MOI2

 Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

De l’état du Monde….Rétrospective

 

Avec un peu de retard, circonstance atténuante oblige, je reviens sur ce qui s’est dit, prédit, il y quelques semainesà Pittsburgh (Etats-Unis, à l’occasion de la réunion du désormais G 20…

 

…  Par définition je garde une grande méfiance au regard de ces institutions qui n’ont pas reçu de mandat explicite de  l’ ONU , mais s’arrogent le droit d’imposer leurs conclusions à toute la Planète…

 

… sous la futile prétention que certaines nations invitées seraient les  plus riches… pour les autres, circulez, il n’y a rien pour vous.

 

Pour la petite histoire, rappelons que ce forum ponctuel qui n’est pas d’initiative américaine et s’est tenu pour la première fois à Paris ( France) dans les années 1976, était composé de six nations…

 

… dont trois membres permanents du Conseil de Sécurité, détenteurs de l’arme atomique, quatre de l’ Alliance Atlantique,( OTAN) sauf le Japon , une simple observation donne une idée de leur puissance de feu…

 

Donc, de six chargés de se pencher sur l’état de l’économie mondiale, nous sommes  passés à 7 puis 8 à l’occasion desquels au repas des « grands » entre la poire et le formage…

 

… étaient invités des dirigeants africains, dont certains s’y pressaient, leur donnant l’illusion d’une certaine  importance. Mais le Continent na pas avancé d’un iota sur tous les plans

 

…Et depuis Septembre de cette année, la « crise » aidant ils se sont retrouvés à 20 à Pittsburg pour dialoguer entre autre sur la régulation du marché monétaire

 

…et la limitation des bonus dus aux traders, ces sorciers de la manipulation boursière, autant de sujets qui intéressent l’immense armée « d’hommes de la rue »

 

Mais la grande nouveauté de Pittburg fut l’entrée en lice de la nouvelle administration américaine avec son chef de file…

 

… dont certains «  ces va en guerre ces Max la menace »  se  berçaient déjà d’illusion sur son amateurisme, son manque d’expérience, bref par des arguties, on allait avaler tout cru l’ex Sénateur de l’Illinois.

 

 Mais catastrophe pour eux, ce fut du brio du brillant, une parfaite connaissance des dossiers, une certaine vision de l’avenir de notre Planète…

 

…que le jury d’Oslo ( Norvège) a sanctionné sans appel, par un prix Nobel de la Paix… je m’en dispense  de tout commentaire sur l’évènement.

 

A ce sujet et à propos de l’Iran au regard de l’arme atomique il est intéressant de remonter l’Histoire…

 

Nous sommes dans les années 1960, le locataire de l’Elysée qui a décidé de retirer son pays du commandement intégré de l’OTAN

 

… se lance dans l’aventure nucléaire sur la base du concept de la « dissuasion » c'est-à-dire qu’avec une ogive on peut mettre dans l’embarras tout adversaire  potentiel hautement nucléarisé…

 

Le Chef de l’Etat de l’époque en cause, n’a jamais eu l’intention d’utiliser cet arme redoutable, un remake des 6 et 8 Août 1945, mais il en connaissait parfaitement la force diplomatique dans le concert des Nations…

 

Plus de 40 ans après nous sommes  dans le même contexte, qui pourrait croire intellectuellement que l’Iran serait  disposé à porter le fer et le sang au Moyen Orient sur un ennemi potentiel…

 

… (disposant de son stock ) sachant qu’une bombe thermonucléaire de centaines de fois plus puissante que celle larguer sur le Japon en Août 1945…

 

…détruirait et contaminerait toute la région, y compris l’Iran qui serait victime «  d’un vent nucléaire qui n’a pas de frontière ».

 

 Mais alors de qui se moque-ton, quand on veut interdire à cette Nation ou tout autre pays...

 

...de se doter de moyens diplomatiques adéquats, sachant que cet Etat en cause est entouré de voisins puissamment armés..

 

L’Administration américaine qui a rapidement assimilé ces subtiles et hypocrites oppositions  diplomatiques…

 

… laisse désormais aux autres « Max la menace », le soin des gesticulations puériles et stériles...

La République algérienne démocratique et populaire

 

L'Algérie "française" ou  Algérie est le nom donné à la période de colonisation française de 1830 à 1962 précédant la République algérienne démocratique et populaire.

Origine du nom Algérie
 Ex-régence d'Alger

L'entité qui existe avant la conquête française porte le nom de régence d'Alger  ou État d’Alger, dépendance de l'Empire ottoman dont elle arbore l'étendard et fondée en 1515 par le Turc Arudj Barberousse.

En 1771, le Marquis André Guillaume Contant d'Orville 1730-1800 en résume l'Histoire/
On ignore l'étymologie du nom d'Alger, que portent ce royaume et sa capitale. Ce pays, qui répond à la Numidie et à deux des Maurétanies des Anciens, a eu des rois particuliers, et entre autres Juba et Massinissa.

Il fut conquis par les Romains, par les Vandales et enfin par les Arabes, qui le divisèrent en quatre parties, soumises à un pareil nombre de princes, qui pendant quelques siècles vécurent entre eux dans la meilleure intelligence, mais qui finirent par se faire la guerre.

 Les plus faibles appelleront les Espagnols à leur secours, et, comme il arrive presque toujours en semblables circonstances, les libérateurs des Arabes en devinrent bientôt les maîtres et les tyrans.


L'administration coloniale nomme cette  conquête  de diverses manières dont principalement "Possessions françaises" sur la côte septentrionale de l'Afrique  documents officiels de 1834, l'emploi du pluriel se justifie par le fait que la conquête du territoire se fait en plusieurs étapes, dans un premier temps seuls des villes côtières sont prises. Un autre nom, plus simple, est utilisé, ex-régence d'Alger 

 France algérienne  et   Algérie française 

 France algérienne  est une appellation alternative courante utilisée dès 1834, y compris par des députés français à l'occasion de débats parlementaires, tel l'Orléaniste François Guizot, futur Président du Conseil, à la Chambre des députés durant la séance du 11 juin 1846
Cette expression est formulée dans les circonstances de la colonisation et est donc à l'origine employée pour différencier la France  du territoire  Nord-Africain qui devient départements en 1848, par la suite les colons se l'approprient pour en faire le nom d'un journal d'Algérie puis c'est au tour des Français comme en 1886 avec la France-Algérienne  qui est le nom d'une compagnie dont le siège est à Paris.

 Par la suite, E. Bozom publie l'ouvrage au titre explicite La France algérienne, ressources et puissance que l'Algérie apporte à la France 1889.

 Au XXe siècle elle réapparait, d'abords sous le titre d'un ouvrage de Jules Corréard 1938 qui paraît à la veille de la seconde guerre mondiale Et toi, France algérienne, revendique hautement ta place entre deux mondes.  Puis brutalement sa connotation change, se colorant au gré des problématiques parlementaires du moment.

Ainsi, dans le contexte particulier des luttes liées à la décolonisation de l'Algérie - processus initié par le président Charles de Gaulle sous une contestation employant des moyens violents allant jusqu'à l'attentat et l'assassinat , la locution est réintroduite dans l'hémicycle sous la Ve République par le Premier Ministre Michel Debré 4 juin 1959  puis reprise par le député du Rhône Guy Jarrosson 14 octobre 1959, Georges Bidault 7 décembre 1960 ou encore Guy Mollet 15 décembre 1961, ce dernier la tournant en dérision/

Je vous offre une réponse,  vous la retiendrez si vous voulez,  c'est que les chefs révoltés - je ne parle pas de la population - qui se prennent pour des révolutionnaires, qui parle d'Algérie , quand ils ne rêvent que d'une France algérienne , savent bien eux que, s'ils veulent réussir, il leur faut compter sur beaucoup plus que sur les Européens d'Algérie -
Enfin, et dans un contexte là aussi particulier, celui post-colonial de l'immigration algérienne en France, le député Front National Jean-François Jalkh 9 juillet 1986- la représentation exceptionnelle de cette formation politique étant dû à l'adoption de la proportionnelle  instaurée à l'initiative de François Mitterrand - réutilise l'expression mais cette fois selon un sens détourné/

 En accordant sous la pression de la subversion, l'indépendance à des contrées qui n'y était pas préparées - Afrique noire, Maghreb - le général de Gaulle n'a fait qu'accélérer l'arrivée massive de leurs ressortissants en France, confirmant les pronostics de ceux qui, comme Jean-Marie Le Pen, assuraient qu'en refusant l'Algérie , on aboutirait à faire la France algérienne-

 Algérie
C'est finalement la dénomination , Algérie , dérivation lexicale d' Alger  capitale de la régence et également d'usage courant, qui devient l'appellation officielle à l'instigation de Virgile Schneider, Secrétaire d'Etat à la Guerre et gouverneur général d'Algérie le 14 octobre 1839 comme l'atteste un courrier écrit par lui à cette date

Dès lors le terme est utilisé de manière durable sur tout ce qui s'y rapporte, telle la nouvelle monnaie locale, Franc algérien, introduite en 1848 et dont le verso des pièces est frappé à l'effigie de Marianne et de la mention République, alors que le recto comporte la mention Algérie  précédée de la valeur en  Francs  et de l'année d'émission.
Le 5 juillet 1962, avec l'avènement d'un nouvel État, indépendant, qui hérite de frontières dessinées par la France après que celle-ci ait, aux moyens de conquêtes successives sur les indigènes Turcs Hussein Dey en 1830...

...Berbères Abd el-Kader en 1847 Touaregs tribus des oasis méridionales en 1902 et en accord avec les Britanniques frontières sahariennes orientales, réalisé l'unité entre la rive méditerranéenne territoire de la régence et le Sahara territoires des nomades, l'appellation Algérie  en vigueur depuis 122 ans est substituée par la République algérienne démocratique et populaire 


Histoire
Restauration 1830
Monarchie de Juillet 1830- 1848

En 1830, la monarchie de Juillet hérite des conquêtes réalisées en Algérie par la Restauration finissante et qui cherchait dans l'aventure coloniale un peu de gloire militaire dans l'espoir de reconquérir quelque popularité.

 Louis-Philippe aurait probablement renoncé à ce legs encombrant, dont la conservation mobilise des moyens militaires importants à un moment où le nouveau régime est vivement attaqué de l'intérieur. Mais il doit flatter les sentiments patriotiques en France, notamment ceux de l'aile gauche de ses partisans.

 Au départ, le roi des Français souhaite donc le maintien du statu quo en Algérie, c'est-à-dire une occupation française limitée à quelques enclaves côtières Alger, Bône, Bougie, Oran, Arzew et Mostaganem comme l'avaient fait précédemment les Espagnols avec leurs présides.
Le 6 juillet 1830, le lendemain même de la prise d'Alger, une Commission de gouvernement, présidée par l'intendant général, le Baron Denniée fut constituée pour établir les besoins et les ressources du pays, les institutions qu'il s'agissait de modifier ou de remplacer.
Les membres de cette Commission furent /
         Le général Tholozé 1781-1853, commandant la place d'Alger,
         Le consul Alexandre Deval, neveu de celui qui avait jadis été insulté par le dey
         Le payeur général Firino 1779-1868
         L'officier-interprète Colonel d'Aubignosc. Ce dernier, qui avait longtemps résidé dans les pays barbaresques, fut nommé lieutenant-général de police et devint de fait le premier chef de l'administration algérienne.
Une Commission municipale composée de Maures et de Juifs fut chargée de renseigner la Commission de gouvernement , elle était présidée par Ahmed Bouberba, un maure qui vivait à Marseille et était marié à une marseillaise homme d'esprit fin et rusé, mais sans moralité aucune et plus tracassier qu'habile.

Durant les quatre premières années de présences françaises, on vit arriver un nombre important de colons qui furent divisés en trois classes /
 Ceux qui avaient assez de ressources pour construire leurs maisons, à qui on donna 10 hectares
Les anciens militaires, qui reçurent 6 hectares
Les colons sans ressources à qui on attribua 4 hectares.

Cependant, l'afflux important de colons fut tel que les autorités militaires ne purent ne fournir des terres à tous les nouveaux arrivants. le Général Savary, alors commandant militaire de l'Algérie prit des mesures drastiques, obligeant que les nouveaux venus puissent de quoi subvenir à leurs moyens d'existence pour un an.


La politique d'attentisme 1830-1836
Mais, alors que les autres colonies relèvent du ministère de la Marine, celles-ci sont placées sous la supervision du ministère de la Guerre, dirigé à partir de novembre 1830 par le maréchal Soult.

 Ce dernier va s'intéresser de près à ces possessions françaises. Il organise sur place des unités militaires spécialisées, adaptées au pays – spahis, zouaves, chasseurs d'Afrique, bataillons d'Afrique – et crée les bureaux arabes, conçus par le général Trézel et dont le rôle sera clarifié plus tard par le capitaine de Lamoricière en 1844.

