Léonce LEBRUN

| Le temps des réalités et du réalisme |
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L'homme, les groupes ne s'assimilent pas, ils s'accommodent des circonstances en fonction de leurs seuls intérêts... Tout gouvernement devrait méditer sur cette réalité à la faveur d'une actualité, d'un monde en plein chambardement. Assimiler, rendre semblable, identifier à ... telle est la première définition du Larousse. La loi du 19 Mars 1946 avait pour prétention d'assimiler les peuples de la Caraïbe, la Guyane et la Réunion. Ce fut une erreur fondamentale, tant la démarche était injuste, et la procédure par elle-même viciée , du reste nos parlementaires qui, à l'époque s'y étaient associés, ont reconnu par la suite, avoir été trompés. Ainsi donc aux descendants des femmes et des hommes qui avaient vécu le règne de la barbarie pendant plusieurs siècles, on leur imposait par une simple loi, l'oubli du passé, la rupture de leur racine. En un mot, leur capacité à s'assumer pleinement en tant qu'homme, en tant que nègre "Quelles que soient sa race et sa religion, l'homme mérite le respect pour sa famille, ses traditions". Or, on ne nous a pas respectés. Avant de propulser des peuples dans ce processus de destruction mentale, l'assimilation, il eut été normal, et surtout de bonne politique d'ouvrir un large débat sur le fond, permettant à toutes les parties prenantes, de faire connaître leurs suggestions, les avantages et les inconvénients du choix, qui en résulterait, du vote des populations concernées, appelées à se prononcer sur leur destin par voie de référendum.
-première hypothèse, les peuples consultés, ayant répondu favorablement à leur appartenance à la communauté française.
- Lois sociales
Tel n'a pas été le cas, et nous savons qu'à bien des égards, la loi de 1946, par ses bilans, a constitué un échec sur tous les plans. Examinons les critères de cet échec dans les domaines, économique, social et politique.
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