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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

 Le Communautarisme (suite et fin)

 

Antisémitisme, communautarisme, terrorisme

… mais pour qui sonne le glas , car avec un tel palmarès  d’ ennemis intérieurs…

…comment des politiciens soutenus par des médias affidés peuvent-il  appeler à vivre ensemble avec de telles contradictions…

…qui tout compte fait est un cri de désespoir, face à une catastrophe imminente qui conduit le pays au mur…

 

… car, las d’appeler au loup absent, le jour où il sera là, il n’y aura personne...

 

…et à bien observer on relève que parmi les 193 Nations membres de l’Organisation des Nations Unies la France  réunit pour son compte, le plus de désagréments…

 

Et avant de discourir les politiciens devraient se remémorer l’Histoire de ce pays qui réunit sur son nom de tant de « satisfécits »…

 

Patrie des droits de l’Homme, liberté égalité fraternité, hérité de la colère du peuple en 1789, autant de triomphes sociétales qui peuvent indisposer les autres Nations de la Planète sensées de ne pas avoir autant de Qualités…

 

… et nous voilà remontant cette Histoire  limitée à partir de 1870…

 

1870 en effet c’est la déroute face aux forces prussiennes qui s’en vont comme prise de guerre avec les régions de l’Alsace et la Lorraine, curieux, il n y a pas d’alliées de secours

 

1914 la jeunesse française est toute excitée, veut en découdre avec l’Allemagne, la chasse est menée contre les pacifistes, Jean Jaurès est assassiné, son assassin acquitté sa famille doit solder en totalitér lres frais de justice

 

… mais avec les Alliées, la France s’en sort en 1918, et torpille les résultats de la Conférence de  Versailles en 1919, avec ses excès en ouvrant les soupapes de revanche de la montée du National Socialisme en Allemagne…

 

…les cérémonies du centenaire  de 2019 étaient injustifiées, ne rendant compte de la réalité historique de 1914- 1918

 

…car en 1940 c’est la déferlante allemande avec les forces armées du 3è Reich qui occupent le pays jusqu’en Avril  1945

 

et c’est à nouveau les Alliées qui sauvent la France

 

…  ne retenant pas la leçon en se lançant dans des guerres de décolonisation contre des peuples indochinois et algériens qui revendiquent à juste titre leur LIBERTE

 

Et donc ce résumé de l’Histoire n’est pas brillante et devrait conduire les dirigeants vers plus d'humilité dans leurs rapports avec les autres peuples et Nations...

 

...or c'est l'arrogance, la prétention, et le donneur universel de leçons qui prévalent...

 

car la France a occupé des territoires, colonisé et assimilé des populations

 

… et sa croisade insensée  livrée contre la présence de ces personnes sur son territoire sous le couvert de communautarisme...

 

...relève de l’intolérance, d'incohérence politique dans la désignation des ennemis de cette République monarchique et de la discrimination raciale.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

 

La République de Zambie

 

La  République de Zambie est un pays d'Afrique australe, sans accès à la mer. Issue de la Rhodésie du Nord britannique, elle fait partie intégrante du Commonwealth.

Sa population est estimée à 11,8 millions d'individus. République démocratique, sa capitale est Lusaka.

Initialement peuplé par les Bochimans, peuple de chasseurs-cueilleurs, le territoire zambien est investi par les bantous au IVe siècle de notre ère.

S'opposant aux premiers habitants de par leur maitrise de l'agriculture, ils manient aussi l'art de la confection de poteries ou d'armes.

 Les siècles suivants voient le développement d'autres activités, de la culture du coton à l'extraction de cuivre.

À partir du XVIe siècle, le pays se scinde en de multiples royaumes, respectivement sous l'influence des Bembas ou encore des Lozis.

Les premiers non-Africains à entrer dans le pays sont les Portugais au XVIIIe siècle, suivis des commerçants arabes, le premier véritable explorateur de ces territoires étant David Livingstone à partir de 1851.

 Initiée au Barotseland, la tutelle britannique, d'abord par l'intermédiaire de la BASC puis en 1924 sous le système du protectorat, s'étend à l'ensemble de la Zambie en lui fixant ses frontières actuelles, sous le nom de Zambézie du Nord puis Rhodésie du Nord.

La création de la fédération de Rhodésie et du Nyassaland en 1953, dans le but de développer la région et de limiter les velléités indépendantistes, échoue avec l'accès à l'indépendance du pays le 24 octobre 1964.