La haute hiérarchie militaire pousse ainsi à un renforcement de la présence française en Algérie. En juin 1833, le maréchal Clauzel – qui avait été gouverneur de l'Algérie en 1830-1831  plaide, à la tribune de la Chambre des députés, pour la colonisation de l'Algérie, dont il affirme...
... Qu'elle ferait autant pour la prospérité de la France que la conquête de l'Inde a fait pour celle du Royaume-Uni. Interpellé, Soult dément que le gouvernement aie la moindre intention d'entreprendre cette opération, mais il ajoute qu'il en laisserait volontiers la réalisation à des entreprises privées concessionnaires.

L'ordonnance royale du 24 février 1834 attribue une nationalité française limitée aux indigènes  d'Algérie, juifs ou musulmans, dans le cadre légal de l'indigénat.

Le 22 juillet 1834, une ordonnance du roi confie le commandement général et la haute administration des possessions françaises en Algérie à un gouverneur général placé sous les ordres du ministre de la guerre.

 Le général Drouet d'Erlon est nommé quelques jours après gouverneur général des possessions françaises du Nord de l'Afrique. Mais la situation des enclaves en Algérie est rendue précaire par les ambitions du bey de Mascara, l'émir Abd el-Kader qui, fort du traité qu'il a conclu avec le général Desmichels le 26 février 1834, étend en 1835 sa domination dans le Titteri, au centre de l'Algérie, depuis le Maroc jusqu'aux confins du beylicat de Constantine.

En juin 1835, Abd el-Kader attaque une tribu de l'Oranais qui s'est placée sous la protection de l'armée française. Cette dernière, commandée par le général Trézel, riposte, mais elle est décimée dans une embuscade au défilé de la Macta le 28 juin 1835. À la suite de ce désastre, Drouet d'Erlon est rappelé et remplacé par le maréchal Clauzel, qui revient en Algérie comme gouverneur général.


L'armée du maréchal Clauzel, dans laquelle combat le duc d'Orléans, venge l'affront de la Macta par une opération punitive réussie sur Mascara en décembre 1835, puis sur Tlemcen en janvier 1836. Mais les effectifs sont insuffisants pour occuper ces deux villes, et l'armée doit se replier sur Oran sans faire aucune conquête durable.

 Le général Bugeaud inflige ensuite de lourdes pertes aux troupes d'Abd el-Kader à la Sikka, près de Tlemcen, le 6 juillet 1836. Avec 7 000 hommes, Clauzel tente ensuite de s'emparer de Constantine, mais il échoue le 24 novembre et rentre à Bône le 1er décembre, en ayant perdu officiellement un millier d'hommes.


Première campagne de pacification 1836-1837
Le 6 juin 1836, le général Bugeaud est envoyé en Algérie avec la double mission de combattre Abd-el-Kader et de faire la paix avec lui. Il remporte un premier succès à la Sikkak le 6 juillet 1836. La campagne prend fin avec un traité signé conjointement par Bugeaud et l'émir Abd-el-Kader.

L'option pour une politique de colonisation limitée 1837
À la suite de cet échec, Clauzel est rappelé en février 1837 et remplacé par le général Damrémont, à qui le président du Conseil, le comte Molé, donne les instructions suivantes . Le but que le gouvernement se propose n'est pas la domination absolue de la Régence.
Ce que la France a surtout en vue, c'est son établissement maritime, la sécurité de son commerce, l'accroissement de son influence dans la Méditerranée. La France a surtout intérêt à être maîtresse du littoral. Le reste doit être abandonné à des chefs indigènes.
 C'est dans cet esprit que Bugeaud conclut avec Abd El-Kader, le 30 mai 1837, le traité de Tafna qui ne mentionne la souveraineté française que sur les enclaves côtières, quitte à paraître abandonner tout le reste du territoire à l'émir.

 Ce traité sembla avoir particulièrement avantagé Abd El Kader, auquel sont reconnus des avantages territoriaux très supérieurs à ceux qu'il exerçait initialement. Il semble aujourd'hui admis que Bugeaud se soit laissé corrompre dans cette négociation, et qu'il ait trouvé ainsi les ressources nécessaires à l'agrandissement de ses propriétés en Vendée.

Le passage à une politique de conquête généralisée 1837-1840
Abd El Kader ayant renforcé son armement et étendu les territoires soumis à son influence à la faveur des traités conclus avec la France, il apparaît que tous les ménagements que lui ont manifesté les autorités françaises aient joué contre ces dernières. Aussi une politique générale de conquête des territoires compris entre la mer et le Sahara est-elle mise en oeuvre.

 À l'été 1837, Louis-Philippe Ier et le chef de son gouvernement, le comte Molé décident une nouvelle expédition sur Constantine, à un moment où, avec la consolidation de la monarchie de Juillet et le rétablissement de la prospérité économique, le roi envisage une dissolution de la Chambre des députés.

Comme Charles X en 1830 avec l'expédition d'Alger, le roi des Français cherche à obtenir un meilleur résultat aux élections en offrant au pays un peu de gloire militaire et en vengeant l'échec de l'expédition de 1836.

L'armée française part de Bône le 1er octobre. Le 13 octobre, l'assaut victorieux est commencé par le général Damrémont, qui est emporté par un boulet, et achevé par son successeur, le général Valée. Ce dernier est élevé à la dignité de maréchal de France le 11 novembre et nommé gouverneur général de l'Algérie le 1er décembre.

En septembre 1838, au terme d'une longue négociation avec Louis-Philippe, le pape Grégoire XVI accepte la création d'un évêché à Alger. Pour la monarchie de Juillet, il s'agit d'éviter un vicariat apostolique relevant à Rome de la Congrégation pour la propagation de la foi et confié à une congrégation religieuse.

 Mais cette décision, qui entraîne l'application à l'Algérie du régime concordataire, est aussi la première étape vers la francisation du territoire.

À l'automne 1839, le duc d'Orléans, fils aîné du roi, part pour l'Algérie pour réaliser, avec le maréchal Valée, la prise de possession par la France de la partie intérieure du pays. Partie de Constantine le 16 octobre, trois jours après le deuxième anniversaire de la prise de la ville, la fameuse chevauchée gagne Alger le 2 novembre en passant par Sétif et le défilé des Portes de Fer.

Abd el-Kader y voit une violation du traité de Tafna et déclenche la guerre sainte contre les Français. S'enclenche ainsi une escalade qui aboutira à l'occupation totale de l'Algérie par la France. Dès la fin de 1839, l'émir lance des raides meurtriers sur la Mitidja.

Redevenu chef du gouvernement au début de 1840, Adolphe Thiers, pour se démarquer de ses prédécesseurs et conquérir un peu de gloire pour redorer le blason de la monarchie de Juillet, dénonce la politique consistant à limiter l'occupation française aux enclaves côtières en abandonnant de fait l'intérieur des terres à l'émir, et se livre à une critique sévère du traité de Tafna.

 Pour lui, la France n'aura la paix en Algérie qu'en soumettant entièrement le territoire , ce faisant, elle peut faire une excellente affaire, puisque le pays était riche et prospère au temps de l'Empire romain. Louis-Philippe épouse cette conception car il a compris que l'Algérie forme un terrain idéal sur lequel ses fils peuvent cueillir les lauriers militaires qui consolideront le prestige de sa dynastie.

 Le roi et son gouvernement vont donc braver les oppositions de ceux qui, à droite comme à gauche, craignent de voir l'armée engagée sur un théâtre lointain et contestent la valeur économique de l'Algérie.

Pour accomplir son dessein, Thiers pousse le général Bugeaud, qui présente l'inconvénient d'être furieusement impopulaire auprès de la gauche, pour qui il est l' homme du massacre de la rue Transnonain , comme auprès des légitimistes, qui voient en lui le geôlier de la duchesse de Berry à Blaye, mais qui passe pour un spécialiste du dossier algérien.

 Au départ réservé, Bugeaud s'est convaincu de la nécessité d'une colonisation jusqu'aux limites du désert. Louis-Philippe, qui se méfie du général en qui ses fils voient un rival potentiel, finit par se laisser convaincre et nomme Bugeaud gouverneur général de l'Algérie le 29 décembre 1840, alors que Thiers a quitté le pouvoir depuis quelques mois.

Seconde campagne de pacification 1841-1847
Bugeaud est nommé gouverneur général de l'Algérie par le ministre Thiers en 1840 embarque à Toulon pour Alger sur le Phaéton, le 19 février 1841, en compagnie de son aide de camp Eynard, chef d'escadron, et de Louis de Rochemore, son officier d'ordonnance.

Le jour même de son arrivée à Alger, le 22 février 1841, Bugeaud adresse une proclamation aux habitants de l'Algérie, et une à l'armée. Aux habitants, il expose qu'il a été l'adversaire de la conquête absolue en raison des moyens humains et financiers qu'elle exige, mais qu'il s'y consacrera désormais tout entier, A l'armée, il dit que son but n'est pas de faire fuir les Arabes, mais de les soumettre.

Bugeaud obtient la permission d'attaquer le Maroc, qui aidait l'émir Abd El-Kader qui continue sa résistance. Le 14 août 1844, les troupes marocaines sont surprises par Bugeaud sur l'oued d'Isly s'en suit la bataille éponyme, non loin de la frontière. Sa victoire met fin à l'aide marocaine, les spahis continuent de pourchasser Abd El-Kader jusqu'au 21 décembre 1847 date de sa reddition.

En 1858 a lieu la création d'un Ministère de l'Algérie et les Colonies par Napoléon III


Troisième République 1870-1940
L'arrivée des Alsaciens-Lorrains 1871- 1872

Avec la défaite française contre la Prusse en 1870 s'amorce l'annexion de l'Alsace- Lorraine par celle-ci en 1871; selon le Traité de Francfort. Une clause de ce traité permet aux Alsaciens-Lorrains de conserver la nationalité française s'ils quittent la région avant le 1er octobre 1872. Une partie d'entre eux vient s'installer en Algérie française.

Campagne du Sahara 1900-1903

Le décret du 1er avril 1902 créé un corps spécial composé d'indigènes musulmans et nommé la Compagnie des Oasis Sahariennes. Celle dernière est placée sous le commandement du lieutenant Georges Guillo-Lohan qui a été chargé d'ouvrir la route commerciale du massif du Hoggar et des Territoires du Sud, domaine des guerriers nomades Touareg.

 Guillo-Lohan doit occuper les oasis Ain Salah et Aoulef et mener une contre-offensive face aux Touareg qui se livrent à la tactique de la razzia contre les caravanes traversant ces contrées désertiques.

Première Guerre mondiale 1914-1918
Les Algériens musulmans

Au cours de la Première Guerre mondiale, les tirailleurs et spahis algériens ont mené, avec courage, les mêmes combats que les soldats français . Les Algériens ont laissé 26 000 des leurs sur les champs de bataille d'Orient et d'Occident de la Première Guerre mondiale.

 De la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette aux champs de bataille de l'Hartmannswillerkopf, en passant par l'ossuaire de Douaumont, le sacrifice consenti par les troupes d'Afrique du Nord et plus particulièrement par les Algériens, est encore de nos jours perceptible.
 Les Algériens ont été de toutes les grandes batailles de l'armée française de la Première Guerre mondiale. Ils se sont distingués notamment dans la Verdun, sur la Somme en 1916, ou encore au chemin de Dames en 1917. De par leur ardeur au combat, ils ont toujours suscité l'admiration.

 Les tirailleurs et spahis algériens ont été, pendant ces quatre années de guerre, mêlés à toutes les batailles de l'armée française. La devise du 2e régiment de tirailleurs algériens résume bien, à elle seule, l'esprit des Algériens de 1914, soldats de la liberté -Dieu est avec nous, pour notre drapeau et pour la France-

Seconde Guerre Mondiale 1939-1940

L'Armistice du 22 juin 1940, signée par le Haut-Commandement des armées françaises de terre, de mer et de l'air et l'ambassadeur de France au nom du Gouvernement Philippe Pétain à Rethondes, porte sur une série d'obligations affectant aussi bien la métropole que l'Algérie française.

 Elle ordonne la cessation des hostilités contre les Allemands y compris en Algérie et sur mers Article premier. En outre toutes les unités de la flotte de guerre française se trouvant en dehors des eaux territoriales françaises devront être rappelées en France pour y être démobilisées et désarmées sous le contrôle de l'Allemagne ou de l'Italie Article 8.
Par ailleurs le Gouvernement français s'engage n'entreprendre à l'avenir aucune action hostile contre les Allemands avec aucune partie des forces armées qui lui restent en Algérie, garder ces forces sur le sol français et empêcher le transfert de matériels de guerre aux Alliés, interdire aux ressortissants français de combattre l'Allemagne aux côtés des Alliés Article 10

 Les aérodromes, les installations terrestres de l'aviation militaire en territoire non occupé seront placés sous contrôle allemand ou italien et les avions étrangers devront être livrés aux autorités allemandes Article 12.
 Le Gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands désignés par le Gouvernement allemand et qui se trouverait en Algérie. Le Gouvernement français s'engage à empêcher le transfert de prisonniers de guerre ou de prisonniers civils allemands de la métropole vers l'Algérie et l'étranger Article 19.

