MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme (suite)

 

Ces éternelles questions qui sont posées à la classe politique toutes tendances confondues…

…qu’est ce que le communautarisme…

… en quoi ce mode de rencontre notamment culturel et fraternel peut-il mettre en danger les fondements de cette République version monarchique…

 

…quelles sont ces minorités ethniques qui sont l’objet de cet acharnement politico- médiatique que je subodore être les Africains les Caraïbéens les Maghrébins et autres musulmans(nes) …

 

…ces empêcheurs de tourner-en-rond…

 

…ces descendants du commerce triangulaire, de l’Esclavage et la Colonisation, dont la présence sur le territoire européen français, rappelle à son peuple, des heures sombres peu glorieuses…

 

…mais n’est pas visée la communauté hébraïque, de race indoeuropéenne, hyper organisée de grande solidarité, financièrement solvable et disposant d’énorme influence politique héritéeS des conséquences de la Guerre 1939-1940, malgré le nombre réduit de membres…

 

…à un moindre degré, la colonie arménienne que je connais bien…

 

…les békés de la Martinique, d'origine européenne, descendants des négriers d’antan, quoi que peu nombreux monopolisent toute l’économie du territoire, et vivent en état autarcique…

 

…les expatriées Français installés dans l’ouest du Continent africain, véritables missi dominici, servant de relais au système impérialo-néocoloniailme, ne se mélangent pas avec les autochtones africains.

 

Pour bien cerner cette problématique je vais exposer une affaire qui a concerné deux couples  ,l’une d’origine caraïbéenne et l’autre européenne –souchiste-…

 

Propos d’un membre du couple caraïbéen…

 

… « tu te rends compte Léonce, nous faisons tout pour être agréables et conviviales à nos voisins européens, invitations, offres, de nos spécialités culinaires…

 

… mis voilà depuis des années nous ne connaissons même pas la couleur de la moquette de leur salon… »

 

… « seulement si nous arrêtons ce mode de voisinage ce sont nos enfants qui en souffrirons par mesure de représailles »…

 

En fait c’est une affaire sociétale, dont connaissent des milliers de nos compatriotes, que je lui ai recommandé de s’en sortir de ce guêpier « servito-colonialiste »…

 

… et se rapprocher davantage de nos communautés caraïbéennes qu’il s trouverons de la solidarité, une vraie fraternité une, réelle convivialité…

 

…ai-je fait du communautarisme au sens politique du contexte actuel…

 

…oui, et je l’assume totalement

 

Car dans une société où ça craque de partout, identitaire par là, racisme anti blanc par ci ,la confiance vis-à-vis de nos hôtes européens est mise à rude épreuve…

 

… et ce n’est pas la charge brutale gouvernementale en direction de ses collaborateurs nationaux qui modifiera l’ordre des choses au regard d’une Nature têtue et vindicative….

 

…qu’avec le temps qui passe, les incohérences politiques des uns et la bêtise des autres, le Communautarisme est devenu une doctrine comme le Communisme et le Capitalisme…

 

…que les uns et les autres soutenus par des médias hyper affidés ne pourront pas éradiquer….

 

…vous avez dit listes communautaristes…ah bon …pour la suite.

https://www.youtube.com/watch?v=FGqMMpMkKXs&t=19s

 

Yamoussoukro

 

Yamoussoukro ville de 200 659 habitants, située à 240 kilomètres au nord d'Abidjan, est la capitale politique et administrative de la Côte d'Ivoire la capitale économique du pays étant Abidjan.
Elle comptait environ 155 803 habitants en 1998. Il s'agit de la 4e ville la plus peuplée de Côte d'Ivoire après Abidjan, Bouaké et Daloa et devant Korhogo.

Géographie

Toponymie

Le village de N'Gokro a été rebaptisé Yamoussoukro en hommage à la reine Baoulé, Yamoussou, le suffixe Kro signifiant village en langue Baoulé.

Situation

Yamoussoukro se situe au centre du pays dans la Région des lacs, à 248 km d'Abidjan. Elle est située sur un relief plat, recouvert d'une savane arborée et traversée par des cours d'eau dont la Marahoué et le N'Zi, deux affluents du Bandama
Le district de Yamoussoukro, situé entre 6°15 et 7°35 de latitude nord et 4°40 et 5°40 de longitude ouest, fait partie de la grande Région des lacs

Climat

Yamoussoukro est soumise à un climat équatorial comportant quatre saisons

Longue saison sèche de mi-novembre à mi-mars, caractérisée par la présence, en décembre et janvier, de l'harmattan, un vent sec et puissant venu du Sahara, qui abaisse considérablement la température.

Longue saison des pluies, de mi-mars à mi-juillet

Courte saison sèche de mi-juillet à mi-septembre

Courte saison des pluies, de mi-septembre à mi-octobre

En saison des pluies, il peut pleuvoir sans discontinuer pendant plusieurs jours consécutifs ou alors pleuvoir intensément pendant une heure, période à laquelle succède un très fort ensoleillement.

Les moyennes des quantités de pluie varient de 900 à 1100 mm par an avec une répartition spatiale très variable dans l’année et d’une année à l’autre.

 La température moyenne de la région est d’environ 26 °C. L’humidité relative varie entre 75 et 85 % avec des chutes à 40 % en période d’harmattan et se situe entre 80 et 85 % en période pluvieuse.

Le climat de la région de Yamoussoukro est de type Aw dans la Classification de Köppen.

