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Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

Le populisme

 

L’étranger qui débarque  ne sait pas où se situer dans ce pays ,la France, avec une telle division  disparate de sa population, allant du communautariste au dihadiste du républicain à l’islamiste radicalisé du terroriste au populiste...  

…bref avec un tel attelage humain peut-on parler de « vivre ensemble », un discours   habillé  de manipulation idéologique

 

Précisément parlons du populisme, un concept qui a fait son apparition dans le domaine médiatique, mettant dangereusement en scène la qualité des personnes, avec d’un côté ceux qui gouvernent et dirigent 

 

… de l'autre, la masse des citoyens  se pliant aux injonctions d’un système suivant la couverture de la démocratie

 

Mais dès qu’un besoin  de changement se fait sentir  par des manifestations violentes, les médias affidés au Pouvoir politique, ont baptisé ce mouvement de populisme, un qualificatif  péjoratif ô combien méprisant…

 

…  car il s'avère sous-entendu que le peuple n’ayant pas droit au bouleversement institutionnel, est considéré comme dépourvu d’intérêt…

 

… il lui est concédé  un droit de vote qui l’autorise à s’exprimer périodiquement en vertu des règles de la démocratie, un mode de fonctionnement que n’avait pas prévu l’auteur de l’esprit des lois…

 

… il en ressort que  comme le spécifiait en son temps un éminent homme politique disparu…

 

… le citoyen vote le Dimanche et vaquière à ses occupations le Lundi…

 

Mais ce modèle ne peut plus perdurer et exige le respect de chacune et chacun en conformité avec l'esprit républicain.

 

Car les élites aux affaires politiques depuis des lustres ont  montré leurs failles et faiblesses…

 

…En effet prenons le cas de l’Occident, depuis le début du XXème siècle le Monde a connu  deux guerres sanglantes provoquées par les politiciens au Pouvoir...

 

...alors que ce sont les paysans et autres ouvriers au front, qui ont payé lourdement les conséquences de leurs ambitions irresponsables.

 

Et depuis 1945 malgré le plus jamais ça, des peuples ont senti durement les comportements colonialistes et impérialistes des gouvernrmrnts successifs de certaines Nations de l'Occident...

 

...vis à vis des Etats de l'Ouest africain, et des territoires dits outre-mer.

 

Enfin j'observe en ce qui concerne la France, que le peuple a été volé  de sa colère de 1789…

 

…que depuis l’ avènement de la République  sous la domination d’une Bourgeoisie féroce et arrogante…

 

… tous les mouvements populaires ont été écrasés par la force ou la ruse.

 

Mais les soubresauts actuels entrevoient de nouvelles perspectives pour les populistes…

 

Alors, pour ces intouchables, dure sera la chute…

Henri Bangou

 

 

Henry Bangou né le 15 juillet 1922 à Pointe-à-Pitre -Guadeloupe-  cardiologue ,  syndicaliste étudiant -UNEF 1946-1950 , premier adjoint -1959-1965. 

Puis maire de Pointe à Pitre -1965 à nos jours-, conseiller général -1967-1985-, conseiller régional -1975-1986-et sénateur -communiste puis apparenté-de la Guadeloupe, -1986-1995-  

 Puis maire de Pointe à Pitre -1965 à nos jours-, conseiller général -1967-1985-, conseiller régional -1975-1986-et sénateur -communiste puis apparenté-de la Guadeloupe, -1986-1995-

Quand Henry Bangou naquit à Pointe-à-Pitre, ses parents étaient séparés, et son père se remaria.Son père Edward Bangou était comptable à la Compagnie Générale Transatlantique, sa mère, Andrée Bellevue, lingère au lycée de Pointe-à-Pitre.

 Le mauvais état de santé de sa mère fit qu’Henry Bangou fut dans son enfance souvent hébergé chez sa grand-mère paternelle.

 

Quoique catholique le matin où le petit Henry Bangou passa le concours des bourses, avec succès, il y eut une messe propitiatoire, sa famille était d’influence socialiste ,son grand-père avait été actif aux côtés d’Hégésippe Légitimus , fondateur du parti socialiste à la Guadeloupe et animateur du mouvement  négriste .