L'unique concession faite par les allemands concerne la flotte de guerre française dont une partie, à déterminer, est laissée à la disposition du Gouvernement français pour la sauvegarde des intérêts français dans son empire colonial  Article 8.

Algérie sous Vichy 1940-1942

Suite à l'armistice du 22 juin, l'Algérie est administrée par un gouvernement vichyste.
Les Musulmans sous Vichy

Durant l'Occupation en France  plusieurs centaines de nord-africains s'engagèrent dans la Milice française, constituant la Légion nord-africaine.

Les Européens sous Vichy

Des Européens d'Alger participent aux Chantiers de la jeunesse française mis en place par l'administration vichyste.
Les Israëlites sous Vichy
Le décret Crémieux ayant accordé la nationalité française aux juifs d'Algérie le 24 octobre 1870 est abrogé le 7 octobre 1940. Il est remplacé par le statut des Juifs pris à l'initiative de Marcel Peyrouton, ministre de l'Intérieur du régime de Vichy et ancien secrétaire général du Gouvernement général à Alger


Opérations Alliées en Algérie 1940- 1942
Le 3 juillet 1940 la Bataille de Mers el-Kébir, près d'Oran, oppose la flotte britannique à la marine française loyaliste.

En 1941, le président américain Roosevelt charge le diplomate Robert Murphy d'une mission de renseignement en Algérie, entrer en liaison avec des officiers de l'armée vichyste et les recruter pour soutenir un débarquement Allié
 Une délégation d'officiers français, dont le général Charles Mast commandant-en-chef à Alger, accepte un rendez-vous clandestin avec son homologue américaine à Cherchell le 21 octobre 1942.

 Le général Henri Giraud est également recruté par les Alliés qui le préfèrent à de Gaulle et souhaitent lui confier le commandement de l'Armée d'Afrique à l'issue du débarquement. A la base britannique de Gibraltar, le 7 novembre 1942, Giraud réclame le commandement en chef du débarquement Allié mais celui-ci incombe à l'américain Eisenhower.
400 résistants français occupent, dans la nuit du 7 au 8 novembre, les points stratégiques d'Alger, et mettent aux arrêts les plus hauts dirigeants civils et militaires vichystes, tels que le général Juin et l'amiral Darlan; c'est le premier putsch d'Alger.

Pendant ce temps se déroule l'Opération Torch qui dure jusqu'au 10 novembre, deux corps expéditionnaires Alliés débarquent en Algérie, le premier à Oran et Arzew le second à Alger. Tandis que le débarquement d'Alger est un succès pour les Alliés, la partie qui concerne Oran est mitigée.

 L'Opération Reservist, dans le cadre de Torch, constitue le premier conflit historique armé entre les Etats-Unis et la France. Il s'agit d'une tentative Alliée de débarquer les troupes directement sur le port d'Oran, afin d'épargner les utiles installations portuaires et les bâtiments de la flotte vichyste s'y trouvant.
 La Marine française riposte à l'invasion anglo-américaine en utilisant les quatre batteries placées sur les môles et l'artillerie des 31 navires de l'escadre qui infligent des dégâts importants, les pertes Alliées dépassent 90%. Sur 393 hommes engagés, 183 sont tués et 157 blessés aux rangs desquels on compte 113 marins britanniques morts, et 86 blessés, ainsi que 5 marins américains morts et sept blessés.

 Le navire britannique HMS Walney parvint à débarquer quelques hommes, les survivants sont faits prisonniers. Une tentative similaire est menée à Alger Opération Terminal, deux navires britanniques tentent de débarquer 600 hommes directement sur le port, les forces vichystes ripostent.

 L'HMS Malcolm a 10 membres d'équipage morts, d'avantage sont blessés, et le bâtiment endommagé bat en retraite. Au troisième essai l'HMS Broke débarque ses troupes sur le Quai de Fécamp sous le feu des loyalistes, le navire se retire mais atteint par les batteries et finalement coule le 10 novembre.

Une célèbre affiche de propagande vichyste de l'époque représentait un marin français demandant assistance et portait la mention,  Souvenez-vous d'Orann,   en référence à l'attaque survenue à Mers el-Kébir.
En parallèle à Reservist est menée l'Opération Villain, première opération aéroportée américaine, destinée à prendre le contrôle des aérodromes de Tafaraoui et La Senia près d'Oran et à les maintenir jusqu'à l'arrivée des troupes débarquées au port d'Oran.

 Cette opération d'envergure engageant 556 parachutistes américains et 39 avions C-47 décollant de nuit de deux pistes d'atterrissage basées au sud de l'Angleterre, à destination d'Oran est un fiasco. Seuls 13 avions atteignent l'Algérie dont 10 larguent les parachutistes derrière la sebkha d'Oran, où ils sont immédiatement fait prisonniers par les troupes de Vichy.
 Les trois C-47 restant atteignent la zone de largage prévue mais sont accueillis par la DCA vichyste de La Senia qui les déroute et les condamne à un atterrissage d'urgence sur un champ d'herbe où ils manquent de s'écraser, les parachutistes poursuivent leur périple à pied tentant de regagner la côte en esquivant les balles des tireurs loyalistes qui les pourchassent la matinée durant.

Commandement civil et militaire d'Alger 1942-1943
Le Commandement civil et militaire d'Alger 26 décembre 1942 au 7 juin 1943 est l'organe gouvernemental dirigé par le général Giraud suite à la libération des départements  d'Algérie et du Protectorat au Maroc par le débarquement Allié du 7 au 10 novembre 1942 Opération Torch.

Le général Giraud adresse un discours aux Alsaciens-Lorrains d'Algérie, le 14 mars 1943, depuis la salle Pierre Bordes à Alger.

Le général de Gaulle, chef de la France libre basée à Londres, arrive à Alger le 30 mai 1943.
Une réunion franco-anglaise est organisée à Alger le 4 juin 1943

Opérations de L'Axe en Algérie 1942-1943

L'Opération Torch qui, de fait, établie un avant-poste des Alliés en méditerranée en même temps qu'elle fournie une nouvelle capitale à la France libre, Alger succède à Londres, donne lieu à des représailles en France et en Algérie de la part de L'Axe.

La zone libre est envahie le 11 novembre 1942 Opération Antonpar les Allemands et les Italiens. Dès lors la France est entièrement occupée.

Entre 1942 et 1943, la Luftwaffe décollant depuis la colonie italienne voisine de Libye se livre à des bombardements civils sur les villes algériennes de Bône, Djidjelli et Alger.

Le 17 avril 1943, les bombardiers en piqué allemands prennent pour cible le port d'Alger détruisant au passage un couvent-orphelinat. 15 sœurs catholiques sont tuées, trois autres sont blessées. Le général Henri Giraud décerne la Légion d'honneur, à titre posthume, à la Mère Supérieure Marie Duval qui était au couvent depuis 31 ans.

Conférence de Casablanca 1943
L'aide américaine au réarmement 1943

Les Etats-Unis procèdent au réarmement de l'Armée d'Afrique, placée sous le commandement du général Giraud. La première livraison de chars américains à Alger a lieu dès le 17 avril 1943 et la remise des chaînes de montage par les autorités américaines le 29 avril .
Cependant la cérémonie de remise du premier convoi de matériel américain aux forces françaises d'Afrique du Nord se déroule au champ de manœuvres d'Alger, le 8 mai 1943.

Abolition du statut des Juifs 1943

Le 22 octobre 1943, le décret Crémieux est rétabli, marquant l'abolition du statut des juifs, les israélites d'Algérie redeviennent Français


Les Algériens dans l'Armée d'Afrique 1942-1944

De nombreux Algériens furent engagés dans les forces alliées au sein de l'armée française de la Libération et engagés sur les fronts italiens et français. En Algérie, la conscription engagea environ autant de musulmans que de Français d'Algérie européens, juifs dans l'armée française d'Afrique.
 Les futurs présidents de l'Algérie Ahmed Ben Bella et Mohamed Boudiaf, engagés volontaires et décorés. Mostefa Ben Boulaïd, l'artisan du déclenchement de la révolution algérienne 1954, fut, pendant la campagne d'Italie, en 1944, distingué par son courage, ce qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre.

 Krim Belkacem se retrouve mobilisé en 1943 dans le 1er régiment des tirailleurs algériens où il est promu caporal-chef.

Comité français de la Libération nationale 1943-1944
Le Comité français de la Libération nationale CFLN 7 juin 1943 au 2 juin 1944 est l'organe gouvernemental co-présidé par les généraux Henri Giraud et Charles de Gaulle suite à la fusion des deux autorités françaises participant à la guerre au côté des Alliés, le Commandement civil et militaire d'Alger général Giraud et le Comité national français de Londres général de Gaulle


AMGOT 1944
Le 22 janvier 1944, les autorités militaires américaines créent un poste des Affaires Civiles Civil Affairs à Alger.
Gouvernement provisoire de la République française 1944-1946

Le 2 juin 1944, à Alger, le Comité français de la Libération nationale CFLN change de nom et devient le Gouvernement provisoire de la République française GPRF, organe gouvernemental unissant la Résistance intérieure, France,  et extérieure l'Armée Nationale de Libération Il est créé officiellement le 3 juin 1944 quelques jours avant le débarquement en Normandie


Quatrième République 1946-1958
Aide à la population musulmane 1946

L'entraide française se traduit par un ravitaillement en nourriture et vêtements de la population musulmane démunie peuplant l'oasis Bou-Saâda en 1946.

Guerre d'Algérie 1954-1958
Cinquième République 1958-1962

Guerre d'Algérie 1958-1962 Plan de Constantine 1959-1963
Le délégué général du gouvernement en Algérie, Paul Delouvrier, est chargé par l'Elysée de mettre en œuvre le Plan de Constantine, plan de développement économique et social qui prévoit, entre autres, de fertiliser le Sahara
Plan Challe 1959-1961

.Une entreprise de pacification  est menée entre 1959 et 1961 par le général Maurice Challe, successeur de Raoul Salan au commandement militaire de l'Algérie. Concrètement, il s'agit d'opérations militaires d'envergure destinées à réduire l'ALN, bras armé du FLN.


Économie
Monnaie
Avec la création des départements français d'Algérie en 1848 est introduite une nouvelle monnaie, le Franc algérien qui supplante le budju de la régence d'Alger. La Banque de l'Algérie émet les premiers billets en 1861.

 Une réforme monétaire dite Plan Pinay-Rueff introduit le Nouveau franc en France et en Algérie. Cette monnaie survie à l'Algérie  jusqu'au 31 mars 1964, veille de l'adoption du dinar algérien.


Billet drapeau 1944
Billet drapeau de 2 francs algériens imprimé aux Etats-Unis en janvier 1944 et destiné à remplacer la monnaie émise par le régime de Vichy. La mise en circulation et l'existence même de ce billet témoignent des intentions américaines d'occcuper l'Algérie via l'AMGOT. 1944

En janvier 1944, des billets drapeaux, comparables à ceux introduits en juin 1944 en métropole, ont été imprimés par les autorités américaines.
 La mention de l'organisme émetteur traditionnel Banque de l'Algérie  a été remplacée par Région économique d’Algérie, ce qui indique que les États-Unis avaient planifié l'occupation de l'Algérie à l'issue de la seconde guerre mondiale.

A la libération, l’AMGOT, Allied Military Government of Occupied Territories  ou Gouvernement Allié des Territoires Occupés de la France et de l'Algérie a été rejeté par le général de Gaulle.

Le lobby colonial d'Algérie
Après un séjour en Algérie, des autorités telles que Bugeaud jugent l'aventure d'Algérie dispendieuse, ce dernier la décrit comme une possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée.
 Cependant d'autres voix se font entendre à Paris en faveur de la conquête de l'Algérie, l'aménagement du territoire lors de la colonisation constitue une opportunité de développer les affaires de familles d'entrepreneurs métropolitaines formant le lobby colonial  d'Algérie.

Bureaux arabes
Les bureaux arabes sont créés le 4 avril 1844.
Grands travaux publics

De grands travaux permettent le développement et la modernisation des infrastructures d'Alger, la capitale.
Axes de communication et transports
L'histoire du réseau ferré d'Algérie commence le 8 avril 1857, avec un décret du gouvernement français autorisant la construction de 1357 km de chemins de fer dans la colonie. Le premier chantier, démarré le 12 décembre 1859, porte sur la construction de la ligne Alger - Blida.