Histoire

Préhistoire

Les nombreux outils de pierre trouvés dans le pays, notamment dans le nord et le centre, et datant du Paléolithique, il y a plusieurs centaines de milliers d'années, attestent que la Côte d'Ivoire a été occupée depuis des temps reculés. À l'époque plus récente du Néolithique, le Sahara a commencé à se désertifier.

Devant l'assèchement progressif de leurs terres arables et de leurs pâturages, les Africains du Nord sont descendus vers le sud pour y retrouver de meilleures conditions climatiques, en particulier un taux d'hygrométrie plus élevé, leur permettant de continuer à s'adonner à l'élevage ou à la culture.

Cette migration vers le sud a bouleversé la géographie humaine des pays subsahariens, où des peuples très anciens vivaient déjà et durent se replier pour laisser la place aux nouveaux arrivants.

 Parmi ces peuples, il y avait les Pygmées, réfugiés aujourd'hui dans la grande forêt d'Afrique Centrale et dont l'implantation aux temps préhistoriques était déjà signalée par les Égyptiens et l'historien grec Hérodote jusque dans la haute vallée du Nil

Histoire précoloniale

Jusqu'au XVe siècle, on ne connaît pas de témoignage écrit du peuplement de la Côte d'Ivoire, contrairement aux royaumes situés plus au nord qui ont été décrits par les colonisateurs almoravides musulmans.

Les spécialistes estiment toutefois que le peuplement Baoulé de la région de Yamoussoukro, comme celui de la région de Bouaké, plus au nord, résulte de l'épopée, au XVIIIe siècle, de la Reine Pokou et de sa soeur Akwa Boni dans leur migration, à travers la savane, à partir du Ghana.

Cette épopée est essentiellement racontée de génération en génération jusqu’à nos jours par les griots, dont c'est l'essentiel de la fonction sociale dans les sociétés africaines.

Histoire coloniale

La Côte d'Ivoire n'a été réellement colonisée que tardivement, au regard des autres États de l'Afrique de l'Ouest. Jusqu'aux expéditions de Louis-Gustave Binger, Marchand -1887-1899-, la zone forestière du centre était inconnue.

En 1901, la reine Yamoussou, nièce de Kouassi N'Go, dirigeait le village de N'Gokro au moment de la colonisation française. Le village comptait alors 475 habitants, et on dénombrait aux alentours 129 villages de peuplement Akouè.

Des relations diplomatiques et commerciales s'établissent mais, en 1909, à l'appel du chef du village de Djamlabo, les Akouès se révoltent contre l'administration coloniale française. Le poste de Bonzi, à sept kilomètres de Yamoussoukro sur la route de Bouaflé, est incendié et l'administrateur, Simon Maurice, ne doit la vie qu'à l'intervention de Kouassi N'Go.

Celui-ci reçoit l'administrateur chez sa tante Yamoussou, grand-tante de Félix Houphouët-Boigny, par la suite fondateur de la République de Côte d'Ivoire, et persuade ensuite les Akouè de ne pas faire une guerre qui n'aurait pu tourner qu'à un désastre.

La situation redevenue normale, l'administrateur Simon Maurice jugeant que Bonzi était devenu peu sûr, décide de transférer le poste militaire français à N'Gokro, rebaptisé Yamoussoukro en hommage à Yamoussou, où l'administration française construisit par la suite une pyramide à la mémoire de Kouassi N'Go, chef des Akouès.

En 1919, le poste civil de Yamoussoukro fut supprimé, puis Félix Houphouët-Boigny devint chef de village en 1939. Une longue période s'écoula où Yamoussoukro, petite ville tournée vers l'agriculture, resta dans l'ombre, jusqu'à l'après-guerre où elle vit la création du Syndicat Agricole Africain qui donnera naissance ultérieurement au PDCI-RDA, et les premières conférences de son créateur, Félix Houphouët-Boigny, mais c'est seulement à partir de l'indépendance du pays, en 1960, que Yamoussoukro prit son véritable essor.

La nouvelle capitale


Dès 1964, le président pouvait montrer des plans ambitieux et faire commencer à construire. En 1965, eut lieu une journée, appelée plus tard la grande leçon de Yamoussoukro, où l'on fit visiter les plantations aux cadres de la nation, aux invités, les conviant à transposer au niveau de leurs propres villages les efforts et réalisations agricoles menées à bien jusqu'ici. Et le 21 juillet 1977, Félix Houphouët-Boigny offrait ses plantations à l'État.

En mars 1983, Yamoussoukro est devenue la capitale politique et administrative de la Côte d'Ivoire, succédant ainsi, en un siècle, à Grand-Bassam - 1893-1900-, Bingerville -1900-1933- et Abidjan -1933-1983-.

Outre sa position centrale au sein du territoire de la Côte d'Ivoire, une des justifications données à ce moment-là par le président de la République Félix Houphouët-Boigny, qui en a pris la décision, était que les trois capitales antérieures résultaient d'un choix exclusif du seul colonisateur et que la désignation de Yamoussoukro comme nouvelle capitale devenait ainsi un choix purement national.

En 1994, Yamoussoukro a accueilli les funérailles de Félix Houphouët-Boigny, Président-fondateur de la République de Côte d'Ivoire. La grandiose cérémonie a eu lieu en présence de 27 chefs d'État et de représentants de 120 autres pays.

Le nombre total d'invités s'élevait à 7 000 et le coût de la manifestation a été estimé à environ 630 millions de francs CFA.

