Mbundu et leur imposent un quota d'africains à fournir.

 

De la traite à la colonisation

L'Angola est le premier pays africain à connaître le colonialisme européen. Le Portugal se limite à la région côtière et les rives du fleuve Congo.

 

Le pays devient un vaste territoire de chasse aux personnes à destination du Brésil et de Cuba. On estime que, du XVIe siècle au XIXe siècle, quelque seize millions d'Africains auraient été déportés à bord de bateaux portugais, quatre millions d'entre eux auraient survécu au voyage et seraient devenus des esclaves au Brésil.

 

 Durant tout le régime esclavagiste, l'Angola reste lié au Brésil parce qu'il lui fournissait les africains pour travailler dans les plantations, les mines,  et qu'en retour le Brésil envoyait ses trafiquants, ses fonctionnaires et son portugais, c'est-à- dire la variété de cette langue parlée au Brésil.

 

Les colons portugais et brésiliens s'installent sur les côtes et se mélangent à la population africaine pour consolider l'Angola comme possession portugaise, les Portugais y fondent des villes comme Luanda, 1575,  ou Benguela qui possèdent des prisons pour garder les africains jusqu'à leur embarquement. Une importante communauté métissée se développe, sa culture mêlant les coutumes africaines et celles des Portugais.

 

En 1836, les Portugais interdisent la Traite des Africains. L'Angola aura été le pays le plus dépeuplé par la traite. Vers la fin du XIXe siècle apparaissent les Tchokwés, une ethnie apparentée aux Lundas, fournissant de l’ivoire aux Européens par intermédiaires des ethnies côtiéres.

 

À la toute fin du XIXe siècle, les Portugais commencent à développer l'intérieur du pays, mais la conquête du reste de l'Angola est lente. En 1920, après plus de 174 campagnes militaires, le Portugal contrôle tout le pays. Au cours de cette conquista, les Portugais sauront user des guerres interethniques entre Africains.

 

 Les Portugais font construire un chemin de fer de Luanda vers l'intérieur et développent la culture du café, du sucre, la sylviculture et l'extraction du fer et du diamant. Ces matières premières exportées par les ports de la côte, alimentaient à des prix imbattables l'industrie portugaise.

L'extraction pétrolière commence en 1954.

 

Régime de l'indigénat

À partir de 1933, date de la fondation de l'Estado Novo, Nouvel État , par Antonio de Oliveira Salazar au Portugal, le régime colonial se durcit considérablement. Le Portugal instaure alors le régime de l'indigénat 

Trois catégories d'individus sont instituées /

       les civilizados, les Portugais,

        les assimilados regroupant les métis et quelques angolais qui ont accès à l'instruction en portugais,

        les indígenas, les angolais, 98 % de la population, dont une partie est soumise aux travaux forcés, à l'interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts sur les réserves  et à un ensemble d'autres mesures tout aussi répressives telles que les châtiments corporels, dans certains cas.

Ce système colonial perdure jusqu'en 1954, alors qu'il est considérablement allégé, puis définitivement aboli en 1962.

 

Province d'outre-mer

En 1951, l'Angola devient une province d'outre-mer . Les Angolais peuvent devenir des citoyens portugais  moyennant certaines conditions.

 

Cependant les mouvements d'opposition grandissent, des partis politiques tels que le MPLA , le Mouvement populaire de libération de l'Angola, un mouvement d'orientation marxiste, expression des métis et des citadins et l'UNPA sont créés en 1956.

 

 Le 4 février 1961 les membres du MPLA attaquent la prison de Luanda afin de libérer les prisonniers politiques et massacrent 2000 colons portugais. Les représailles de l'armée portugaise font 10 000 victimes dans la communauté nègre et des centaines de milliers d'Angolais doivent fuir vers le Congo-Leopoldville.

 

 Cette insurrection de Luanda assimilée à une véritable prise de la Bastille  déclenche la guerre d'indépendance.

 

Le Portugal est présent avec un contingent d'environ 200 000 hommes venus du Portugal et des corps de colons volontaires. Trois groupes armés se constituent en face /

         le MPLA d'Agostinho Neto,

         le FNLA d'Holden Roberto soutenu par le Congo de Mobutu et les États-Unis, la Chine, Israël,  la Roumanie ,

         l'UNITA de Jonas Savimbi expression de l'ethnie Ovimbundu soutenue par les États-Unis.