 Les premières élections portent Kenneth Kaunda et son parti l'UNIP au pouvoir, qu'il va garder jusqu'en 1991 de manière autoritaire. Depuis, le pays a retrouvé une relative stabilité démocratique.

Les frontières coloniales ont pour résultat une grande diversité de groupes culturels, qui sont partiellement reconnus par l'État par le biais de l'officialisation de rois et de chefs locaux.

L'anglais est la langue officielle, de par l'héritage colonial et dans l'optique de l'unité de la nation.

Majoritairement recouvert par la savane, le pays offre une faune et une flore typique de cet espace tout en étant le théâtre d'une urbanisation croissante.

Histoire

L'histoire de la Zambie, de l'ère préhistorique à l'ère médiévale, demeure encore assez mystérieuse.

Si les recherches archéologiques contribuent à en faire l'un des berceaux de l'humanité et ont pu également attester de l'existence de royaumes anciens à partir du XIe siècle, les faits avérés et datés ne remontent qu'aux années 1820.

Sous la période coloniale britannique, le territoire était un protectorat connu sous le nom de Rhodésie du Nord. Le pays a accédé à l'indépendance en 1964.

Préhistoire

Homo rhodesiensis.

Les plus anciens ossements humains retrouvés sur le territoire de la future Zambie furent ceux de celui que l’on appelle Homo rhodesiensis, qui aurait vécu il y a plus de 150 000 ans.

Des outils vieux de 200 000 ans ont également été retrouvés près des chutes Victoria.

Les premiers habitants connus de la région étaient les Bushmens, des chasseur-cueilleurs nomades.

Les bushmen demeurèrent les seuls habitants de la région jusqu'au IVe siècle, époque de l'invasion des bantous venant du nord.

L'ère Bantou

Les bantous maîtrisaient une certaine technologie. Ils étaient des agriculteurs, avaient des ustensiles et des armes en fer, en cuivre et faisaient de la poterie.

Ils étaient principalement sédentaires et seule la nécessité de survivre les avait contraints à émigrer.

 La plupart des bushmen ne purent cohabiter avec ces bantous et beaucoup d'entre eux émigrèrent à leur tour, vers le sud où ils peuplèrent notamment le Sud-ouest Africain.

L'introduction de l'agriculture favorisa donc le sédentarisme et la population augmenta.

Vers le XIe et XIIe siècle, une civilisation émergeait bien que la plupart des villages vivaient en autosuffisance et que les populations ne se mélangeaient guère.

L'exploitation des mines de cuivre contribua à forger des relations entre les tribus et des pièces en cuivre servant au commerce furent alors utilisées dans les échanges.

L'ivoire et le coton contribuèrent également à développer les relations commerciales et à solidifier des structures politiques et sociales souvent complexes.

Entre le XVIe et le XIXe siècle, des royaumes furent fondés, fragmentant le territoire en plusieurs États. On pouvait en discerner au moins cinq /

  • les Kazembe-Lunda au nord près de la rivière Luapula,

  • les Bemba au nord-est,

  • les Chewas dans l'est

  • les Lozi dans l'ouest en amont du fleuve Zambèze.

  • les Tonga au sud près du Zambèze

La région fut longtemps fermée aux étrangers car difficilement accessible. Ni les commerçants arabes ni même les négociants portugais n'avaient pu aller aussi loin dans le continent africain.

Au XVIIIe siècle, les Portugais, cherchant à relier leurs territoires d'Angola et du Mozambique, pénétrèrent dans la région par l'intermédiaire des Pombeiros, métis de Portugais et d'Africains.

La traite des africains s’était également développée dans la région sous le contrôle des marchands arabes de Zanzibar et des Portugais qui échangeaient des esclaves contre leurs marchandises.

Le premier Européen réellement connu à mettre les pieds dans la future Zambie est l'explorateur anglais David Livingstone en 1851 où il rencontrait le chef Sebetwane.

Quatre ans plus tard, Livingstone découvrait les chutes d'eaux qu'il appela Chutes Victoria. Ce fut aussi dans cette contrée qu'il mourut en 1873.

Dans les années 1870, l'État le plus important de la région du Haut-Zambèze était le royaume du Barotseland, dirigé par les Lozi. Ce royaume avait sans doute été fondé au XVIIIe siècle.

 Les Lozi avaient subi dans les années 1830 l'invasion d'un clan basotho , Tswana, les Makololo, qui, sous la direction de Sebetwane, avaient fui les régiments de Shaka Zulu.

Ce clan était devenu l'aristocratie du Barotseland, et Sebitwane son nouveau litunga , roi.

