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Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seul pays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nous sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mais un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlante raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer  la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants...

 

...par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’Esclavage à la Guadeloupe...

 

...une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque...

 

...malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines,...

 

...arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804.

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

La guerre d'indépendance  américano-britannique

  

 

La guerre pour l'indépendance  des États-Unis d'Amérique

 

a opposé les colons d'Amérique du Nord à  la Grande-Bretagne, de 1775 à 1783.

 

Les Britanniques nommaient les colons américains révoltés insurgents  ou encore Patriots. La guerre d'indépendance américaine est considérée comme l'un des aspects de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d'accéder à l'autonomie et de construire des institutions républicaines.

 

 Événement fondateur de l'histoire du pays ainsi que, par ricochet, du Canada anglais par l'expulsion de 50 000 loyalistes dans une population de 90 000 francophones du Québec.

 

La guerre entraîna à partir de 1777 d'autres puissances européennes, parmi lesquelles la France, qui tint un rôle important.

 

La France s'engagea dans la guerre d'indépendance américaine d'abord par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés, puis officiellement en 1778

 

L'aide française navale et terrestre et le soutien de ses alliés contribuèrent à la victoire américaine, notamment à la bataille de Yorktown, et se conclut par le traité de Paris de 1783.

 

Ce traité reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Plus de 70 000 loyalistes durent quitter le pays après la guerre, la plupart partirent au Canada, en Grande-Bretagne ou dans les colonies britanniques de la Caraïbe.

 

Les origines de la rupture avec la France

La Guerre de Sept Ans ,1756-1763 opposa la Grande-Bretagne à la France et à l'Espagne. Ce conflit vida les caisses de la Couronne britannique. Londres décida alors de faire supporter une partie des frais de guerre aux colons américains.

 

 Le Parlement britannique imposa de nouvelles taxes en votant une série de lois qui provoquèrent le mécontentement de ceux-ci ,Sugar Act en 1764, Stamp act en 1765, Townshend Acts en 1767, Tea Act en 1773.

 

 Ils refusèrent de payer parce qu'ils n'étaient pas représentés politiquement à la Chambre des communes à Londres, en anglais no taxation without representation.

 Le gouvernement britannique empêcha également les colons des treize colonies d'étendre leurs territoires à l'ouest des monts Appalaches afin, entre autres, d'éviter les conflits avec les Amérindiens.

 

Le contentieux économique

Les colons américains, en particulier les marchands des ports de la Nouvelle-Angleterre, reprochaient à la Grande-Bretagne sa politique commerciale ,  le trafic de certaines marchandises comme le thé était réservé aux navires britanniques, en vertu du monopole en vigueur

 

 D'autre part, dans le but d'atrophier l'économie américaine, les Britanniques en vinrent à interdire à leurs colonies de vendre leurs produits à un autre pays que la Grande- Bretagne.

 

 Car l'on estimait que si les colons avaient le droit de vendre leurs produits comme bon leur semblait et à qui bon leur semblait, les treize colonies américaines regorgeraient d’argent, argent qui ne profiterait pas à la couronne.

 

L’influence de l’esprit des Lumières

La rupture se produisit définitivement avec la réunion des représentants des colonies au congrès de Philadelphie, en 1774.

 

Désormais, les colons d’Amérique non loyalistes devinrent des rebelles, les insurgents, et le 4 juillet 1776 le congrès continental adopta la Déclaration d’Indépendance des treize colonies d'Amérique du Nord.

 

Le rapport de force avant 1778

Loyalistes et patriotes

Dès que les États-Unis d'Amérique se furent proclamés indépendants ,4 juillet 1776, les résidents eurent à décider ceux qu'ils voulaient soutenir. Ceux qui étaient favorables à l'indépendance furent appelés Americans  ou patriotes  ou encore Congressistes .

 

 Le terme d'avant guerre était Whig occasionnellement utilisé. Les personnes qui s'opposaient à l'indépendance furent appelés Loyalistes  ou les hommes du roi . Le terme a été utilisé des deux côtés, sans ambiguïté.

 

 Le Congrès disposait de 40 ou 45 % d'opinions favorables dans la population. Près de 15 ou 20 % de la population, les loyalistes, étaient partisans du roi George III durant la guerre. Quelques-uns particulièrement dans les Carolines changèrent de camp, et d'autres restèrent neutres.

 

 Les loyalistes eurent jusqu'à 50 000 soldats durant les années de guerre pour soutenir l'Empire britannique. Certains historiens affirment que la révolution américaine fut une guerre civile entre loyalistes et patriotes.

 

Les forces américaines

Au départ, les insurgés n'avaient qu'une petite armée de cinq mille homme[] et l'essentiel des forces reposait sur des milices  en 1775, le général Gage disposait d'une armée d'environ trois mille cinq cents hommes dans le Massachusetts, alors que l'armée britannique pouvait aligner au plus quarante-neuf mille hommes, en dehors des milices.

 

Le congrès continental nomma George Washington commandant en chef de l'armée continentale qui deviendra après guerre l'United States Army.

 Bien que plus de deux cent cinquante mille hommes servirent du côté américain, l'armée ne dépassa jamais quatre-vingt-dix mille hommes, et Washington n'en commanda directement pas plus de dix-sept mille.

