Cialis accept btc
MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seul pays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nous sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mais un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlante raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer  la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants...

 

...par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’Esclavage à la Guadeloupe...

 

...une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque...

 

...malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines,...

 

...arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804.

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

Cayenne

 

Cayenne est une commune, située dans la région de Guyane
Ses habitants sont appelés les Cayennais.
La devise de la ville  inscrite sur ses armes est  Fert Aurum Industria , qui signifie, Le travail procure la richesse.

Géographie,  situation

Cayenne est une ville du littoral atlantique guyanais. Située aux bords de l'estuaire commun à la rivière de Cayenne et à la rivière de Montsinéry, la ville occupe une partie de l'île de Cayenne.

Cayenne est située à 268 km de Saint-Laurent-du-Maroni, 64 km de Kourou
Distances avec quelques villes /

Paris, la capitale nationale, à 7 100 km.

Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique, à 1 500 km.

Paramaribo, capitale du Suriname, à 342 km au nord-ouest.

Macapá, capitale de l'État fédéral d'Amapá ,Brésil, à 777 km au sud-ouest.

Le climat de Cayenne est de type équatorial humide. Sa position proche de l'équateur, ainsi que sa façade océanique lui confèrent une bonne stabilité climatique.

On observe une grande régularité des vents et des températures au cours de l'année. Les seules variations sont celles des précipitations, c'est ce qui rythme les saisons à Cayenne

 Le cycle des précipitations est lié aux mouvements saisonniers de la zone de convergence intertropicale.

Les saisons

Petite saison des pluies, de la mi-novembre à fin février

Petit été de mars

Grande saison des pluies, de fin mars à fin juin

Saison sèche, de juillet à novembre, le mois d'octobre étant le plus chaud

Les températures

La température annuelle moyenne est de 26 °C, avec un minimum de 22 °C le matin et un maximum de 32 °C l'après-midi.

En raison de sa position proche de l'équateur, et au bord de l'océan, la ville jouit d'une température stable tout au long de l'année.

Les températures les plus élevées sont observées durant la saison sèche avec un pic en octobre.

La pluviométrie

La pluviométrie moyenne est de 3 000 mm d'eau. Les plus fortes précipitations sont observées pendant la grande saison des pluies.

Les pluies sont en général fortes et de courte durée, elles ont lieu souvent la nuit en saison sèche et à n'importe quel moment durant les saisons des pluies.

L'ensoleillement

Malgré les fortes précipitations, l'ensoleillement est important, il atteint 6,027 heures par jour ,soit 2 200 h/an.

Les vents

La ville est soumise au régime des Alizés, les vents sont faibles à modérés et ne dépassent pas 80 km/h en rafale. Les ouragans sur les côtes guyanaises sont impossibles.

Depuis quelques années, les plages de Cayenne connaissaient un phénomène cyclique d'envasement.

Ce phénomène était provoqué par le déplacement des bancs de vase dans la direction des courants côtiers ,d'est en ouest, caractéristique du littoral guyanais.

Une forêt de palétuviers se développait depuis lors, c'est la mangrove Depuis fin 2013, le phénomène s'inverse, la vase disparaît, laissant apparaître à nouveau le sable sous-jacent.

Les Pointes

On trouve également des pointes le long du rivage, formée par l'érosion, où des roches peuvent affleurer. Elles constituent des sites d'observation remarquables. Les pointes sont les suivantes

la pointe des Amandiers, avec sa place aménagée.

la pointe Buzaré, avec ses cocotiers.

la pointe Saint-Joseph.

Les monts

De nombreux monts dominent la ville. Le fort Cépérou a été construit sur le mont du même nom qui domine le centre-ville. Le mont Bourda se situe sur la côte dans les quartiers est de la ville, il est très urbanisé. Cependant un massif forestier d'une trentaine d'hectares est préservé

Le Montabo se situe non loin du centre-ville. La zone est occupée en partie par l'Institut de recherche pour le développement, la direction régionale de Office national des forêts et un site de localisation radar du Centre Spatial Guyanais Un hôtel fut également construit à son sommet.

Les monts Baduel et Lucas sont situés plus à l'intérieur des terres, dans des zones fortement urbanisées.

Les cours d'eau

Plusieurs cours d'eau entourent Cayenne.