À Sebetwane avait ensuite succédé sa fille Mamochisane qui abdiqua peu de temps après en faveur de son demi-frère, Sekeletu.

C'est sous le règne de celui-ci que l'empire des Makololo commença à s'effondrer et après sa mort en 1863, l'aristocratie Makololo avait été renversée par les lozi. Fuyant une mort certaine, les survivants Makololo avaient enfin émigré vers l'est pour s'établir au Nyassaland.

La colonisation de la Rhodésie du nord

L'ère de la British South Africa Company

La British South Africa Company , BSAC fondée par Cecil Rhodes pour développer et exploiter les territoires au nord du fleuve Limpopo avait été dotée d'une charte royale en 1889 l'autorisant à étendre les territoires en sa possession , Matabeleland et Mashonaland et à augmenter ses ressources.

En 1890, au nord du fleuve Zambèze, par crainte d'une attaque des matabeles, le roi des Barotse, Lewanika, demanda lui-même la protection britannique.

 Rhodes qui venait de faire, peu de temps auparavant, annexer le Nyassaland, dépêcha ses émissaires Alfred Sharpe, Joseph Thomson et Frank Elliott Lochner auprès du roi Lewanika.

Ce dernier signa alors un traité plaçant son territoire sous l'administration de la BSAC.

Les frontières du nouveau territoire n'étaient pas fixées et ne se distinguaient guère du territoire congolais du Katanga dont les mines avaient été découvertes par des sujets britanniques.

Rhodes espérait annexer le Katanga à la Zambézie du Nord mais ce fut un échec. Néanmoins, la ceinture de cuivre toute proche se révélait prometteuse.

En 1891, cette nouvelle conquête territoriale de la BSAC, alors communément appelé Zambézie du nord, était en fait divisée administrativement en deux entités distinctes qui allaient s'appeler à partir de 1895, Rhodésie du nord-ouest et Rhodésie du nord-est, en hommage à Cecil Rhodes.

Ce dernier rêvait alors de construire une transcontinentale allant du Cap au Caire en passant par les territoires rhodésiens.

En 1896, la révolte des Bembas est matée dans le sang.

En 1905, la capitale du territoire de Rhodésie du nord est fixé à Livingstone à la place de Victoria Falls toute proche mais située en Rhodésie du Sud.

Livingstone fut alors vite relié par un chemin de fer au Congo belge. Cependant, la BSAC minora l'exploitation des mines, préférant utiliser la main-d’œuvre indigène pour le développement de la Rhodésie du Sud.

En 1911, la Rhodésie du Nord était administrativement unifiée et ses frontières définitivement délimitées.

Durant cette période, des missionnaires anglicans s'installèrent dans les diverses régions du territoire y ouvrant des églises, des hôpitaux et des écoles, évangélisant les populations locales en employant dans l'enseignement les langues locales.

Contrairement aux europééns et aux asiatiques les bantous n'avaient pas d' école,le savoir se transmettant de père en fils ,ceux-ci associérent d' abord les écoles et l'écriture à la sorcellerie.

En 1916, la British South Africa Company tenta d'unifier administrativement les deux territoires Rhodésiens. Elle dut renoncer face à l'opposition des colons de Rhodésie du Sud, nettement plus nombreux qu'en Rhodésie du Nord.

 Ces colons craignaient notamment que la pratique autorisant l'emploi d'africains dans l'administration publique, autorisé en Rhodésie du Nord, ne soit ensuite étendue à la Rhodésie du Sud où ces emplois étaient jusque là réservés aux seuls européens.

Le protectorat de Rhodésie du nord , 1924-1964

Le 1er avril 1924, la Rhodésie du nord devint un protectorat au sein de l'Empire colonial britannique. Son système institutionnel différenciait ainsi de celui décentralisé de la Rhodésie du Sud où un gouvernement colonial local avait été instauré.

Un conseil législatif fut institué en Rhodésie du nord sous la présidence d'un gouverneur britannique. Les premiers membres de ce conseil législatif étaient tous nommés et aucun système électoral n'était à l'origine prévu pour les désigner.

Ils ne se divisaient pas moins entre ceux exerçant des fonctions exécutives , les officiels et ceux qui n'en avaient pas , les non officiels.

Les britanniques pratiquaient en fait le système de l’administration indirecte en s’appuyant sur les chefs autochtones.

En 1926, un système électoral fut instauré pour désigner 5 membres du conseil législatif qui siégeraient auprès des neuf membres non officiels désignés.

Le système électoral mis en place était censitaire mais masquait pas le système ségrégationniste qu'il mettait en place.

