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L'expansion des Etats Unis PDF Imprimer Envoyer

 

L'importance grandissante des États-Unis, caractérisée par une forte croissance économique et démographique, l'expansion territoriale jusqu'au Pacifique, la résolution des problèmes internes économiques et politiques, en particulier la question de l'Esclavage et de l'unité nationale, en fit l'une des plus grandes puissances mondiales dès la fin du XIXe siècle.

L'expansion territoriale des États-Unis fut caractérisée par une guerre sans merci contre les indiens qui résistaient à l'empiètement sur leur territoire.

À l'exception de ceux qui habitaient des régions retirées, notamment dans le sud des Appalaches, les indiens de l'est du Mississippi furent massacrés au cours de la dernière décennie du XVIIIe siècle.

Quelques-unes des tribus réussirent cependant à migrer vers l'ouest. La destinée tragique des peuples de l'est de l'Amérique du Nord fut, en grande partie, le résultat des guerres et des rivalités politiques des puissances colonisatrices, en particulier les français et les anglais qui impliquèrent les tribus dans leurs luttes pour la suprématie territoriale.

En 1637, les pequots, une des grandes tribus de la région de la Nouvelle-Angleterre, furent littéralement éliminés.

Par la suite, le sachem des Wampanoags, Philippe, organisa une confédération des tribus de la Nouvelle-Angleterre, pour combattre les colonisateurs britanniques.

Au cours du conflit qui s'ensuivit, la guerre du roi Philippe, en 1675 et en 1676, les tribus infligèrent de sérieuses défaites à leurs adversaires, mais elles furent finalement submergées par les forces anglaises, qui les exterminèrent.


À l'époque où le chef sauk Black Hawk appela à la guerre pour défendre les territoires indiens à l'est du Mississippi, en 1832, et après la défaite de la tribu des Nez-Percés d'Oregon, en 1877, les indiens des Grandes Plaines, du sud-ouest et des Rocheuses s'opposaient à presque toutes les avances européennes vers l'ouest.

Cette opposition armée venait surtout des sioux et atteignit son apogée à la bataille de Little Big Horn, dans l'actuel Montana, le 25 juin 1876.

Au cours de cette bataille, une importante armée de sioux et de cheyennes du nord, dirigée par les chefs Crazy Horse, Sitting Bull et Gall, vainquit un détachement de la 7e cavalerie des États-Unis, sous le commandement du colonel Custer.

Quelques indiens, comme les apaches, dont Geronimo, dans les années 1880, continuèrent la lutte. Les guerres indiennes se terminèrent par le massacre de Wounded Knee, dans le Dakota-du-Sud, le 29 décembre 1890.

Environ deux cents hommes, femmes et enfants désarmés furent exterminés par la 7e cavalerie des États-Unis. En plus des massacres organisés, les maladies, l'assimilation forcée et l'expropriation territoriale par les traités et les lois décimèrent les indiens.; les survivants durent se regrouper dans des réserves, où ils vivent aujourd'hui.

Malgré un renouveau récent, la situation sociale, économique et culturelle de ces peuples reste préoccupante.

Outre l'acquisition de territoires contigus aux XIXe et XXe siècles, les États-Unis obtinrent d'autres régions en Amérique du Nord : l'Alaska, achetée à la Russie en 1867 pour 7 millions de dollars, Porto Rico, cédée par l'Espagne en 1898 après la guerre hispano-américaine, la zone du canal de Panamá acquise en 1903, mais cédée au Panamá en 1979 et les îles Vierges des États-Unis, achetées au Danemark en 1917.

 

Le XXè siècle