 

 De plus, cette armée américaine était moins bien organisée que l'armée britannique , moins disciplinée, elle subit de nombreuses désertions et la solde restait aléatoire.

 

Les forces britanniques

L'armée britannique disposait d'environ cinquante mille soldats, auxquels s'ajoutaient trente mille mercenaires allemands , les Hessiens et des colons américains loyalistes.

 

Tout le monde n'étant pas favorable à la guerre, créer une armée était difficile. Dans un premier temps, cette armée ne consista qu'en des milices des États américains.

 

 Mais ces dernières étaient composées de vétérans de la French and Indian War et, bien qu'étant composées de fermiers et autres volontaires, elles s'entraînaient une à deux fois par semaine sous le commandement d'ex-officiers de l'armée britannique.

 

 Le refus du Congrès de l'aider frustrait Washington. Ses hommes avaient désespérément besoin de tentes, de chaussures, de nourriture, de fusils et de munitions.

 

Former une véritable armée était le premier objectif de George Washington. Les Britanniques pensaient que les forces américaines n'étaient que des rebelles désorganisés.

 

 Une victoire décisive et les Américains se rendraient. Au contraire, le seul but de Washington était de survivre, de remporter quelques petites victoires et d'éviter une lourde défaite.

 

Les Nègres et les Amérindiens

Les Afro-américains, qu'ils fussent esclaves ou libres, participèrent à la guerre dans les deux camps, loyaliste et insurgé. Des Nègres s'engagèrent dans les milices américaines alors que cette pratique inquiétait les planteurs du sud qui refusaient que les esclaves fussent armés.

 

 On estime que cinq mille Noirs combattirent aux côtés des insurgés. En novembre 1775, le gouverneur de Virginie Lord Dunmore promit l'affranchissement à tous les esclaves qui seraient soldats dans l'armée britannique.

 

 En 1779, Sir Henry Clinton édicta une loi similaire pour la région de New York. La plupart des esclaves servirent comme plantons, mécaniciens, ouvriers ou éclaireurs.

 

 Plus de la moitié moururent dans les épidémies de variole qui frappèrent les armées britanniques.

 

 En dépit des promesses de certains gouverneurs britanniques, la majorité des esclaves ne furent pas affranchis. Du côté des troupes insurgées, on recense de nombreux cas d'affranchissement.

 

La plupart des Amérindiens  Native American venant de l'est du Mississippi ont été touchés par la guerre, et plusieurs communautés ont été divisées sur le rôle qu'elles avaient à jouer dans ce conflit.

 

 Bien que quelques tribus aient été en bons termes avec les Américains, la plupart des Amérindiens s'opposaient aux États-Unis, depuis que leurs propres terres étaient menacées par les accords d'expansion américaine.

 

 On estime que 13 000 guerriers ont combattu au côté des Britanniques,  le groupe le plus important, la Conféderation Iroquoise, en représentait 1 500.

 

Opérations dans les colonies du Nord , 1775-1777

Débuts heureux des Américains

Les débuts du conflit furent heureux pour les Américains. Leurs milices battirent à Lexington 19 avril 1775 un détachement britannique.

 

 Le général Thomas Gage fut assiégé dans Boston. Le Congrès confia à Washington la tâche difficile d'organiser les bandes de miliciens et de les mettre en état de vaincre les troupes aguerries de la Grande-Bretagne.

 

Les Américains firent une expédition dans les colonies du nord, la Province of Quebecde l'époque, espérant convaincre les Canadiens de se joindre à eux.

 

 Les Américains occupèrent Montréal,  mais leur chef Montgomery ayant été tué devant Québec, Carleton mis fin aux opérations terrestre de la campagne américaine au Canada en décembre 1775.

 

 

Carleton après la bataille navale de Valcourt ne poursuivit pas Arnold et fut remplacé par Burgoyne l'année suivante.

 

Des Canadiens avec les Américains

Cette incursion donna aux Américains le soutien de deux régiments de Canadiens, le fameux Congress Own Regiment de Moses Hazen et de Clément Gosselin et le régiment de James Livingston, un Écossais vivant au Canada depuis 1744.

 

 Selon Baby, Taschereau et Jenkins, des pro-britanniques, sept cent quarante-sept Canadiens prirent les armes pour soutenir les Américains au tout début du conflit, soit deux ans avant l’arrivée de Lafayette en 1777.

 

 Les partisans pro-Américains étaient disséminés dans toutes les paroisses du territoire de la province. Les régiments canadiens étaient avec Livingston à la Porte Saint-Jean pour aider Arnold et Montgomery.

 

 À l'Ouest, des habitants de Vincennes aidèrent à la prise de la ville par Clark. Le régiment de James Livingston battit Burgoyne à la bataille de Saratoga et protégea West Point de la traîtrise d'Arnold en 1780 en tirant sur le vaisseau Vulture.

 

Les Américains reprirent Boston le 17 mars 1776, date à laquelle Washington avait déjà forcé les Britanniques à évacuer la ville.

 

Puis celui-ci dirigea son armée sur New York, où il avait prévu que se ferait la retraite britannique après la chute de Boston. Un des objectifs des Britanniques était de repousser les attaques des villes côtières pour que les renforts venus par la mer puissent arriver.