Enjeux économiques sahariens
 Le pétrole, c'est la France et uniquement la France, le Sahara algérien est une fiction juridique et nationaliste sans fondement historique.
On peut accepter beaucoup de choses, on ne peut pas abandonner le Sahara purement et simplement au F.L.N. –
Président de la Ve République française Charles de Gaulle, instructions à la délégation française en mai 1961
Explorations et exploitations du Sahara 1857-1971

.L'exploration du Sahara par les Européens commence au XIXe siècle, la traversée nord-sud est ainsi réalisée en 1822 par les deux explorateurs anglais Hugh Clapperton et Dixon Denham. L'explorateur français René Caillié les imite en 1828

Dès l'année 1879 la région du Sahara, territoire désertique hostile indépendant de la régence d'Alger et placé sous l'autorité de tribus nomades, constitue un centre d'intérêt majeur pour les autorités parisiennes.

 Les premières missions d'exploration après la conquête de l'Algérie ont lieu de 1857 à 1861 , Henri Duveyrier, en 1880 et 1881 Paul Flatters, suivis de deux autres en mai et décembre 1902,  date à laquelle le lieutenant Georges Guillo Lohan de la Compagnie des Oasis sahariennes parvient à faire reconnaître l'autorité du gouverneur des Territoires du Sud nouvellement créés sur la population indigène.

Le lobby de l'hydrocarbure en Algérie lobbies pétrolier et gazier naît au lendemain de la seconde guerre mondiale et est à l'origine de la renégociation des Accords d'Évian, connue sous le nom d'Accords d'Alger de 1965.

 Lors de la tractation des Accords d'Évian avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne, le président Charles de Gaulle a refusé de reconnaître la souveraineté de la future Algérie sur le Sahara, essayant à la place d'en faire une région autonome, sans succès.

 L'échec de la treizième réunion, établie dans le cadre de la première conférence d'Évian débutant le 20 mai 1961, entre Krim Belkacem, principal responsable du G.P.R.A. et Louis Joxe, Ministre des Affaires algériennes, est directement lié à la question du statut du Sahara. Lors de la conférence de presse consécutive, Belkacem déclare alors.
 nous nous sommes trouvés en face d'un gouvernement français qui veut bien décoloniser mais à moitié; c'est à dire maintenir l'Algérie sous une domination coloniale à peine déguisée

Le président de Gaulle avait émis des recommandations à ses délégués. Déjà durant l’IVe République un Président du Conseil avait publiquement déclaré
 La France est et demeure une Grande Puissance. Elle mobilisera ses forces pour que se réalise le miracle saharien. De grandes richesses, en charbon, en fer, en pétrole, en gaz naturel, des Territoires du Sud, seront mises en valeur.

 La France apportera sa technique et ses investissements,  l'Algérie apportera sa main d'œuvre de plus en plus qualifiée et demain ses cadres. La mise en valeur du désert c'est la grande tâche de notre génération -

De fait, l'Histoire lui a donné raison en 1956 avec la découverte par la compagnie française C.F.P.A. d'importants gisements de pétrole et gaz dans le Sahara nommés respectivement Hassi Messaoud et Hassi R'Mel.
 Plus tard un Ministre de la Ve République ajoute la France ne pourrait poursuivre son extension sans l'Afrique et les richesses du sous-sol africain ne pourraient être exploitées sans la France.
Pourtant les affaires pétrolières franco-algériennes ont survécu à l'Algérie  jusqu'en 1971, année de la nationalisation des installations  du Sahara par Houari Boumediene, président de la nouvelle République algérienne.


Etude du chemin de fer transsaharien 1879-1881
En 1879, les autorités françaises décident de créer une nouvelle route commerciale par l'établissement d'une ligne de voie ferrée entre les l'Algérie  et le Soudan français, une commission d'étude est nommée par Charles de Freycinet, ministre des Travaux publics.

 Le lieutenant-colonel Paul Flatters mène une première mission d'exploration dans le Sahara en 1880, suivie d'une seconde en 1881 au cours de laquelle il tombe dans un traquenard, son guide indigène le trahi et les guerriers touaregs lui tendent une embuscade le 16 février 1881,  il périt avec son équipe dans le massacre qui en suit.

Société Nationale de Recherche et d'Exploitation de Pétrole en Algérie 1946-1965

La Société nationale de recherche et d'exploitation de pétrole en Algérie ou SN REPAL qui devient par la suite ELF Aquitaine est créée en 1946 par l’IVe République française dans le but de disposer d'un approvisionnement national en pétrole.


Compagnie Française des Pétroles Algérie 1949-1971
En 1949, la Compagnie française des pétroles ou C.F.P. , renommée Total en 1985,  débute son activité dans le Sahara algérien. Le 21 juin 1951, celle-ci signe un accord préliminaire avec la SN REPAL en prévision du partage des gisements répartis sur un périmètre de 250 000 km².

 La Compagnie française des pétroles Algérie C.F.PA., filiale de la C.F.P., est créée en 1953. Avec 35% des parts de son capital, l'État français est l'actionnaire majoritaire de la C.F.P.A. dont les travaux mettent à jour Hassi Messaoud le puits du bonheur en 1956. De cette date à 1970, ce seul gisement produit 128 millions de tonnes d'or noir


Complexe militaro-énergétique du Hoggar 1957-1966

En réponse à la crise de Suez de 1956 qui a mis à jour, à la fois, les limites de la coopération entre Alliés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les prétentions internationales des nouvelles superpuissances États-Unis et l'Union Soviétique, ainsi que le passage au second rang des anciennes Grandes Puissances coloniales Britanniques et Françaises, le gouvernement français décide la création d'un champs d'expérimentation au Sahara en 1957

 La France consacre ainsi à sa défense nationale l'exploitation d'un terrain de 108 000km² afin d'y mener des expérimentations. De cette entreprise d'élaboration d'une force de dissuasion atomique eau sein des départements  d'Algérie , Territoires du Sud, découle la politique énergétique nucléaire de la France.


Politique
Politique algérienne de la France 1830-1962

 L'Algérie, c'est la France-
Pierre Mendès France, président du Conseil, à l'Assemblée nationale le 12 novembre 1954-
Politique d'assimilation 1830- 1944


Assimilation territoriale

Cette politique vise à assimiler le territoire algérien au territoire français et débute officiellement avec l'ordonnance du 22 juillet 1834. Son application n'est dans un premier temps que partielle, puis s'applique à l'ensemble de la colonie une fois la conquête totale du territoire décidée en 1841.

La Deuxième République établit la Constitution française de 1848 qui consacre l'appartenance de l'Algérie au territoire national.

 Constitution du 18 novembre 1848
Chapitre IV — Du pouvoir législatif
Article 21. — Le nombre total des représentants du peuple sera de sept cent cinquante, y compris les représentants de l'Algérie et des colonies françaises.
Chapitre X — Dispositions particulières
Article 109. — Le territoire de l'Algérie et des colonies est déclaré territoire français, et sera régi par des lois particulières jusqu'à ce qu'une loi spéciale les place sous le régime de la présente Constitution. -
Concrètement, cela se traduit par l'abandon du statut de colonie française pour une administration civile et une représentation politique dans l'Assemblée nationale, les Départements d'Algérie créés le 9 décembre 1848 /
Département d'Oran à l'Ouest
Département d'Alger au Centre
Département de Constantine à l'Est

Assimilation démographique
La loi du 26 juin 1889 institue la naturalisation automatique, au nom du droit du sol, des enfants d'étrangers nés en territoire français s'ils ne la refusent pas à 21 ans, âge de leur majorité.

Politique d'intégration 1944-1958

Collège électoral unique 1958
Le décret n°58-569 du 3 juillet 1958, émanant du président du Conseil Charles de Gaulle, établit un collège électoral unique

 Art. 1er. - Il sera établi dans chaque commune d'Algérie une liste électorale unique sur laquelle seront inscrits d'office tous les citoyens et citoyennes sans distinction de statut, domiciliés ou résidant dans la commune et remplissant à la date de clôture des listes les conditions exigées par la législation électorale en vigueur
-Auparavant ce décret existe un 1° Collège réservé aux citoyens français et un 2° Collège pour les sujets français.

Politique d'autodétermination 1959-1962

Référendum sur l'autodétermination en Algérie 1961

Rejetant la politique d'intégration, le président Charles de Gaulle propose une politique d'autodétermination qui se traduit par un référendum tenu en métropole et en Algérie le 8 janvier 1961.
Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et concernant l'autodétermination des populations algériennes et l'organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l’autodétermination.

Sur les 23 665 444 suffrages exprimés, 74.99% est un oui, 25.01% est un non. 2.22% , du nombre d'inscrits, exprime un vote nul qui n'est pas comptabilisé et 8 533 520 inscrits s'abstiennent de voter 26.24% du nombre d'inscrits.

Proposition de partition de l'Algérie 1961
.Le Premier Ministre Michel Debré évoque la partition de l'Algérie, comme dernier recours, dans la déclaration à l'Assemblée nationale du 28 juin 1961. Il argumente sur la séparation en s'appuyant sur l'exemple d'autres partitions réussies faisant implicitement référence à Israël

 S'il devait arriver que toutes les voies raisonnables apparussent comme fermées il faudrait en tirer la leçon. Sur la carte sont déjà dessinées les portions de territoire où l'emporte la population d'origine européenne.

 Faute de la coopération et de l'association, la sécurité, non seulement de cette population mais aussi de celle de la population musulmane résolue à demeurer à nos côtés, ne serait alors assurée que par la séparation et une organisation autonome, le reste des habitants vivant désormais sans que la France ait à y pourvoir.

Une telle séparation ne serait point du tout un phénomène nouveau dans le monde et notre siècle en donne maints exemples. Il est même arrivé que ce soit au bénéfice de populations de religion musulmane et afin d'éviter qu'elles ne soient livrées à d'autres en qui elles ne pouvaient se confier, que des divisions géographiques ont été pratiquées et ont réussi.

 Le risque de sécession et de partage n'est pas notre fait. Si tous ceux qui parlent de l'Algérie avaient le même souci de son avenir que nous-mêmes, et comprenez que rien ne s'édifie sans la fraternité, alors l'affaire serait gagnée pour le plus grand bien de tous.

Les annonces de Paris ont des répercussions en Algérie, le FLN hostile à l'idée de partition organise une manifestation le 5 juillet 1961.

En août 1961, le député UNR Alain Peyrefitte émet à son tour la proposition d'une partition de l'Algérie. Hubert Beuve-Méry directeur du journal Le Monde publie le projet de Peyrefitte dans quatre éditions de son journal à la fin septembre 1961
 Le président Charles de Gaulle reçoit Alain Peyrefitte à l'Elysée le 19 novembre 1961 et lui commande un rapport sur sa proposition. Peyrefitte énumère quatre points:
 1. On regroupe entre Alger et Oran tous les Français de souche, avec tous les musulmans qui se sont engagés à nos côtés et veulent rester avec nous.
2. On transfère dans le reste de l'Algérie tous les musulmans qui préfèrent vivre dans une Algérie dirigée par le FLN.
3. On garde un libre accès au Sahara, qui doit devenir un territoire autonome par rapport aux deux premiers.
4. Tout le reste est négociable. On pourra partager Alger, comme Berlin ou Jérusalem , la Casbah d'un côté, Bab El-Oued de l'autre, une ligne de démarcation au milieu-

Ce à quoi le président de Gaulle lui répond révélant ainsi une partie du contenu de son entretien avec le Premier ministre d'Israël le 5 juin 1961
- En somme, vous voulez faire un Israël français. C'est ce à quoi voulait me pousser Ben Gourion, quand il est venu me voir. Mais il m'avait bien averti . Ça ne marchera que si vous envoyez en masse d'autres colons français, s'ils s'installent définitivement, et s'ils s'engagent comme soldats pour combattre.

 ...Vous imaginez ça , Les pieds-noirs veulent que notre armée les défende, mais ils n'ont jamais éprouvé le besoin de se défendre eux-mêmes , Vous les voyez se poster à leurs frontières pour prendre la relève de l'armée française...-

Il met fin à la conversation en rejetant définitivement la proposition dévoilant par la même occasion son anticolonialisme et son projet de rapatriement des colons européens

- Si nous suivons votre solution, nous dresserons la Terre entière contre nous. Le tiers-monde va se solidariser avec les Arabes. Nous aurons créé un nouvel Israël. Tous les cœurs, dans le monde arabe, en Asie, en Amérique latine, battront à l’unisson des Algériens.


Les Juifs ont une bonne raison , c'est sur cette terre qu'ils ont eu leurs racines, bien avant les Arabes,  et ils n'ont pas d'autre foyer national. En Algérie, les Arabes ont l'antériorité ,  tout ce que nous avons fait porte la tache ineffaçable du régime colonial ,  le foyer national des Français d'Algérie, c'est la France.
Des responsables nationalistes de l'OAS souhaitent négocier avec de Gaulle les modalités de la partition de l'Algérie, mais l'état-major de l'OAS refuse et fait exécuter deux chefs partitionistes; ce qui met fin au débat idéologique au sein de l'organisation


Négotiations préalables à l'indépendance 1962
Principales mouvances politiques 1830-1962
Colonialisme français

Une idéologie coloniale, dominante au XIXe siècle, conduit la France à se lancer dans l'aventure algérienne en mai 1830.