 Le citoyen devait être sujet de sa majesté , sujet britannique, une qualité jusque-là quasiment exclusive des personnes de race blanche. Ainsi, en Rhodésie du Nord, les Africains n'étaient pas sujet britannique mais sujet sous protectorat britannique.

Le citoyen devait par ailleurs maîtriser parfaitement l'anglais et avoir des revenus ou un patrimoine fixé à un montant minimum.

Les colons, peu nombreux, étaient principalement des industriels et des techniciens.

S’ils n'étaient pas autorisés à acheter des terres, les colons pouvaient bénéficier de baux de 999 ans sur les terres de la Couronne alors que les terres des réserves indigènes étaient inaliénables.

Celles-ci étaient d'ailleurs situées dans des régions sauvages et insalubres.

En 1928, quatre langues principales locales , cibemba, cinyanja, citonga et silozi,  furent choisies pour être employées dans les écoles publiques en tant que langues d'enseignement durant les quatre premières années du primaire.

En 1930, les cours d'anglais furent offerts dans les écoles zambiennes, à titre de langue de communication nationale.

En 1931, la ceinture cuprifière commença à être exploitée se révélant le deuxième gisement de cuivre du monde, hors Union soviétique.

Le cuivre allait dominer toute la vie économique de la Rhodésie du nord et participait sa prospérité. Le minerai se révélait essentiel pour le développement de l’industrie automobile et l’armement.

 L'exploitation de la ceinture de cuivre allait cependant développer et renforcer la ségrégation raciale. Les mines employaient alors 37 000 africains et 6 000 européens.

Chaque groupe racial était organisé dans un syndicat, celui des blancs refusant d'intégrer celui des noirs.

Les mineurs blancs avaient alors le niveau de vie de cette catégorie socio-professionnelle la plus élevée au monde et d'excellentes conditions de vie , logement dans des cités-jardins, services sociaux performants, domestiques africains à bas prix.

 Les compagnies avaient en fait utilisé les grands moyens pour faire venir en Rhodésie du Nord alors surnommé péjorativement le Johannesburg du nord-noir une main-d’œuvre qualifiée et celle-ci fut essentiellement sud-africaine.

Par ailleurs, seulement 20% des bénéfices résultant de l'exploitation des mines étaient effectivement reversés pour les besoins propres de la Rhodésie du Nord.

En 1935, la capitale du territoire est déplacée à Lusaka, une ville alors de moins de 50 mille habitants.

En 1938, le conseil législatif s'ouvrit à la représentation des Africains en autorisant la nomination d'un représentant , blanc de la majorité noire.

À cette époque, la parité entre conseillers officiels et non officiels était atteinte , 8 représentants chacun dont un représentant la population noire de Rhodésie du Nord.

 Ce fut aussi en 1938 que Roy Welensky, un syndicaliste des chemins de fer, fondateur un an plus tôt du Parti travailliste de Rhodésie du Nord, était élu au Conseil législatif pour la circonscription de Broken Hill.

En 1940, le syndicat des mineurs blancs obligeait les compagnies à inscrire dans leur contrat de travail une clause garantissant la discrimination raciale sur le lieu de travail.

En 1941, le conseil législatif de Rhodésie du Nord était composé de neufs élus, neuf officiels et d'un représentant des africains.

En 1946, on compte moins de 50 mille blancs en Rhodésie du Nord soit un blanc pour 42 noirs. La moitié de cette communauté blanche est constituée de sud- africains.

 Chez les africains, la tribu des Barotsés vivait sous un système spécifique de monarchie constitutionnelle en vertu d'un ancien accord contracté avec la reine Victoria.

 

Le roi Mwanawina III, fils de Lewanika, continuait ainsi de régner dans le Barotseland, sur la plus importante tribu de Rhodésie du Nord.

En 1949, le syndicat nord des mineurs africains de Rhodésie du Nord s'organisa pour faire tomber la discrimination industrielle.

La Fédération de Rhodésie et du Nyasaland , 1953-1963

Dans les années 50, Harry Nkumbula représentait le mouvement nationaliste africain. Il dirigeait alors le Congrès national de Rhodésie du nord , Northern Rhodesia Africain Congress.

 Il avait tenté d'organiser une conférence pan-africaine à Ndola avec les représentants nationalistes du Kenya, du Tanganyika, de l'Ouganda, de Zanzibar, de Rhodésie du Sud et du Nyassaland mais cela avait été un échec du fait que les autorités britanniques avaient refoulé les représentants africains dès leur arrivée en Rhodésie du Nord.