 

Le Portugal n'envisage alors pas du tout de décoloniser l'Angola mais de l'intégrer comme province. En effet ce Brésil avorté avait un rôle clé dans l'économie portugaise ,  fournir des devises fortes, diamant, pétrole, des matières premières bon marché pour l'industrie, coton, sucre, café, bois, la politique du président Salazar étant basée sur une substitution des importations.

 

Il constituait également un réservoir de travailleurs forcés.

Dès 1962, le FNLA forme un gouvernement angolais en exil à Léopoldville et l'ONU condamne les massacres portugais et reconnaît le droit du peuple angolais à l'indépendance. Pour calmer les mouvements indépendantistes, le Portugal abolit le travail forcé en 1962, et accepte d'investir plus d'argent en Angola.

 

 En effet, l'effectif des enseignants quadruple entre 1961 et 1974. Cependant la plupart des élèves du secondaire étaient toujours européens. Le Portugal offre la citoyenneté portugaise à tous les Angolais, si certain l'acceptent et émigrent au Portugal à la recherche d'un meilleur niveau de vie, d'autres la rejettent par conviction nationaliste.

 

 Lisbonne chercha un soutien étranger en ouvrant sa colonie aux capitaux étrangers, l'exploitation du pétrole fut confiée aux entreprises française et américaines, celle du diamant aux Belges encore maître du Congo voisin et aux Sud- Africains.

 

 Ceci marque un tournant dans l'histoire africaine, les puissances coloniales perdent petit à petit pied dans le continent, pas seulement au profit des Africains mais aussi de nouvelles puissances impériales

 

Le Portugal impose alors un service militaire et envoie des centaines de milliers soldats pour tenir l'Angola , 3300 soldats portugais mourront en 14 ans de guerre tandis que dans d'autres provinces d'outre- mer, au Mozambique et en Guinée, se déclenchent des guerres du même type.

 L'effort de guerre absorbera 40% du budget de l'état.

 

Le Portugal devient pays d'émigration et devra faire venir de la main-d'œuvre africaine.

Le 25 avril 1974, un groupe de capitaines de l'armée portugaise, regroupés dans le Mouvement des Forces Armées, et qui avaient participé à la guerre coloniale, prend le pouvoir à Lisbonne, où ils sont largement soutenus par la population et renversent le régime dictatorial de Marcelo Caetano.

 

 Cette révolution, connue sous le nom de Révolution des Œillets, permet la fin de la guerre coloniale entre le Portugal et ses colonies. En janvier 1975, les nouvelles autorités portugaises réunissent les représentants des trois mouvements indépendantistes pour établir les paramètres du partage du pouvoir dans l'ex-colonie entre ces mouvements et l'indépendance de l'Angola.

 

Malgré les Accords de Alvor, la transition de l'Angola vers l'indépendance ne se fait pas de façon pacifique. Dans plusieurs quartiers de Luanda, les civils angolais commencent à s'en prendre aux colons, et les troupes des trois mouvements commencent à se battre les unes contre les autres pour le contrôle de la capitale.

 

 La ville sombre alors dans l'émeute et les pillages. Entre janvier et novembre 1975, les troupes portugaises repartent précipitamment vers Lisbonne, avec 300 000 colons dans ce qui fut l'un des plus grands ponts aériens au monde. Au cours de l'été 1975, le MPLA remporte la guerre des villes et expulse les deux autres mouvements , FNLA et UNITA , de la capitale et des principales villes.

 

Le 11 novembre 1975, jour convenu pour l'indépendance, les autorités portugaises descendent pour la dernière fois le drapeau portugais du Palais du gouverneur civil et le soir même António Agostinho Neto proclame l'indépendance de la République populaire d'Angola, au son des combats à quelques kilomètres de Luanda.

 

Commence alors la première guerre civile angolaise, qui débute en été 1975 et ne se termine qu'avec les Accords de Bicesse, le 31 mai 1991.

Article détaillé , Guerre civile angolaise.

 

L’indépendance et la guerre froide -1975-

Le 11 novembre 1975, Agostinho Neto proclame l’indépendance de la République populaire d’Angola. Des troupes sud-africaines se trouvaient déjà aux frontières angolaises prêtes à faire une incursion.

 

L’Afrique du Sud y renonça suite à un ultimatum de l’URSS. Les troupes zaïroises, elles, sont déjà rentrées en Angola et soutiennent le FNLA. C’est cette coalition qui menace de prendre Luanda.

 

 C’est alors que des milliers de soldats cubains affluent pour aider Neto et défont les troupes zaïroises. Les dirigeants du MPLA s’emparent alors de vastes contrées du pays mais ne parviennent pas à vaincre la guérilla de l’UNITA.

