MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme (suite)

 

Ces éternelles questions qui sont posées à la classe politique toutes tendances confondues…

…qu’est ce que le communautarisme…

… en quoi ce mode de rencontre notamment culturel et fraternel peut-il mettre en danger les fondements de cette République version monarchique…

 

…quelles sont ces minorités ethniques qui sont l’objet de cet acharnement politico- médiatique que je subodore être les Africains les Caraïbéens les Maghrébins et autres musulmans(nes) …

 

…ces empêcheurs de tourner-en-rond…

 

…ces descendants du commerce triangulaire, de l’Esclavage et la Colonisation, dont la présence sur le territoire européen français, rappelle à son peuple, des heures sombres peu glorieuses…

 

…mais n’est pas visée la communauté hébraïque, de race indoeuropéenne, hyper organisée de grande solidarité, financièrement solvable et disposant d’énorme influence politique héritéeS des conséquences de la Guerre 1939-1940, malgré le nombre réduit de membres…

 

…à un moindre degré, la colonie arménienne que je connais bien…

 

…les békés de la Martinique, d'origine européenne, descendants des négriers d’antan, quoi que peu nombreux monopolisent toute l’économie du territoire, et vivent en état autarcique…

 

…les expatriées Français installés dans l’ouest du Continent africain, véritables missi dominici, servant de relais au système impérialo-néocoloniailme, ne se mélangent pas avec les autochtones africains.

 

Pour bien cerner cette problématique je vais exposer une affaire qui a concerné deux couples  ,l’une d’origine caraïbéenne et l’autre européenne –souchiste-…

 

Propos d’un membre du couple caraïbéen…

 

… « tu te rends compte Léonce, nous faisons tout pour être agréables et conviviales à nos voisins européens, invitations, offres, de nos spécialités culinaires…

 

… mis voilà depuis des années nous ne connaissons même pas la couleur de la moquette de leur salon… »

 

… « seulement si nous arrêtons ce mode de voisinage ce sont nos enfants qui en souffrirons par mesure de représailles »…

 

En fait c’est une affaire sociétale, dont connaissent des milliers de nos compatriotes, que je lui ai recommandé de s’en sortir de ce guêpier « servito-colonialiste »…

 

… et se rapprocher davantage de nos communautés caraïbéennes qu’il s trouverons de la solidarité, une vraie fraternité une, réelle convivialité…

 

…ai-je fait du communautarisme au sens politique du contexte actuel…

 

…oui, et je l’assume totalement

 

Car dans une société où ça craque de partout, identitaire par là, racisme anti blanc par ci ,la confiance vis-à-vis de nos hôtes européens est mise à rude épreuve…

 

… et ce n’est pas la charge brutale gouvernementale en direction de ses collaborateurs nationaux qui modifiera l’ordre des choses au regard d’une Nature têtue et vindicative….

 

…qu’avec le temps qui passe, les incohérences politiques des uns et la bêtise des autres, le Communautarisme est devenu une doctrine comme le Communisme et le Capitalisme…

 

…que les uns et les autres soutenus par des médias hyper affidés ne pourront pas éradiquer….

 

…vous avez dit listes communautaristes…ah bon …pour la suite.

https://www.youtube.com/watch?v=FGqMMpMkKXs&t=19s

 

La République argentine
 
La République argentine, en espagnol,  República Argentina , est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Chili à l’ouest, la Bolivie au nord-ouest, le Paraguay au nord, le Brésil et l’Uruguay au nord-est et à l'est, et l’océan Atlantique à l'est et à l'extrême sud.

Le pays proclama son indépendance le 25 mai 1810 lors de la Révolution de Mai, indépendance définitivement acquise le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán.

Sa capitale est Buenos Aires, sa langue nationale est l'espagnol et sa monnaie est le peso. Son nom Argentine vient du latin Argentum signifiant,  argent ,

La grande majorité de la population argentine est d'origine italienne. L'Italie a eu un impact très important sur la culture de l'Argentine, sur sa langue, ses traditions et sur le mode de vie en général. La religion nationale est le catholicisme mais, si 92% des Argentins se déclarent catholiques, une faible partie d'entre-deux sont pratiquants.

L'Argentine fait partie des pays dits du cône sud et parmi les pays d'Amérique latine, il est celui où la culture européenne est la plus affirmée.

 L'Argentine ayant été le pays le plus développé du continent sud-américain jusqu'aux années 1990, est en passe d'être dépassée par le Brésil Actuellement la place de deuxième puissance économique sud-américaine lui est disputée par le Venezuela en raison des recettes pétrolières de celle-ci.

Histoire
Époque précoloniale
Un grand nombre de tribus indiennes peuplait l'Argentine avant la conquête espagnole , Diaguitas, Pampas, Tehuelches, Tobas, Matacos, Onas.

Colonisation espagnole
En 1516, l'espagnol Díaz de Solís découvrit le Rio de La Plata. Le pays est colonisé entre le XVIè et le XVIIè siècles par les Espagnols.
Indépendance et dictature de Rosas
Des mouvements d'opposition contre la métropole espagnole apparaissent à l'aube du XIXè siècle après avoir repoussé, en 1806 et 1807, deux expéditions militaires anglaises, car les Argentins durent se défendre seuls contre un ennemi autrement mieux armé et bien décidé à les recoloniser.