 

Le ministère britannique n'avait pas cru d'abord à une résistance si énergique. Les colonies, mises au ban des nations par la métropole, prirent alors une mesure à laquelle presque personne n'avait songé au commencement de la lutte.

 

Congrès à Philadelphie, 1776

Après que la Virginie se fut dotée d'une déclaration des droits, en juin 1776, Thomas Jefferson fut chargé de préparer l'ébauche d'une déclaration d'indépendance.

 

Le document, qui représente l’un des textes fondamentaux du pays, fut approuvé le 4 juillet 1776 lors du Congrès de Philadelphie.

 

 La proclamation d'indépendance des treize colonies conduisit à une confédération où chaque État conserva sa liberté religieuse et politique et qui rompit irrévocablement avec la Grande-Bretagne.

 

Les volontaires américains, sans magasins, sans ressources, ne purent d'abord tenir tête aux vieux régiments qu'on envoyait contre eux. En juin 1776, le général Howe prit New York et Rhode Island avec neuf mille mercenaires.

 

 Pendant plusieurs mois, Howe et Washington se battirent pour l'État de New York et finalement, Washington, obligé de battre en retraite par le New Jersey, eut la douleur de voir un grand nombre de ses soldats l'abandonner.

 

 Il ne céda le terrain que pied à pied et s'arrêta après le passage du Delaware, qui fut terrible.

 

De là, il fit une tentative imprévue et d'une audace remarquable. À la Noël 1776, l'armée continentale avait besoin d'une victoire.

 

 Il franchit le fleuve sur la glace pendant la nuit du 25 décembre 1776, surprit à Trenton un corps de mille Allemands commandés par Rahl, tua celui-ci et fit prisonniers ses soldats.

 

Ce succès, qui dégageait Philadelphie, releva le moral de la population. De nouveaux miliciens accoururent de la Pennsylvanie, et Washington, reprenant l'offensive, força Charles Cornwallis à se replier jusqu'à Brunswick.

 

L'armée de Washington eut une autre victoire lors de la bataille de Princeton le 3 janvier 1777. Ces succès redonnèrent confiance aux insurgés et entraînèrent l'enrôlement de nouveaux volontaires dans l'armée continentale.

 

Des Français qui devancèrent le traité conclu plus tard entre la France et l’Amérique

Le Congrès, rassuré sur le sort de Philadelphie, était rentré dans cette ville le 27 février 1777. L'arrivée de volontaires européens apportait plutôt aux Américains un secours moral qu'une aide effective.

 

 Ils étaient de beaucoup inférieurs en nombre à leurs adversaires mais l'habileté des chefs et l'opiniâtreté des soldats suppléèrent à cette infériorité numérique.

La tactique de la Grande-Bretagne était d'isoler la Nouvelle- Angleterre des autres régions en s'emparant de la vallée de l'Hudson. Pour cela, trois armées étaient nécessaires.

 

 Le général Burgoyne était censé envoyer des troupes au sud depuis le Canada, le colonel St Leger s'y rendre avec son armée et Howe suivre l'Hudson. Ce plan ne fut jamais concrétisé car le général Howe préféra envahir la Pennsylvanie et capturer Washington

 

Howe débarque à Maryland, 1777

Dès le mois de juin 1777, on apprit que sir William Howe, parti de New York, se dirigeait avec seize mille hommes sur les côtes de la Pennsylvanie. Il débarqua ses troupes dans le Maryland, et Washington s'avança au-devant de lui avec onze mille hommes.

 

Les Américains perdent la bataille de Brandywine

Les deux armées ne tardèrent pas à se rencontrer sur les bords de la Brandywine, et le 11 septembre elles se livrèrent un combat que les généraux américains perdirent. Howe battit Washington mais ne put le capturer lors de la bataille de Brandywine.

 

Le Congrès évacue Philadelphie

Sir William Howe entra à Philadelphie et le Congrès se transporta à Lancastre.

D'un autre côté, le général Horatio Gates avait succédé à Arthur Saint Clair dans le commandement des troupes qui avaient abandonné Ticonderoga au début de la campagne.

 

 Il rejoignit les généraux Arnold et Morgan, qui avaient dû abandonner le Canada, et résolut de s'opposer à la marche hardie du général Burgoyne.

 

Les Britanniques sont battus le 19 septembre et le 7 octobre à Saratoga

Le général Burgoyne, qui avait remplacé Carleton, avait besoin de renforts. Il se rendit dans le Vermont pour voir ce qu'il y trouverait. Il attendit les Américains sur les hauteurs de Bemis Heights.

 

 Une bataille opiniâtre s'y livra le 19 septembre. Les Britanniques furent battus, sans perdre toutefois leur position. L'armée y subit une défaite par les troupes de la Nouvelle-Angleterre à la bataille de Bennington le 16 aout.

 

 Puis ses hommes, coupés de leur retraite, durent marcher vers Albany. En chemin ils rencontrèrent une force continentale le 7 octobre menée par Horatio Gates. Cette armée attendait sur la rive près de Saratoga.