 

Le pays s’enfonce aussitôt dans une guerre civile ethnique, entre le Mouvement populaire de libération de l’Angola, MPLA ou Movimento Popular de Liberação de Angola, soit les métis et les citadins soutenus par l’Union soviétique et Cuba, et d’autre part, l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola ,UNITA ou União Nacional para a Independencia total de Angola, un mouvement regroupant surtout les Ovimbundus , 40% de la population et appuyé par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud.

 

 La guerre s’enracine aussi dans la différence de développement entre la côte occidentalisée et moderne et l’arrière-pays moins industrialisé et resté beaucoup plus africain et où le sentiment clanique est encore plus omniprésent.

 

Alors que les forces du MPLA sont appuyées par des soldats cubains , commandées par le général Arnaldo Ochoa, exécuté par le régime castriste en 1989,  et l’aviation soviétique, celles de l’UNITA le sont par des soldats sud-africains. Neto lance une opération militaire au Zaïre voisin dans la région du Shaba et fait noyer des mines afin de nuire à l’économie du puissant voisin.

 

À la mort de Neto en 1979, Dos Santos prend le pouvoir à Luanda. Politicien habile, il désamorce lentement la guerre en se tournant vers l’Occident, en écartant l’aile radicale de son parti.

 

 Les secteurs agricole et minier sont ravagés par la guerre qui fait venir de nombreux réfugiés à Luanda, le pétrole reste la seule source de richesse sur laquelle repose la fortune des hauts fonctionnaires du MPLA, tandis que l’UNITA se finance grâce au trafic de diamants.

 

 Même indépendant le pays est encore dépendant du Portugal notamment en matière d’éducation, si l’alphabétisation progresse c’est grâce aux ONG portugaises et brésiliennes qui développent aussi pour la première fois l’enseignement secondaire et universitaire.

 

En janvier 1984, l’Afrique du Sud obtient de l’Angola la promesse du retrait de son soutien à la SWAPO, mouvement indépendantiste marxiste-léniniste namibien installé en Angola depuis 1975,  en échange de l’évacuation des troupes sud-africaines d’Angola. Néanmoins, les troupes cubaines demeurent, tout comme les militaires sud-africains.

 

En 1988, si la bataille de Cuito Cuanavale entre soldats angolais et cubains contre les forces de l’UNITA, appuyées par l’armée sud-africaine, aboutit à un échec relatif des forces en présence, elle constitue néanmoins un élément déclencheur pour la reprise des négociations sur l’avenir de la Namibie.

 

Le 20 juillet 1988, un accord en 14 points est trouvé entre l’Afrique du Sud, l’Angola et Cuba. Parmi ceux-ci, la mise en œuvre de la résolution 435 prévoyant des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain , manifestant le succès du linkage formulée depuis 1979 par l’Afrique du Sud avec le soutien des États-Unis depuis 1981.

 

Le protocole de Genève est signé le 5 août. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’accord de paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar se rend alors aux Union Buildings de Pretoria pour préparer l’accord de Brazzaville qui aboutit à la signature du 22 décembre préparant le calendrier de la mise en œuvre de la résolution 435 et celui du retrait cubain d’Angola.

 

En dépit d’une tentative désastreuse d’infiltration de la Namibie par 1200 guérilléros de la SWAPO à partir de ses bases d’Angola le 1er avril 1989, le processus ira à son terme sous l’administration conjointe de l’Afrique du Sud et des Nations-Unies.

 

Cependant, en Angola, la guerre civile continue avec un peu moins de vigueur. Les accords de Bicesse en 1991 aboutissent à un cessez-le feu et à l’organisation d’élections générales supervisées par les Nations-Unies.

 

 Le MPLA remporte 49% des suffrages contre 40% à l’UNITA. Jonas Savimbi, leader historique de l’UNITA, dénonce des fraudes et reprend les armes, cette fois sans plus aucun soutien international. Un second accord de paix est finalement signé à Lusaka le 20 novembre 1994 prévoyant l’intégration des forces de l’UNITA dans l’armée régulière.

 

En 1995, l’accord est rompu.

En 1997, un gouvernement d’union nationale est formé avec Jonas Savimbi mais en 1998 les combats reprennent après que Savimbi eût dénoncé, selon lui, le manquement du MPLA à ses obligations. Le 28 août 1997, le Conseil de Sécurité des Nations unies impose des sanctions contre l’UNITA.