 Dès 1810 avec la Révolution de Mai , 25 mai 1810,  les Argentins deviennent indépendants de fait. En 1813 le gouvernement brûle en place publique les instruments de torture et déclare l'abolition de l'esclavage.

 L'indépendance déclarée le 9 juillet 1816 , Congreso dans la ville de San Miguel de Tucumán, n'est que la conséquence juridique venant entériner ce qui est déjà une réalité. Plusieurs années de guerre contre l'Empire espagnol permettent aux Argentins de se séparer définitivement de l'emprise des Bourbons.

 Les généraux José de San Martín, Manuel Belgrano et Martin Miguel de Güemes, entre autres, matent toute velléité espagnole de reprendre sa colonie. Au commandement d'une armée d'environ 4 000 soldats, San Martin réalise une campagne prodigieuse.

 Il traverse la cordillère des Andes et inflige des défaites cruciales à l'armée espagnole, d'abord à la Cuesta de Chacabuco et puis , avec des troupes chiliennes de Bernardo O’higgins, à Maipu, près de Santiago, où les Argentins détruisent définitivement l'armée royaliste stationnée au Chili.

La constitution sera proclamée en 1853, après la fin de la dictature de Juan Manuel de Rosas.

Dictatures du XXe siècle
Les présidences se succèdent entre 1930 et 1983, mais sur seize présidents, onze sont des militaires et plusieurs sont présidents de facto  , par opposition à président élu.

Perón parvint au pouvoir après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci ayant entraîné l’affaiblissement de l’Occident, l'Argentine devient, vers 1950, la neuvième puissance économique mondiale. Après la guerre, de très nombreux nazis fuirent en Argentine.

Le péronisme est un mouvement national- populaire ,  il encadre la population argentine syndicats, femmes, jeunes, ouvriers,  en leur octroyant des droits et un statut. Le partage des richesses est désormais moins déséquilibré et la classe ouvrière argentine, qui ne s'est jamais tournée vers le marxisme ou le communisme, s'identifie au mouvement péroniste.

 Peron a donc cette dernière sous son contrôle, en partie grâce à la redistribution des richesses nationales. Cependant, l'opposition de la bourgeoisie est pour le moins active , dès le retournement de la conjoncture économique, au début des années 1950, le leader populiste va être amené à pratiquer l'autoritarisme pour continuer à contrôler l'État et le pays.

 Par ailleurs, sa deuxième femme, Eva Duarte de Peron, n'est plus là pour galvaniser la population. En 1955, un coup d'État le chasse du pouvoir , l'armée bombardera la place de Mai, tuant de nombreux civils. Désormais, l'Argentine entre dans une période d'instabilité à la fois économique et politique.

 Le puissant mouvement péroniste est décapité mais va renaître sous la forme clandestine , sabotage, grèves. Les élites du pays, revenues au pouvoir, cherchent alors une impossible formule de démocratie sans péronisme. Les militaires organisent des élections, puis reprennent le pouvoir quelque temps après, et ce, à deux reprises.

 En 1966 a lieu le coup d'État du général Ongania. Ce dernier, partisan de la manière forte, va mettre en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à la violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants, les ouvriers vont se battre contre le régime jusqu'à prendre conscience de sa faiblesse.

 La situation s'aggrave jusqu'à l'année 1969, quand éclate le Cordobazo, une explosion de violence spontanée durant laquelle les ouvriers et les étudiants seront les principaux protagonistes. C'est la première pueblada, il y en aura bien d'autres dans tout le pays, la population s'attaque aux symboles du pouvoir autoritaire, police, mais aussi à ceux des multinationales étrangères.

 Le lendemain, le pays est paralysé par la grève générale. Désormais, même la classe moyenne, traditionnellement anti-péroniste, s'associe au rejet du pouvoir bureaucratique et autoritaire. Les militaires se retirent alors en bonne et due forme, essayant de ne pas perdre la face.

 Mais il est trop tard et en 1973, la population assiste à la fin du régime militaire et à une véritable fuite des militaires qui rentrent dans leurs casernes, après 18 années d'interventions. Des élections démocratiques sont organisées, les militaires sont conspués, la gauche révolutionnaire voit ses organisations de masses légalisées et ses militants prisonniers sont tous libérés.

 L'extrême-gauche gagne des espaces de pouvoir au sein de l’État, Université. On croit que les militaires ne reviendront pas. Jamais alors le climat politique n'avait été aussi propice à la gauche en Argentine.

Après le retour du général Peron en 1973, qui se solde par le massacre d'Ezeiza , affrontements entre la gauche et la droite péroniste, le pays s'enfonce dans une guerre sale , qui commence, dans la province de Tucuman, dès l'Opération Indépendance, qui impliquait l'enlèvement de dissidents politiques et leur séjours dans des centres de détention clandestins, où ils étaient torturés.

 La très grande majorité n'y a pas survécu. À cette occasion, les leçons apprises lors de la bataille d'Alger sont mises en pratique

En mars 1976, un coup d'État dirigé par une junte de militaires, Jorge Videla, ,  renverse la troisième femme de Piéron, Isabelle Peron. On estime que la guerre sale  a fait environ 30 000 victimes, dans la majorité des disparus, sans compter les milliers d'exilés.