 

Son père, franc-maçon, socialiste se situait dans cette lignée.

 Lorsque Henry Bangou, étudiant en France, devint communiste et épousa une militante française, son père lui écrivit pour lui reprocher cette double entorse à la tradition socialiste et négriste.

 

Admis au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, Henry Bangou fut un bon élève, faisant du latin et du grec, brillant en rédaction, se liant avec ses camarades de classe créoles, mais on n’allait pas les uns chez les autres.

 

 Bachelier scientifique la première partie du baccalauréat s’appelait alors à la Guadeloupe  brevet de capacité coloniale, Henry Bangou embarqua en 1943 à bord de l’Oregon à destination du Maroc pour continuer ses études.

 

 Il resta dix ans hors de la Guadeloupe, faisant son service militaire au Maroc, avant de gagner la France.

 

 Venu à Paris pour faire des études de physique, il bifurqua vers la philosophie en Sorbonne, obtenant licence et puis  la rencontre d’une étudiante communiste en médecine, Marcelle Montauriol, qu’il épousa, l’orienta vers cette discipline et vers le Parti communiste.

 

Vivant mal de sa bourse, multipliant les petits travaux pour faire vivre sa femme et le petit Jacques qui venait de naître, Henry Bangou mena à Paris une vie militante active, partagée entre l’Association des étudiants guadeloupéens qu’il recréa et présida jusqu’en 1952...

 

 ...Les groupes de langue de la fédération de la Seine du PCF, le comité de liaison anticolonialiste dont il était responsable avec Jacques Vergès et enfin l’UNEF, où il fut élu vice-président aux affaires coloniales au congrès de Pâques 1949 au Touquet.

 

 Dans ses mémoires, Annie Krieger plus de cinquante ans après, évoquera avec une certaine sympathie la personnalité d’Henry Bangou.

 

 Il représenta aussi les étudiants coloniaux auprès de l’UIE , Union internationale des étudiants, basée à Prague, occasion de plusieurs séjours dans les démocraties populaires, ayant même été selon ses mémoires décoré  ouvrier de choc  pour sa participation à la construction en Yougoslavie de la voie ferrée Samak-Sarajevo.

 

 Une telle activité n’alla pas sans conséquences : menacé de voir supprimer sa bourse, Henry Bangou ne put rester qu’un an à la Cité universitaire, pour avoir présidé le comité du pavillon de la France d’Outre-Mer.

 

Au congrès d’Arcachon de l’UNEF en 1950, le quitus lui fut refusé par une majorité qui s’orientait à droite. Rentré en Guadeloupe en 1953  un peu par hasard, Henry Bangou s’y installa comme médecin cardiologue , plus tard son fils devint gynécologue obstétricien, et sa fille sage-femme et demeura un communiste actif.

 

 Hostile à l’assimilationnisme, il fut de ceux qui préparèrent le congrès constitutif du parti communiste guadeloupéen en 1958, dont il fut membre du Bureau politique.

 

 Elu en 1959 premier adjoint du nouveau maire communiste Hector Dessout, son ancien professeur au lycée, il fut amené à le remplacer souvent, avant de l’emporter sur celui-ci, qui s’était rallié au gaullisme en 1963, lors des élections municipales de 1965. Il s’efforça alors de supprimer les bidonvilles de Pointe-à-Pitre.

 

 Elu conseiller général et constamment réélu jusqu’en 1985, il fut également conseiller régional de 1975 à 1986, et fut élu sénateur en 1986, communiste puis apparenté.

 

 En juin 1991 en effet, la section de Pointe-à-Pitre du PCG mit en cause nombre d’orientations du mouvement communiste à la lumière des événements qui se déroulaient en URSS et en Europe de l’Est, et se transforma trois mois plus tard en PPDG , parti progressiste démocratique guadeloupéen dont Henry Bangou fut élu président.

 

Conservant jusqu’à ce jour ,2004, son mandat municipal, Henry Bangou a écrit, outre ses mémoires, de nombreuses études historiques sur la Guadeloupe  la Caraïbe et  la question coloniale.

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