 

Burgoyne est obligé de capituler

Une succession de batailles conduisit à la reddition finale de Burgoyne. La victoire de Saratoga marqua un tournant dans la guerre d'Indépendance.

 

 Ce fut le plus beau succès des Américains depuis le commencement de la lutte: une artillerie nombreuse, des armes et dix mille prisonniers tombèrent en leur pouvoir.

 

Les ennemis européens de la Grande-Bretagne prirent conscience que la guerre pourrait finir à la faveur des continentaux. La France de Louis XVI, suivie de l'Espagne et des Provinces-Unies s'engagèrent alors du côté des Américains.

 

Washington reprend l’offensive

Cependant Washington reprenait l'offensive. Au moment où les Britanniques le croyaient en pleine retraite à la suite de sa défaite de Brandywine, il les rejoignit par une route détournée et les attaqua avec vigueur dans leurs lignes.

 

Un brouillard mit le désordre dans ses corps d'armée et lui ravit une victoire qu'on eût pu penser certaine. Il fut forcé à la retraite après avoir infligé à l'ennemi des pertes bien supérieures aux siennes à la bataille de Germantown , 4 octobre 1777.

 

Défense du fort Redbank par le capitaine de Mauduit du Plessis

C'est à cette époque que le capitaine de Mauduit du Plessis, volontaire, défendit le fort RedBank. Il était à la tête de quatre cents hommes et se battait contre le colonel Donop, à la tête d'un régiment hessois qui ne comptait pas moins de seize cents soldats.

 

 Ce dernier perdit à l'occasion la vie et son régiment fut en partie détruit. Les Américains durent pourtant abandonner la place, ainsi que le fort Mifflin.

 

Continuation et résumé des opérations

Fin 1777, le général Howe força Washington à quitter Philadelphie. Au cours de l'hiver 1777-1778, qui s'avéra le plus cruel de l'époque révolutionnaire, Washington et son armée campaient dans Valley Forge, dans le sud-est de la Pennsylvanie.

 

Washington et ses hommes firent montre d'une endurance surhumaine, mais le manque de vêtements appropriés, la malnutrition, la maladie, notamment la fièvre typhoïde, eurent raison du quart des soldats.

 

 S'ils restaient, c'était pour George Washington qu'ils adoraient et pour qui ils seraient et sont morts , c'est ce que rapporte le colonel John Brocks

 

L'engagement des ennemis européens de la Grande-Bretagne , 1777-1783

Devant l'enlisement militaire, les insurgés américains cherchèrent des soutiens étrangers , ils firent appel aux Canadiens français.

 

 Ceux-ci, en raison de l'acte de Québec et du souvenir de la Conquête et des exactions britanniques ainsi que leur perception du fait que cette guerre était une querelle familiale entre Britanniques, refusèrent d'apporter leur aide et demeurèrent neutres dans cette guerre.

 

Car ils ne prirent pas plus les armes pour la Grande-Bretagne. La défaite britannique de Saratoga en 1777 encouragea la France à entrer en guerre contre la Grande-Bretagne.

 

 

Dès le 6 février 1778, la France passa une alliance et un traité d'amitié avec les insurgés américains par le traité de Paris.

 

 En 1779, l'Espagne rejoignit l'alliance conformément au pacte de famille entre les Bourbons sans pour autant reconnaître l'indépendance des Treize Colonies. Puis, en 1780, les Pays-Bas s'allièrent à la France et à l'Espagne.

 

L’engagement français

Bataille de Philadelphie : l'avancée des insurgés et des Français

Clinton, menacé d'être enveloppé dans Philadelphie par l'armée de Washington et par la flotte du comte d'Estaing, se replia sur New York, où il ne rentra toutefois qu'après avoir essuyé un échec à Monmouth ,28 juin 1778.

 

Diversion dans le Sud

Pour diviser les forces qui le poursuivaient, il envoya le colonel Campbell en Géorgie, et la guerre s'étendit alors aux colonies du Sud.

 

C'est ensuite l'Espagne, puis les Provinces-Unies qui s'opposèrent à la puissance britannique, faisant basculer le rapport de force.

 

 En 1779, la France persuada l'Espagne et les Provinces Unies, deux autres ennemies de la Grande-Bretagne, à cause des colonies, d'aider les Américains.

 Le gouverneur de la Louisiane, le général Bernado de Galvez prit les forteresses de Natchez et de Bâton-Rouge, le long du Mississippi.

 

 De là, il attaqua Mobile et Pensacola dans l'ouest de la Floride. Ces victoires empêchèrent les Britanniques d'attaquer depuis le sud-ouest.

 

 Les Britanniques durent se battre sur plusieurs fronts et furent contraints ainsi d'éparpiller leurs ressources militaires. L'aide européenne arriva au moment où les Américains en avaient désespérément besoin.

 

Exactions des Britanniques en Caroline et en Géorgie

Le général britannique Prévost vint rejoindre Campbell, et le chef des milices américaines, Lincoln fut forcé de leur abandonner, avec la Géorgie, toute la Caroline du Sud.

 

 Les Britanniques faisaient de ce côté une guerre d'extermination qui soulevait contre eux les populations, aussi le général Lincoln put-il bientôt reprendre l'offensive et forcer l'ennemi à lever le siège de Charleston , mars 1779.