La rivière de Cayenne

Le fleuve Mahury

La rivière Montsinéry

La rivière du Tour de l'île

Les quartiers suivants composent Cayenne,

Centre ville , composé des quartiers De Gaulle, Buzaret, Amandier, Palmistes.

Centre ville quartier sud , Village chinois, Ronjon, Palétuviers, Malouins, Rénovation Urbaine, Zone d'activité Galmot.

Les Faubourgs nord , Mirza la première cité de Cayenne, Médan, les Floralies, N'Zila, Faubourg l'Abri, Lafaurie, Césaire, Thémire, Anatole, Brutus, Mango, Jacarandas, Eau lisette.

Les Faubourgs du sud , Bonhomme, Pascaline, Cabassou, Raban, Nova parc, Zone d'activité Calimbé, Uranus.

Les quartiers sud-ouest , Ploermel, Mont Baduel, Troubiran, Mont Lucas, Petit Lucas, Hameau des encens, Stanislas, Suzini, St Martin

Périphériques nord , Cité Pasteur, Cité Chatenay, Cité Horth, Cité Grant, Cité Coulée d’Or, Cité les Pépites, Cité Zéphir, Vallée de Bourda

Périphériques sud , A pou nou, la Roseraie, les Lys, Cité Mortin

Site, les plages

Depuis quelques années, les plages de Cayenne connaissent un phénomène cyclique d'envasement. Ce phénomène est provoqué par le déplacement des bancs de vase dans la direction des courants côtiers , d'est en ouest, caractéristique du littoral guyanais.

 Une forêt de palétuvier se développe depuis lors , c'est la mangrove. La plage du Novotel est la seule épargnée par ce phénomène.

Les Pointes

On trouve également des pointes le long du rivage, formée par l'érosion, où des roches peuvent affleurées. Elles constituent des sites d'observation remarquables. Les pointes sont les suivantes:

la pointe des Amandiers, avec sa place aménagée.

la pointe Buzaré, avec ses cocotiers.

la pointe Saint-Joseph.

Les monts

De nombreux monts dominent la ville. Le fort Cépérou a été construit sur le mont du même nom qui domine le centre ville. Le mont Bourda se situe sur la côte dans les quartiers est de la ville, il est très urbanisé. Cependant un massif forestier d'une trentaine d'hectare est préservé.

Le Montabo se situe non loin du centre ville. La zone est occupé en partie par l'Institut de recherche pour le développement, la direction régionale de Office national des forêts et un site de localisation radar du Centre Spatial Guyanais. Un hôtel fut également construit à son sommet.

Les monts Baduel et Lucas sont situés à l'intérieur des terres, dans des zones fortement urbanisées.

Climat

Le climat de Cayenne est de type équatorial humide. Sa position proche de l'équateur, ainsi que sa façade océanique lui confère une bonne stabilité climatique.

 On observe une grande régularité des vents et des températures au cours de l'année. Les seules variations sont celles des précipitations, c'est ce qui rythme les saisons à Cayenne. Le cycle des précipitations est lié aux mouvements saisonniers de la zone de convergence intertropicale.

Les saisons

Petite saison des pluies, de la mi-novembre à fin février

Petit été de mars

Grande saison des pluies, de fin mars à fin juin

Saison sèche, de juillet à novembre, le mois d'octobre étant le plus chaud

Les températures

La température annuelle moyenne est de 26 °C, avec un minima de 22 °C le matin et un maxima de 32 °C l'après midi. En raison de sa position proche de l'équateur, et au bord de l'océan, la ville jouit d'une température stable tout au long de l'année. Les températures les plus élevées sont observées durant la saison sèche avec un pic en octobre.

La pluviométrie

La pluviométrie moyenne est de 3000 mm d'eau. Les plus fortes précipitations sont observées pendant la grande saison des pluies. Les pluies sont en général fortes et de courte durée, elles ont lieu souvent la nuit en saison sèche et à n'importe quel moment durant les saisons des pluies.

L'ensoleillement

Malgré les fortes précipitations, l'ensoleillement est important, il atteint 6,027 heures par jour , soit 2 200 h- an

Les vents

La ville est soumise au régime des Alizés, les vents sont faibles à modérés et ne dépassent pas 80 km-h en rafale. Les ouragans sur les côtes guyanaises sont impossibles

Devise et Héraldique

Blason de la ville de Cayenne

Ce blason est composé par Émile Merwart gouverneur de la Guyane. Le 25 décembre 1901 lors de la première séance du Comité de Patronage du Musée de Cayenne.