Buenos Aires participe en outre à l’opération Condor, et de nombreux réfugiés politiques de pays voisins sont assassinés par le biais des services secrets ou d'escadrons de la mort , la Triple A. L'ambassade américaine est souvent au courant

Guerre des Malouines et transition démocratique
Afin de relancer sa popularité, la junte de Buenos Aires, dirigée depuis décembre 1981 par Leopoldo Galtieri, l’un des plus durs , décide d’envahir les îles Malouines en 1982, provoquant ainsi la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni, alors dirigé par Margaret Thatcher.

 En raison de son anticommunisme viscéral et de la mise en place de l’opération Charly , pendant laquelle les services argentins ont transmis à leurs homologues d’Amérique centrale les techniques de la guerre sale , escadrons de la mort, torture systématique contre la population civile afin de la démoraliser, vols de la mort, Buenos Aires semblait penser pouvoir compter, à tort, sur le soutien de Ronald Reagan, nouvellement élu.

La défaite lors de la guerre des Malouines précipite la chute du régime et une lente transition démocratique.

Raul Alfonsin , 1983-1989,  fut le symbole même du retour à la démocratie en République argentine. Dès la première semaine de son mandat, en 1984, il abroge l’amnistie déclarée avant que les forces armées ne perdent le pouvoir et demande de poursuivre neuf dirigeants de la junte militaire.

 Il nomme en même temps une commission nationale sur la disparition des personnes et en choisit les membres , dix citoyens de premier plan, connus pour leur rôle dans la défense des droits de l’Homme. Aux yeux du monde éclate la cruauté des crimes de la junte militaire argentine ,quelque 10 000 personnes torturées puis exécutées clandestinement.

Mais si les principaux responsables de violations des droits de l'Homme durant le régime militaire seront jugés et condamnés, la pression de l'establishment militaire va forcer Alfonsin à céder aux revendications des militaires.
 Trois ans plus tard, son gouvernement empêche le jugement de nombreux autres responsables, en instaurant les lois de pardon Punto Final et Obediencia Debida. La première prescrit les procès à venir et la seconde accorde l'amnistie aux officiers subalternes, responsables d'atrocités commises sous les ordres des chefs des forces armées.

 Depuis lors, plusieurs présidents se sont succédé ,  Carlos Menem , 1989-1999 , Fernando de la Rúa , 1999-2001. Des lois d'amnistie sont votées sous Menem, notamment en raison de la rébellion de secteurs d’extrême droite dans l'armée , les Carapintadas, qui tentent plusieurs coups d’État à la fin des années 1980.

Un procès durant lequel comparaissent les principaux responsables de la junte, ainsi que des Montoneros, se tient néanmoins en 1985 , c'est le Procès des Juntes , Processo a las Juntas.

La décennie Menem est marquée par une libéralisation de l'économie, menant à la modernisation de la plus grande partie du pays, à l'enrichissement d'une part importante de la population, mais aussi à l'apparition de groupes contestataires, les piqueteros, qui deviendront célèbres après la crise économique de la fin des années 1990.

 En effet, de 1990 à 1998 se produit le miracle argentin, caractérisé par un libéralisme radical , alignement du peso sur le dollar, privatisations, réformes économiques et sociales qui eut pour effet une croissance économique exponentielle, se traduisant par un enrichissement et une modernisation jamais vue dans le pays.

 Le FMI aida beaucoup l'Argentine à se développer durant cette période. La consommation a augmenté considérablement, et les Argentins ont alors pu accéder aux biens matériels qu'ont les Européens,  l'Internet, la télévision, la téléphonie mobile, l'électro-ménager moderne.

 Cependant, ce libéralisme ne profita pas à toute la population. Les laissés-pour-compte du miracle économique représentaient une part non-négligeable dans l'Argentine des années 1990 , 18% de chômeurs en 1996.

Crise de 2001
Provoquée par une fuite de capitaux massive pendant les mois d'août, septembre et octobre, la crise est partiellement jugulée par un contrôle drastique des dépôts bancaires, appelé Corralito, basé sur l'obligation d'effectuer toutes les opérations financières à travers les banques et la restriction des retraits d'argent en numéraire.

 Le gros de la population n'étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devient un véritable casse-tête, ce qui provoque une aggravation drastique de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise.

 La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président signifie sa démission en s'enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar américain sont les thèmes les plus critiqués.

En dix jours, quatre présidents se succèdent , Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde, le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement, abroge la loi consacrant l'intangibilité des dépôts bancaires , ce qui provoque l’évaporation des dépôts des classes moyennes qui en avaient mais ne les avaient pas transférés et, donc, par un approfondissement de la crise économique.

 Le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement procède à un gel total des avoirs bancaires, appelé Corralón, et une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar, tandis que dans la rue le dollar se change à 1,60 peso pour atteindre très vite plus de 3 pesos.

Le monde entier a été surpris par les événements de décembre 2001. Les médias ont montré un pays caractérisé par les pillages de magasins et les concerts de casseroles des classes moyennes. Mais ces représentations sont simplistes et plus que subjectives. Les émeutes et les mobilisations ne sont pas nées à la fin de l'année 2001.