 

En 1999, le MPLA tente alors le coup de grâce et déclenche une offensive militaire massive contre le quartier général de L’UNITA et ses principaux bastions. Les opérations se soldent par un succès général malgré la fuite de Savimbi.

 

Le 22 février 2002, Jonas Savimbi, est finalement abattu lors d’un assaut de l’armée gouvernementale.

Le 4 avril 2002, un nouvel accord de cessez-le-feu est signé mettant fin officiellement à 27 ans d’un conflit, 1975 - 2002,  qui a fait près de cinq cents mille morts et entraîné le déplacement de quatre millions de personnes.

 

 L’agriculture et les transports ont été presque entièrement détruits. Malgré l’aide alimentaire, la famine tue et le pays ne vit que de l’exportation du pétrole. Comme d’autres pays, l’Angola réclame des indemnisations et des aides financières, que le Portugal et l’Union européenne lui accorde sous forme d’aide au développement, écoles, eau potable, routes, hôpitaux,  ou de visas de travail.

 

 En dépit de la guerre civile, la scolarité, certes médiocre, a beaucoup augmenté, 15% d’enfants scolarisés en 1975, 88% en 2005. Le Vatican et de nombreuses missions protestantes encadrent également les populations depuis l’indépendance.

 

Politique de l'Angola

L'Angola est une république à régime présidentiel multi-partite, où le président occupe à la fois la fonction de chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.

 

 L'Angola est passé d'un régime de parti unique marxiste-léniniste dominé par le MPLA,  Mouvement populaire de libération de l'Angola,  à un régime pluripartite à la suite des élections de 1992.

 

 Le président José Eduardo dos Santos remporta le premier tour avec 49% des voix face à Jonas Savimbi , 40%,  Il n'y eut pas de second tour. La guerre civile qui reprit, rendant le protocole de Lusaka inefficace, rend l'émergence de la démocratie incertaine et difficile.

 

La branche exécutive est composée du Président, du Premier ministre , actuellement Fernando da Piedade Dias dos Santos,  et du Conseil des ministres, constitué de tous les ministres et vice-ministres du gouvernement. Les gouverneurs des 18 provinces sont nommés par le président.

 

 La constitution de 1992 définit les bases de la structure gouvernementale ainsi que les droits et devoirs des citoyens. Le système légal inspiré du droit portugais et coutumier est toujours considéré comme faible et fragmenté. Seules 12 des 140 municipalités hébergent une cour de justice.

 

La Cour suprême fait office d'instance d'appel. La Cour constitutionnelle, prévue statutairement, n'a pas encore été mise sur pieds.

La guerre civile, qui dura 26 ans, a mis à mal les institutions politiques et sociales du pays. L'ONU estime à 1,8 million le nombre de personnes déplacées à l'intérieur des frontières, et à 4 million le nombre total de victimes.

 

 La mauvaise situation économique ne permet pas de soutenir les institutions sociales. Les hôpitaux et les écoles manquent d'équipement, et l'État ne fournit pas à ses employés les moyens nécessaires pour accomplir leurs tâches.

 

Pouvoir exécutif

Le président est élu par le peuple au suffrage universel pour cinq ans. Le Conseil des ministres et formé par le président.

 

Pouvoir législatif

L'assemblée nationale compte 220 membres élus pour quatre ans, dont 130 membres selon une représentation proportionnelle et 90 membres dans les districts des provinces. Aucune élection libre n'a cependant eu lieu depuis 1992. Des élections ont lieu en septembre 2008, largement remportées par le MPLA.

 

Partis politiques et élections
Le MPLA est le grand vainqueur des législatives de septembre 2008. Ces élections sont jugées libres et transparentes par les observateurs internationaux , SADC, CPLP, UE,  Un observateur de l'Union européenne a toutefois constaté des achats de voix ainsi que des tentatives d'intimidations des votants par l'armée.

 

 L'organisation est aussi jugée défaillante dans les bureaux de vote de Luanda. L'UNITA et le FNLA contestent la manière dont ont eu lieu les élections, cependant le chef de l'UNITA, Isaias Samakuva a reconnu que les élections étaient démocratiques.

 

Géographie

L'Angola est un pays localisé entre 4°22 et 18°03 de latitude sud et 11°41 et 24°05 de longitude est au sud-ouest du continent africain, il a approximativement la forme d'un carré de 1300 kilomètres de côté. La superficie totale est de 1 246 700 kilomètres carrés y compris l'enclave de Cabinda.