 Paul Merwart, frère du gouverneur et peintre de la Marine et des Colonies présente un tableau sur lequel il avait peint le blason de la ville.
Les figures et les meubles héraldique présents sur cette écusson sont.

1643, année de fondation de la ville par Charles Poncet de Brétigny, lieutenant-général du roi Louis XIII au pied de la colline du Cépérou. Il faut noté également les fleurs de Lys, symbole de la royauté.

le rouge représente la couleur de la terre

le canot amérindien représentant la navigation sur les rivières Mahury, et l'Océan Atlantique. Il est chargé d'or, principale richesse de la Guyane à l'époque

Le vert de la forêt, où repose les nénuphars.

La couronne, c'est un rappel des fortification qui entourait la ville, et les palmiers de la Place des Palmistes.

Les deux tamanoirs: mammifère se nourrissant de fourmis et termites. Il y avait beaucoup de tamanoir en Guyane à cette période. Ils sont capables de se défendre face à des prédateurs tels que les Jaguars à l'aide de ses griffes.

Fert Aurum Industria: Le travail procure la richesse devise proposé par le gouverneur Émile Merwart.

Période pré-coloniale

On retrouve les premières traces archéologiques , poteries et gravures rupestres, ainsi que des polissoirs de peuplades amérindiennes vers le VIe millénaire av. J.-C. Elles sont présentes entre l'Oyapock et le Maroni, les frontières actuelles du territoire.

 Ils parlent le tupi-guarani, les descendants actuels de ces peuplades seraient les Emerillons et les Wayampis. Ces premières peuplades auraient commencé le processus de création des terres fertiles de Terra preta, qui quelques millénaires après permettront l'établissement de populations aux densités plus élevées, que les sols naturels ne permettent pas.

À la fin du IIIe siècle, venus de l’ouest et du sud, les Amérindiens Arawaks et Palikurs, probablement originaires d’Amazonie, arrivent sur le littoral et chassent les premiers habitants, ils parlent des langues de la famille linguistique arawak.

 À la fin du VIIIe siècle, des indiens Caraïbes, des peuplades Kalinas , ou Galibis et Wayanas occupent à leur tour les littoraux et l'est de l'actuelle Guyane, ils parlent le caraïbe.
Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

Période coloniale

Premières tentatives de colonisation difficiles
Lorsque la colonisation commence, l'actuelle site de la ville était occupé par les Amérindiens Galibi depuis longue date.

La première tentative est française avec le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, puis suivent l'anglais Robert Baker en 1562 et Gaspard de Sotelle de 1568 à 1673.

 Il installe 120 familles espagnoles dans l'Île de Cayenne. Des reconnaissances géographiques précises des côtes sont effectuées des anglais et des hollandais entre 1596 et 1598.

Vers une implantation durable

Une expédition ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière s'installe sur l'île de Cayenne en 1604. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le Traité de Tordesillas.

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny , lieutenant-général du roi Louis XIII .

Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire , aujourd'hui Rémire-Montjoly. Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'amérindiens Galibi.

 Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y battit le Fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les amérindiens sont mauvais et une révolte des amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Poncet de Brétigny.

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tente de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen. C'est à cette période que les premiers esclaves nègres sont introduits en Guyane.

 En 1654 les Hollandais occupent la région, ils introduisent la canne à sucre. En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer. En 1674 les Français reprennent Cayenne.

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'Amiral Synkes reprennent Cayenne, 400 soldats débarquent et tente de parfaire les défenses du fort Cépérou.

 Mais Louis XIV, dont la souveraineté sur la Guyane est souvent contestée, ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne.

 Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie.

Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc. Cette mise sous tutelle française sera contestée quelques fois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l'Île de Cayenne sera occupée par les portugais du Brésil.

Le bagne

Suite au Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, les plantations ferment et l'économie guyanaise s'effondre. Pour y remédier, Napoléon III met en place le bagne en Guyane. Cayenne accueillera l'un de ces établissements pénitentiaire sur l'Anse du Chaton, non loin de la Pointe de Buzaré.

Ruée vers l'or

En 1855, un site aurifère est découvert sur l'Approuague, et c'est rapidement la ruée vers l'or qui s'achèvera avec la Seconde Guerre mondiale. Des milliers d'orpailleurs sont en activité dans la foret guyanaise. Cela permet une croissance de l'activité commerciale.