Extrémisme et Anti extrémisme français
.Au sortir de la seconde guerre mondiale, dans un contexte de guerre froide, faisant suite à l'émergence de deux blocs idéologiques  symboliquement séparés par un rideau de fer, se dessine une nouvelle tendance politique.

 Celle-ci se traduit par l'opposition et la confrontation violente de deux courants idéologiques et comparables, bien que paradoxalement opposés, chaque force se présentant comme antiextremiste et accusant l'autre respectivement de fasciste  ou de soviétique.

 Le premier terme est principalement employé par la gauche française et son aile la plus radicale regroupant les communistes et les syndicats ouvriers gravitant autour telle la C.G.T,  le second terme est usité par la faction de l'armée en accord avec et ou sous les ordres du général Maurice Challe,  par exemple dans l'appel lancé aux forces françaises d'Algérie lors du Putsch du 22 avril 1961. Au dogme anticommuniste des uns répond celui, antifasciste, des autres.


C'est à la clameur de  non au fascisme  ou les fascistes ne passeront pas , paraphrasant ainsi le fameux slogan des anarchistes contre les nationalistes soutenant Franco durant la guerre civile espagnole 1936-1939 No pasarán  , ils ne passeront pas-, que défilent les communistes et leurs alliés durant les manifestations métropolitaines à compter de 1958.


 Ces manifestations sont le plus souvent organisées en contre-manifestation ou réaction d'opposition face aux actions les plus spectaculaires et médiatisées des nationalistes Européens d'Alger et d'Oran, actions désapprouvées et qualifiées d’activisme.


 Le terme fasciste  est abondant dans la propagande communiste anti-gaulliste et anti-nationaliste de l'époque; ce qui n'empêche pourtant pas les communistes membres du Réseau Jeanson de soutenir les nationalistes algériens indigènes favorables à la création d'une Algérie indépendante contre leurs compatriotes nationalistes français colons favorables au maintien des départements d'Algérie française


C'est en tant que croisade anticommuniste et ambassade du Monde Libre que le célèbre officier parachutiste français Marcel Bigeard décrit la mission de l'Armée française durant l'opération de pacification  préconisée par le gouvernement et nommée Plan Challe


 Les termes équivoques employés de croisés  et Occident  renvoient par ailleurs à un conflit de civilisations celui des croisades lancées par le Monde chrétien contre le Monde musulman. Ainsi, lors d'une entrevue filmée dans le cadre de l'émission télévisée Cinq colonnes à la une du 2 octobre 1959 et ayant pour thème - L'Algérie des combats- filmée par Pierre Schoendoerffer, le colonel Bigeard déclare au journaliste Jean Lartéguy

 Nous faisons une guerre, pas pour nous, pas une guerre colonialiste, Bigeard n'a pas de chemise il montre son uniforme entrouvert mes officiers non plus. Nous nous battons ici pour eux, pour l'évolution, pour voir l'évolution de ces gens-là et cette guerre est à eux.

 Pour défendre leur liberté au même titre que, à mon avis, nous défendons la liberté de l'Occident. Nous sommes ici des ambassadeurs, des croisés; qui nous accrochons, pour que nous puissions continuer à parler, et avoir le droit de nous exprimer-

Bien que globale, comme l'atteste l'émergence du Maccarthisme en Amérique et la manifestation de la Théorie des dominos  en Asie, cette tendance s'applique particulièrement à la France métropolitaine et à l'Algérie française où elle s'illustre par de fréquentes et successives manifestations politiques dans les capitales parisienne et algérienne.

 Elle est aussi institutionnelle comme en témoigne la nature tripartiste de la IVe République. De cet état de fait politique découle les évènements historiques clés de l'Algérie française au XXe siècle tels que, la crise de mai 1958, la conduite gaulliste des affaires algériennes lui succédant, le putsch des Généraux en 1961 et son échec.
Loyalisme indigène
Dès le début de la conquête française une partie de la population indigène manifeste son soutien à la France.
Indépendantisme algérien

Refusant de se soumettre à l'autorité française se substituant à la régence ottomane d'Alger en 1830, l'émir berbère Abd el-Kader lance une guerre sainte Fatwa  contre les envahisseurs catholiques Européens le catholicisme étant alors la religion d'État en France.

Plus tard, en 1959, le terme équivoque mais explicite de Croisés  est employé par le colonel français Marcel Bigeard pour décrire le Plan Challe

Le Mouvement nationaliste algérien - et sa Némésis française - est issu de cette mouvance indépendantiste, présente dès la conquête de 1830 et que les campagnes de pacification dont était mandaté le général Bugeaud campagne de 1836 et campagne de 1841 était parvenue à marginaliser et à contenir jusqu'aux massacres de Sétif en mai 1945.

Mouvement nationaliste algérien 1936-1962
Naissance du mouvement national algérien

Au début du XXe siècle, plusieurs leaders algériens revendiquent à la France le droit à l'égalité ou à l'indépendance. Plusieurs partis vont être crées et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre le droit pour les algériens.

 Plusieurs penseurs algériens vont vilipender les plus importantes personnalités du régime colonial français. La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l'a été l'émir Khaled el-Hassani ben el-Hachemi en Égypte puis en Syrie.
Messali Hadj, fondateur de l’Étoile nord-africaine revendique publiquement l'indépendance de l'Algérie le 2 août 1936 à Alger
Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Messali Hadj, Ben Badis, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Omar Ouzeggane, etc., tous vont diverger entre-eux sur la question algérienne, cela provoquera l'émergence de plusieurs associations et partis algériens.

 Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, Association des oulémas musulmans algériens, association de l’Étoile nord-africaine, le parti Parti du peuple algérien, Amis du Manifeste des Libertés, Parti communiste algérien,

Le massacre du 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, jour de la signature de l'armistice en Europe, ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays à Sétif et dans le Constantinois, qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire.
 À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se retourne contre les Français  ,27 Européens sont tués, 103 trouveront la mort dans les jours suivants

900 musulmans seront tués par les emeutiers. La répression de l'armée française dans la région de Sétif sera faite par voie terrestre, aérienne et par bombardements navals. Le bilan varie selon les historiens entre 10000 et 45000 Algériens tués mais il est généralement estimé à plus d'une dizaine de millier.


La révolte algérienne de 1945 à 1954
Suite à la mort de Ben Badis en 1940, à l'emprisonnement de Messali Hadj et à l'interdiction du Parti du peuple algérien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques revendique après le statut de l'égalité ou de l'indépendance des Algériens en 1948.

 Aussi, l'Association des oulémas musulmans algériens fut interdite. C'est alors qu'apparut l'Organisation spéciale qui avait pour but de rassembler les armes pour organiser la lutte armée. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine Aït Ahmed prend la tête du mouvement et continua à œuvrer pour l'achat d'armes. La poste d'Oran fut attaquée par les membres de l'OS.

Ahmed Ben Bella prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une chaine d'arrestation est entamée par les autorités françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques nia toute relation avec l'Organisation spéciale pour arrêter les arrestations.

Le Comité révolutionnaire d'unité et d'action CRUA est fondé en mars 1954, il organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien MNA est fondé en juillet de la même année par les messalistes.
 Par la suite, le Front de libération nationale FLN est fondé en octobre 1954 émanant de CRUA. Le FLN et le MNA deviendront rivaux pour le contrôle du pouvoir de la révolution. Messali Hadj sera libéré de la prison en 1958 et il sera assigné à une résidence en France.

La Révolution algérienne 1954 à 1962
Mouvement libéral d'Algérie

Le Cartel libéral d'Algérie est constitué des fédérations algéroises de la S.F.I.O, représentée par Williams Lévy , du M.R.P. Ange Florès du Parti Socialiste Autonome Fernand Moschetti, de la Ligue des Droits de l'Homme Gérard Lévy-Valensiet de la Fédération des Libéraux Roger Albou.

 Son Secrétaire général est une figure médiatique, le pied-noir Pierre Popie , avocat d'Alger et un temps collaborateur au journal L'Effort algérien en tant que membre de l'Association de la Jeunesse Algérienne pour l'Action Sociale AJAAS qu'il a fondé en 1952.

 La mouvance libérale prônée par Maître Popie se veut une alternative amicale et fraternelle à l'affrontement des mouvements nationalistes qui s'opposent en Algérie. Le 2 décembre 1960, durant une entrevue télévisée pour l'émission Cinq colonnes à la une dont le thème est Qu'en pense Alger, il déclare souhaiter l'avènement d'une République algérienne  qu'il décrit comme un Etat.

 Interrogé sur les habitants du quartier européen d'Alger, nommé Bab el Oued, il ajoute je suis persuadé que nous arriverons à les persuader car pour eux il n'y a pas d'issue, l'Algérie colonie est morte il faut qu'ils se tournent vers l’avenir. Par ailleurs il remet en cause l'authenticité de la fraternisation entre Européens et musulmans le 18 mai 1958 sur le Forum d'Alger.


Assassinat de Pierre Popie 1961

Le corps sans vie de Maître Popie est retrouvé dans son cabinet le 25 janvier 1961, il a été poignardé de 14 coups de couteau.
 L'auteur de l'assassinat est Claude Peintre du FAF mouvement nationaliste qui a été dissout par les autorités d'Alger le mois précédent.

 Plusieurs thèses s'affrontent au sujet de l'affaire Popie, ainsi il a été dit que la victime était pressentie pour témoigner au procès des barricades contre son principal instigateur Pierre Lagaillarde, les deux jeunes hommes sont avocats à Alger et rivalisaient pour la direction de l'Union des Étudiants Européens - que Lagaillarde remporta, il a également été dit que la victime était un sympathisant du F.L.N. et du G.P.R.A., une autre source affirme que son  cabinet était une officine du renseignement gaulliste.

Mouvement nationaliste français 1956-1962
Organisation de la Résistance de l'Algérie 1956-1957

L'Organisation de la Résistance de l'Algérie française ORAFest un groupe de contre-terroristes européens, émanant de l'armée française en Algérie, qui est créé en 1956. Il est dédié à la lutte contre les attentats terroristes du FLN en employant les méthodes de la guerre non conventionnelle.

En représailles à l'attentat commis à Bab El-Oued, quartier européen d'Alger, par le FLN le 19 juillet 1956, le commando de Boudhries avait mitraillé des civils faisant un mort et trois blessés, un commando de l'ORAF place une bombe au 9 rue de Thèbes, à proximité du bain maure appartenant à Boudhries et situé dans le quartier Arabe de la Casbah d'Alger La déflagration provoque l'effondrement d'un immeuble du quartier et cause 15 morts et plusieurs blessés.

Le 16 janvier 1957 un attentat au bazooka est commis à l'état-major contre le général Raoul Salan, commandant de la 10e région militaire et commandant interarmées à Alger depuis décembre 1956. Salan absent en réchappe mais son chef de cabinet le commandant Rodier, assis dans son fauteuil, est tué.

 Les auteurs de l'attentat sont Philippe Castille et Michel Fechoz , le commanditaire, René Kovacs, un médecin algérois militant pour l'Algérie colonisée, et voulant remplacer Salan par le général René Cogny, réputé plus énergique. Castille et Frechoz sont interpellés et condamnés à 12 années de prison mais ils s’évadent. En 1961 ils rejoignent l'OAS et son chef Salan.

Une purge est opérée au sein des cadres de l'armée, des officiers sont alors mutés. L'enquête sur l'affaire du bazooka ne remonte pas très haut pour ne pas inquiéter les milieux gaullistes préparant le retour aux affaires du général de Gaulle et les actions de l'ORAF se font désormais plus discrètes.

Naissance du mouvement nationaliste 1958

La crise de mai 1958 fait naître chez des Européens d'Algérie la crainte d'une  politique d'abandon  de l'Algérie française; en retour de cette angoisse existentielle se cristallise un mouvement nationaliste d'envergure.

 Sa composition est hétérogène voire antagoniste avec des pro et anti-gaullistes et comprend divers courants issus de l'aile droite française dont l'Union pour le Salut et le Renouveau de l'Algérie ,U.S.R.A.F. du gaulliste Jacques Soustelle et le Comité de vigilance d'un second gaulliste,
 Léon Delbecque. Ce dernier représente 17 associations prônant le maintien de l'Algérie colonisée au rang desquelles on décompte d'anciens résistants gaullistes, des poujadistes, des royalistes, des radicaux moriciens, des Anciens combattants dont des musulmans loyalistes ou Harkis, des militants d'extrême droite, l'Association Générale des Étudiants d'Alger et Le Groupe des Sept .

