Bonjour! Nous sommes le Vendredi 24 Mai 2013 - il est 02 h et 27 min
Le mouvement associatif PDF Imprimer Envoyer

 

1979 - Dans le petit monde caraïbéen de Lyon, rien ne va plus, l'A.G.T.C.G. a disparu sous les coups de boutoir de l'irresponsabilité.

Une nouvelle association est créée, le Regroupement des Travailleurs Caribéens, dont Lebrun, n'est ni membre fondateur, ni instigateur, mais les choses vont mal pour le R.T.C. Le mélange combat politique et vie associative ne passe plus.

En juillet, appelé à la rescousse par Georges, homme de grande convivialité, il prend la direction de l'association, à la hussarde, mais démocratiquement, il y instaure la paix civile dans le mouvement, en assurant la présidence jusqu'en 1983.

1981 - C'est le retour de l'espoir...

Au Panthéon, le nouvel hôte de l'Elysée pose une rose sur quelques tombes choisies au préalable.

Devant son téléviseur, en ce jour du 21 mai Léonce pleure toutes les larmes de son corps, c'est un grand jour de sa vie de combat... dans un pays où la tendance est de masquer l'Histoire qui gêne , il prend acte que ce geste évocateur fera son chemin dans les esprits...

Dans la foulée de la dissolution de l'Assemblée Nationale, il se porte candidat à la candidature (pour le principe dans la bataille des législatives annoncées.

Panique dans la Fédération, c'est un acte politique, une candidature qui gêne à l'évidence, il a pris tout l'appareil de vitesse.

Ses "amis" lui font comprendre que les gens, entendons les électeurs ne sont pas habitués... on perdrait une circonscription acquise vous avez dit intégration...

Peu importe, et pour le principe, l'homme ne se retire pas... Paris tranche... une bénéficiaire du quota féminin mènera la bataille, non implantée... mais, avec la vague rose, tout peut arriver.

De cet épisode Lebrun en appréciera les enseignements , il ne démissionnera pas, ce sont les aléas du combat politique, mais rien ne sera plus comme avant…

En juillet, de passage dans la Caraïbe, il rend visite au docteur Henry Bangou, homme politique d'une rare lucidité, et ayant une vision sur l'évolution à court et moyen terme du peuple caraïbéen, ce qui conforte Lebrun dans ses propres appréciations

Dès le retour en France, Léonce adresse ses observations politiques à son camarade, directeur de cabinet du nouveau secrétaire d'état à la tutelle des Territoires dits Outre-mer

Les réformes pleuvent, en particulier une assemblée unique pour remplacer les structures obsolètes de nos pays, que sont le conseil régional et le conseil général.

Le conseil constitutionnel censure, une décision politique que Lebrun juge inopportune et regrettable.

1982 - Le cabinet de la rue Oudinot lui demande de préparer, à Lyon, la semaine outre-mer, avec une équipe municipale, au titre de laquelle il ne partage aucune opinion.

Néanmoins, il dirige la manœuvre et l'affaire est rondement menée.

En cet automne pluvieux de septembre, le discours d'inauguration de Léonce ne laisse aucune place à la fantaisie.

Au lendemain, la presse d'opposition fulmine , toutefois le Progrès de Lyon du mercredi 22/09... souligne que le discours du dirigeant caraïbéen, sans complaisance, a placé cet événement dans son vrai contexte.

1983 - Le B.U.M.I.D.O.M, tombe, Lebrun est à Paris pour la naissance de l'A.N.T,  mais, lui qui a mené avec d'autres, une lutte sans merci contre les activités du négrier des temps modernes juge dès cette époque, que le nouvel organisme ne sera pas plus adapté... Les faits lui donneront raison...

A Lyon, il propose la création d'une fédération des associations de l'agglomération.

Un triomphe, les statuts sont adoptés à l'unanimité des présents ce 9 juin.

Invité à assumer les fonctions à la tête de la toute nouvelle fédération Lebrun décline l'offre en raison de son opposition politique résolue avec la ville.

La présidence échoit à un jeune étudiant carïbéen qui, sans expérience, conduit la fédération à l'échec, trois mois après sa création ,  amer, Léonce Lebrun regrettera pendant longtemps de n'avoir pas assumer ses responsabilités malgré les circonstances.

Septembre, Georges est muté, c'est le dernier compagnon loyal qui s'en va.

Pour Léonce cette époque fantastique, où des femmes et des hommes avaient uni leur force et leur conviction pour ne pas vivre une émigration idiote, était terminée.

L'homme se retire du monde associatif... pour un temps peut être.

Le temps de la réflexion