Ces funérailles seront aussi l'occasion de la réunion d'un sommet des chefs d'État de la zone franc, dont Francois Mitterrand et le premier ministre Édouard Balladur représentant la France, pour traiter particulièrement des conséquences de la dévaluation du Franc CFA

La majeure partie des activités économiques demeure toujours à Abidjan, mais l'actuel président, Laurent Gbagbo, élu en 2000, a décidé de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis 2002, paralysent le pays Cette décision récente fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du pays.

Histoire récente

Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.
Après les évènements de 2002, Yamoussoukro est devenue la plus septentrionale des villes restées en zone gouvernementale. Les autres villes plus au nord, dont Bouaké qui est devenue la capitale de la rébellion, ont été placées de facto sous l'administration du MPCI puis des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire

À partir de 2003, à la suite des accords de Marcoussis, Yamoussoukro est devenue la tête de pont de la Zone de confiance, désormais remplacée par la Ligne verte, en application de l'accord de Ouagadougou.

La ville a abrité, à ce titre, d'importants contingents des forces de l'ONUCI et de la Force Licorne, ici dénommées les Forces impartiales La ville est également devenue un bastion essentiel des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire.

L'Opération dignité

Le 6 novembre 2004, c'est de l'aéroport de Yamoussoukro qu'ont décollé les deux Sukhoi-25, pilotés par des mercenaires biélorusses et des Ivoiriens qui ont bombardé, selon des officiels français, une position française à Bouaké.

Située au lycée Descartes, dans le cadre de l' opération Dignité , parfois aussi appelée opération César , qui visait à la reconquête du nord par l'armée ivoirienne, les FANCI, et qui s'est traduite, toujours selon des sources françaises, par 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français basés au Lycée Descartes de Bouaké, et la mort d'un civil américain membre d'une ONG.

Bien que la responsabilité de la prise de décision de ce bombardement ne soit pas clairement établie, les forces françaises ont riposté en détruisant les deux Sukhoï sur la base de Yamoussoukro, dans l'enceinte du palais présidentiel, quinze minutes après l'attaque, et en procédant également à la destruction de tous les moyens militaires aériens ivoiriens

Cet évènement sera le déclencheur des troubles qui ont suivi à Abidjan durant le mois de novembre, avec en particulier des affrontements entre les Jeunes Patriotes et l'armée française, et conduiront à la mort de 67 civils ivoiriens et au départ précipité de 9 000 Européens

La nouvelle ville diplomatique

Depuis le 10 juin 2008, Yamoussoukro accueille le 12e sommet du Groupe des 77 plus la Chine . Les séances plénières ont lieu à la grande salle des congrès de la Fondation Félix Houphouët-Boigny.

L'hôtel des Députés et l'hôtel Président logent toutes les délégations. Yamoussoukro s'affirme de plus en plus comme une ville des sommets, une ville des rencontres et surtout une ville diplomatique grâce aux infrastructures héritées de la politique houphouetiste. Elle devrait accueillir le siège de la Banque d'investissement des pays du Sud 

Administration

Autrefois, avant l'indépendance du pays en 1960, la ville était placée sous l'autorité d' un administrateur des colonies, le commandant de cercle .

Placé sous l'autorité du gouverneur, ce fonctionnaire administrait une région du pays, appelée Cercle , en particulier en appliquant le code de l'indigénat en vigueur dans tout l' Empire colonial français jusqu'à son abrogation en 1945 grace notamment à l'action du sénégalais Lamine Guèye. Le gouverneur était placé sous l'autorité du gouverneur général, lui-même dépendant du Ministre des colonies

Administration étatique

Yamoussoukro est chef-lieu de sous-préfecture et chef-lieu de département. Il s'agit d'une entité administrative à la fois décentralisée et déconcentrée.

La sous-préfecture -circonscription administrative déconcentrée- est administrée pour certaines matières par le sous-préfet, agissant par délégation, pour le préfet. Celui-ci administre quant à lui, le département.

Le Préfet, représentant l'État au sein de la circonscription placée sous son autorité, assure la tutelle des collectivités territoriales, en leur apportant assistance et conseil, mais également en procédant à un contrôle tant sur leurs actes que sur leurs organes.

Administration locale

Une loi de 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays. Au nombre de celles-ci figure Yamoussoukro.
La commune, collectivité territoriale, est administrée par un conseil municipal présidé par le maire. Le département, collectivité territoriale également, est administré par un conseil général conduit par son président

La ville est membre de l'Union des villes et communes de Côte d'Ivoire, de l'Union des villes africaines et de Association internationale des maires francophones dont le président actuel est Bertrand Delanoé.

Outre la ville, la commune de Yamoussoukro comporte 17 villages , Seman, Kpoussoussou, Ndakonankro, Logbakro, Nanan, Akpessekro, Abouakoussikro, Sahabo, Bossi, Kami, Ngbessou, Bezro, Ngattakro, Aboukro, Kpangbassou, Dougoukouadiokro, Soubiakro.

Comme dans la plupart des villes et villages africains, une organisation traditionnelle, dite coutumière, coexiste avec celle de l'État. Il existe ainsi traditionnellement un Conseil des Anciens , dirigé par un Chef de village

Les Chefs de village

Kouassi N'Go, Chef de Village, 1909-1910

Gbro Diby, Régent -Dia Houphouët étant trop jeune pour régner-, 1910-1932

Augustin Houphouët-Boigny, Chef de Village , dû au désistement de Dia Houphouët, 1932-1939

Félix Houphouët- Boigny, Chef de Village, 1939-1945

Yao Kouassi Simon, Chef de Village, 1978

Les maires

Une loi de 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Le département

Administrativement, Yamoussoukro est située dans la Région des Lacs qui regroupe également les départements de Toumodi, Tiébissou et Didiévi

Le département de Yamoussoukro comporte 4 sous-préfectures : Attiégouakro, Didiévi, Tie Ndiékro, Yamoussoukro. Sa superficie totale est d’environ 3 500 km² pour 300 000 habitants soit une densité de 86 habitants par km², supérieure à la moyenne nationale qui est estimée à 50 habitants au km².