 

En même temps, sir H. Clinton envoyait des détachements sur les côtes de la Virginie et de la Nouvelle-Angleterre pour tout ravager. Ce général concentra ses troupes sur le bord de l'Hudson et vint attaquer les forts de Verplanck et de Stoney-Point.

 

 Cette dernière place fut prise, puis reprise par Wayne. Le lieutenant-colonel de Fleury se précipita le premier dans les retranchements qu'il avait fait construire et saisit le drapeau britannique.

 

 Les Américains accordèrent la vie sauve à la garnison britannique, bien qu'elle eût commis d'horribles massacres. Washington dut pourtant abandonner ce poste après en avoir enlevé les munitions et en avoir détruit les défenses.

 

Savannah et Charlestown

Les Britanniques pensaient que les sudistes étaient plus loyaux. Ainsi, en 1778, ils décidèrent de déplacer la guerre au Sud en l'attaquant. Les Britanniques savaient qu'ils n'avaient connu que des petits succès au Nord pendant trois ans et que la victoire serait difficile.

 

 Ils espéraient ainsi davantage de succès. Ils promirent de plus à beaucoup d'esclaves noirs la liberté s'ils rejoignaient l'armée. En réalité, les officiers britanniques les vendirent comme esclaves en Inde.

 

Échec des troupes alliées devant Savannah

Ils capturèrent alors la ville portuaire de Savannah, et de là, ils envahirent la plus grande partie de la Géorgie. En décembre 1778, une armée britannique sous les ordres du général Henry Clinton arriva de Caroline du Sud et encercla l'armée américaine à Charlestown.

 

 Quand les 5 000 défenseurs se rendirent, les Américains perdirent pratiquement toute leur armée au Sud. Ce fut la plus grande défaite américaine de la guerre.

 

Le pavillon français eut à partir de 1779 l'empire de la mer dans les Antilles et d'Estaing put se diriger vers les côtes de la Géorgie pour reconquérir cette province en soutenant le général Lincoln. Le siège de Savannah , septembre 1779, attaque infructueuse, fut immédiatement entrepris.

 

La diversion de Clinton en Géorgie

La diversion tentée par Clinton en Géorgie avait complètement réussi par l'échec de d'Estaing devant Savannah.

 

 Ce général profita du moment où Washington était réduit à l'inaction par la misère de son armée pour faire quitter New York à une partie de ses troupes et pour s'emparer de Charleston, dans la Caroline du Sud, où il fit prisonnier 5 000 Américains , mai 1780.

 

 Il laissa ensuite dans cette province Lord Cornwallis, qui battit tous ceux que le Congrès chargea de le chasser.

 

Rochambeau

.En juillet, le corps expéditionnaire aux ordres du vicomte de Rochambeau et fort de 6 000 hommes débarqua à Newport. Il était amené sur une escadre de dix vaisseaux aux ordres du chevalier de Ternay.

 

 C'est pendant que Washington s'était rapproché de New York pour mieux correspondre avec Rochambeau que le traître Benedict Arnold entama des négociations avec Clinton pour lui livrer West Point, dont Washington lui avait confié la garde.

 

Avant de commencer ses opérations, Rochambeau attendait des renforts que le comte de Guichen devait lui amener de France,  mais celui-ci avait rencontré dans la Caraïbe l'amiral Rodney, qui obligea le convoi français à se réfugier en Guadeloupe.

 

 Washington ne put qu'envoyer quelques renforts, avec La Fayette, aux patriotes du Sud, et se résigna à remettre à la campagne prochaine l'expédition décisive qu'il concertait avec Rochambeau.

 

 De son côté, Cornwallis recevait des troupes qui portaient son armée à 12 000 hommes. La situation des Britanniques paraissait donc aussi prospère que par le passé.

 

Même les batailles dans le sud pouvaient être utiles aux Américains. Par exemple, la bataille de King's Mountain, à la frontière entre la Caroline du Sud et la Caroline du Nord, en octobre 1780.

 

 Le gros des forces britanniques et des 1 000 miliciens furent tués. Les survivants furent presque tous fusillés ou pendus.

 

Coalition contre la Grande-Bretagne

Une vaste coalition se formait pourtant contre le despotisme maritime de la Grande-Bretagne. Cette nation s'arrogeait le droit de visite sur les bâtiments neutres, sous prétexte qu'ils pouvaient porter des secours et des munitions à ses adversaires.

 

 Catherine II de Russie, la première, proclama, en août 1780, la franchise des pavillons, à la condition qu'ils ne couvriraient pas de contrebande de guerre.

 

Déclaration de guerre aux Provinces-Unies

Pour soutenir ce principe, appelé droit des neutres, elle proposa un plan de neutralité armée qui fut successivement adopté par la Suède et le Danemark, la Prusse, le Portugal, les Deux-Siciles et les Provinces-Unies.

 

 Cette dernière nation, en donnant asile à des corsaires américains, avait excité au plus haut degré la fureur des Britanniques. Ils lui déclarèrent la guerre. C'est alors que l'amiral Rodney leur enleva Saint-Eustache.