 Dès 1989, une vague de saccages de magasins a eu lieu, conséquence de l'hyperinflation. En décembre 1993, le pays a connu des révoltes, notamment à Santiago del Estero. En 1996, les premiers piqueteros établissaient des barrages à Cutral-Co, dans la province de Neuquen. Mais les médias n'avaient laissé que très peu de visibilité à ces mouvements.

Les protestations de décembre 2001 doivent être analysées en tenant compte des changements que le répertoire de l'action collective a connus ces dernières années en Argentine.

 Comme l'a expliqué Javier Ayuero, loin d'être l'explosion d'une citoyenneté paraissant jusqu'alors repliée sur elle-même et incapable d'exprimer son mécontentement, le mois de décembre 2001 représente plutôt le point le plus critique d'un processus de mobilisation populaire datant environ d'une dizaine d'années .

Eduardo Duhalde demeure président de l'Argentine entre janvier 2002 et mai 2003 où il met fin à la parité entre le peso argentin et le dollar américain et met en place un plan économique productiviste. Il appelle à des élections présidentielles anticipées en avril 2003 où il soutient le candidat péroniste de centre gauche Néstor Kirchner. Ce dernier est élu par défaut suite au retrait de Carlos Menem au second tour.
Gouvernement Kirchner
Néstor Kirchner exerce la fonction de président de la République argentine de 2003 à 2007. Il renégocie la dette du pays en 2005, en fait, il refuse le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure.

 Il gèle les tarifs énergétiques et du transport, et taxe très fortement les importations, il relance l’activité économique,  + 50 % en cinq ans, soutenue par les dépenses publiques, et double la masse salariale , de 2003 à 2007.

Le pays est cependant isolé, seul le Venezuela d’Hugo Chavez acceptant de lui consentir des prêts , 5 milliards de dollars en 2007.

Son épouse, Cristina Fernández de Kirchner, élue au premier tour le 28 octobre 2007 lui succède le 10 décembre 2007. En 2008 la présidente est confrontée à un lourd conflit social l'opposant aux agriculteurs et relatif, notamment, au niveau des taxes sur les exportations de soja. Les agriculteurs argentins ont engagé une grève d'ampleur de commercialisation des céréales

Politique
Répartition des pouvoirs
L'Argentine a un régime présidentiel dans une république fédérale. La Constitution argentine de 1853, révisée en 1860, 1866, 1898, 1957 et 1994 dispose que le mandat présidentiel est de quatre ans , renouvelable une fois.

Élu au suffrage universel, le président est à la fois à la tête de l'État et à la tête du gouvernement, la présidente actuelle est Cristina Fernández de Kirchner.

La Constitution garantit la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. L'exécutif est confié au président, le législatif au Parlement et le judiciaire à la Cour suprême d'Argentine composée de sept membres.

Le Parlement est composé de deux chambres /
  • Le Sénat ,  72 membres, 3 sénateurs par provinces,  élus pour six ans.
  • La Chambre des députés d'Argentine , 257 membres élus au suffrage universel, renouvelables par moitié tous les deux ans. Un tiers des candidats doit être féminin.
Relations internationales
L'Argentine est membre permanent du Mercosur , communauté économique des pays de l'Amérique du Sud,  avec le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela,  cinq autres pays y sont associés , la Bolivie, le Chili, le Pérou, la Colombie et l'Équateur.

L'Argentine fut le seul pays d'Amérique du Sud à avoir pris part à la première guerre du Golfe en 1991, mandatée par l'ONU. Elle fut également le seul pays latin à participer à l'opération démocratique à Haïti en 1994-95.

 Enfin, elle s'engagea dans la force de maintien de la paix des Nations unies , Casques bleus,  à travers le monde dont les conflits concernant Salvador-Honduras-Guatemala-Nicaragua, Équateur-Pérou, le Sahara occidental, l’Angola, le Koweït, Chypre, la Croatie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine ou le Timor oriental.

En janvier 1998, en reconnaissance de ses contributions à la sécurité internationale, le président des États-Unis Bill Clinton désigna l’Argentine comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN. En 2005, l'Argentine fut membre temporaire du Conseil de sécurité des Nations unies.

En 1993, l'Argentine lança l'initiative des casques blancs des Nations unies spécialisés dans l'aide humanitaire

Depuis 2004, les relations habituellement cordiales entre l'Argentine et l'Uruguay se sont progressivement dégradées à cause de la construction en Uruguay de deux grandes usines de fabrication de cellulose, sur les rives du rio Uruguay qui marque la frontière entre les deux pays. Ce contentieux est surnommé en France la guerre du papier.

 L'Argentine met en avant les dégâts écologiques que subirait le fleuve. La polémique fut alimentée par une escalade de déclarations de la part des deux États, l'Argentine portant l'affaire devant la CIJ en mai 2006, puis l'Uruguay lui emboîtant le pas en novembre 2006.

 Des blocus routiers en Argentine ont empêché l'approvisionnement en matériaux de construction depuis le Chili, aggravant la situation. Les relations économiques et sociales entre les deux pays se sont améliorées en 2007.

