Léonce LEBRUN

| Le Mercantilisme |
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Doctrine économique préconisant l’enrichissement des nations au moyen du commerce extérieur. Entre la scolastique et le libéralisme Le courant mercantiliste se développa entre le XVIe et XVIIIe siècle, principalement en Grande-Bretagne avec Thomas Mun, Josiah Child, John Locke, James Steuart et John Law, en France avec Jean Badin, Antoine de Montchrestien, Richard Cantillon et Gérard de Malynes et en Espagne L. Ortiz. Souvent liés aux milieux d’affaires ou même engagés dans les grandes sociétés de négoce international comme l’East India Company, ces économistes rompirent avec l’attitude religieuse ou morale des penseurs scolastiques du Moyen Âge à l’égard de l’activité économique. La légitimation de l’enrichissement personnel les conduisit à rechercher les moyens les plus favorables à celui-ci, et ils préfigurent en cela le raisonnement économique autonome. L’activité économique n’est pas considérée par les mercantilistes comme relevant de la seule initiative individuelle. Il existe en effet une convergence entre l’intérêt des marchands, qui peuvent obtenir protection et monopole, et celui de l’État, dont la puissance politique et militaire dépend du développement de la production et du commerce. Cette alliance entre les marchands et l’État, qui est centrale dans l’enrichissement de la nation, contraste avec l’image de la main invisible du marché qu’imposa le libéralisme à partir d’Adam Smith. C’est d’ailleurs contre le mercantilisme que celui-ci jeta les bases de l’école classique anglaise, et le colbertisme, variante française du mercantilisme, fut également attaqué par la physiocratie.
Le Racisme |