 Les deux dernières composantes sont sous la direction de Pierre Lagaillarde un jeune avocat né en France mais qui a grandi en Algérie.
L'émeute des nationalistes se transforme en putsch le 13 mai 1958. Ceux-ci se décrivent comme des nationaux  mais la presse contemporaine métropolitaine, de gauche, les nomme les activistes ou ultras.

 Ces Français d'Algérie sont soutenus par une partie des officiers de l'armée française suite à une série de déconvenues politico-militaires gestion malheureuse de la guerre d'Indochine à laquelle ont participé des officiers tels que Raoul Salan et Marcel Bigeard...

... Et rembarquement des parachutistes de Jacques Massu bien que victorieux durant la crise de Suez dans un contexte de guerre froide avec une majorité gouvernementale de gauche, tous rejettent la conduite des affaires algériennes par les gouvernements successifs de la Quatrième République.

Insurrection 1960
La semaine des barricades en janvier 1960 marque un échelon supplémentaire dans l'insurrection des nationaux. Une conséquence de cet évènement est la création de l'OAS en décembre 1960.

Front Algérie Française 1960

Le Front Algérie colonisée, FAF est un mouvement politique en faveur du maintien de l’Algérie créé le 16 juin 1960 à Alger, à la suite de la semaine des barricades, sous la présidence du député et Harki Saïd Boualam.

Le 13 décembre 1960 au soir, Jean Morin, délégué du gouvernement, annonce la dissolution du FAF et des associations d'étudiants gravitantes autour.

Attentats 1961-1962

Les commandos Delta de l'OAS ont appliqué la tactique de leurs adversaires révolutionnaires en perpétrant des attentats contre tous rebelles , intellectuels, politiques ou sympathisants de la cause indépendantiste les porteur de valises.

 La branche française  de l'OAS responsable de l'attentat manqué contre André Malraux ayant par accident entraîné la cécité d'une fillette a contribué à isoler l'OAS et à la priver du soutien du reste de la population.
Politique de la terre brûlée 1962

Aux derniers jours précédents les accords d'Évian, et alors que débutait le rapatriement vers la France parfois l'exode des algériens de souche européenne, les commandos Delta tentèrent d'effacer toutes traces de la présence coloniale, en détruisant des objectifs tels que le port d'Alger.


Défense
Algérie
Armée d'expédition 1830

L'armée d'expédition qui participe à la Guerre d'Alger  en 1830 est un corps expéditionnaire commandé par le général Bourmont et offre un effectif de 37,639 hommes disposant de 3,853 chevaux et 70 bouches à feu de gros calibre.

La flotte est aux ordres de l'amiral Duperré et présente un total de 644 bâtiments dont 107 appartenant à la Marine royale.

Garde nationale 1831

Un bataillon de la Garde nationale comprenant 500 hommes est créé à Alger en 1831 lors de l'expédition de Blida. Il est habillé, armé et équipé comme celui de France. Il est composé d'Européens domiciliés à Alger et placé sous le commandement d'un négociant en vin qui est un ancien officier français de la Grande Armée.

Armée d'occupation

En 1831 l'armée d'occupation est de 749 officiers.
Base de Mers el-Kébir

Après la Seconde Guerre mondiale, la France utilise sa base navale à Mers-el-Kébir comme base de soutien pour ses essais atomiques. Les accords d'Évian du 18 mars 1962, qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie en mettant fin à l'Algérie française, autorisent la France à conserver sa base durant 15 ans, mais la France se retire au bout de cinq années seulement.
 Déclaration générale du 19 mars 1962 relative à l'Algérie,  Chapitre III. Du règlement des questions militaires 
 L'Algérie concède à bail à la France l'utilisation de la base de Mers-el-Kébir pour une période de quinze ans, renouvelable par accord entre les deux pays.

Sahara

Unités sahariennes coloniales 1894-1962
Les unités sahariennes furent des unités de l'armée française affectées au Sahara. Elles furent dissoutes suites aux Accords d'Évian, en 1962.

Compagnies méharistes sahariennes 1902-1962
.Unités de l'armée française destinées à contrôler les territoires du Sahara
Compagnies des Oasis sahariennes 1902-1962
Corps spécial de l'armée française et composé de musulmans,  il est créé par décret le 1er avril 1902.
Installations militaires du Sahara 1957-1965
Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux
Colomb-Béchar héberge le Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux  -C.I.E.E.S-
Centre Saharien d'Expérimentations Militaires
Reggane héberge le Centre Saharien d'Expérimentations Militaires -C.S.E.M-
Centre d'Expérimentations Militaires des Oasis
In Ekker héberge le Centre d'Expérimentations Militaires des Oasis -C.E.M.O-
Contrat de bail -1962-1965-

Le Sahara a été le lieu des premiers essais nucléaires français avec 4 tirs aériens et 13 tirs en galerie dans le massif du Hoggar entre 1960 et 1966. Ces installations spéciales bénéficient d'un sursis de la présence française en Algérie une fois la République algérienne proclamée.

 Ce sursis est légalement établis par le biais de clauses annexes aux Accords d'Évian mettant fin à l'Algérie française en 1962/

 Déclaration générale du 19 mars 1962 relative à l'Algérie, Chapitre III. Du règlement des questions militaires -
 L'Algérie concède à bail à la France l'utilisation de la base de Mers-el-Kébir pour une période de quinze ans, renouvelable par accord entre les deux pays -

 L'Algérie concède également à la France l'utilisation de certains aérodromes, terrains, sites et installations militaires qui lui sont nécessaires-

Administration
Sièges des institutions locales

Le Gouvernement Général d'Algérie G.G., immeuble monumental de 600 bureaux et de salles de réunions, centralisent les services généraux de l'Algérie . Cet édifice en forme de H est bâti entre 1929 et 1934, avec aménagements postérieurs jusqu'en 1955, à Alger boulevard Laferrière, rue Berthèse, rue Saint-Augustin et boulevard du Maréchal Foch, par l'Entreprise Perret Frères selon les plans de l'architecte Jacques Guiauchain et couvre une superficie supérieure à 4400m.

Le bâtiment principal est surmonté d'un large balcon à deux étages donnant sur la cour intérieure adjacente au boulevard Lafferière et faisant face au Forum , place Clemenceau.

Sa valeur hautement symbolique lui vaut d'être le siège d'un premier putsch d'Alger le 13 mai 1958 à l'occasion duquel est proclamé le Comité de Salut Public présidé par le général Jacques Massu, puis d'un second, nommé putsch des Généraux, le 23 avril 1961, sous la conduite des généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller.

C'est également de ce balcon qu'est prononcée la phrase historique du président du Conseil Charles de Gaulle -Je vous ai compris -, introduction de son discours au peuple Algérien le 4 juin 1958
En plus du G.G., la capitale Alger héberge l'Assemblée d'Algérie.

Institutions
L'Algérie sera d'abord placée sous la responsabilité de commandants militaires, assistés d'administrateurs civils dont l'un des premiers d'entre eux le Baron André Pichon , nommé en 1831, conseiller d'état, qui posa les premières assises de la législation algérienne.
Une ordonnance de 1845 divisa l’Algérie en trois provinces Alger, Oran, Constantine, beyliks ottomans récemment conquis, chacune divisée en territoire civil, territoire mixte et territoire arabe.

Le premier, officiellement pacifié, était administré à la française par des fonctionnaires civils  les deux autres étaient administrés par des officiers et les indigènes y gardaient leurs lois.

Puis les trois provinces substituèrent rapidement le 9 décembre 1848 à des départements français, subdivisés sur le modèle français, en arrondissements et communes, dont loi du 24 décembre 1902 fixa les limites définitives.
Tandis que le sud algérien non départementalisé forma 6 territoires qui furent regroupés au sein des Territoires du Sud en 1902, leurs nombres furent réduits à 4 en 1905.

À partir de 1955, le nombre de départements s'accrut passant à 4, puis à 18 deux ans plus tard ,avec le remplacement des Territoires du Sud  par deux départements sahariens , et 21 un an après, pour retombé à 18 la veille de l'indépendance en 1962.

L’organisation communale française fut transposée pour la première fois, dans la zone civile, par l’ordonnance du 28 septembre 1847. Mais, à la différence de ce qui se passait en France, les maires et les conseillers municipaux étaient nommés et non élus.

Parallèlement à l’expansion de la zone civile au nord de l’Algérie, le mouvement municipal se développa et donna naissance à deux types de commune.


 Les communes de plein exercice C.P.E territoire ou la population européenne était assez nombreuse pour pouvoir gérer elle même ses affaires.

 Les communes mixtes ,  C.M, territoires ou la population européenne installée n’était pas assez compacte et dense pour former une C.P.E.

 les communes indigènes, formées de tribus dans lesquelles l'élément européen n'a pas encore pénétré. Elles sont administrées par des commissions mi-parties indigènes et mi-parties européennes fonctionnant sous la surveillance de généraux de brigade. Ces communes indigènes sont toutes en territoire militaire

Cette organisation municipale révélait bien le sens de l’assimilation administrative qui s’opérait en fonction et au profit de l’élément européen. Ce système demeura à peu près sans changement de 1870 à 1956. Ainsi l'institution communale coloniale présentait une physionomie toute spéciale.


La présence de deux populations distinctes européenne et musulmane, inspirait non seulement deux types d’administration communale, mais aussi deux types de structures infra communales, plus réduites .
Les centres de colonisation, administrés par un adjoint spécial européen.
Les douars qui avaient à leurs têtes un adjoint indigène. Un ensemble de plusieurs douars constitue une ferka, administrée par un cheikh. Un certain nombre de ferkas composent la tribu, à la tête de laquelle est un Caïd.

 Les tribus se groupent en aghaliks, ayant pour chef un agha.

Ce qui expliquait parfois la présence côte-à-côte de deux communes homonymes, mais ayant un statut différent l'une de l'autre, comme à Aïn Témouchent.

Ministère de l'Algérie et Ministère du Sahara
A partir de 1957, il existe un Ministre du Sahara différent du Ministre de l'Algérie.

Citoyenneté et droits civiques en Algérie
Citoyenneté et Nationalité françaises
En Algérie française il existe une distinction entre citoyenneté et nationalité française.

Ordonnance royale du 24 février 1834

Suite à la Conquête de 1830, l'Algérie est officiellement annexée à la France en 1834, de fait les Indigènes musulmans et juifs deviennent sujets français puisque  placés sous la souveraineté directe et immédiate de la France, ils sont dans l’impossibilité de pouvoir en aucun cas revendiquer le bénéfice ou l’appui d’une autre nationalité, d’où il suit nécessairement que la qualité de Français pouvait seule désormais être la base et la règle de leur condition civile et sociale .


Décret impérial du 21 avril 1866
Suite au Sénatus-consulte du 14 juillet 1865 sur l'état des Personnes et la Naturalisation en Algérie inspiré par le saint-simonien Ismayl Urbain, Napoléon III décrète que les trois millions de musulmans, les 250 000 Etrangers justifiant de trois années de résidence en Algérie, ainsi que les 30 000  israélites peuvent demander à jouir des droits de citoyen français  et à bénéficier de la qualité de citoyen français.

Décret Crémieux du 24 octobre 1870
Le 24 octobre 1870, le décret Crémieux est promulgué attribuant la citoyenneté française aux 37 000 juifs d'Algérie, tout en leur retirant d'office leur statut civil religieux particulier, et les soumet au service militaire généralisé comme tous les autres citoyens français.

 Les  musulmans sont astreints pour leur part à un service militaire de deux ans c'est-à-dire d'une durée plus longue et pour un solde moindre Les lobbies  colonialistes n'eurent de cesse de demander l'abrogation du décret Crémieux, jusqu'à ce qu'ils l'obtiennent enfin de Pétain en 1940.


 C'est eux qui se déclarèrent indignés de l'inégalité ainsi créée entre juifs et Arabes. Et la meilleure preuve du caractère décolonisateur du décret Crémieux, c'est qu'il allait être invoqué, après la guerre de 1914-1918, par les patriotes algériens, comme l'émir Khaled el-Hassani ben el-Hachemi petit-fils de l'émir Abd el-Kader, Messali Hadj, Ferhat Abbas et Ben Badis, pour obtenir l'égalité politique.

Ajoutons qu'à la même époque les leaders des citoyens français juifs, comme les professeurs Henri Aboulker et Raymond Bénichou, ainsi que le docteur Loufrani allaient revendiquer l'égalité de vote pour les indigènes musulmans, et créer, à cet effet, l'association des Croyants monothéistes, avec le cheikh El-Okbi des oulémas algériens, et d'autres Algériens chrétiens, juifs ou musulmans.


Code de l'indigénat

Le Code de l'indigénat est adopté le 28 juin 1881 , ce code distinguait deux catégories de citoyens , les citoyens français de souche européenne et les sujets français, c'est-à- dire les Africains , les Malgaches, les Algériens, les Caribéens, les Mélanésiens.