Douze pays d'Amérique du Sud ont signé le 8 décembre 2004 la Déclaration de Cuzco visant à la réunion du Mercosur, de la Communauté andine et du Chili, de la Guyana et du Suriname en une seule communauté supranationale, la Communauté sud-américaine des nations , CSN, sur le modèle de l'Union européenne. Cela est devenu UNASUR , Union des Nations sud-américaines,  lors du premier sommet énergétique sud-américain organisé au Venezuela à la mi-avril 2007.

Outre une communauté économique, le projet inclut à terme /
  • une monnaie commune,
  • une citoyenneté et un passeport commun ,
  • un parlement commun.
Ce projet a pris naissance dans un contexte d'opposition au ZLEA, ,  Initiatives pour les Amériques , lancé par George Bush en 1990 puis concrétisé en 1994 au Sommet des Amériques, et donc dans un contexte d'opposition à l'ingérence nord-américaine dans les affaires politiques et économiques sud-américaines.

En 2005, la ville de Mar del Plata a accueilli le quatrième sommet des Amériques, marqué par de nombreuses protestations anti-US. Si bien que l'année suivante, elle mit sa priorité dans les initiatives régionales telles que le Mercosur ou la Banque du Sud après une décennie de partenariat avec les États-Unis.

En contentieux avec le Royaume-Uni, l'Argentine réclame la souveraineté des îles Malouines, de la Géorgie du Sud, des îles Sandwich du Sud et des îles Shetland du Sud , ces dernières également revendiquées par le Chili mais les prétentions des trois pays sont gelées depuis la signature du Traité du l’Antarctique,  et d'environ 1 million km² du continent

AntarctiqueAutre sujet de discorde est la frontière avec le Chili, en particulier au sujet du tracé de la frontière extrême sud en Terre de Feu, un traité fut signé en 1984 entre les deux pays au Vatican.

Enfin, l'Argentine fut l'un des signataires initiaux du Traité sur l'Antarctique

Provinces
Conformément à la constitution de 1853, révisée en 1994, l’Argentine est une république fédérale organisée en 23 provinces, qui sont en fait des États fédérés, dirigés par des gouverneurs élus, et une cité autonome érigée en district fédéral ,  Buenos Aires, capitale fédérale qui a un statut spécial. Les 23 provinces sont /

-Les provinces ont de fait tous les pouvoirs qui n’ont pas été délégués expressément au gouvernement fédéral. Elles sont chargées d’administrer la justice et l’éducation primaire. Elles s’organisent comme elles l’entendent en élisant leurs pouvoirs exécutif et législatif.

 -Les provinces peuvent régler entre elles toutes sortes d’accords de type judiciaire, économique ou social. Le pouvoir exécutif national a seulement le pouvoir d’intervenir afin d’assurer la forme républicaine du gouvernement et de repousser les invasions étrangères.

La majorité des provinces du centre et du nord du pays sont antérieures à l’existence de l’Argentine comme État fédéral, cependant des provinces avec une grande présence aborigène ou une faible population , comme le sont au nord ,  Chocó, Formosa et Misiones , et la grande partie sud du pays. 

La Pampa, Neuquén, Rio Negro, Chubut, Santa Cruz, la Terre de Feu, le territoire argentin en Antarctique et les îles de l’Atlantique sud,  étaient à une époque des  territoires nationaux dépendant du gouvernement fédéral. En devenant des provinces, elles acquirent le même statut administratif que celles qui existaient déjà.

Les derniers territoires à changer de statut furent la Terre de Feu, Antarctique et îles de l'Atlantique Sud qui furent regroupés pour devenir une même et unique province en 1991.

En dépit du fait que la définition de cette province contient des territoires contestés en Antarctique , avec le Chili et le Royaume-Uni,  et du fait que l’Argentine a ratifié le Traité sur l’Antarctique qui a gelé les prétentions territoriales, et les îles de l’Atlantique sud sont reconnues internationalement comme parties du Royaume-Uni  .

 A l’exception des îles Shetland du Sud intégrées au Traité sur l’Antarctique,  seul le litige de souveraineté concernant le partage de la Terre de Feu ayant été résolu , par un traité international signé avec le Chili.

Un des anciens territoires nationaux, le territoire des Andes, ne parvint jamais à se convertir en province. Il fut formé en 1900 et couvrait alors la totalité de la Puna du nord-ouest du pays, mais, en raison d'un développement et d'une population très faibles, il fut dissous en 1943, les territoires étant alors incorporés aux provinces de Jujuy, Salta et Catamarca

Géographie
Données générales
La surface totale de l'Argentine est répartie de la façon suivante , excepté l’Antarctique /
  • Total , 2 766 890 km²
  • Terre , 2 736 691 km²
  • Eau ,  30 200 km²
L'Argentine est longue de 3 700 kilomètres du nord au sud et de 1 400 kilomètres de l'est à l'ouest. Le territoire peut être divisé en quatre zones distinctes ,  les plaines fertiles de la Pampa au centre du pays, le plat pays de la Patagonie au sud s'étendant sur un gros quart sud du pays , 28 %, jusqu'à la Terre de Feu,  les plaines sèches du Gran Chaco au nord et enfin la région très élevée de la cordillère des Andes à l'ouest le long de la frontière avec le Chili dont le mont Aconcagua culmine à 6 960 mètres.