Le mouvement nationaliste s'était développé dans les mines de cuivre et avait gagné tout le territoire notamment à cause de l'instauration de la fédération de Rhodésie et du Nyasaland.

 Celle-ci suscitait une vive opposition de la part de la population autochtone du protectorat, laquelle craignait en effet de voir s'étendre sur le territoire nord-rhodésien, le régime de ségrégation raciale en vigueur en Rhodésie du Sud.

 Elle estimait également que la fédération n'était simplement qu'un moyen pour les blancs de maintenir et d'étendre leur suprématie en Afrique australe et que leur évolution vers l'indépendance politique ne soit compromise.

 Nkumbula organisa alors des marches pacifiques et des boycotts contre la fédération et contre la ségrégation, en prenant pour modèle la résistance passive du Mahatma Gandhi.

La fédération fut également décrié par les européens notamment ceux de Rhodésie du Sud comme F. M. Van Eeden qui proposa sans succès que la fédération soit divisée et que la ceinture de cuivre de Rhodésie du nord soit intégrée à la Rhodésie du Sud et fondue dans un dominion européen tandis que le reste des territoires retourneraient sous la tutelle du Colonial office.

La raison d'être première de la fédération était pourtant de faire contrepoids à l'Union d'Afrique du Sud dont le gouvernement était dirigé par des nationalistes afrikaners.

L'État multiracial envisagé par le gouvernement britannique devait aussi permettre de sauvegarder les intérêts de l'Empire colonial britannique.

Les européens de Rhodésie du Nord furent les plus enthousiastes à l'idée de cette fédération car ils craignaient que le protectorat ne soit abandonné par la Couronne et que le Colonial office ne leur impose l'autonomie puis l'indépendance sur le modèle de l'évolution politique du Ghana. Les Rhodésiens du Sud y voyaient eux surtout un moyen d'assainir leur économie déficitaire.

Un projet de constitution provisoire , révisable au bout de 7 ans fut publié en juin 1952 et adopté par le parlement britannique au nom de la Rhodésie du Nord et du Nyassaland , alors que les européens de Rhodésie du Sud étaient consultés par référendum

La constitution fédérale prévoyait que les Africains soient associés aux décisions du gouvernement pour leur permettre d'acquérir l'expérience de la gestion des affaires. Les africains pouvaient voter mais encore selon un système censitaire inégalitaire.

 Ainsi, six des 35 membres du parlement fédéral était des africains et trois européens supplémentaires devaient veiller au respect des intérêts des africains.

Un comité des affaires africaines fut d'ailleurs institué lequel pouvait en appeler au gouvernement britannique s'il estimait que les droits des africains n'étaient pas respectés.

Le premier 1er ministre de la fédération fut Sir Godfrey Huggins , anobli sous le titre de Lord Malvern et ancien premier ministre de Rhodésie du Sud.

Le gouvernement fédéral s'attacha à développer l'industrie, monopole des colons européens et l'agriculture, particulièrement les plantations de tabac mais il ne put empêcher cependant la paupérisation des zones rurales.

L'un de ses projets phares , et héritage historique fut la construction du barrage hydro-électrique du lac Kariba long de 200 km et large de 30 à 50 km, servant également de frontière entre la Rhodésie du Nord et la Rhodésie du Sud.

L'énergie disponible devait servir à alimenter les grandes villes et les zones industrielles comme les mines de la ceinture de cuivre de Rhodésie du nord.

En 1955, le nord-rhodésien Roy Welensky succéda à Lord Malvern à la direction du gouvernement fédéral.

En 1959, Harry Nkumbula ayant décidé finalement de se rapprocher des européens du Parti fédéral uni de Welensky, des dissidents outrés comme Kenneth Kaunda, fondèrent alors le Parti de l'indépendance et de l'unité nationale , ou UNIP pour United National Independence Party.

 À la suite d'une manifestation de l'UNIP qui dégénéra à Ndola et qui se solda par la mort d'une femme européenne et de ses deux enfants, l'état d'urgence fut proclamée. L'UNIP fut interdite et Kaunda arrêté et jeté en prison pour 9 mois.

En 1960, une révision de la constitution fédérale de 1952 devait être négociée entre le gouvernement britannique, le gouvernement fédéral et les leaders africains.

 Ces derniers quittèrent la conférence constitutionnelle pour protester contre l'état d'urgence et l'intransigeance des colons européens de Rhodésie du Sud à ne pas vouloir partager le pouvoir.