Les sujets français soumis au Code de l'indigénat étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits politiques , ils ne conservaient au plan civil que leur statut personnel, d'origine religieuse ou coutumière.
À partir de 1881, surtout en Kabylie, le Code de l'indigénat imposera une arabisation forcée des patronymes aux populations locales qui jusqu'à cette époque portaient encore pour certains des noms à consonance latine. Les noms patronymiques des Algériens d’aujourd’hui ne sont donc pas ceux de leurs ancêtres dans une proportion de plus des trois-quarts.

Le Code était assorti de toutes sortes d'interdictions dont les délits étaient passibles d'emprisonnement ou de déportation. Après la loi du 7 mai 1946, loi Lamine Gueye abolissant le Code de l'indigénat, les autochtones Nouvelle-Calédonie, Madagascar, Algérie, etc. purent à nouveau circuler librement, de jour comme de nuit, et récupérer le droit de résider où ils voulaient et de travailler librement.

 Cependant, les autorités françaises réussirent à faire perdurer le Code de l'indigénat en Algérie jusqu'à l'indépendance 1962 en maintenant le statut musulman et en appliquant par exemple le principe de responsabilité collective qui consistait à punir tout un village pour l'infraction d'un seul de ses membres.

Loi du 23 mars 1882
Elle crée l'état civil algérien, après plusieurs tentatives infructueuses en 1854 et 1873


Situation au XXe siècle

La France a fait venir des colons pour exploiter les terres afin de lancer la machine économique de l’empire français et d’envoyer outre méditerranée des éléments sociaux potentiellement dangereux pour l’ordre social.

 Les indigènes de culture musulmane ou issus de cette culture étaient sous le régime de l’indigénat et pouvaient en théorie accéder à la citoyenneté française en renonçant à leurs traditions.
 Patrick Weil, directeur de recherches au CNRS, note toutefois que le musulman algérien, originaire d’un département français, était juridiquement inférieur à un étranger dans la mesure où il était soumis à une procédure beaucoup plus complexe pour obtenir le statut de citoyen français.

Souvent répartis dans des zones pauvres, nombreux sont ceux qui sont devenus ouvriers agricoles dans de grandes exploitations créées par les colons dans des zones gagnées sur les marécages autour de la région de Bône ou dans l’algérois et en Oranie.

 En marge de la société, ils avaient rarement accès à l’enseignement. Leur culture et leurs langues étaient opprimées, les écoles indigènes ont été supprimées au profit d’écoles françaises en nombre très insuffisant. En 1929, 6 % seulement des enfants indigènes  allaient à l’école primaire.


Les colons et certains immigrés français purent dominer la société algérienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l’administration, l’enseignement et l’affichage.

 Selon le géographe Yves Lacoste, en Algérie ont été soigneusement oubliés non seulement les principes de laïcité de la IIIe République, mais surtout les lois sur l’instruction primaire obligatoire qui, dans l’intérêt même de la colonisation, auraient été des plus utiles pour essayer de franciser la population indigène


 L’application de ces lois se heurta non pas au refus des musulmans, mais à celui des  pieds-noirs , les citoyens français d’Algérie venus pour une grande part d’Espagne et d’Italie qui, jusqu’aux années 1950 et en fait jusqu’à la guerre d’Algérie, s’opposèrent par tous les moyens à l’ouverture d’écoles pour les Arabes.

 Le but d’une telle obstruction, proclamé sans vergogne dans la presse, était que les musulmans n’apprennent pas le français, qu’ils ne puissent pas lire de livres qui leur donneraient des idées subversives, et aussi qu’ils ne puissent pas prétendre à des fonctions que les Français entendaient se réserver L'administration coloniale a supprimé toutes les écoles indigènes pour les remplacer par des écoles françaises en nombre insuffisant.

Durant l'entre deux guerres, le gouverneur général Charles Jonnart crée plusieurs réformes, en faveur des algériens musulmans, qui sont adoptées sous la loi du 4 février 1919, aussi appelée loi Jonnart
En 1930, le gouvernement colonial célébra avec faste le Centenaire de l’ Algérie colonisée . Bien que la France disposait d’écoles, et de services publics efficaces, la majorité des Algériens étaient pratiquement dépourvus de toutes garanties sociales ou juridiques et constituaient une population presque sans droits.

En 1936, le projet de loi Blum-Viollette, pour l'octroi de droits politiques à certains musulmans, est présenté mais il sera refusé à l'unanimité lors du congrès d'Alger du 14 janvier 1937.


Justices
Il n'y a pas un système judiciaire en Algérie  mais trois systèmes indépendants qui coexistent et sont pertinents en fonction de la confession des intéressés.

Justice entre Européens

En 1835, la justice entre Européens est administrée à Alger par une cour de justice, un tribunal de police correctionnelle et une justice de paix. Les affaires criminelles entre Français sont instruites par la cour de justice mais les prévenus sont renvoyés en France pour y être jugé

Tribunaux musulmans
Les tribunaux musulmans continuent de juger d'après le Coran -comme au temps de la régence d'Alger- les procès des Maures et des Arabes entre eux.

Tribunal israélite

Il connait en dernier ressort des causes entre Juifs, tant au civil qu'au criminel,  il est composé de quatre membres.
Population et société

Composition

Indigènes, Musulmans et Israélites
En 1830, suite à la prise d'Alger, les Français mettent fin à l'autorité Ottomane et expulsent les 10 000 Turcs de la place y compris l'Hussein Dey qui avait offensé le consul Pierre Deval dans l'Affaire de l'éventail. Ils les reconduisent au port Ottoman de Smyrne


La population algérienne musulmane du XIXe siècle est hétérogène,  les Français distinguent trois principales ethnies qu'ils nomment  types Algériens, les Kabyles ou Berbères, les Arabes et Arabes Bédouins et les Maures et Mauresques. Les minorités ethniques sont distinctes et comprennent les Kroumirs, Mozabites, Nègres et Négresses et Oued Nails.
La quatrième principale ethnie indigène est celle des Juifs ou Israélites.
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Européens,  Français et Etrangers
Démographie
XIXe siècle

Dans son Atlas National Illustré , Région du Sud, N°87 , l'ingénieur géographe Victor Levasseur publie les statistiques sur la population de l’Algérie, colonie française.

 La Population Totale de l'Algérie peut-être évaluée à 5 millions d'habitants. Voici d'après les recherches officielles mais très incomplètes le chiffre de la Population au 31 Mars 1849. La population totale est divisée en deux parties distinctes /
 La Population Indigène  2 598 517 habitants, qui incluent les musulmans et les israélites
 Les Européens  117 366 habitants, qui incluent les Français et les étrangers dont le tableau ci-dessous donne la répartition précise


XXe siècle
Durant le XXe siècle, l'estimation précise de la population est inconnue selon l'INSEE La statistique coloniale en Algérie 1830-1962.

Au cour du XXe siècle, Alger devient la deuxième ville française en terme d'habitants.


Langues
La langue officielle est le français.

Religions

De sa conquête en 1830 à la loi sur la laïcité en 1905, la religion officielle de l'Algérie  est le catholicisme. La loi de séparation des Églises et de l'État est proclamée par la Troisième République le 9 décembre 1905.
Les trois principales religions coexistantes en Algérie française sont l'islam, le catholicisme et judaïsme.

Islam en Algérie

L'islam est introduit par la Conquête musulmane du Maghreb au VIIe siècle; il est la religion de la majorité indigène musulmane.

Catholicisme en Algérie

La religion catholique est introduite en Algérie au VIe siècle par l'Empire romain d'Orient jusqu'à la conquête musulmane de l'Algérie.

 Le catholicisme est réintroduit par l'Empire colonial espagnol dans les présides d'Alger 1510-1529, Bougie 1510-1554, Mers El-Kébir 1508-708, 1732-1792 et Oran 1509-1708, 1732-1792 jusqu'à la conquête de l'Algérie par l'Empire ottoman du XVIe au XVIIIe siècle.

Le catholicisme est réintroduit au XIXe siècle par la conquête française de l'Algérie,  il est la religion majoritaire des colons européens et la religion d'État en France jusqu'en 1905, année de la Loi de séparation des Églises et de l'État.


Missionnaires du Sahara

En 1867, le père Charles Martial Lavigerie devient archevêque d'Alger, l'année suivante il fonde la Société des missionnaires d'Afrique et entreprend une entreprise d'évangélisation des indigènes. La Préfecture apostolique du Sahara et du Soudan est créée la même année 1868, elle change de nom en 1891 pour devenir le Vicariat apostolique du Sahara.

Ermitage du Sahara 1901-1916

En 1901, le Père de Foucauld, militaire alsacien, quitte sa communauté pour vivre en ermite à Béni-Abbés, une oasis située sur la rive gauche de la Saoura au sud de l'Oranie dans le Sahara occidental.

 En 1910 il construit un ermitage sur le plateau de l'Asskrem à 2780m, dans le Hoggar , situé à 80km de Tamanrasset, et y vit en étudiant la culture traditionnelle et le langage des touaregs jusqu'au 1er décembre 1916 où il est assassiné à sa porte par des maraudeurs liés au bédouin Sanūsiyya, il a alors 58 ans.

 Sa vie et ses écrits inspire une nouvelle congrégation catholique, les Petits Frères de Jésus  qui prends racine à Daïra d'El Abiodh Sidi Cheikh et est formée en 1933 par cinq séminaristes français assistés de Louis Massignon. Le 13 novembre 2005, Charles de Foucauld est béatifié par le pape Benoît XVI.


Judaïsme en Algérie

Le judaïsme est la religion de la minorité indigène israélite.
Éducation
À la fin du XIXe siècle, Jules Ferry a rendu l'école laïque, obligatoire et gratuite en France. Depuis la réforme Berthouin en 1959, l’instruction est obligatoire de six à seize ans.

Médias
Journaux
Le Nador, L'Écho d'Oran, le Tlémcénin, l'Écho de l'Atlas, Le Courrier d'Afrique, la France algérienne, l'Africain, l'Indépendant de Constantine


Censure
La censure est présente en Algérie française en différentes époques, elle se manifeste des 1846 comme en témoigne L'Ami de la religion, Volume 130
 La France Algérienne, qui avait toujours défendu M. Bugeaud avec le plus grand zèle contre les attaques de la presse parisienne, et qui, naguère encore, soutenait contre le Courrier d'Afrique et les autres journaux d'Alger victimes de la censure, que les journaux de la colonie étaient parfaitement libres, vient de suspendre ses publications.

 Voici le motif de sa détermination. Dans l'état d'incertitude où se trouve placée la presse en Algérie, dont les droits à l'existence légale n'ont pas de limites arrêtées, nous ne pouvons, au moment d'une lutte qui commence, justifier le titre que nous avons pris sérieusement de Journal du Commerce et de la Colonisation.

 En conséquence, la France Algérienne suspend sa publication jusqu'à ce que le gouvernement ait accordé la liberté de la presse en Algérie, ou un règlement qui lui trace régulièrement la conduite qu'elle doit tenir.
 Son rédacteur en chef va se rendre à Paris pour y solliciter avec ardeur et par tous les moyens légaux la prompte exécution de ces mesures-


Patrimoine culturel
L'Algérie dans l'art et la littérature
Remarque historiographique 1954-1962

Les archives officielles ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs. Une loi devrait permettre en France l'accès aux archives classifiées secret défense  postérieure à 1948 à l'horizon 2012, malgré la proposition d'un amendement par le sénat français visant à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces susceptibles de porter atteinte à la vie privée.
 Cet amendement vivement critiqué par les historiens amène le Parlement français à se prononcer à nouveau pour un délais réduit à cinquante ans, texte qui doit à nouveau passer au Sénat

En 1954, l’Algérie compte huit millions d´autochtones et un million de Français  , Pieds-Noirs et Juifs d'Algérie naturalisés. Elle est composée de 4 départements .

À partir de 1954, le combat armé pour l’indépendance de l’Algérie, se traduit par des exactions répétées contre les populations civiles qu'elles fussent d’origine musulmane, européenne ou juive.

 Il s'ensuit une guérilla, des maquis et des affrontements avec l’armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés Harkis. Le FLN organise son combat sur deux fronts.

 Sur le plan interne il met en place une résistance à travers sa branche armée l’ALN, tandis que sur le front diplomatique, il chapeaute ses activités sous la bannière du GPRA, qui orchestre une campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algérienne ,  il réussit en 1958 à introduire pour la première fois dans l’agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne.

 Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine , Madagascar, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Afrique-Équatoriale et l’Afrique occidentale .

 Le cas de l’Algérie se différencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens dits du Premier Collège les Pieds-Noirs, dont certains, les Juifs d'Algérie et de huit millions de citoyens du Deuxième Collège dit les musulmans, avant l'arrivée du général de Gaulle.