Il est limité au nord par les départements de Tiébissou et de Bouaké, à l’est par les départements de Dimbokro et de Bocanda, à l’ouest par les départements de Bouaflé et de Sinfra et au sud par le département de Toumodi.

Le District de Yamoussoukro, créé par la loi n°2002-44 du 21 janvier 2002, est une collectivité territoriale qui recouvre le territoire du département actuel de Yamoussoukro. Il est administré par un gouverneur, nommé par le chef de l'État.

Services para-publics

Les services parapublics sont constitués par la Compagnie ivoirienne d'électricité -anciennement EECI- la Poste de Côte d'Ivoire, la Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire -SODECI-, et l’Agence nationale d’appui au développement rural -ANADER-.

Représentation politique

L'Assemblée nationale de Cote d'Ivoire compte 223 députés élus pour 5 ans

Le mandat de l’Assemblée nationale élue en 2001 s'achevait le 16 décembre 2005. Mais, en raison de la crise politico-militaire de 2002, les élections législatives n'ont pas eu lieu et l’Assemblée nationale en place est demeurée en fonction et a conservé ses pouvoirs.

Société

Démographie

En Côte d'Ivoire, le taux de fécondité est de 4,5 enfants par femme. 40,8 % de la population a moins de 14 ans, 56,4 % a entre 14 et 64 ans et 2,8 % a plus de 64 ans. L’espérance de vie moyenne est de 47,7 ans.

La population de Yamoussoukro est constituée essentiellement de Baoulés avec leurs nombreux sous-goupes, lesquels , avec 3 millions de personnes, représentent environ 23% de la population du pays. Il s'agit d'un peuplement récent puisque les spécialistes considèrent qu'avant 1730 les Baoulés en tant que tels n'existaient pas.

Selon le recensement de 1998, en Côte d'Ivoire, un habitant sur quatre est étranger. C'est localement le cas dans la région de Yamoussoukro, les populations allogènes venant principalement du Burkina Faso et du Mali, particulièrement pour travailler dans les plantations et dans le secteur du commerce informel
Il est prévu d'organiser un nouveau recensement de la population du pays en 2008

Avec une population urbaine d’environ 275 000 habitants, le taux d’urbanisation du district de Yamoussoukro est de l’ordre de 55 % contre 45 % de population vivant en milieu rural. Le taux d’accroissement annuel observé sur la période de 1988 à 1998 est de 2,6  %.

Comme partout en Afrique, la population autochtone était animiste, mais si ces traditions subsistent , bois sacré, fétiches,  elles cohabitent avec les religions monothéistes importées par les colonisateurs de l'Afrique de l'Ouest, le catholicisme et l'islam.

Langues

Langues de Côte d'Ivoire.
La langue traditionnelle de la ville est le Baoulé. Depuis l'indépendance, la langue officielle à Yamoussoukro et dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula.

De surcroît, la ville accueillant de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées , l'attié, l'agni, le sénoufo, le bété, etc.

Éducation

En Côte d'Ivoire, le taux de scolarisation est de 74 %et l'accès à l'enseignement secondaire est limité par un concours d'entrée en sixième à l'issue duquel 1/3 des élèves est admis à poursuivre ses études.

Le département compte 86 écoles primaires, 9 établissements secondaires, un établissement secondaire technique et un établissement d'enseignement supérieur.

Enseignement supérieur

L'INP Félix Houphouët-Boigny a été fondé en 1996. Il a fait l'objet, de nombreuses années durant, d'un projet de coopération franco-ivoirien, abandonné en raison des événements de septembre 2002.

Il comporte également un American corner qui est le plus vaste et le plus fourni parmi les dix espaces américains ouverts en Afrique depuis 2003 et qui constitue une unité documentaire spécialisée sur les États-Unis et fonctionne comme une fenêtre virtuelle ouverte sur l'Amérique et le reste du monde.
Il est constitué de plusieurs écoles /

École Nationale Supérieure des Travaux Publics -ENSTP-

École nationale supérieure d'agronomie, -ENSA- fondée en 1989

Centre d'Animation et de Formation Pédagogique -CAFOP-fondé en 1979.

Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique, -INSET-fondé en 1979

Enseignement secondaire

La ville dispose d'un lycée francais, le Lycée Français Saint-Exupéry. Créé en 1962, le lycée anciennement appelé Lycée de Jeunes Filles a été baptisé Lycée Mamie Houphouët Adjoua en 1988 pour rendre hommage à une sœur de l'ancien président Félix Houphouët-Boigny.

Son originalité est due à l'architecte Jean Léon qui a dessiné le complexe sportif et l'auditorium.
Elle dispose également du premier lycée d'excellence de la Côte d'Ivoire , le Lycée Scientifique de Yamoussoukro. Achevé en 1978, il a été construit pour accueillir 3 000 élèves.

Il est composé d’un ensemble central réservé à l’administration, à la restauration et aux activités de loisirs ,cinéma, bibliothèque, de dortoirs, de salles de classes et d’un ensemble sportif comportant piscine olympique, gymnase, tennis et autres terrains de jeux.