 

Il est entouré au nord du Congo , Brazzaville,  et au nord-est de la République démocratique du Congo , Kinshasa, , au sud-est de la Zambie, au sud de la Namibie et à l'ouest par l'Océan Atlantique. La frontière mesure près de 4700 kilomètres et la cote 1620 kilomètres. Sa capitale est Luanda.

 

Relief

À partir d'une étroite bande côtière dont la largeur varie entre 19,5 et 184 kilomètres, le relief s'élève rapidement pour atteindre un plateau qui descend ensuite doucement vers le centre de l'Afrique.

Les deux tiers du pays sont couverts de plateaux dont l'altitude est comprise entre 450 et 600 mètres.

 

Le plateau angolais ou plateau de Bié forme un quadrilatère à l'est de Benguela d'altitude moyenne de 1500 mètres avec des extrêmes à 2200 mètres. Ce plateau couvre environ 10 % de la superficie du pays.

 

 Le Malanje dans le nord du pays est moins vaste et moins élevé tandis que le Huíla est plus petit mais d'une altitude moyenne plus grande. Le point culminant du pays est le Morro de Moco, qui atteint 2620 mètres.

 

Climat

Situé entre le tropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays le plus étendu au Sud du Sahara. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le Nord, plus les précipitations sont importantes.

 

Au Nord, le climat est tropical humide avec la présence d'une saison sèche qui s'étend de juin à septembre où le temps est très voilé. Les Angolais parlent d’hivernage. Plus on avance vers le tropique, plus le climat est désertique ,  le désert de Namibie est l’un des plus anciens, les plus secs du monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’erg.

 

 L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données Le long de la côte passe le courant de Benguela. Depuis la côte Angola – Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au Sud, dans la région de Huambo.

 

 Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitation. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale de Cabinda. Les plateaux reçoivent 1000 à 1800 millimètres par an.

 

Subdivisions

L'Angola est divisé en dix-huit provinces .

 

Économie de l'Angola

L’Angola est un pays ruiné par la guerre civile. L’Angola a d’abord fourni la main d’œuvre pour l’économie brésilienne , 1532–1850. À partir de 1875 le pays constituera le capital financier du Portugal et la population sera sa main d’œuvre devant produire les matières premières pour les industries du Portugal.

 

 Après l’indépendance, le pays s’est tourné vers le communisme, mais la guerre civile a en grande partie ruiné l’économie. Seules les extractions du pétrole et du diamant sont restées florissantes. Après quatre décennies de guerres ayant réduit le pays à l’état de chaos, la croissance a démarré en trombe à partir de l’année 2002, et les prévisions pour les années 2010–2012 sont très optimistes.

 

 Le 1er janvier 2007, l'Angola faisait son entrée comme membre de plein droit au sein de l'OPEP.

 

L'économie en chiffres

La monnaie angolaise s'appelle Kwanza, éponyme d'une rivière du pays.

         Les plus importantes exportations de l'Angola sont le pétrole et les diamants.

        PIB total , PPA, 2001,   27,55 milliards de dollars US. En 2008 , 110,3 milliards US$ Dont/

         Agriculture, 9,2%

         Services, 24,6%

        Industrie, 65,8%

         Croissance annuelle, 1991-2001, 1,6%

         Croissance annuelle, 2002, 17,1%

        Croissance annuelle , 2008 , 13,2%

         PIB par habitant PPA, 2001 ,  2 040 dollars US. En 2005 , 3 800 US$. En 2009 , 8 800$

         Taux d’inflation,  12% 2008 estimé

         Dette extérieure totale, en 2001 9,6 milliards de US$. En 2005 9,4 milliards de US$. En 2009 , 7,617 milliards $

         Importations, 2009 , 17,6 millions de US$

         Exportations, 26,8 milliards de US$ , FOB,  2009 , 67,2 milliards $

Généralités

L'économie angolaise est marquée par les années de guerre civile. Elle s'est relancée en 2002. Elle reste une économie pauvre et de structure peu avancée.

 

 Le secteur primaire emploie 85% des actifs pour 8% des richesses créées. 7 Angolais sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui est symptomatique des efforts encore à effectuer dans ce domaine. Le revenu par habitant demeure l'un des plus faibles au monde. Environ 50% des actifs sont soit au chômage soit sous-employés.

 

La croissance est élevée. Celle du PIB s'est élevée à 26% en 2006. Elle est tirée par le pétrole et le diamant. Pourtant la manne pétrolière n'a pas réussi à tirer l'ensemble du pays de son état de sous-développement.