Histoire Contemporaine

Le 15 Octobre 1879 la ville de Cayenne est officiellement créée. Le 11 août 1888, un gigantesque incendie détruit tout le vieux Cayenne de l'époque.

Le bagne sera définitivement fermé en 1946, sous l'impulsion d'Albert Londres et Gaston Monnerville, La Guyane devient alors un département.

La création du Centre spatial guyanais en 1965 à Kourou change Cayenne, qui acquiert des infrastructures modernes, le port international de Dégrad-Des-Cannes et la modernisation de l'aéroport international de Rochambeau.

Administration

La mairie de Cayenne se situe sur l'avenue de Rémire. Le commissariat de police se trouve sur l'avenue du Général de Gaulle, non loin de la mairie. La caserne des pompiers se situe sur le boulevard Jubelin.

Cayenne est divisée en six cantons /

le Canton de Cayenne-nord-ouest

le Canton de Cayenne-nord-est

le Canton de Cayenne-sud-ouest

le Canton de Cayenne-centre

le Canton de Cayenne-sud

le Canton de Cayenne- sud-est

Économie

Après la création du bagne en Guyane par Napoléon III, suite au Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848. Cayenne devient le siège d'une importante administration pénitentiaire.

 En 1855 la ruée vers l'or amènera des milliers d'orpailleurs dans la forêt guyanaise permettant une croissance de l'activité commerciale.

 La loi de1946 fait de la Guyane un département, l'administration et les services publics s'installent dans la ville. Aujourd'hui encore les activités administratives et commerciales dominent la ville. La zone d'emploi de Cayenne réunie la grande majorité des emplois de Guyane, avec 60% des emplois.

Industrie

Le territoire de la ville est très peu étendu, de ce fait la plupart des activités industrielles, grandes consommatrices d'espace, ce sont installées dans les autres villes de la Communauté de communes du Centre Littoral, notamment Matoury et Rémire-montjoly.

Cependant la zone industrielle Collery regroupe l'essentiel du secteur industriel de la ville, principalement de Bâtiment et travaux publics.

Administration et services publicsComme dans les autres économies des régions outremer, la sphère publique , fonction publique, à un poids prépondérant dans l'économie guyanaise, et donc de sa capitale administrative.

 On observe une surrémunération des fonctionnaires dont le salaire moyen est supérieur de 31% à la moyenne nationale. De nombreux organismes nationaux et européens ont des bureaux dans la ville. Les administrations les plus représentées sont/

La Cité Administrativedu Conseil régional dans le quartier de Suzini.

Le siège du Conseil Général à la place Léopold Héder

Le siège de la préfecture de la Guyane.

La Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane qui gère le port autonome de Dégrad-Des-Cannes et l'Aéroport international de Rochambeau.

Le centre hospitalier de Cayenne implanté dans le quartier de la Madeleine est l'un des plus important employeurs du département avec 1467 personnes en 2006. La commune de Cayenne est également un employeur important, avec plus de 1000 emplois.

On y trouve les sièges de grands établissements tels que Air France, la Sécurité Sociales, les banques et les assurances. Bien que la majorité des activités d'extraction aurifère se situe dans la région de Saint-Laurent-du-Maroni, il existe de nombreuses compagnies minières qui ont leur siège à Cayenne.

Commerce

Parmi les 8500 entreprises comptabilisées en Guyane en 2007, 2300 exercent une activité de commerce. C'est le second pourvoyeur d'emploi après les services, avec 4067 emplois enregistrés fin 2006. 70 % de ces entreprises opèrent sur l'île de Cayenne.

 Sur Cayenne on remarque une abondance des commerces de moins de 300 m2 de type commerce de détail, tenus pour la plupart par la communauté chinoise. Néanmoins l'ouverture du premier Hypermarché de Guyane en 2005, et les projets d'ouverture de grandes surfaces commerciales de plus de 1000 m2, laisse entrevoir une mutation de l'appareil commercial.
A noter que l'on y trouve deux marchés /

Le marché de la mer

Le vieux marché avec ses halles et ses étals, qui est réservé aux légumes et à la viande

Armée

Depuis 1976, Cayenne est devenu le siège du bataillon de Guyane qui redeviendra en 1992 le 9e régiment d'infanterie de marine

Démographie

Cayenne est la plus grande ville de Guyane et la 114e ville de France derrière Meaux en 1999 , sa population estimée en 2007 la classerait directement 71e derrière Aubervilliers, Cayenne et sa communauté de communes ,communauté de communes du Centre Littoral,  regroupent plus de la moitié de la population totale du département.