 Ils ne tardèrent pas à engager des pourparlers avec le gouvernement britannique pour se retirer du processus de révision aboutissant ainsi à la faillite de la fédération.

En 1961, Kaunda déclencha une campagne de désobéissance civile.Tandis que les européens sont de plus en plus tenté par la sécession katangaise.

En 1962, les élections générales en Rhodésie du Nord furent remportées par l'UNIP de Kaunda 14 sièges contre 7 à l'ANC de Nkumbula et 16 aux fédéralistes européens partisans de Welensky.

Kaunda et Nkumbula formèrent alors un gouvernement de coalition réclamant l'indépendance de la Rhodésie du Nord.

Le 16 mai 1962, le comité spécial des Nations unies sur la décolonisation se prononçait pour la dissolution de la fédération.

Le 30 octobre 1962, à la tribune des Nations unies, Roy Welensky, le premier ministre fédéral, tentait encore de sauver la fédération et déclarait , sans aucun doute, les Africains seront la majorité dans une quinzaine d'années, mais le 29 mars 1963, la Grande-Bretagne reconnaissait le droit à la sécession de la Rhodésie du Nord tout comme elle venait de la faire pour le Nyassaland.

Le 5 juillet 1963, la conférence de Victoria Falls, ultime tentative pour sauver la fédération, débouchait sur un constat d'échec.

Le 31 décembre 1963, la fédération de Rhodésie et de Nyassaland était officiellement dissoute et la Rhodésie du Nord redevenait un protectorat géré par le Colonial office.

Sur le chemin de l'indépendance de la Rhodésie du Nord

Aux élections de janvier 1964, le parti de Kenneth Kaunda, l’UNIP, remportait 55 des 85 sièges de l’Assemblée alors que les 75 000 européens de Rhodésie du Nord , le pays compte alors plus de 2 millions d'habitants étaient représentés par 10 députés élus par un collège séparé.

Le 24 octobre 1964, la Rhodésie du Nord accède à l’indépendance sous le nom de Zambie, en hommage au fleuve Zambèze.

Dans un pays qui compte plus de 70 langues bantoues les rivalités ethniques étaient telle qu´on décida de garder l´anglais comme langue officielle, afin de ne pas favoriser une communauté ou une chefferie.

La Zambie sous Kenneth Kaunda , 1964-1991

La première République de Zambie prévoyait un régime parlementaire pluraliste de type britannique, avec un président et un vice-président. Mais d'emblée, l’état d’urgence avait été proclamé et la Constitution amputée alors que l’indépendance du pouvoir judiciaire était remise en cause.

 Les premiers mois de la Zambie indépendante avaient en effet été marqués par des rivalités ethniques, opposant notamment les Lozis, qui s’estimaient lésés contre les Bembas, majoritaires.

En réaction à ces conflits et aux grèves qui se multipliaient dans les mines, le système bascula rapidement vers la concentration des pouvoirs et l'autoritarisme au bénéfice du seul Kenneth Kaunda, lequel nommait et révoquait unilatéralement aux postes clés.

De nombreux programmes furent néanmoins lancés, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation, afin de corriger les inégalités sociales et raciales héritées du colonialisme.

En novembre 1966, l'anglais devenait la seule langue nationale du système éducatif de la Zambie, mettant fin au système d'enseignement en langue locale de la période coloniale. Néanmoins, sept langues locales demeuraient reconnues comme matières d'enseignement sur une base régionale.

En 1968, les 10 sièges réservés aux européens à l’Assemblée nationale furent supprimés. Ce fut ensuite le tour des partis politiques d'être interdits à l'exception de l’UNIP.

Pour Kaunda, le parti unique devait  permettre une meilleure intégration nationale, dans un pays artificiellement construit par les colonisateurs.

L'économie libérale fut abandonnée pour laisser la place à un système d'économie étatiste et socialiste.

L'État zambien prit le contrôle des mines alors que dans l'agriculture, un plan donnait la priorité au développement de la culture du maïs, dont la production était également placée sous le contrôle de l’État.

En 1971, l'ancien vice-président Simon Kapwewe fondait un parti dissident de l'UNIP pour tenter de se présenter contre Kaunda.

Le parti fut rapidement interdit et Kapwewe mis sous les verrous avant de rejoindre finalement le parti qu'il avait déserté.

En 1973, Kaunda imposa le parti unique avec liberté de candidature, dans le cadre de la seconde République de Zambie.

Mais à cette époque, la situation économique se dégradait fortement avec la chute des cours du cuivre et la diminution de la production, compliquée par la fermeture de la frontière rhodésienne, alors voie de passage obligée de transit pour la production zambienne.