 

 En 2008, les indicateurs montrent que l'Angola possède l'une des plus faibles espérances de vie du continent, un système éducatif très insuffisant et que la fracture entre riches et pauvres ne fait que s'agrandir

L'Angola possède également des gisements d'or, de fer, de phosphates, de feldspath, de bauxite et d'uranium. Il compte de vastes forêts, des usines de pêche et des terres arables, ou sont cultivés le coton, le café et le sisal.

 

 À l'approche des élections législatives de septembre 2008, le gouvernement a multiplié les annonces de grands projets , travaux adduction d'eau, nouvelle flottille de pêche mais les avis sont divisés sur l'avenir de ces programmes ambitieux

 

Infrastructures

La densité du réseau de transports angolais est très faible. On dénombre seulement 2 761 kilomètres de voies ferrées et 51 429 kilomètres de routes. Le développement de l'exploitation du pétrole a entraîné des efforts pour la construction d'oléoducs, dont la longueur totale était de 893 kilomètres en 2004.

 

 Les gazoducs, quant à eux, avaient une longueur totale de 214 kilomètres. Enfin, le pays comptait 243 aéroports en 2004, soit un pour 5130 kilomètres carrés, mais dont 32 seulement étaient équipés d'une piste goudronnée, soit un pour 38959 kilomètres carrés.

 

 Quatre ports importants se trouvent sur le territoire angolais, Luanda, Soyo, Lobito et Cabinda , qui constitue une enclave angolaise entre les deux Congos, République du Congo et République démocratique du Congo. Le barrage de Kapanda devrait fournir la majorité de l'électricité du pays.

 

En 2004, l'Eximbank chinoise a approuvé une ligne de crédit de 2 milliards d'US$ pour l'Angola. Le prêt est utilisé pour reconstruire diverses infrastructures du pays. Ce prêt a également limité l'influence du Fonds Monétaire International dans le pays.

 

Le pétrole

Grâce à une importante croissance de l'extraction pétrolière, et à la paix civile enfin retrouvée depuis 2002, l'économie angolaise est devenue l'une des plus dynamiques d'Afrique.

 

Autrefois exploités par les entreprises françaises et américaines, les gisements pétrolifères seraient maintenant majoritairement gérés par les entreprises chinoises.

 

La croissance du pays est presque entièrement portée par la production croissante de pétrole qui a dépassé 1,4 million de barils quotidiens à la fin de l'année 2005 , 70 millions de tonnes par an, et que l'on prévoit être de 2 millions de barils en 2007 ,100 millions de tonnes par an.

 

Le contrôle de l'industrie pétrolière est exercé par la Sonangol, un conglomérat possédé par le gouvernement angolais.

L'économie a crû de 18% en 2005 et on s'attendait à une croissance de 26% en 2006.

 

Le 1er janvier 2007, l'Angola a fait son entrée comme membre de plein droit au sein de l'OPEP.

 

Pour 2011, l'Angola prévoit une production de 2,5 millions de barils par jour soit 125 millions de tonnes par an, ce qui placerait le pays parmi les poids-lourds de l'extraction pétrolière mondiale.

 

Les hydrocarbures en 2008 Réserves de pétrole prouvées , 9 milliards de barils

         Extraction de pétrole , 1,91 millions de barils par jour en 2008

         Consommation intérieure de pétrole , 56 040 barils par jour en 2008 - le reste peut être exporté.

Démographie

Population , environ 13 millions , en 2006 . 0-14 ans , 43,31 %, 15-64 ans , 53,98 %, + 65 ans ,  2,71  %

         Espérance de vie des hommes , 37 ans en 2001

         Espérance de vie des femmes ,40 ans en 2001

        Taux de croissance de la pop. , 2,15 % en 2001

         Taux de natalité, 46,54 ‰ en 2001

         Taux de mortalité, 24,68 ‰ en 2001

        Taux de mortalité infantile, 193,72 ‰ en 2001

         Taux de fécondité, 6,5 enfants/femme en 2001

         Taux de migration, 0,34 ‰ en 2001

Langues

La langue officielle est le portugais , 80 % et 5 langues bantoues ont le statut de langue nationale , umbundu , 35,7 %, kimbundu , 26,7 %, kikongo , 9,8 %, quioco, 4,5 %, nganguela ,6 %.

 

 Près d’une quarantaine de langues bantoues parlées comme langue maternelle par les Angolais. Le lingala est aussi présent depuis les années 1970 avec les quelques 400 000 immigrants ou réfugiés de la République démocratique du Congo

 

Caractéristiques générales

Langues

A côté du portugais officiel, environ 101 langues sont parlées en Angola. La plupart sont des langues bantoues mais on trouve également des langues khoisanes. Les langues africaines les plus répandues sont l'umbundu, le kikongo et le kimbundu. Ce sont les langues des ethnies dominantes.

