Léonce LEBRUN

| Le combat politique |
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Socialistes et communistes s'entendent sur un minimum politique, c'est le programme commun de la gauche. De passage à Lyon dans le cadre de la campagne pour les élections législatives de mars 1973, le premier secrétaire d'alors du parti socialiste est interpellé par Lebrun sur l'avenir de la Caraïbe, la Guyane et la Réunion. Cinq minutes d'échanges, au terme desquels le candidat potentiel à l'Elysée de l'époque, renvoie son interlocuteur à la page 183 des dispositions du programme commun, ouvrant la voie à l'autodétermination pour ces peuples, sur leur destin. Une promesse non tenue, mais le courant est passé pour longtemps entre les deux hommes, car dès… II appelle les caraïbéens de Lyon à accorder leurs suffrages à ce candidat, lors des élections présidentielles prématurées du 19 mai, c'était un geste politique courageux... en effet, Abel s'en va, pour cause de mutation professionnelle, Léonce rend hommage à un compagnon de combat, qui a bien mérité de la Caraïbe En novembre, Léonce saisit cette conjoncture pour proposer une refonte des institutions associatives, et une autre gestion basée sur la rigueur et la responsabilité. Mais il est écarté de la direction des affaires par une majorité d'aigris, pour manque d'esprit révolutionnaire… des personnes, qui selon les dernières nouvelles, bénéficient des 40 % de vie chère, versés par… l'État français. Le personnage se retire déçu, mais sans amertume, le combat continue. L'homme entre en politique au sein d'une grande formation, et dans le cadre du programme commun de la gauche. C'est un univers nouveau qu'il découvre, le poids du sectarisme, le choc des petites ambitions, pour plumer la volaille électorale... vous avez dit socialisme... Peu importe, son combat est ailleurs... De congrès en conventions, Lebrun ferraille avec les militants dans l'espoir d'imposer l'idée même de la spécificité carïbéenne, guyanaise et réunionnaise. A la Commission Tiers Monde du parti, il redécouvre l'Afrique, ses problèmes économiques, le discours du Président Senghor chef d'état du Sénégal, patrie de Cheikh Anta Diop, 1923-1986 sur les termes de l'échange. 1977 - Un matin de septembre, pour quelques nationalisations de plus, les perspectives envisagées à la page 183 du programme commun, d'un gouvernement éventuel de la gauche, s'éloignent durablement semble-t-il, c'est l'effondrement... |