Le point culminant de l'Argentine est le mont Aconcagua   étant aussi le point culminant des Amériques, a contrario la dépression la plus profonde d'Amérique est le site appelé Laguna del Carbón à 105 mètres sous le niveau de la mer à Santa Cruz, enfin le centre géographique du pays est localisé dans la province La Pampa.

Le climat est typique de façade orientale des continents, on rencontre un climat subtropical humide dans le nord et aride/subantarctique dans l'extrême sud du pays.

Régions géographiques
 Le pays est traditionnellement divisé en différentes régions majeures /

Pampas 
Les plaines à l'ouest et au sud de Buenos Aires. Appelée la'Pampa humide, cette région recouvre la plupart des provinces de Buenos Aires et de Córdoba ainsi que celles de Santa Fe et de la Pampa.

Gran Chaco 
La région Gran Chocó se situe au nord du pays, avec des saisons humides et sèches, il permet l'élevage de bétail et la culture de coton. Il recouvre les provinces du Chocó et de Formosa. Il comprend également des forêts subtropicales où se développent la végétation et les animaux.

Mesopotamia 
Ce territoire se trouve entre le Rio Paraná et le Rio Uruguay, partagés entre les provinces de Corrientes et d'Entre Ríos, où l'on entretient le bétail et les Esteros del Iberá. La province de Misiones est tropicale, caractérisée par les Chutes d'Iguaçu

Patagonie 
Les steppes de la Patagonie dans les provinces de Neuquén, Río Negro, Chubut et Santa Cruz sont d'origines tertiaires. Le territoire est semi-aride au nord et froid et aride au sud, mais est constitué à l'ouest de plusieurs grands lacs et de forêts. La Terre de Feu est froide et humide, modéré par l'influence océanique. Enfin, le nord peut être référé à Comahue.

Cuyo 
L'ouest de l'Argentine est dominé par l'imposante cordillère des Andes, à l'est se trouve une région aride appelée Cuyo, l'eau descendant des montagnes permet la viticulture et l'agriculture grâce à son irrigation, bien que le relief y est accidenté.

Rivières et lacs
Parmi les grands fleuves, citons le Paraguay, le Bermejo, le río Negro, le río Colorado, l'Uruguay, ainsi que le Paraná qui est le plus long fleuve d'Argentine. Les fleuves Paraná et Uruguay coulent vers l'océan Atlantique et se rejoignent pour former l'estuaire du río de la Plata.

 Dans le parc national de Misiones, au nord du pays, les mini-chutes d'une selva saturée vont se réunir pour former le fleuve Panana. Des grands lacs comme des mers se sont formés au pied des Andes, dans des sites encore vierges tels le Nahuel Huapi, à San Carlos de Bariloche.

Faune et flore
Dans les immenses étendues de la Pampa subsiste encore une faune précolombienne représentée en particulier par le tatou, dit à neuf bandes ,  les gauchos pourchassent ce mammifère édenté, car ils redoutent ses terriers, dans lesquels le bétail se casse les pattes.

En altitude, le lama est encore utilisé comme animal de portage.

Frontières terrestres
  • 5 151 km avec le Chili ,  c'est la troisième plus longue frontière terrestre au monde.
  • 1 880 km avec le Paraguay.
  • 1 224 km avec le Brésil.
  • 832 km avec la Bolivie.
  • 579 km avec l'Uruguay.
Économie
L'Argentine est un pays industrialisé souvent considéré comme émergent même si certains organismes ne reconnaissent pas cette définition, le pays étant souvent frappé par des crises économiques comme en 1989 ou en 2001.

 L'Argentine fait partie du G20. Souffrant d'inflation et d'ingérence financière, le pays doit souvent faire appel aux organisations économiques internationales telles que le FMI.

L'Argentine est la seconde puissance économique d'Amérique du Sud, juste derrière le Brésil. Le pays possède une importante richesse agricole, de nombreuses capacités industrielles et un certain potentiel minier, pourtant l'Argentine connaît d'importants problèmes économiques.

 Le chômage et le bas niveau de vie continuent de marquer le pays, pourtant largement plus développé que les autres nations du tiers monde.

L'Argentine est le pays le plus développé du continent latino-américain en 2005 selon les données des Nations-Unis fournies en 2007 et se rapproche des standards européens de niveau de vie.

L'Argentine dispose de nombreuses richesses naturelles et d'une main-d'œuvre très qualifiée, d'une agriculture orientée vers l'exportation et d'un tissu industriel diversifié.

Jusque dans les années 1950, à son apogée économique, l'Argentine était l'un des pays les plus riches du monde. Son PIB par habitant le positionnait au douzième rang mondial, juste devant la France.

Malgré ces atouts, l'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette externe , dette qu'elle ne compte rembourser qu'en partie, 10 % , l'inflation atteignait 100 % par mois et la production avait considérablement chuté.

Pour lutter contre cette crise économique, le gouvernement de Menem a lancé une politique de libéralisation du commerce, de déréglementation et de privatisation. En 1991, le gouvernement décida d'ancrer le peso argentin au dollar américain et limita par une loi la croissance de la masse monétaire à la croissance de réserves monétaires.