La croissance démographique de l'agglomération est importante, elle a été de 37,8% entre 1990 et 1999.

En revanche la population de Cayenne n'augmente pas autant que son agglomération, en effet le manque de terrains, et l'augmentation des loyers obligent les habitants à se loger dans les communes proches comme Matoury, Rémire-Montjoly et depuis peu Macouria.

 Cayenne est paradoxalement, la commune ayant la plus faible superficie de la Guyane, avec 2 360 hectares. L'agglomération de Cayenne comptait 100 323 habitants, au dernier recensement de 2006.

Quartiers de Cayenne Centre ville , composé des quartiers de Gaulle, Buzaret, Amandier, Palmistes.

Les Cités du Sud , Mirza la première cité de Cayenne, Anatole, Mango, Thémire, Eau Lisette, Bonhomme, Galmot et village chinois , surnommé Chicago, Leblond , Cabassou et Nova parc . Ce sont les quartiers les plus peuplés de la ville.

Les quartiers Est , Chatenay, Montabo, Zéphir, Troubiran-Bourda , site du Pôle Universitaire Guyanais, et Suzini.

Baduel et Mont Lucas

La Madeleine et zone d'activité Collery

Lieux et monuments

Place des Palmistes

Au départ il s'agissait d'une place, aménagée pour aérer la ville depuis la démolition des murailles en 1810. La place étant occupée par des herbes, elle se nommait donc place de la Savane.

 Plus tard on y planta des palmiers royaux de Guisanbourg, et elle devint la Place des Palmistes. En 1880, on y éleva une colonne de bronze portant le buste de la République commémorant la prise de la Bastille

Sous le gouverneur Gerville-Reache transforma la place en jardin anglais, avec collines artificielles , massif de fleurs et plantes ornementales. En raison des pluies, la place était régulièrement inondée, c'est pourquoi le gouverneur Chanel en 1925 la borda d'un réseau de canaux cimentés que l'on retrouve encore de nos jours.

 On y trouve une statue de Félix Eboué, illustre personnage guyanais, à la place de la fontaine Merlet. Aujourd'hui c'est un lieu de vie, de rencontre des Cayennais.

Bâtiments administratifs

Les anciens bâtiments coloniaux autour de la Place des Palmistes et la Place de Grenoble ont été requalifiés en bâtiments administratifs. Il ne reste que l'ancien hôpital Jean Martial, un chef d'œuvre d'architecture coloniale créole, livré à l'abandon.

Immeuble Franconie

L'immeuble fut bâti entre 1824 et 1842 à côté de la Place des Palmistes, il fut cédé en 1884 au gouvernement de l'époque par Gustave Franconie, ancien député de la Guyane issu d'une famille de commerçants ayant réussi en Guyane. Il accueille une bibliothèque et un Musée départemental.

La bibliothèque qui fut inaugurée en 1885 prit le nom d'Alexandre Franconie , père de Gustave Franconie,  en l'honneur de ce célèbre commerçant ayant fait fortune en Guyane.

Le Musée fut fondé le 18 septembre 1901 par arrêté. Appelé alors Musée local l'essentiel de la collection de l'époque provient des objets recueillis conservés par les anciens comités locaux d'exposition, des collections revenues du pavillon de la Guyane au palais du Trocadéro, et de dons de particuliers .

Lors de son inauguration le 15 octobre 1901, le gouverneur Mewart invitait les plus notables habitants de la colonie, les humbles coureurs de bois, chasseurs ou pêcheurs qui trouveraient un objet curieux , animal, plante ou pierre, de le donner au Musée. La collection s'enrichit ainsi de nombreuses œuvres encore exposées au Musée aujourd'hui.
Le Musée est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986.

Direction des ressources humaines du Conseil général

DRH du Conseil général

Ce bâtiment d'architecture créole borde la Place des Palmistes. Il fut construit au XIXe siècle en tant que siège de l'Institut d'études supérieures de la Guyane , IESG, jusqu'en 1991.

