Léonce LEBRUN

| La traite négrière à l'intérieur du continent |
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Avant l'arrivée des esclavagistes, la traite des captifs se pratiquait en Afrique, mais à une faible échelle. Le but de cette traite était de réintégrer socialement des individus qui avaient perdu leur famille à la suite de guerres ou d'autres catastrophes. La société africaine étant organisée de telle sorte que l'individualisme ou l'exclusion sont exclus, l'homme ne compte que parce qu'il appartient à un ensemble homogène. Le groupe qui achetait donc la personne isolée cherchait donc à lui conférer une nouvelle identité. La croissance effrénée de la demande en provenance des pays européens a entraîné une intensification de la traite jusqu'alors localisée (multiplication de razzias). Entre 1441 et le milieu du XIXe siècle, la traite des Noirs finit pas devenir le lien qui unit l'Afrique Noire à l'Europe et à l'Amérique. L'implantation dans le Nouveau Monde de plantations de canne à sucre, de coton et de tabac a nécessité la recherche d'une main d'œuvre abondante et bon marché que ne pouvaient fournir ni les Amérindiens, ni les travailleurs européens. On s'est tourné vers les Noirs d'Afrique considérés comme de bons cultivateurs et habitués au climat tropical. L'augmentation de la demande poussa les commerçants africains à installer une organisation structurée pour répondre aux besoins des Européens. Cette catégorie de marchands appelés courtiers par les Européens et dioula par les Africains se recrutaient surtout chez les Sarakollé, les Madingue et les Haoussa.
Aspects démographiques |