 Ce dernier négociera directement avec les chefs du FLN dans les Accords d'Évian et le général de Gaulle organise le référendum pour l'indépendance de l'Algérie. Cette fois-ci les algériens voteront pour l'indépendance de l'Algérie tandis que la consigne de boycott du scrutin était bien appliquée par les Algériens d'origine européenne.

Le bilan de la guerre d’Algérie fait état de 25 000 tués chez les soldats français et 2 000 morts de la légion étrangère, quelque quatre milliers de disparus, et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures.

 Environ 450 000 Algériens sont morts durant le conflit les historiens algériens avancent le chiffre de 1,5 million de morts, mais c’est sans compter les 8 000 villages incendiés, un million d’hectares de forêts incendiés avec le napalm...


...2,1 millions de musulmans déplacés dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis disparus au lendemain de la proclamation de l'indépendance par les combattants algériens. C'est sans compter non plus la torture pendant la guerre d'Algérie
Les évènements de la guerre d'Algérie, la déclaration d'indépendance - qui déclenche la décolonisation - le climat de violence générale qui régnait dans les derniers mois de la guerre ou encore des évènements traumatisants comme la fusillade de la rue d'Isly...

 ...Amèneront la plupart des pieds-noirs à quitter le pays , sur plus d'un million deux cent mille, cent cinquante mille partent avant 1962, six cent cinquante et un mille au cours de cette année. L'histoire des deux-cent mille pieds noirs encore présent après 1962 reste à écrire, selon un historien.

Faits importants du conflit 1954-1962
Le terme de Révolution algérienne est utilisé en Algérie pour désigner ce que la France appelle la Guerre d'Algérie et appelait officiellement évènements d'Algérie jusqu'en 1999 Ensuite, un vaste mouvement de révoltes s'enchaine par les années dans le territoire.
Par la suite après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis imposent aux Européens de se retirer de toutes les colonies dans le Plan Marshall. Cela débouche par l'indépendance de l'Algérie ont été émis en janvier 1944

 Lors du XXe siècle, 75% des Algériens n'étaient pas scolarisés. La majorité de la population était au chômage. Les colons faisaient leurs affaires. L'Algérien était sujet de la France et non un citoyen français .

 L'action armée va venir du CRUA Mohamed Boudiaf, Mostefa Ben Boulaïd, etc. Le déclenchement de la révolution algérienne a été décidé dans la Casbah d'Alger et à Batna sous la présidence du Batnéen Mostefa Ben Boulaïd dans la réunion des 22 cadres du Comité révolutionnaire d'unité et d'action CRUA. Le CRUA se transformera en Front de libération nationale FLN.

 Les six chefs du FLN qui ont fait le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954,  Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Mourad Didouche, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Larbi Ben M'hidi.
La Déclaration du 1er novembre 1954 est émise par radio depuis Tunis.
Dans la nuit du 1er novembre 1954, la caserne de la ville de Batna est attaquée par les moudjahidines. Cette nuit sera appelée par les historiens français, Toussaint rouge. Un caïd et deux enseignants français vont être abattus sur la route de Biskra et Arris. Des attentats sont enregistrés dans les trois districts,  Batna, Biskra, Khenchela et le reste du pays.

 François Mitterrand va déclarer que la France est pour les français. Et il déclenche une vraie machine de guerre dans les Aurès. Au départ, il y avait juste 500 hommes de l'ALN Armée de libération nationale. Après quelques mois, ils seront plus de 15 000 hommes à défier l'autorité française.

100 000 soldats français sont affectés dans les Aurès et plus tard ils seront plus de 400 000 en Algérie. Le général Cherriere donne l'ordre de faire le ratissage des Aurès. Il croit gagner, mais il va subir une grosse défaite
Le massacre de Skikda, ex philippevillois ou Skikda, la mort d'une centaine de manifestants algériens, le 20 au 26 du mois aout 1955.

 1955, à l'Assemblée générale de l'O.N.U, l'inscription est à l'ordre du jour de l'affaire algérienne.
 Il y a eu la mort de Mostefa Ben Boulaïd, de Zighout Youcef, etc. Plusieurs chefs sont emprisonnés
  Beaucoup d'intellectuels français vont aider le FLN. Maurice Audin fut torturé et tué par les services français
 Frantz Fanon s'engage auprès de la résistance algérienne et a des contacts avec certains officiers de l’ALN, Armée de libération nationale et avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier.

  Il donne sa démission de médecin-chef de l'hôpital de Blida-Joinville en novembre 1956 au gouverneur Robert Lacoste, puis est expulsé d'Algérie en janvier 1957.


 Après la condamnation de Larbi Ben M'hidi et après le déroulement du Congrès de La Soummam, Le F.L.N intègre les dirigeants du mouvement national algérien M.N.A. Plusieurs partis algériens adhère à la cause du F.L.N.

 Le Front de libération nationale FLN et l'Armée française tiennent le même langage Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous  La guerre éclate entre les chefs kabyles Krim Belkacem, Ouamrane, etc. et les chefs chaouis et aussi entre les chefs chaouis des Aurès et les chefs chaouis de Nemencha.

 Abdelhai et Abbès Leghrour seront condamnés à mort par les partisans du Congrès de La Soummam et le Comité de coordination et d'exécution C.C.E. Il y a aura aussi un conflit entre les hommes du Sud algérien et les dirigeants kabyles

La Tunisie va être le théâtre d'affrontement entre les différents chefs. Le président Bourguiba devait intervenir pour pacifier les choses.
Les Aurès, le Constantinois, l'Ouest de l'Algérie, la Kabylie, ils seront les zones les plus cruciales de la révolution contenue du point stratégique et logistique de chaque région.
 Le Maroc aussi va jouer un rôle important dans l'histoire de la guerre d'Algérie, notamment lors du passage des armes et des réunions du F.L.N et l'hébergement des troupes militaires algérienne.
Les deux pays le Maroc et la Tunisie sont sous protécorat français, Ces derniers hébergeront les deux armées de l'ALN aux frontières ainsi plusieurs chefs du FLN comme Ferhat Abbas contesteront leurs rôles.

 L'armée française fait construire le barrage de la mort, 320 km de long, 7000 volts, un poste de contrôle chaque 15 km, des milliers de mine terrestre, etc., pour empêcher le passage des armes dans les Aurès et dans tout l'est de l'Algérie. Mais les éléments de l'ALN Armée de libération nationale vont déjouer toute la stratégie militaire française.

 Les villes population algérienne seront sous le contrôle de l'Armée de libération algérienne. La bataille d'Alger fera la une de la presse internationale et interne. Le conflit est porté jusqu'à L'ONU. Aussi, il y aura plusieurs grèves et manifestations dans les villes. Les protestations ont été organisées par le FLN.

 Le colonel Amirouche Aït Hamouda fera un massacre dans les Aurès en voulant intervenir pour l'unification des zones des Aurès L'Aurès fut le lieu de passage des armes vers l'intérieur du pays.

  Le colonel Amirouche Aït Hamouda réussira à faire passer les armes, qui provenaient d'Égypte en passant par la frontière de Tunisie et de l'Algérie. Il franchira les Aurès pour rejoindre la Kabylie.

Une vingtaine de chaouis vont être du voyage, mais à la fin, ils abandonneront les troupes du colonel Amirouche pour revenir aux Aurès. Krim Belkacem voulait contrôler la région des Aurès pour établir l'union des forces.

  Et les hommes de Ben Bella et d’Abdelhafid Boussouf, eux aussi désiraient avoir le pied dans les Aurès.

   Au même moment, la France connaitra sa crise interne jusqu'à l'arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle à cause de la situation en Algérie.
  Les ultras européens veulent garder l'Algérie française. Mai 1958 verra, suite à l´exécution de trois prisonniers par le FLN, un putsch populaire des Européens d´Alger en réaction à l´incapacité du gouvernement français à terminer les Opérations.
 La prise du Gouvernement Général par les manifestants sera suivie des journées de fraternisation entre civils européens et Français musulmans dans les villes algériennes.

  L'Armée française décide de créer les zones interdites sous contrôle des SAS , sections administratives spécialisées,  et entame une lutte contre les Djounoudes maquisards au sein de la population locale, dans les villes, dans les villages, dans les douars et sur tous les territoires sensibles au FLN. de l'Algérie.

 Les SAS. ont pour rôle de manier la carotte et le bâton puisqu´ils servent aussi la population en servant souvent de médecins et parfois de maitres d´école.
  Les bombardements massifs, les tueries, les massacres, la torture, les viols, tous les actes de crime torture pendant la guerre d'Algérie ont été employés dans cette guerre.

 Plusieurs attentats seront organisés par l'ALN dans les villes et les villages, dans les zones interdites et dans les zones montagneuses des Aurès.

 Le CCE Comité de coordination et d'exécution est devenu plus large par ses membres et décide de garder le cap sur les objectifs militaires et ainsi que la primauté de l'intérieur par rapport à l'extérieur. Une grande crise se développe entre les membres du Comité de coordination et d'exécution.

 Selon Yves Courrière, Abane Ramdane s'opposera sévèrement contre les militaires. Il choisira de faire le maquis, il désignera un homme de l'Aurès Hadj Ali pour renverser le CCE à Tunis. Mais, Abane Ramdane sera condamné à la prison au Maroc par le CCE.
 Plus tard, il sera tué au Maroc, mais les souces de F.L.N diront qu'il aurait été tué lors d'un accrochage contre l'Armée française.

  Le général Charles de Gaulle à la tête du pouvoir français engage une lutte contre les éléments de l'armée de libération nationale algérienne et il apporte les réformes tant attendues pour donner tous les droits aux Algériens.

 Albert Camus, natif d'Algérie, fut un défenseur des droits Algériens
  L'Armée française élimine presque tous les réseaux de l'Armée de libération nationale en Kabylie et dans quelques régions sensibles dans l'opération jumelle.

 Les colonels Amirouche Aït Hamouda et Si El Haouès sont tués lors d'un accrochage avec les éléments de l'Armée française. Le FLN appelle les éléments de son armée à tenir jusqu'au bout.

 Dès 1956, Jean-Paul Sartre et la revue Les Temps modernes prennent parti contre l'idée d'une Algérie française et soutiennent le désir d'indépendance du peuple algérien.

  Sartre s'élève contre la torture revendique la liberté pour les peuples de décider de leur sort, analyse la violence comme une gangrène, produit du colonialisme En 1960, lors du procès des réseaux de soutien au FLN, il se déclare porteur de valises  du FLN.

 Cette prise de position n'est pas sans danger, son appartement sera plastiqué deux fois par l'OAS et Les Temps modernes saisis cinq fois.

La Délégation des principaux dirigeants du FLN Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella sont arrêtés suite au détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire Égypte.

 En 1959, Messali Hadj sort de prison, il est assigné à une résidence surveillée en France
Les Algériens en France organisent des attentats et des manifestations en France en faveur du F.L.N.
 1960, la semaine des barricades à Alger fait 22 morts algériens et des centaines de prisonniers.

 Le général de Gaulle annonce la tenue du référendum pour l'indépendance de l'Algérie. Les Algériens sont tenus à se prononcer.

Certains généraux français se rebellent contre l'autorité du général de Gaulle le Putsch d'Alger 1958 et putsch des Généraux Le général de Gaulle reprend en main le destin de la France, il annonce la tenue de référendum et il invite le FLN à faire la paix des braves.

 Au même moment, le Gouvernement provisoire de la République algérienne est proclamé. Ferhat Abbas décline l'invitation française.
Le colonel Houari Boumédiène est alors le chef de Armée de libération nationale.
1960, l'ONU annonce le droit à l'autodétermination du peuple algérien.
 Le côté français organise des pourparlers avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne.

Plusieurs réunions à l'extérieur du pays vont aboutir aux accords d'Évian. Le colonel Houari Boumédiène refuse que les pieds-noirs restent en Algérie.


 Le 17 octobre 1961, la nuit noire à Paris ou appelée aussi la bataille de Paris Massacre du 17 octobre 1961, plusieurs Algériens sont tués dans la métropole lors d'une manifestation du FLN. Il y aura aussi des milliers d'arrestations au sein des Algériens pendant cette nuit.

Ce fait survient à la suite de l'instauration du couvre-feu à Paris pour les Algériens suite à l'assassinat de 21 policiers français par le FLN.
 À Alger, le peuple algérien sort dans les rues pour manifester sa joie à l'indépendance. Il y aura plusieurs morts et blessés par la police française
 L'Organisation armée secrète OAS organise des attentats contre les Algériens malgré l'accord de cesser le feu et les résultats du référendum pour l'indépendance pour réprimander les gens qui étaient pour. L'indépendance de l'Algérie est proclamée après les résultats.

 La plus grande bibliothèque d'Alger a été complètement détruite par l'OAS.
 Des éléments de l'armée française restent en Algérie pour évacuer un million de Français Pieds-Noirs, les Harkis, les Juifs.

Un million de réfugiés algériens reviennent en Algérie.

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