 

 Les Espagnols prirent de leur côté Pensacola, en Floride, tandis que de Grasse ravageait la Caraïbe britannique et que Bouillé reprenait Saint-Eustache.

 

L’expédition décisive

Opérations simultanées de Washington et de Rochambeau

Ces victoires permirent à Washington et à Rochambeau d'exécuter enfin une expédition qui fut aussi décisive qu'habilement menée. Pendant l'hiver, l'armée américaine, privée des choses les plus nécessaires, avait supporté les plus rudes épreuves.

 

 Quelques régiments de Pennsylvanie et du New-Jersey s'étaient même mutinés. Les partisans américains Marion et Sumpter avaient trop peu de troupes pour entreprendre contre Cornwallis autre chose qu'une guerre d'escarmouches.

 

Le corps de Gates fut battu à Camden , août 1780 et de Kalb y fut tué. Pourtant Daniel Morgan, à la tête d'un corps de troupes légères, battit Tarleton au Cowpens, 17 janvier 1781. Par une retraite habile, Green amena Cornwallis jusqu'au-delà du Dan, qui sépare la Virginie de la Caroline septentrionale.

 

 Il se renforça des milices de Virginie et tomba à l'improviste sur les corps récemment levés par Cornwallis, qu'il jeta dans un désordre tel qu'ils s'entretuèrent et que Cornwallis fit tirer des coups de canon contre ses propres troupes, mêlées aux milices.

 

Green livra un nouveau combat à Cornwallis, le 15 mars, près de Guildford-House, et lui fit éprouver des pertes qui le forcèrent à se replier sur Wilmington.

 

 Par une marche habile, il coupa la retraite de la Caroline du Sud au général britannique, et il manœuvra si bien qu'après la sanglante bataille de Eutaw Springs il ne resta plus aux Britanniques en Géorgie et en Caroline que la ville de Savannah et le district de Charleston.

 

La Fayette en Virginie

Pendant ce temps, La Fayette, chargé d'opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, sacrifia encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres.

 

 Joignant la prudence au courage, il sut, par des marches forcées et des retours subits, tellement fatiguer Cornwallis et harceler ses troupes, que le général britannique, après avoir méprisé sa jeunesse, fut forcé de redouter son habileté.

 

Tout à coup, les troupes de Rochambeau quittent leur position de Newport et de Providence, où étaient établis leurs quartiers d'hiver, et s'avancent vers Hartford. Washington arrête quelque temps l'armée coalisée devant l'île de New York.

 

 Il fait des reconnaissances devant la place et entretient son adversaire dans cette idée qu'il va diriger tous ses efforts contre cette ville. Mais il n'attendait que la promesse du concours de la flotte pour changer ses dispositions.

 

La campagne de 1781

Le comte de Barras arrive de France sur la Concorde. Il venait remplacer dans son commandement le chevalier de Ternay, et était accompagné du comte de Rochambeau, qui avait été chargé de hâter l'envoi des renforts et des secours promis.

 

Ces renforts n'arrivent pas, mais en revanche on apprend que la flotte de l'amiral de Grasse, après avoir pris Tobago et tenu Rodney en échec, s'avance avec 3 000 hommes tirés des colonies sous les ordres du marquis de Saint-Simon...

 

... Pour forcer la baie de Chesapeake défendue par Graves, et bloquer dans Yorktown le marquis Cornwallis, que La Fayette poursuit dans sa marche rétrograde.

 

Les camps sont levés devant New York, et tandis que le comte de Barras, malgré son ancienneté de grade, va se mettre avec un noble désintéressement sous les ordres de de Grasse, les généraux alliés se dirigent à marche forcée vers la Virginie.

 

 C'est vers Yorktown que, pleins de confiance désormais dans le nombre et la bravoure de leurs troupes, ils font converger tous leurs efforts.

 

 

L'armée est divisée en deux corps. L'un suit la voie de terre et, par Philadelphie et Baltimore, arrive bientôt à Williamsburg pour donner la main aux troupes de Saint-Simon et de La Fayette.

 

 Un autre corps, sous les ordres de Custine, s'embarque à Head-of-Elk, touche à Annapolis, et, sous la direction de Choisy et du duc de Lauzun, prend position devant Glocester.

 

 De son côté le comte de Grasse occupait la baie de Chesapeake et coupait aux Britanniques toute communication par eau.

 

Quelques jours suffirent pour tracer la première et la seconde parallèle. Deux redoutes arrêtaient les travaux des alliés. On décida de leur donner l'assaut.

 

 La Fayette avec une colonne de milices américaines fut chargé de s'emparer de celle de droite, tandis que Christian, comte de Forbach, marquis de Deux-Ponts, colonel commandant le régiment royal Deux-Ponts, montait à l'assaut de celle de gauche.

 

 Les troupes alliées rivalisèrent d'ardeur. En quelques minutes ces obstacles furent enlevés.

 

En vain Cornwallis, reconnaissant que la résistance était désormais impossible, essaya-t-il de forcer le passage du York River en abandonnant ses canons et ses bagages. Sa tentative ne réussit pas et il dut capituler. La garnison fut faite prisonnière de guerre.

 

 Les vaisseaux britanniques furent le partage de la flotte française, tandis que plus de 150 canons ou mortiers, la caisse militaire et des armes de toute sorte furent remis aux Américains  11 octobre 1781.