 Il fut alors décidé d'accélérer la réalisation de la ligne de chemin de fer entre la Zambie et la Tanzanie, financée par des capitaux chinois et dès 1975, Lusaka était relié à Dar es Salaam.

Dans les années 70, Kenneth Kaunda encourageait également les mouvements de guérilla nationaliste, financées notamment par la Chine et l'Union soviétique, contre les pouvoirs européens de Rhodésie du Sud, d'Afrique du Sud, du Sud-Ouest Africain et des colonies portugaises.

 Il parvint cependant à maintenir de bonnes relations avec les pays occidentaux et à se rapprocher de l'Afrique du Sud à partir de 1975 grâce à l'établissement de contacts personnels avec le premier ministre sud-africain John Vorster, avec qui il s'était allié pour mettre fin au problème rhodésien.

 Bien qu'avocat des sanctions contre le pays de l'apartheid, Kaunda maintenait des relations commerciales étroites notamment pour la fourniture de produits alimentaires à la population zambienne.

En octobre 1980, une tentative de coup d'État échoua alors que les mines de la ceinture de cuivre sont en ébullition et que les syndicats s'opposent de plus en plus au gouvernement.

 Bien que potentiellement l'un des pays les plus riches d'Afrique 13% de croissance par an notamment entre 1964 et 1969, la Zambie s'enfonçait en fait dans la misère, accentué par la chute du prix du cuivre au début des années 80.

En avril 1982, Kaunda essayait de relancer ses contacts personnels avec les dirigeants sud-africains et rencontrait Pieter Botha, le successeur de Vorster, à la frontière botswano-sud-africaine pour tenter notamment de le convaincre de retirer l'Afrique du Sud de la Namibie. sans succès.

 Mais en 1984, ses efforts de médiateur portent leurs fruits quand les Sud-africains et les Angolais viennent signer à Lusaka un accord e non-agression.

En 1985, le revenu par habitant ne vaut plus que 30% de son montant en 1974. En 1986, la monnaie locale, le kwacha est dévalué de 70% sur recommandation du FMI , avec qui Kaunda se brouillait périodiquement.

À la fin de l'année 1986, des émeutes de la faim dans la ceinture de cuivre faisaient 25 morts et 150 blessés.

En 1987, l'inflation atteignait 600 %. Sur recommandation du FMI, la Zambie acceptait finalement de s'engager dans un programme d'austérité.

En 1988, Kaunda fut réélu pour un sixième mandat, à l’issue d’une élection sans opposition. Mais la crise économique qui frappait la Zambie dans les années 80, l'exode rural, l'essor démographique, la corruption et l'insécurité dans les villes avaient conduit à de violentes émeutes en 1990, alimentées par la fin du blocage des prix.

En août 1989, Kaunda tentait encore d'obtenir des succès en politique internationale à défaut de politique nationale. Il invitait Frederik de Klerk, alors président par intérim d'Afrique du Sud, à le rencontrer à Livingstone.

Mais en politique interne, une coalition anti-Kaunda poussait ce dernier à accepter le retour au pluralisme politique et à l’organisation d’élections libres.

Retour au multipartisme

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue .En 1991, le syndicaliste Frederick Chiluba remporta les élections présidentielles avec 81% des voix alors que son Mouvement pour la démocratie multipartite , MMD remportait 80% des sièges à l'assemblée nationale.

Défenseur des valeurs néo-libérales, Chiluba fut réélu en 1996.

En 1997, il rétablissait l’état d’urgence à la suite d’une tentative de coup d’État militaire.

En avril 2001, il renonça à solliciter un troisième mandat. En janvier 2002, son dauphin, Levy Mwanawasa, fut élu au cours d’un scrutin contesté.

Politique

La Zambie est une république multipartite à régime présidentiel, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement.

 Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Ancienne Rhodésie du Nord, la Zambie devint une république au moment de son indépendance en octobre 1964.

Histoire politique

La Zambie fut un État monopartite jusqu’en août 1991, selon un système désigné de démocratie participative monopartite. La constitution promulguée le 25 août 1973, qui remplaçait celle issue de l’indépendance en 1964, assurait un pouvoir présidentiel fort.

 La politique nationale était dominée par le Parti unifié pour l’indépendance nationale, seul parti légal.

Le gouvernement était chargé de mettre en œuvre la politique du comité central du parti. Le seul candidat à l’élection présidentielle était choisi par la conférence générale du parti.

Le secrétaire général occupait la seconde place dans la hiérarchie du pays.

