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Pour la première fois, une femme accède à la présidence de la Commission, l'exécutif de l'UA |
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AFRIQUE DU SUD , l'ex-épouse de Jacob Zuma va diriger l'UAL'Union africaine a réussi à doter sa Commission, organe-clé, d'une présidente Nkosazana Dlamini-Zuma. Une élection qui permet à l'Afrique d'effacer le catastrophique échec de janvier et d'afficher une unité retrouvée. Elle pourrait toutefois laisser de profondes cicatrices, estiment lundi diplomates et experts. Nkosazana Dlamini-Zuma, suivie des Commissaires de sa nouvelle équipe élus plus tôt dans la journée, a prêté serment dans la nuit de lundi, lors de la clôture du 19e sommet de l'UA. L'élection de la ministre sud-africaine de l'Intérieur est inédite à plusieurs titres. Pour la première fois, une femme accède à la présidence de la Commission, l'exécutif de l'UA, et pour la première fois le poste échoit à une grande puissance continentale, celles-ci s'abstenant jusqu'ici de postuler conformément à une loi non écrite. Autre première, la présidence de la Commission et sa vice-présidence, où a été réélu le Kényan Erastus Mwencha, sont toutes deux occupées par des anglophones. Lors du précédent sommet, le président sortant, le Gabonais Jean Ping, n'avait pu réunir les 2/3 des suffrages requis au quatrième tour, où il était statutairement seul en lice après avoir devancé Dlamini-Zuma au tour précédent. Déjouant les pronostics, l'ex-épouse du président sud-africain Jacob Zuma a cette fois mené le scrutin de bout en bout et réuni la majorité qualifiée au 4e tour. Elle est sortie en tête au premier tour et a ensuite profité de l'élan. Les chefs d'Etat voulaient une décision, a expliqué à Addis Abeba Jakkie Cilliers, de l'Institut pour les Etudes de sécurité. Le président en exercice de l'UA, le Béninois Thomas Boni Yayi, a salué une victoire de l'Afrique toute entière. Un succès qui laisse un goût amer à certains. On peut parler de victoire pour l'Afrique, parce que nous avons avancé, a expliqué lundi, à Addis Abeba, le vice-ministre kényan des Affaires étrangères Richard Onyonka, dont le pays soutenait la candidature de Jean Ping. Mais pour nous, il s'agit d'une victoire aigre-douce. Cette élection a créé une profonde division au sein de l'UA et ce n'était pas nécessaire, a ajouté Onyonka, très gêné par les méthodes et le style de l'Afrique du Sud. Il y a quand même un soulagement au sein de l'UA après l'élection, note un diplomate occidental ayant requis l'anonymat. Mais la campagne très dure et offensive menée par les candidats va laisser des traces et des rancoeurs, surtout si effectivement il y a eu des pressions de la part des Sud-Africains, a-t-il ajouté. Il est trop tôt pour évaluer les conséquences sur l'UA de cette élection, note ce diplomate, alors que le scrutin semble avoir créé une scission entre petits et grands pays, et entre francophones et anglophones. Pourquoi l'Afrique du Sud a-t-elle eu une attitude aussi acharnée envers cette élection .Quel est l'objectif de l'Afrique du Sud envers l'UA . Viennent-ils avec une stratégie consistant à contraindre les pays africains à exprimer la position sud-africaine, s'est interrogé Onyonka. Dlamini-Zuma a fait lundi soir devant la presse le serment de loyauté à l'Afrique et d'assurer qu'elle travaillerait pour l'intérêt du continent dans son ensemble. Il y a des craintes sur une toute puissance de l'Afrique du Sud admet le diplomate de l' Occident. AFCAM le 18/072012
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