 

Les insurgés furent victorieux en 1781 à Yorktown, sous le commandement de George Washington ce qui permit aux Français d'approvisionner les insurgés en armes et en argent.

 

 Les Européens fournirent aussi des corps expéditionnaires et des escadres. La France s'engagea car elle avait de la rancune à l'égard de la Grande-Bretagne.

 

Campagne de 1782

La guerre d'indépendance américaine se présenta comme une occasion d'effacer l'affront de sa défaite dans les guerres indiennes et de la perte de ses colonies en Amérique du Nord. La Grande-Bretagne n'a pas capitulé uniquement à cause de la défaite de Yorktown.

 

 La France avait tout fait pour l'obliger à disperser ses forces. Elle avait attaqué les Britanniques en Inde, colonie précieuse s'il en était, source de la fortune des Pitt.

 

 Elle avait également attaqué Malte, conquis Minorque, qui était la grande base navale britannique de Méditerranée, avant Malte, assiégeait Gibraltar qui était sur le point de tomber.

 

 La France encerclait les îles britanniques, et elle faisait manœuvrer depuis des mois 60 000 hommes en Bretagne, prêts à débarquer en Grande-Bretagne quasiment vidée de troupes.

 

 Des vaisseaux français croisaient, pavillon haut, au large de Southampton, provoquant une panique à la bourse de Londres.

 

 Le support financier des Insurgents, par les canaux espagnols d'abord, puis directement, n'est pas, pour la France, la seule cause du coût exorbitant de l'indépendance américaine. Le coût de la guerre, pour la Grande-Bretagne, devenait également très lourd.

 

La dette de la Grande- Bretagne était considérablement accrue. Lord North dut quitter la direction des affaires pour céder la place à un ministère whig qui demanda la paix au cabinet de Versailles. La France, qui n'était pas moins épuisée, accepta ces propositions.

 

 Les préliminaires furent arrêtés à Paris, le 30 novembre 1782, entre les plénipotentiaires des puissances belligérantes, au nombre desquels étaient pour les États-Unis Benjamin Franklin, John Adams, John Jay, et Henry Laurens.

 

 Le traité définitif fut signé le 3 février 1783. Les Britanniques furent vaincus et durent reconnaître l'autonomie des États-Unis en 1783, en signant le traité de Paris, le 3 septembre 1783.

 

Cette nouvelle fut rapidement portée en Amérique. Le 11 mars 1783, Lauzun partit de Wilmington  pour ramener dans leur patrie les derniers soldats français. Ainsi l'indépendance des États-Unis était fondée, et le monde comptait une grande nation de plus.

 

Chronologie des événements

       1775 

    

        17 juin , La bataille de Bunker Hill est la première véritable bataille de la guerre d'Indépendance. Si les insurgés connurent la défaite, leur défense héroïque et les pertes limitées qu’ils connurent contribuèrent à renforcer leur moral.

         1776 

   8 juin , Bataille de Trois- Rivières ,Québec, opposant les insurgés des Treize colonies aux troupes du roi de la Grande-Bretagne.

 

        4 juillet ,  Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, rédigée par Thomas Jefferson.

27 août ,  Les Britanniques sont victorieux à la bataille de Brooklyn.

16 septembre , Les Britanniques débarquent à Kip's Bay, et dans les jours qui suivent remportent la bataille de Harlem Heights.

      21 septembre , Un incendie détruit le quart de New York.

        16 novembre ,  Les Britanniques prennent le fort de Washington Washington Heights, ce qui leur assure le contrôle de New York

        26 décembre , Défaite britannique à Trenton , Delaware.

      30 000 soldats allemands sont loués à leurs princes par les Britanniques pour combattre l'indépendance américaine.

       A la fin de l'année, la situation militaire est très défavorable aux insurgés.

 

         1777 

        Le marquis de La Fayette offre ses services de soldat au congrès américain.

        Victoire de George Washington à Princeton

                

                   En juin, la bannière étoilée sert d'emblème aux armées américaines 

        Le général britannique Howe s'empare de Philadelphie 

        En octobre, la défaite des Britanniques à Saratoga encourage les Français à déclarer la guerre à la Grande-Bretagne au début de l'année suivante.

   Décembre, l'armée américaine à Valley Forge.

 

        1778 

   6 février , signature d'un traité d'amitié, d'alliance et de commerce entre les français et les américains , ces derniers peuvent alors compter sur des renforts terrestres et surtout sur la flotte de guerre française.

                    Reddition du Britannique Cornwallis après la bataille de Yorktown, 1781 

         1779 

En septembre et en octobre, le Siège de Savannah par une force franco-américaine échoue complètement. La ville de Savannah, capitale de Géorgie, la dernière des treize colonies originales, reste sous l'influence britannique et loyaliste jusqu'en 1782.

 

        1780 

     Mai ,  Les Britanniques prennent Charleston et font capituler 5 000 soldats américains à Camden.

     11 juillet , Un corps expéditionnaire dirigé par le français Rochambeau débarque à Newport.

      20 décembre , les Provinces-Unies entre en guerre contre la Grande-Bretagne.