 

Éducation

Avant le XXème siècle, les Africains se transmettaient leur savoir-faire médecine, menuiserie, agriculture en famille.

Les colons portugais ont construit les premières écoles primaires. À l'indépendance, le taux de scolarisation chez les jeunes se situait à 15%. Depuis l'indépendance les organismes d'aide international et surtout le Vatican ont construit de nombreuses écoles premières et secondaires.

 

Société

Avant l'arrivée des européens la propriété privée n'existait pas, le capital agricole, minierétant entre les mains de la tribu. Lors d'une guerre, c'est également la tribu qui prend possession des captifs, un esclave qui s'enfuit peut être recueilli par une autre chefferie mais est à leur merci. L'homme seul sans clan, sans tribu n'est rien.

 

Les gens habitaient dans des huttes. Lors de la colonisation au XIXème siècle, les Portugais ont construit les premières villes et aménagé de belles résidences en dur, réservées aux  européens. Les villes comprenaient une cité européenne et une cité africaine.

 

Les disparités entre quartiers dans les villes sont encore visibles aujourd'hui. Les Portugais ont construit quelques écoles mais c'est surtout pendant la guerre d'indépendance, 1961 que s'accélère l'occidentalisation taux de scolarisation passe de 4% à 15%, l'indépendance renforce encore ce phénomène.

 

 Dans un des pays les plus pauvres du monde, nombreux sont encore les paysans et les femmes qui marchent pied et seins nu même à Luanda tandis que les nouveaux riches qui ont hérité le pouvoir des européens font des études universitaires et suivent de plus en plus la mode brésilienne radio, télévision, vêtement.

 

Comme dans beaucoup de pays du tiers-monde, les hommes travaillent et les femmes ne s'occupent que du foyer et de l'éducation des enfants. Les filles vont rarement à l'école. Les gens ont des familles nombreuses.

 

 Néanmoins les sociétés ont été brisées par la guerre civile, nombreux sont les orphelins, les blessés graves ou les ex-enfants soldats. Le système de formation est médiocre et repose sur l'aide international.

 

Depuis l’indépendance les métis conservent totalement, le pouvoir économique et politique, les écarts de richesse sont telles que les gens ont honte de parler une langue africaine, les européens et les métis méprisent les angolais, à travers cela on sent le poids du colonialisme.

 

Musique et danse

La chanson angolaise la plus célèbre est Kumbaya , Viens par ici, mon Seigneur. Par contre, des linguistes arguent que cette chanson serait créole, plus précisément du langage gullah, du sud des États-Unis. Si c'était le cas, elle aurait été importée en Angola par des missionnaires, puis redécouverte.

 

Ce sont des esclaves d’origine angolaise déportés au Brésil qui ont développé la capoeira, art martial pratiqué en Angola, qui tire ses racines d'un combat-danse appartenant aux rituels de mariage bantous, N'golo ou danse du zèbre .

 

 Il en existe deux formes, la capoeira Angola plus traditionnel et la capoeira régionale. La capoeira se déroule au milieu d'un cercle d'hommes appelé le roda , un instrument appelé berimbau commande la formation du roda et détermine le type de combat.

 

Manifestations culturelles

Chaque 11 novembre a lieu le carnaval de Luanda, pour commémorer la date de l’indépendance du pays. Les habitants de la ville se déguisent, chantent et dansent dans les rues.

 

 Ce sont aussi des Bakongo d’origine angolaise déportés au Brésil comme esclaves dès 1500 qui fêtaient secrètement en l’honneur de leur ancien roi le Manikongo. C'est ce festival qui a ensuite donné naissance au Carnaval de Rio de Janeiro.

 

Arts visuels

Comme pour la majorité de l'art africain, les arts angolais des masques en bois et de la sculpture, en particulier l'art du masque bleu de l'Angola, ne sont pas des activités de création simplement esthétiques.

 

 Elles jouent un rôle important dans le cérémonial culturel, représentant la vie et le décès, le passage de l'enfance à la vie adulte, la célébration d'une nouvelle récolte et le commencement de la saison de chasse.

 

Les artisans angolais travaillent le bois, le bronze, l'ivoire, la malachite ou la céramique afin de faire de la sculpture. Chaque ethnie a son propre art. La sculpture la plus célèbre de l'art angolais est sûrement le Penseur de Cokwe, un chef-d’œuvre d'harmonie et de symétrie dans ses lignes.