Santé

Le département de Yamoussoukro compte un Centre Hospitalier Régional, 37 centres de santé, un centre de santé scolaire et universitaire, un cabinet dentaire, une clinique et sept officines de pharmacie.

Comme dans la plupart des villes en Afrique, l'hôpital ne fournit pas les médicaments. Il est nécessaire, avant de s'y rendre, d'acheter pansements, seringues, mercurochrome,  à la pharmacie.

Les autorités de Côte d'Ivoire envisagent de construire un centre de cancérologie.
La lèpre sévit encore dans certains villages de la régionainsi que dans les départements de Danané, Man, Biankouma, Touba, Tingréla, Boundiali, Korhogo, Katiola, Dabakala et Béoumi.

856 nouveaux cas ont été dépistés en Côte d'Ivoire au cours de l'année 2007 et 1 367 malades sont actuellement en traitement, selon les autorités sanitaires du pays. Entre 1995 et 1999, 269 nouveaux cas de lèpre avaient été dépistés dans le district sanitaire de Yamoussoukro.

De son côté, l'OMS estime à 500 000 le nombre de lépreux dans le monde et à plus d'un million le nombre de personnes présentant des invalidités dues à la lèpre. La polychimiothérapie qui associe trois médicaments est le seul traitement qui guérit véritablement la lèpre. Efficace et gratuit, il est disponible dans tous les centres de santé du pays

Urbanisme et habitat

La ville est organisée autour de l'axe principal qui conduit vers le nord du pays et autour duquel a été construite la gare routière, laquelle constitue, comme partout en Afrique, un important et très animé lieu de vie de la ville.

Elle comporte à la fois des maisons en dur , construites en parpaings et recouvertes de toits en tôle ondulée , et des quartiers organisés selon le système de la cour collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations en banco, ce qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire des villages africains et qui sont disséminés dans une végétation luxuriante.

Elle comporte également d'immenses boulevards, larges comme des autoroutes et éclairés en permanence, mais souvent désespérément vides, reliant des constructions plus modernes -construites après 1980-et dont certains se terminent brutalement dans la brousse.
La ville est divisée en 8 quartiers , Assabou, Habitat, Dioulako, Kokrenou, Morofe, N'zuessy, 220 Logements, Énergie

Économie

Secteur primaire

Agriculture

En constituant la source principale de revenus pour la moitié des habitants, l’agriculture constitue l’activité économique la plus importante de la région.

La région comporte des plantations de cacaoyerset de caféiers. 4 000 exploitants de café et 5 000 exploitants de cacao ont été recensés dans la région.

L'agriculture locale produit aussi des cultures vivrières , ignames -133000 tonnes annuelles-, des bananes plantains -52 000 tonnes annuellement-, du manioc -7500 tonnes annuellement-, du maïs, du riz irrigué et du riz pluvial avec un rendement supérieur au précédent, et qui présente l'avantage appréciable de permettre deux récoltes annuelles La superficie totale aménagée et rizicultrice en double culture annuelle est évaluée à 2 260 hectares.

Le riz constitue l'aliment de base en Côte d'Ivoire mais le pays en est importateur à hauteur de 750 000 tonnes par an
Yamoussoukro dispose également de cocoteraies dont une partie a été détruite pour bâtir la prestigieuse et gigantesque basilique Notre-Dame de la Paix. Sur le plateau se situe la plantation de manguiers de Kpangbassou

Différents programmes d'élevage ont permis d’atteindre en l’an 2000 les résultats suivants ,  284 fermes d’élevage bovin avec un effectif de 25 000 têtes , 389 fermes d’élevage ovin avec un effectifs de 17 000 têtes , 72 élevages de caprins avec un effectif de 850 têtes , 97 élevages améliorés de porcs avec un effectif de 4 220 têtes , 44 fermes d’élevage de poulets de chair et 11 d’élevage de pondeuses; 61 apiculteurs qui exploitent 800 ruches

Les plantations de Toumbokro

Les plantations de Toumbokro forment un verger planté de 1 500 ha de cacaoyers et de 527 ha de caféiers. Initialement, elles constituaient un ensemble de 150 ha qui appartenait à un colon. Elles seront rachetées par le jeune Félix Houphouët-Boigny, alors médecin, et agrandies pour atteindre la superficie d'aujourd'hui.

Les employés disposent sur place de logements, d'une école, d'un dispensaire et d'un marché. Devenu président de la République lorsque le pays a accédé à l'indépendance, en 1960, Félix Houphouët-Boigny en a fait don à l'État de Côte d'Ivoire le 21 juillet 1977. Ces plantations d'État se classent à la troisième place mondiale pour la fabrication du cacao biologique, en termes de production annuelle.

Le parc Guiglo

Le Parc Guiglo est situé à proximité de la résidence privée de l'ancien Président de la République, au nord-est de la ville. Il s'agit d'une plantation de 150 ha de caféiers, cacaoyers, bananiers et de kolatiers créée en 1927 et entièrement clôturée. Elle a été baptisée Guiglo, en souvenir du passage du jeune médecin Félix Houphouët-Boigny dans la localité du même nom

Pêche

Grace à la retenue d'eau du barrage de Kossou qui couvre 1 750 km2, la pêche, qui était auparavant peu pratiquée en pays Baoulé, a connu, à partir de 1969, un considérable essor.

On y pêche des carpes et des capitaines destinés pour l'essentiel à la consommation locale. Le plan d'eau est de 15 000 hectares et produit plus de 1 000 tonnes de poisson frais grace à 400 pêcheurs.