 Date à laquelle l'IESG fut transféré au Campus universitaire Saint-Denis. Le bâtiment a été réhabilité et abrite aujourd'hui le siège de la Direction des ressources humaines du Conseil général.
Il est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986.

La Cathédrale Saint-Sauveur

Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne après sa rénovation de 2005
En 1823, le Révérend Père Nicolas Guiller et le Baron Pierre Bernard Milius,administrateur de la Guyane décidèrent de remplacer l'ancienne église de Cayenne, l'église Saint-Nicolas à l'actuelle Place Léopold Héder.

 Les travaux commencés en 1825 furent achevés en 1833. L'église est inaugurée en 1861. Elle est classée Monument historique.
Le maître-autel, la chaire et le confessionnal de la chapelle du pénitencier de l'Ilet la Mère furent transférés à la cathédrale en 1876.

En 1933, la préfecture apostolique de Guyane est transformée en vicariat, le préfet apostolique devient évêque. L'église change également de statut et devient cathédrale. Elle est consacrée en tant que cathédrale le 9 novembre 1934 par Monseigneur Courtay, alors premier évêque de Guyane.

 En 1952, elle fît l'objet d'un agrandissement, au cours des travaux les ouvriers trouvèrent une cassette de plomb enchâssée contenant 21 pièces de monnaies, dont la plus ancienne date de Napoléon Ier et 20 sceaux de l'époque de Charles X.

Entre 1952 et 1954 vers l'est sur 13m, le plafond, les vitraux, les planchers de la tribune, sont remplacés. La Cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne a été récemment rénovée.
Réhabiliation en cours

Le clocher a été restauré au cours des années 2000 et 2001. Les murs extérieurs ont pour leur parts été réhabilités entre 2004 et 2005. La dernière tranche porte sur l'intérieur de la cathédrale.

Îles du Salut

Bien que les Îles du Salut se situent au large de Kourou, elles appartiennent au territoire de la ville de Cayenne. Elles furent baptisées ainsi par les survivants de l'expédition de Kourou de 1763 qui y trouvèrent refuge, le Salut.

Par la suite les Îles du Salut changent de réputation, pour devenir le  triangle maudit , le Second Empire y instaure le bagne en 1854 . Alfred Dreyfus , 1894,  et Guillaume Seznec , 1923,  en furent les prisonniers les plus célèbres.

Enseignement

Établissements du second degré

Les collèges publics /

Collège Auxence Contout

Collège Eugène Nonnon

Collège Justin Catayée

Collège Paul Kapel

Collège Zéphir

Les collèges privés /

Collège externat des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny

Les lycées publics /

Lycée général et technologique Félix Eboué

Lycée polyvalent Melkior-Garré

Lycée professionnel Jean Marie Michotte

Les lycées privés/

Lycée polyvalent Anne-Marie Javouhey

Lycée général et technologique externat des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny

Études supérieures

Le campus Saint-Denis regroupe la majorité des composantes de l'Université Antilles-Guyane /

IESG ,  Institut d'enseignement supérieur de la Guyane ,

IUT , Institut universitaire de technologie, avec un unique département Technique de commercialisation

École d'infirmière , IFSI , Institut de formation en soins infirmiers.

Depuis 2006, le campus accueille, dans la salle Frédégonde, les étudiants guyanais en première année de médecine , PCEM1. Les cours, diffusés en visioconférence, sont communs avec la Martinique et la Guadeloupe.

L'IUFM , Institut universitaire de formation des maîtres, de la Guyane est un établissement autonome, issu de l'éclatement de celui des Antilles et de la Guyane en 2002 qui donna naissance également à l'IUFM de Guadeloupe et l'IUFM de Martinique. À noter que l'Académie de la Guyane existe quant à elle depuis 1996.

En 2008, le Pôle universitaire guyanais  ouvrira sur le site de Trou Biran, près du centre ville. Cette université remplacera l'actuel campus Saint-Denis en y intégrant toutes les composantes décrites ci- dessus.
Il existe des organismes privés de formation, pour des niveaux allant jusqu'au Bac+2.

Culture

Carnaval de Guyane

Carnaval de Guyane.

Le Carnaval est l'un des événements majeurs de Guyane. Il se déroule entre l'Épiphanie au début de janvier, et le Mercredi des Cendres en Février ou Mars.

