Léonce LEBRUN

| Les doctrines racistes |
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Si des auteurs français du XVIIIe siècle tels que Voltait et les Encyclopédistes réunis autour de Diderot et de D’Alembert décrivent les signes de filiation entre le singe et le Noir, c’est au XIXe siècle que les premiers théoriciens du racisme développent leurs thèses, qu’ils veulent scientifiques. Leur point commun est l’idée d’une race dominante, et une hostilité avouée pour la démocratie, considérée comme un facteur d’affaiblissement de la race dominante. Dans son Essai sur l’inégalité des races humaines ,1853 - 1855, Joseph-Arthur de Gobineau explique parla dégénérescence des caractères dominants que les multiples croisements tendent à diluer, et distingue trois races principales , blanche dominée parles Germains , noire et jaune. Houston Stewart Chamberlain introduit une dimension psychologique au racisme , dans Les fondements du XIXe siècle , 1899, il préconise le croisement limité aux familles voisines de la race principe endogénique dans une perspective d’enrichissement et d’ennoblissement de celle-là. L’approche scientifique En biologie, une race est une subdivision de l’espèce, composée d’individus présentant des caractères physiques héréditaires communs , couleur de la peau, couleur ou texture des cheveux, forme de la tête, autant de caractères qui traduisent des spécificités purement génétiques. Les théories sur l’origine de l’homme qui prévalent actuellement privilégient une origine commune de l’humanité, dans la vallée du rift à l’est de l’Ethiopie. Ces populations auraient ensuite migré sur l’ensemble de la planète , l’éloignement et le relatif isolement de celles-ci auraient entraîné la diversification des caractères génétiques et, par extension, des races. La justification scientifique du racisme est d’invention assez récente, le développement des outils de classification des groupes humains au XIXe siècle a débouché pour certains sur la tentation d’établir une hiérarchie entre ces groupes. |