L'instabilité politique et économique ont plongé l'économie argentine dans l'enfer d'une crise sans précédents , 2002,  Cette crise a mené plus de 50 % de la population sous le seuil de pauvreté. Des manifestations ont alors été organisées, suivies de pillages de magasins.

Le peso était lié au dollar. Le PIB a chuté de 11 % en 2002 avec la fin de la parité 1 peso = 1 dollar.

De 2003 à 2007 le PIB repart à 9 % de croissance annuelle, en produisant une réactivation économique dans tous les secteurs, une forte réduction de la pauvreté et un retour de la classe moyenne.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin.

 Le Mécanisme d’adaptation compétitive , MAC,  permet de fixer des droits de douane sur le produit trop compétitif  du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.

Depuis 2003, l’Argentine semble avoir repris le chemin de la forte croissance économique et de l'augmentation des salaires. Cependant, l'Argentine semble souffrir de la crise américaine et de la chute du dollar, en effet, la forte inflation avec un taux officiel  de 8 à 9 %, pourrait en réalité atteindre 25 % en 2008.

 Officiellement, le taux de pauvreté était de 20,6 %,  mais si l'on suppute une inflation de 25 %, en 2008, le taux de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté a augmenté, passant à 30,3 %.  Ça sera le premier renversement de situation depuis 2003. Cependant, l'INDEC indique un taux de pauvreté de 15,8% pour le second semestre 2008, mais l'opposition dénonce une manipulation des chiffres.

Au cours du second trimestre 2008 la croissance économique connaît un certain ralentissement. Au total le revenu par habitant de l’Argentine reste le plus élevé d’Amérique latine et le troisième plus élevé du continent américain, juste derrière les États-Unis et le Canada, mais sa croissance sur les vingt dernières années est faible et surtout particulièrement volatile. Le niveau de vie argentin est comparable à celui du Mezzogiorno, en Italie du sud.

  • Monnaie nationale ,  le peso argentin ,
  • PNB par habitant ,  12 970 dollars , 2007, valeur PPA.
  • Taux de chômage ,  7,3 % ,   Décembre 2008,  
  • Population vivant sous le seuil de pauvreté, 15,3 % , second semestre 2008,  selon l'INDEC
  • Taux d'inflation , 25 % , 2008,
  • Principaux clients ,  Brésil , 17,3 %, Chili , 9,4 %, États-Unis , 8,7 %, Chine , 7,5 %, Espagne , 4,1 %,
  • Principaux fournisseurs ,  Brésil , 34,1 %, États-Unis , 12,6 %, Chine , 9,1 %, Allemagne , 4,5 %,
  • Gini , 0,49 , 2007,
Démographie
L'Argentine compte près de 40 millions d'habitants. 98% de la population est d'origine européenne dans un premier temps exclusivement issue des immigrations espagnoles. Après les colons espagnols, il y eut plusieurs vagues d'immigration et d'autres Européens s'établirent en Argentine durant les années 1870- 1950.

 La majorité des immigrés européens venaient d'Italie, d'Espagne ou de France, Basques surtout , le reste venant d'Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, de Yougoslavie, de Turquie et d'Europe de l'Est.

On estime que 80% des Argentins sont d'origine espagnole ou italienne et 18 % sont originaires d'autres pays européens. Les Amérindiens ne représentent plus que 0,5 % de la population.

 Les mestizos , métisses de souche hispano-amérindienne,  représentent 1 à 2 % de la population actuelle. Cependant, parmi la population d'origine européenne, une partie serait métissée, ramenant le nombre de métisses à 8 % de la population actuelle.

La population est très inégalement répartie, puisqu'un tiers de la population , environ 13 millions d'habitants,  est concentré dans la capitale et l'agglomération de Buenos Aires .

Outre la région de la capitale fédérale, la population est concentrée dans d'autres zones urbaines dont les principales sont , Córdoba , centre, 1,6 million d'habitants , Rosario est, 1,4 million d'habitants, Mendoza , ouest, 1 million d'habitants, San Miguel de Tucumán , nord, près d'un million d'habitants.

La population indigène ne représente qu'environ 1 million d'habitants dans les provinces de Patagonie au sud et dans les provinces de Jujuy, Chocó, Formosa et Misiones au nord.

Traditionnellement, l'Argentine a joui d'un très haut niveau de vie en comparaison avec d'autres pays de la région, mais la crise économique des années 2001-2002 a diminué cette impression.

 Toutefois, plus de la moitié de la population reste considérée comme faisant partie de la classe moyenne, et depuis la crise, une forte récupération économique a aidé postérieurement à réduire la pauvreté à 23,4% de la population. Plus de 5 % de la population vivait dans des conditions précaires, dans des villas miserias ou bidonvilles

Communications
Le groupe Clarín détient la principale chaîne de télévision du pays, Canal 13, ainsi que le journal argentin le plus important en nombre de tirages, le quotidien centriste Clarín. Le second quotidien en nombre de tirages est La Nación, conservateur, suivi de Pagina/12, de gauche, de bien moindre importance cependant.