 

 Le Lunda-Cokwe, au Nord-Est de l'Angola, est aussi renommé pour ses arts plastiques supérieurs. D'autres aspects typiques de l'art angolais incluent .

 

         le masque féminin Mwnaa-Pwo consommé par les danseurs masculins dans leurs rituels de puberté

         les masques polychromatiques de Kalelwa utilisés pendant les cérémonies de circoncision

         les masques de Cikungu et de Cihongo qui conjurent des images de la mythologie de Lunda-Cokwe. Deux figures clés de ce panthéon sont la princesse Lweji et le prince civilisant Tschibinda-Ilunga.

Marchés

L'art de la céramique noire de Moxico de tronc/eastern Angola avant la fin des années 1980, toute la mise en marché de l'artisanat était sous le contrôle d'Artiang, un bras du ministère de la culture. Néanmoins vu que ce monopole commercial sur la production de l'art a été enlevé, l'art en Angola a fleuri.

 

 Tant que les masques et les statues en bois d'Afrique ont grandi dans la popularité dans l'ouest, l'industrie de l'artisanat en Angola a cherché à se trouver avec l'exigence pour l'art africain.

 

 Les masques et bricoles stylisés qui sont créés pour arrêter l'œil d'un touriste sont généralement connus comme de l'art d'aéroport . Ce sont des pièces produites en série, au goût du touriste moyen, et elles manquent de toute la liaison réelle à des courants culturels plus profonds des peuples angolais.

 

Un des plus grands marchés d'artisanat en Angola est le marché de Futungo, au sud de Luanda. C'est le cube principal du commerce d'artisanat pour touristes et expatriés. Le marché est ouvert seulement dimanche.

 

 La majorité des vendeurs sont Bakongo, bien que les artisans eux-mêmes soient d'un peu tous les différents groupes ethno-linguistiques. Futungo a aussi l'avantage d'être près des jolies plages au sud de Luanda, où beaucoup de résidents de Luanda passent leurs fins de semaine pour apprécier le soleil et le sable de la baie de Mussulo.

 

 Bien qu'Alberto Bien dépeigne le marché de Futungo en disant que la majorité des articles trouvés sont  de la variété de l'art d'aéroport , un collectionneur sérieux de l'art africain peut trouver un trésor occasionnel.

 

Les bouleversements politiques et sociaux au Zaïre dans les années 1990 ont résulté en une augmentation dans la contrebande et dans le pillage de trésors de l'art des musées du pays.

 

Certains de ces pièces trouvent leur acheteur en Angola et sont vendues à des prix très élevés.

 

 Même si on n'est pas dans le marché pour un souvenir africain, un détour au marché de Futungo peut être une aventure.

 

 Les vendeurs s'arrangent fréquemment pour avoir des instruments traditionnels du jeu des musiciens, tels comme les marimbas et kissanges, xingufos , grandes cornes de l'antilope,  et cylindres pour donner sensation d'un festival du village.

 

 On y trouve aussi des tenues de guerriers, des vêtements en peau d'antilope et de puma. Des colliers, des boucliers et des hochets de cheville s'ajoutent à la saveur locale du marché.

 

Théâtre et cinéma

Des films ont été tournés à l’époque coloniale

Feitiço do imperio , Le féticheur de l' empire,film de Lopes Ribeiro 1940

um italiano em Angola

 

Littérature et poésie

Liste d'écrivains angolais /

        José Eduardo Agualusa, 1960-

      Mário Pinto de Andrade, 1928-1990)

       Arlindo Barbeitos, 1940-

        Mendes de Carvalho

        Dia Kassembe

        Alda Lara, 1930-1962

        Pedro de Gouveia Leite Mateus

         Mbwango, Reis Luis

       Agostinho Neto ,1922-1979

        Pepetela, Artur Carlos Maurício Pestana dos Santos, 1941-

        Oscar Ribas

         Paula Tavares, 1952-

        Amélia Veiga, née au Portugal ,1931-

        José Luandino Vieira , 1935-

Sport

L'équipe d'Angola de football se qualifie pour la première fois de son histoire pour les phases finales de la coupe du monde de 2006 en Allemagne.

 

Le lundi 4 septembre 2006, l'Angola est désigné pour organiser la Coupe d'Afrique des nations de football en 2010.

        équipe d'Angola de football

        équipe d'Angola de handball féminin

        équipe d'Angola de basket-ball

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