 

         1781 

       5 septembre , la France remporte la bataille de la baie de Chesapeake.

        19 octobre , défaite britannique lors de la bataille de Yorktown.

 

         1782 

       25 janvier , victoire de la France lors de la bataille de Saint-Kitts

        les préliminaires de paix s'engagent et aboutissent le 3 septembre 1783 au traité de Paris qui met un terme à la guerre d'Indépendance américaine, simultanément au traité de Versailles traitant lui, du conflit entre l'Angleterre d'une part, la France et l'Espagne d'autre part.

 

                                 Après la Révolution

                                 Coût de la guerre

  en France , Les dépenses directes de guerre sont évaluées à 1,8 / 2 millions de livres. La France prêta 12 millions de livres aux Américains, et en donna 12 autres millions.

 

      Elle consentit à une avance de 6 millions de livres pour la reconstruction du pays. Le déficit budgétaire en France fut le point de départ des États généraux et de la Révolution française.

 

 

La Révolution américaine , un modèle 

La Révolution américaine a influencé les autres pays et fait partie des Révolutions atlantiques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

 

 L'organisation du pouvoir américain a instauré la stabilité et l'équité des pouvoirs exécutif, législatif et juridique, lesquels étaient assignés de tâches particulières mais qui restaient régies par le chef d'État et son Premier ministre.

 

      La révolte des patriotes du Cap, Afrique du Sud actuelle contre l'administration coloniale s'inspira de la Révolution américaine.

 

 Les généraux français qui appuyaient les indépendantistes, et qui avaient vu le succès de cette révolution, ramenèrent eux aussi des idées qui ont pu avoir un impact sur la Révolution française. 

 

Historiographie

La Révolution américaine fut d'abord vue par les contemporains comme la confrontation entre les colons et la couronne britannique.

 

        Pendant la guerre froide, les historiens français exceptionnalistes considéraient que la Révolution américaine était imparfaite parce qu'elle n'était pas sociale.

 

 De leur côté, les exceptionnalistes américains soulignaient l'échec final de la Révolution française , établissement du Premier Empire, Restauration monarchique et mettaient en avant l'antériorité du soulèvement américain.

 

 Dans les années 1970, l'historiographie de la Révolution américaine se renouvelle grâce aux études d'Edward Countryman, Alfred Young ou Gary Nash.

 

       Elle s'attache à élargir le sujet en s'intéressant à l'histoire sociale et non plus seulement aux événements.

 

 Elle met en valeur, au travers de nombreuses monographies, le rôle des Noirs, des femmes ou encore de la foule ,  on peut comparer la démarche à celle de l'école des Annales en France.

 

     Dans les années 1980, les discussions historiographiques opposaient les historiens libéraux ou républicanistes.

 

 Depuis quelques années, les historiens et le grand public reviennent à l'étude des grands personnages de la Révolution américaine, en particulier des plus conservateurs.

 

    La bataille de Yorktown,  Octobre 1781

Les escadres anglaises de Hood et de Graves ont été prévenues par le général Cornwallis, et ont fait demi-tour vers le sud pour lui porter secours.

 

De Grasse laisse quatre vaisseaux garder la baie, et mène le reste de l’escadre vers les Anglais.

 

Un témoin de l’époque, le capitaine André Ambla rd, raconte l’approche française , De Grasse court à la rencontre de l’escadre anglaise qui s’enfuit.

 

 Elle était meilleure voilière que la nôtre et il ne put l’atteindre qu’avec douze de nos vaisseaux doublés en cuivre, qui chargèrent si vigoureusement leur arrière-garde que le Terrible, vaisseau de 74 canons, coula bas .

 

La canonnade ne dure que quelques heures. Plusieurs navires sont néanmoins endommagés, et on compte près de 340 tués ou blessés. Au soir, les Britanniques rompent définitivement le combat, mis en fuite plutôt que vaincus par une flotte française en léger surnombre.

 

 De Grasse tente de les poursuivre en haute mer, mais il ne parvient pas à les rattraper et rentre à Chesapeake. C’est cette même escadre qu’il laisse fuir qui lui infligera une cuisante défaite deux ans plus tard aux Saintes, où l’amiral sera même fait prisonnier.

 

De retour dans la baie le 11 septembre, de Grasse y découvre l’escadre du conte de Barral, qui était arrivée la veille sans avoir croisé les Anglais.

 

 A terre, George Washington, le comte de Rochambeau et le marquis de La Fayette font jonction et lancent le siège de Yorktown. Depuis la baie, les navires français pilonnent la ville et les redoutes qui la protègent.

 

 Ils sont aidés par l’artillerie débarquée, munie du tout nouveau canon de Gribeauval, qui fera parler de lui dans les armées napoléoniennes. Yorktown se rend le 19 octobre.

 

Dans une clairière près de la ville, les troupes britanniques défilent entre un rang d’Américains et un rang de Français. Cornwallis, humilié, s’est fait représenté par le major-général O’Hara.

 

 Ce dernier s’approche de Rochambeau, La Fayette et Washington côte-à-côtes. Il tend son épée à Rochambeau, mais celui-ci laisse la primauté à Washington. Ce dernier reconnaîtra en l’amiral de Grasse , l’arbitre de la guerre

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