Description et OrigineCette fête appartient à la culture créole guyanaise. Il a pour origine le carnaval tel qu'il est pratiqué en Europe. Au début de la colonisation, les colons pratiquaient le carnaval, mais il était interdit aux esclaves.

Bravant l'interdiction, les esclaves pratiquaient le carnaval, dans des fêtes clandestines. Ils y voyaient un moyen de retrouver un peu de liberté, de commémorer comme les africains la fertilité et les moissons et de tourner en dérision les colons.
Les jours gras clôturent le carnaval il s'agit /

-le dimanche gras, c'est le jour de la grande parade, la plus grande parade du carnaval. les groupes concourent pour obtenir des prix en fonction de leur performance.

-le lundi gras, Ce sont les mariages burlesques, les hommes se déguisent en mariées et les femmes en mariés.

-le mardi gras, les carnavaliers défilent en Diab rouj , diables rouges,  tout le monde s'habille de rouge et noir.

-le mercredi des Cendres, les diablesses toutes de noir et blanc vêtues enterrent Vaval, le roi du carnaval.

Le carnaval des rues

Des groupes déguisés selon la thématique de l'année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions et des cuivres. La préparation des groupes durent des mois avant le carnaval.

 Les groupes défilent devant des millier de spectateurs qui se masse sur les trottoirs et les gradins aménagés pour l'occasion.
Les groupes les plus connus sont/

Kassialata

Reno Band

OsBand

les Belles de la Madeleine

Des groupes brésiliens identiques à ceux que l'on rencontre au Carnaval de Rio, sont également appréciés pour leurs rythmes et leurs costumes affriolants. La communauté asiatique de Cayenne participe également aux défilés en apportant sa touche caractéristique, avec des dragons.

Les Bals masqués

Des Touloulous dans les rues de Cayenne

Les boites de nuit, appelées -Universités-, organisent des bals masqués durant lesquels les hommes viennent danser avec les touloulous. Les soirées ont lieu les vendredi et samedi soir. Cette tradition est propre à la Guyane, elle n'existe nulle part ailleurs.

Depuis les années 1990, ont lieu les soirées tololo, où les hommes se déguisent et prennent le rôle des Touloulous , ce sont eux qui invitent les femmes non déguisées à danser .Ces soirées sont de plus en plus populaires et ont lieu plusieurs fois pendant le carnaval.

Les danses du carnaval sont la mazurka, la biguine et le piké djouk. C'est le Touloulou qui invite les hommes à danser, ils ne peuvent pas refuser. Seules les touloulous ont le droit de danser, si une femme non déguisée danse, l'orchestre s'arrète.

La salle de bal de Cayenne s'apelle Nana, dans laquelle joue le groupe des Blues Star.
Le carnaval des familles

Les familles se réunissent pour manger la galette des rois. C'est la tradition de la galette des rois connue en Europe durant l'Épiphanie, prolongée sur toute la période carnavalesque. Usuellement, le roi paye la galette la semaine suivante. La galette peut être à la frangipane, à la goyave ou au coco.

Après l'Abolition de l'esclavage en 1848, l'économie de la Guyane est sinistrée, un nombre important de la population vit du travail de la terre dans des habitations.

 Les gens cultivent la terre, on connait la valeur du travail en commun,  le Mayouri. En Guyane, c'est à cette époque que nait la tradition de la galette des rois, ou plus précisément du rend le bouquet. Un couple organise le repas et la fête. Il désigne à la fin le couple qui organisera la réunion suivante en lui remettant le bouquet.

L'ENCRE,  Ensemble Culturel Régional

Inauguré le 10 Janvier 2004, l'ENCRE est un pôle culturel situé dans le quartier de Zéphir à la périphérie de la ville, à coté de la salle du Zépyr et du lycée Merkior- Garré.

 Il est né du regroupement de l'Office Culturel Régional de la Guyane -OCRG- et de École Nationale de Musique et de Danse -ENMD-

Il se compose de 3 grandes structures/

L'École Nationale de Musique et de Danse, d'une surface de 3387 m2

L'Office Culturel Régional, surface 1373 m2

L'Auditorium de 1357 m2

Kayenn Jazz Festival

La ville accueille un festival de jazz depuis 5 ans, le kayenn jazz festival  qui invite de nombreux artistes internationaux.

Informations supplémentaires

viagra bitcoin buy