Le service de communication téléphonique a été privatisé en 1990 par le gouvernement de Carlos Menem, il y a 8,3 millions de lignes téléphoniques installées, soit 23 lignes pour 100 habitants. La téléphonie mobile comprend 75 % de la population , 28,5 millions de personnes. Ce nombre important est dû en partie au fait que des personnes de bas niveau acquisitif ont pu durant les dernières années accéder aux plans de paiement.

Il y a près de 1 500 stations de radio, dont 260 sont AM et approximativement 1 150 sont FM.

L'Argentine est le pays d'Amérique latine où l'accès à la télévision par câble est le plus répandu , selon des données de 2001, la grande majorité des foyers possèdent au moins un téléviseur et 60 % des personnes équipées reçoivent la télévision câblée. Les principales chaines de télévision qui transmettent depuis Buenos Aires sont Canal 13, Telefe, et Canal 9.

En 2005, 26,3 % de la population avait accès à internet avec plus de dix millions d'utilisateurs dans le pays.

Transports
  • Bus ,  Les compagnies de transport, à travers tous le pays, disposent de cars très modernes et confortables. C'est le moyen de transport le plus répandu en Argentine. L'ensemble des compagnies assurent la liaison vers toutes les villes importantes du pays et vers les grandes villes des pays limitrophes.
  • Train ,  Dans les années 1950, l'Argentine possédait le meilleur réseau de chemin de fer d'Amérique latine, mais les choses ont changé. Le réseau ferroviaire est quasiment inexistant, à l'exception de quelques lignes touristiques.
  •  Il reste intéressant de prendre le train pour aller vers les villes du Nord et vers la Bolivie. Ainsi que vers les villes de la Pampa , Mendoza, Cordoba, Mar del Plata, Tucuman,  surtout de nuit. Les prix sont équivalent à ceux pratiqués par les autocars. Au total, il y a 33 744 km , 167 km de voies électrifiées.
  • Avion : Les vols intérieurs constituent une solution pratique pour visiter l'ensemble du pays. On compte environ 1 369,2001,  aéroports dans tout le pays. Cependant la plupart sont de petits aéroports ou bien des aérodromes avec des pistes non goudronnées.
Culture
 Même si l'espagnol est la seule langue officielle au niveau fédéral, quelques centaines d’indigènes parlent encore des langues amérindiennes,  le quechua dans les régions andines du Nord-Ouest et le guarani dans les provinces de Misiones et de Corrientes , le guarani est co-officiel dans ces provinces. L'Argentine est un pays de musiciens reconnus parmi lesquels on compte le célèbre Juan Gregoraci aujourd'hui installé à Paris.

À noter qu'entre l'espagnol d'Argentine et celui d'Espagne il y a quelques légères différences phonétiques, notamment la prononciation du ll  et du y ,  qui se prononcera comme un ,  ch , légèrement affaibli , entre le ,  ch ,  et le ,  j ,  français,  en Argentine au lieu de ,  y ,  en Espagne.

La langue italienne est omniprésente en Argentine, et l'accent italianisant prévaut au quotidien.

Buenos Aires possède son propre argot, le lunfardo, dont l'histoire est liée à celle du tango

L’apprentissage de l'anglais ou du français est obligatoire dès le deuxième cycle scolaire. Dans les études supérieures, le portugais peut également être appris.

La principale religion est le catholicisme , qui est la religion d'État, mais des communautés juives et protestantes sont présentes dans le pays. On trouve aussi une communauté musulmane. La constitution garantit, en effet, la liberté de culte.

Religion
Selon une récente étude, 92 % des Argentins se déclareraient catholiques dont 18,5 % sont pratiquants. Parmi les catholiques, 35 % ne se rendraient pas ou peu à l'église.

L'Argentine possède la plus importante communauté juive d'Amérique latine avec environ 230000 personnes croyant en la Torah.

La Constitution argentine garantit la liberté de culte, les religions catholique, juive, protestante et musulmane vivent en communauté sans réel problème. Cependant, le conflit israélo-palestinien a profondément divisé l'opinion argentine. Ainsi en 2008, des manifestations de soutien à la Palestine étaient organisées à Buenos Aires, ainsi que d'autres manifestations de soutien à Israël.

Symboles nationaux
  • Le drapeau de l'Argentine, créé par le héros national Manuel Belgrano, a inspiré plusieurs peuples latino-américains dans le choix de leur propre drapeau. Il fut en son temps adopté par les Provinces unies d'Amérique centrale, et c'est pour cela que les drapeaux du Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Guatemala sont très semblables au drapeau argentin.
  • La fleur nationale de l'Argentine est le ceibo, dont le nom scientifique est Erythrina crista-galli. Elle fut déclarée comme telle le 23 décembre 1942 par le décret 13 847 du pouvoir exécutif.
  • L’oiseau national est le hornero ou Furnarius rufus, sympathique oiseau que l'on retrouve dans toutes les villes argentines et qui y construit de curieux nids.
  • La pierre nationale est la Rhodochrosite.
  • Le tango. L'essentiel de la poésie argentine est fait de tangos qui clament le mal de vivre. A la fois musique, chant et danse, cette conception du monde est née dans les bas-fonds de Buenos Aires au début du XIXe siècle.

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