Les caractéristiques de plans d'eau des 60 lacs hydro-agricoles disséminés dans la région sont aussi favorables à la pêche. Ces lacs ont, par ailleurs, un role ornithologique

Mines

Plusieurs indices d’or ont été découverts dans la région mais l’exploitation minière est essentiellement artisanale.

Secteur secondaire

Une usine de décorticage du coton, gérée par la société SORIZCI, est installée dans la région, à Toumbokro On y trouve également quelques scieries de bois ainsi que 46 unités artisanales de traitement du riz.

La ville abrite d'importants dépots de stockage des hydrocarbures gérés par la GESTOCI
Il est envisagé, par l'Agence ivoirienne de promotion de l'hévéaculture , d'y construire une usine de traitement du latex.

Secteur tertiaire

Comme dans tous les pays du tiers-monde en voie de développement, une grande partie de l'économie de la ville se situe dans le domaine que les économistes ont baptisé d'économie informelle avec ses nombreux petits métiers.

Transports

La ville de Yamoussoukro dispose d'un des 3 aéroports internationaux du pays, avec Abidjan et Bouaké. Comme chacun des 14 aéroports que compte le pays il est géré par un établissement public, l’Anam -Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie-.

L'aéroport international de Yamoussoukro met Abidjan à 1h30 de vol. Depuis le déclenchement de la crise, il demeure l'une des cinq plateformes de transport aérien encore desservies en Cote d'Ivoire avec celles d'Abidjan, de San-Pédro, de Daloa et de Tabou.

Une autoroute la relie à la capitale économique, Abidjan, via les villes de Toumodi et Tiassalé. Cette autoroute reliant les deux cités s’arrête pour l’instant à Singrobo, à environ 90 km au sud de la ville. Les travaux portant sur les quelques 90 km restants devraient être achevés d’ici à 2009, mettant alors Abidjan à une heure et demie de voiture

Grace à des des routes bitumées en bon état, des autocars de différentes compagnies assurent le voyage régulier aller-retour de Yamoussoukro vers les autres villes ivoirennes, notamment Korhogo et Ferkessédougou vers le nord, Gagnoa, Oumé, Sinfra et Daloa vers l'ouest, San-Pédro vers le sud-ouest.

Les villes voisines plus proches sont aussi reliées à Yamoussoukro à l'aide de taxis brousse allant de 9 à 22 places assises et des gbakas.
Le transport intra-urbain des populations est assuré par des taxis dont le nombre est estimé à 700

Commerce

La ville est équipée d'un marché dont l'activité est quotidienne et ou les villageois des alentours viennent s'approvisionner et y vendre leur production. Ce grand marché a été partiellement détruit par un incendie en 2006. La construction d'un nouveau grand marché central est envisagé, en coopération avec la Chine.

En revanche, comme beaucoup de villes en Côte d'Ivoire, elle ne dispose pas de supermarché. Le tissu commercial est surtout constitué de vendeurs de produits agricoles, de représentants et concessionnaires d’automobiles ou de machines agricoles.

De nombreuses boutiques de détaillants tenues surtout par des ressortissants étrangers, notamment des Sénégalais, Béninois ou Nigérians, qui représentent environ 87% de l’ensemble des opérateurs, selon le dernier recensement. A la sortie nord de la ville se trouve un important marché aux fruits.

Banques

La quasi-totalité des établissements du réseau bancaire ivoirien est représentée à Yamoussoukro , SGBCI, BICICI, BNI -Banque Nationale d’Investissement-, BCEAO -Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest-, CECP -Caisse d’Épargne et de Chèques Postaux-, COOPEC -Coopérative d’Épargne et de Crédit-.

Tourisme

Conçue sur le modèle de Saint-Pierre de Rome, la basilique Notre-Dame de la Paix est devenue un lieu visité par les touristes qui effectuent un séjour dans la région, au même titre que le lac aux crocodiles entourant le palais présidentiel particulièrement vers 17 heures, lorsque les gardiens du palais les nourrissent de poulets.

L'Hôtel Président et ses 285 chambres et une capacité d'accueil interne de 800 personnes, avec un restaurant panoramique à son sommet, une galerie marchande, un cinéma, un solarium et une discothèque, domine toute la région et bénéficie d'un statut semi-officiel puisqu'il sert à l'hébergement de nombreuses personnalités en visite.

Il comporte également deux courts de tennis et un golf international de 18 trous. Près de cet hôtel a été édifiée une salle des congrès disposant d'une capacité de 1 500 places.

Comme la plupart des villes d'Afrique, Yamoussoukro compte de nombreux hôtels pratiquant des prix abordables, des maquis et des allocodromes, particulièrement tout autour de la gare routière. Le parc hôtelier, depuis l'hôtel de standing jusqu'à l'hôtel de quartier, est estimé à 1 000 chambres.

Culture

Édifices religieux

Yamoussoukro abrite un des plus grands lieux de culte chrétien de la planète, la basilique Notre-Dame de la paix, bâtie sur 130 hectares et dotée de 8 400 m2 de vitraux dont l'un représente le visage de Félix Houphouët-Boigny, de la climatisation, d'ascenseurs tubulaires dans les colonnes, de marbre et de bois précieux.

Elle dépasse de 17 m l’original, Saint-Pierre de Rome, et s’élève à 158 m au-dessus de la végétation environnante. Le sol de son parvis est tout en marbre venu d'Italie et elle compte 14 000 m2 de marbre. Avec ses 600 000 m3, elle constitue le plus grand volume jamais sonorisé au monde.

