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Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

Le populisme

 

L’étranger qui débarque  ne sait pas où se situer dans ce pays ,la France, avec une telle division  disparate de sa population, allant du communautariste au dihadiste, du républicain à l’islamiste radicalisé, du gauchiste à l'ultra-droite, de l'orléaniste au bonapartiste, du terroriste au populiste...  

…bref avec un tel attelage humain peut-on parler de « vivre ensemble », un discours   habillé  de manipulation idéologique

 

Précisément parlons du populisme, un concept qui a fait son apparition dans le domaine médiatique, mettant dangereusement en scène la qualité des personnes, avec d’un côté ceux qui gouvernent et dirigent 

 

… de l'autre, la masse des citoyens  se pliant aux injonctions d’un système suivant la couverture de la démocratie

 

Mais dès qu’un besoin  de changement se fait sentir  par des manifestations violentes, les médias affidés au Pouvoir politique, ont baptisé ce mouvement de populisme, un qualificatif  péjoratif ô combien insultant…

 

…  car il s'avère sous-entendu que le peuple n’ayant pas droit au bouleversement institutionnel, est considéré comme dépourvu d’intérêt…

 

… il lui est concédé  un droit de vote qui l’autorise à s’exprimer périodiquement en vertu des règles de la démocratie, un mode de fonctionnement que n’avait pas prévu l’auteur de l’esprit des lois…(Montesquieu)

 

… il en ressort que  comme le spécifiait en son temps un éminent homme politique disparu…

 

… le citoyen vote le Dimanche et vaquière à ses occupations le Lundi…

 

Mais ce modèle ne peut plus perdurer et exige le respect de chacune et chacun en conformité avec l'esprit républicain.

 

Car les élites aux affaires politiques depuis des lustres ont  montré leurs failles et faiblesses…

 

…En effet prenons le cas de l’Occident, avec le XXème siècle le Monde a connu  deux guerres sanglantes provoquées par les politiciens au Pouvoir...

 

...alors que ce sont les paysans et autres ouvriers au front, qui ont payé lourdement les conséquences de leurs ambitions irresponsables....

 

...que du reste en l'espèce il ne peut être exigé du citoyen un quelconque patriotisme, et l'on comprend mieux ces désertions massives des époques en cause qu'à postériori j"approuve totalement.

 

Et depuis 1945 malgré le plus jamais ça, des peuples ont senti durement les comportements colonialistes et impérialistes des gouvernements successifs de certaines Nations de l'Occident...

 

...vis à vis des Etats de l'Ouest africain, de l'Algérie de Madagascar de l'Indochine et des territoires dits outre-mer.

 

Enfin j'observe en ce qui concerne la France, que le peuple a été volé  de sa colère de 1789… en faisant confiance à des clans antirévolutionnaires 

 

…que depuis l’ avènement de la République  sous la domination d’une Bourgeoisie féroce et arrogante…

 

… tous les mouvements populaires ont été écrasés par la force ou la ruse.

 

Mais les soubresauts actuels entrevoient de nouvelles perspectives pour les populistes…

 

Alors, pour ces intouchables, dure sera la chute… allons nous vers le crépuscule des dieux...

 

...en tout cas ces personnages devraient retenir que les cimetières sont remplis de gans indispensables ( Clémenceau)

 

 Chronique du Tiers- Monde

 

La conférence de Bandung en Indonésie, en avril 1955, marque la naissance de ce que l’on a appelé le tiers-monde.

 

 Pour la première fois, des dirigeants de l’ancien monde colonisé se réunissent pour affirmer leur volonté d’en finir avec la domination impériale, pour proclamer leur refus de s’inscrire dans l’ordre bipolaire de la guerre froide, de choisir entre les Etats-Unis et l’Union soviétique.

 

La nationalisation de la Compagnie du canal de Suez par le colonel Gamal Abdel Nasser en 1956, l’indépendance de nombreux pays africains en 1960, la victoire de la révolution algérienne...

 

... Marquent les premières étapes de ce qui deviendra le mouvement des non-alignés, une organisation qui entend jouer un rôle actif sur la scène internationale et qui naîtra officiellement en 1961, à Belgrade.

 

Les tâches que se fixent le mouvement et ses membres sont immenses, de la révolution des structures sociales à la récupération des richesses naturelles, en passant par le changement de l’ordre économique international.

 

Si les espoirs sont grands, si l’ardeur révolutionnaire est partout présente, des guérillas latino-américaines au Vietnam en lutte contre les Etats-Unis, les premières divisions sont déjà perceptibles au sein des mouvements d’émancipation.

 

A la radicalisation de l’aile révolutionnaire se heurtent déjà les élites néocoloniales qui ne voient de salut que dans l’alliance avec les anciennes ou les nouvelles métropoles du Nord.

 

Les années flamboyantes

 

L’effondrement du système colonial, à quelques exceptions près, débouche sur une radicalisation du tiers-monde.

 

 La résistance du peuple vietnamien à l’agression américaine, le développement des guérillas en Amérique latine, la solidarité tricontinentale créent les plus formidables espérances...

 

...La fin de la domination coloniale sera suivie par la libération économique, par l’instauration d’un système social plus juste, plus favorable aux  damnés de la terre .

 

Le droit des peuples sur leurs richesses naturelles est affirmé, le pétrole et d’autres ressources sont nationalisées.

 

 

Des plans de développement sont lancés, au moment même où un effort important est effectué dans les domaines de l’éducation et de la santé.

 

 Au cours des années 1970, l’idée d’un nouvel ordre économique international est portée par le mouvement des non-alignés, alors à l’apogée de son influence.

 

 Il s’agit de démanteler un système qui cantonne le tiers-monde dans le rôle de fournisseur de matières premières à bas prix et d’acheteur d’équipements et de services de plus en plus chers.

 

Des négociations se déroulent, notamment après le premier choc pétrolier de 1973, et certaines avancées se dessinent, comme la signature de la convention de Lomé entre l’Afrique et la Communauté économique européenne.

 

 Mais ces succès seront sans lendemain, et la crise de la dette mettra fin à l’unité du tiers-monde.

 

L’éclatement du Sud

 

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le philosophe Raymond Aron croyait pouvoir annoncer l’âge des empires. Rarement prévision se révéla aussi fausse.

 

 Les années 1950 et 1960 auront marqué la chute des empires coloniaux, notamment de l’Empire britannique et de l’Empire français, parfois sous le coup de luttes armées, plus souvent à l’issue de combats politiques et de négociations.

 

 

Pour tous les protagonistes du tiers-monde, ce ne devait être qu’une première étape dans la longue marche pour l’émancipation des peuples, pour le développement économique et social, pour la redéfinition de l’ordre international.

 

 Pourtant, ces espérances n’allaient pas tarder à être déçues. L’affrontement entre les deux blocs soviétique et américain pesait sur l’engagement des pays du Sud.

 

Les nouvelles élites au pouvoir, qu’elles soient issues de la lutte armée ou du compromis avec l’ancienne puissance coloniale, se révélaient souvent incapables de répondre aux aspirations de leurs peuples et accaparaient une partie importante des ressources de l’Etat.

 

 

Mais, surtout, la reconquête de la souveraineté politique ne se traduisit pas par un changement du rapport des forces dans le domaine crucial de l’économie.

 

 La crise de la dette dans les années 1980 allait confirmer le maintien de la dépendance du Sud et d’un système international marqué par la domination du Nord et des grandes entreprises multinationales

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