On y accède par une allée de marbre longue de 1 km qui traverse 37 ha de jardins à la française. Elle a été dimensionnée pour accueillir 200 000 personnes, dont 7 000 à l'intérieur et 150 000 sur l'esplanade. Elle a été consacrée par le pape Jean-Paul II le 10 septembre 1990

Cette basilique, que Félix Houphouët-Boigny, face aux critiques suscitées par son édification, disait avoir été financée sur ses deniers personnels a été offerte par l'État ivoirien au Vatican qui l'a acceptée. Son extraterritorialité a été inscrite dans la constitution ivoirienne.

La ville compte en outre un temple protestant et une mosquéequi ont également été construits à l'initiative de Félix Houphouët-Boigny pour transformer son village natal en symbole de l'œcuménisme officiel. Les travaux de construction de la grande mosquée de Yamoussoukro, commencés en 1963, s'achevèrent en 1968.

Monuments et musées

La ville comporte des constructions grandioses : la Fondation Félix-Houphouët-Boigny, la maison du PDCI-RDA, les diverses écoles de l'Institut Polytechnique Félix-Houphouët-Boigny, l'Hôtel de Ville, la Maison des députés, construite en coopération avec la Chine, et enfin le Palais Présidentiel et son lac aux crocodiles.

Beaucoup de ces bâtiments se sont détériorés à la fin des années 1990, faute de moyens pour les entretenir en raison de la priorité donnée par l'ancien président, renversé à Noël 1999 par le seul putsch militaire réussi que le pays ait jamais connu, Henri Konan Bédié, au développement de sa ville natale, Daoukro.

Mais ils sont appelés à moyen terme à retrouver leur destination initiale, compte-tenu du choix fait par l'actuel président de la République, Laurent Gbagbo d'accélérer le transfert effectif de la capitale politique dans cette ville et du consensus que suscite désormais ce choix auprès de l'ensemble des forces politiques du pays

La ville de Yamoussoukro comporte le musée Adja Swa qui est le plus important du pays après le musée national d'Abidjan ,  On peut y contempler masques, instruments de musique, statues baoulés et de multiples objets. Il est à noter que les civilisations africaines ont toujours privilégié la fonction à la forme, la beauté n’étant pas recherchée en soi.

Ce que les collectionneurs , du nord,  appellent l’art africain , voire les arts premiers , désigne en fait souvent des objets usuels ou culturels qui, désacralisés ou inutilisés aujourd’hui, sont exposés ou vendus comme pièces de collections.
La ville est dotée d'un centre culturel, le Centre culturel Yaouré.

Sports

La ville comporte deux clubs de football, l' US Yamoussoukro, qui évolue en MTN Ligue 2 et la Société Omnisport de l'Armée évoluant en MTN Ligue 1 2008. Ces deux clubs disputent leurs matchs sur le terrain du stade municipal.

Elle comporte également un club de rugby, les béliers de Yamoussoukro, un club de hand-ball, le Sports Plus de Yamoussoukro, et est dotée d'un prestigeux golf, dépendant de l' Hôtel Président, qui accueille de nombreuses compétitions internationales.
En 2007, Korhogo a constitué la ville d'arrivée du Tour de l'or blanc remporté par Lokossué Kouamé.

En 2008, Yamoussoukro a accueilli une étape de cette épreuve , l'étape Bouaflé-Yamoussoukro, étape contre la montre par équipes, qui a été remportée pas l'AS CAVEL de Koumassi.

Infrastructures

La ville

Depuis la gare routière, des compagnies de bus et des taxis brousse relient la ville aux localités voisines. Yamoussoukro posséde un aéroport . L'aéroport international de Yamoussoukro, avec une moyenne de six cents passagers et de 36 vols en 1995, était, avec celui de Dakar, l'un des deux seuls du continent africain à pouvoir accueillir le Concorde. Dans les années 80, l'ancien président, Félix Houphouët- Boigny, avait coutume de rentrer au pays en utilisant cet avion.

Le département

Dans tout le département, 261 kilomètres de routes sont bitumés pour 1 800 kilomètres de pistes en latérite. Il est vrai que, dans cette région du monde, le coût d'un kilomètre de bitume est estimé, en moyenne, à 100 millions de Francs CFA, soit environ 1,6 million d'euros. Sur les 169 localités rurales que compte le département, 88 sont électrifiées. Certains des villages qui ne disposent pas de l'électricité se dotent de groupes électrogènes.

Le barrage de Kossou, sur le Bandama Blanc, avec une retenue d'eau aussi vaste que le lac Léman et dont la construction, à partir de 1969, a nécessité le déplacement de 100 000 personnes, notamment vers le sud du pays, dans la région de San-Pédro, se situe à 40 km de la ville. Il constitue la plus grande source d'électricité du pays.

Grâce en particulier à ce barrage, la Côte d'Ivoire produit la totalité de l'électricité qu'elle consomme et en exporte vers les pays voisins, Ghana, Togo, Bénin, Mali et Burkina Faso, grâce à l'interconnexion des réseaux

La région

Les parcs

Le Parc animalier d’Aboukouamékro, étendu sur 20 430 hectares, qui abrite des rhinocéros, des girafes, des buffles, des bubales, des antilopes, particulièrement des guib harnachés et des cob de buffons, et de nombreuses autres espèces animales se situe à 50 km au nord de Yamoussoukro

 Le parc s'est donné pour objectif à la fois la protection des espèces animales sauvages menacées et la rentabilité commerciale , les promoteurs du projet espèrent créer une grande zone de tourisme, à l'exemple des réserves de l'Est africain. Il y a été introduit des girafes et des rhinocéros, espèces qui avaient complètement disparu du pays.

Cependant, le parc est soumis à un braconnage intensif , les spécialistes estiment entre 275 à 300 les gibiers qui y sont quotidiennement prélevés pour l’approvisionnement des maquis.

Le Parc de la Marahoué, d'une superficie de 101 000 hectares et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO se situe également dans la région, près de Bouaflé.

Il réunit les paysages de savane et ceux de la forêt vierge et il abrite de nombreuses espèces animales, notamment des éléphants, des cynocéphales, des crocodiles, des antilopes -cobe de buffon, cobe de fassa, céphalophes-, des bubales, des éléphants, des hippopotames, des babouins, des panthères, des civettes, des phacochères.

Ainsi que plus de 300 espèces d'oiseaux. On y trouve aussi du bois d'iroko qui est utilisé en particulier pour la fabrication des jeux d'awalé.

Il est toutefois sujet, comme la plupart des parcs du pays, à deux types de menaces ,  le braconnage et la recherche de l'or. Depuis quelques années, des populations se sont installées au cœur du parc, ce qui a conduit à la destruction d'arbres protégés et à la chasse non autorisée aux agoutis et aux gazelles qui sont ensuite revendus aux tenancières des maquis.

La région des lacs compte également six forêts classées totalisant 22 310 hectares, toutes localisées dans le département de Yamoussoukro. Ces forêts classées sont régulièrement menacées par les feux de brousse allumés à des fins de chasse tous les ans pendant la saison sèche.

Fleuves

Au nord-ouest de la ville, le Bandama est formé par la rencontre du Bandama blanc qui prend sa source au nord de Korhogo et se jette dans le lac Kossou, et de la Marahoué -aussi désignée sous le nom de Bandama rouge- qui prend sa source en pays Malinké. Le Bandama poursuit ensuite au sud pour former le lac Taabo avant de se jeter dans le golfe de Guinée à Grand-Lahou.

Villages

Parmi les 169 localités du district de Yamoussoukro, figurent les villages de Lolobo, Toumbokro, Ouffoué-diékro, Assanou, N'gbessou, Zatta, ou encore /

Sakiéké est un village de tisserands.

N'Gatta Dolikro est réputé pour la fabrication de bijoux.

Kondéyaokro, village de tisserands, est de surcroît très réputé pour ses danseurs Goly.

Bocabo compte une coopérative de papaye avec des champs irrigués par une moto-pompe.

Kami, situé à 7 km de Yamoussoukro, est le berceau de la famille de l'ancien président Félix Houphouët-Boigny

Bomizambo, lieu de naissance de Germain Coffi Gadeau, est réputé pour la confection de pagnes traditionnels Baoulé

Traditions

Traditionnellement, l'Ivoirien, comme dans la plupart des sociétés africaines, se sait débiteur de l'association humaine, trouvée autour de lui à sa naissance, qui l'a guidé et initié à la vie. Il en résulte un culte des ancêtres et un respect du passé.

Comme partout en Afrique, la tradition orale est très développée , les griots, dont c'est la fonction sociale principale, constituent la mémoire des villages et transmettent l'histoire de la région de génération en génération.

Les conflits et les problèmes de famille ou de voisinage sont souvent résolus en prenant conseil auprès des anciens, réputés sages , réunis au pied de l'arbre à palabres, souvent un baobab, qui trône dans chaque village.

En Afrique, le mot vieux n'est pas péjoratif, bien au contraire ,  il désigne les anciens qui ont acquis la sagesse C'est la raison pour laquelle leurs décisions sont considérées comme avisées et sont suivies d'effet, même si elles n'ont pas de valeur légale , au sens où on l'entend ordinairement en Europe.

Dans la plupart des villages sont organisées des cérémonies pour chasser le Kodiahou . En Baoulé, le Kodiahou est le malfaisant qui, par ses paroles et ses actes, s'ingénie à ébranler la structure sociale et les ententes entre les individus et les entités, dans l'unique but de nuire ou pour son propre intérêt.

Les danses Zaouli et Goly sont très pratiquées dans les villages de la région, bien qu'étant des danses Gouros. Elles ont en fait été adoptées par une grande partie de la population ivoirienne et par les Baoulés vers 1910.

Comme dans tous les villages africains, les masques revêtent une grande importance et sont associés à une danse spécifique , les masques-heaumes, en forme de gros animaux sont appelés Banun Amuin -amuin de la forêt- ou Amuin Yaswa -amuin mâle-. Ces masques de danse incarnent également un de leurs dieux les plus terrifiants.

Le terme Amuin désigne un art religieux qui englobe tous les pouvoirs et les objets soumis au sacrifice sanglant -en général des poulets- et qui peut entraîner la mort de quiconque offenserait ses lois.

La forme de ces masques, leurs noms et l'ordre des danses où ils sont portés varient d'un village à l'autre, mais ils ne doivent pas être vus par les femmes et les étrangers.

Leurs danses, exécutées lors des funérailles des hommes ou pour assurer la protection du village, durent en général toute la nuit. Ils ont leurs sanctuaires dans la forêt.

Les masques Bonun Amuin, ou Amuin Yaswa, Dieux des hommes, ainsi que les observances religieuses qui leur sont associées, sont identifiées à la virilité, à la forêt, à la rudesse de la nature. Ils personnifient la nature dangereuse et implacable.

Parallèlement au développement rapide des hautes technologies de télécommunication, le tam-tam demeure traditionnellement utilisé pour transmettre les nouvelles de village à village.

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