En décembre 1990, à la fin d’une année tourmentée qui vit de nombreuses émeutes dans la capitale ainsi qu’une tentative de coup d’État, le président Kenneth Kaunda accepta de mettre fin au monopole du PUIN.

Une nouvelle constitution entra en vigueur en août 1991, qui porta le nombre de députés de 136 à 158, créa une commission électorale et autorisa plusieurs candidats à se présenter à la présidentielle.

Pouvoir exécutif

À la suite de la mort du président zambien Levy Mwanawasa le 19 août 2008, le vice-président Banda est chef de l'État par intérim jusqu'à l'organisation prochaine d'élections.

Pouvoir législatif

Le Parlement de Zambie est monocaméral et compte 158 membres, dont 150 élus à la majorité simple dans des circonscriptions à siège unique. Les huit membres restants sont nommés par le président. Tous les parlementaires sont en poste pour un mandat de cinq ans.

Pouvoir judiciaire

La Cour suprême est la plus haute instance de recours. Aux échelons inférieurs se trouvent la haute cour, les juges de paix et les tribunaux locaux.

Présidents de la République

  • 1964 - 1991 , Kenneth Kaunda

  • 1991 - 2002 , Frederick Chiluba

  • 2002 - 2008 , Levy Mwanawasa , intérim assuré par le vice-président Rupiah Banda

  • 2008 -  Rupiah Banda

Provinces

Le pays est divisé en 9 provinces , les capitales de provinces sont notées entre parenthèses /

  1. Province centrale , Kabwe

  2. Province du Copperbelt , Ndola

  3. Province orientale , Chipata

  4. Province de la Luapula , Mansa

  5. Province de Lusaka , Lusaka

  6. Province septentrionale , Kasama

  7. Province nord-septentrionale , Solwezi

  8. Province méridionale , Livingstone

  9. Province occidentale , Mongu

Géographie

Entouré par l'Angola, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie et le Zimbabwe, la Zambie occupe une superficie de 752 614 km².

Le pays en forme de croissant est une sorte de frontière entre l’Afrique centrale, australe et l’Afrique de l’est.

 Les paysages naturels sont les collines, les hauts-plateaux et la brousse. Des cours d’eau comme le Zambéze ou la Kafue ont tracé des vallées dans les paysages.

Le pays compte également de nombreux lacs , Bangwelu, Moero, Tanganyika, Kariba.

Le climat de la Zambie est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La saison des pluies commence en octobre et se termine en avril.

Le fleuve principal est le Zambèze, dont le barrage de Kariba fournit le pays en hydro-électricité.

Parmi les ressources naturelles se trouvent le cuivre, le cobalt, le zinc, le plomb, le charbon, les émeraudes, l'or, l'argent et l'uranium. Néanmoins l´économie du pays reste essentiellement agricole.

Quelques villes de Zambie ,  Lusaka, la capitale, Kitwe, Livingstone, Kabwe, Kasumbalesa et Ndola.

Économie

L'économie de la Zambie repose sur l'agriculture, l'exploitation des mines de cuivre et de cobalt et sur le tourisme.

La Zambie produit du maïs. Le gouvernement essaie de développer l’agriculture d’exportation avec les cacahuètes et le tabac.

La Zambie est un grand exportateur de cuivre et de cobalt. Toutefois, les gisements sont de plus en plus inaccessibles et moins riches.

 La Zambie compte les plus grands parcs nationaux d’Afrique , réserve de la Kafue aux mains de propriétaires privés et les plus imposantes chutes d’eau d’Afrique, les Chutes Victoria.

La scolarisation a considérablement progressé depuis l'indépendance en 1964. En 1997, 82% des enfants de 6 à 12 ans étaient scolarisés, mais ce pourcentage tombe à 28% pour la tranche de 12 à 18 ans et le taux d’universitaires est encore plus bas, donc une société qui arrive à donner une éducation de base à la masse mais qui a du mal à former une élite.

Le 1er janvier 2007, le président zambien Levy Mwanawasa a rejeté des directives du Fonds monétaire international , FMI visant à instaurer de nouvelles taxes en 2007 dans son pays, l'un des plus pauvres de l'Afrique australe.

Tourisme

Le pays s'est ouvert au tourisme dans les années 1990. Le territoire compte de nombreux parcs nationaux comme ceux de la Luangwa-sud, de la plaine de la Liuva, de la Kafue ou d'Isangavo.

 Les touristes viennent aussi pour admirer les chutes d´eau  Kasanga Falls, Chutes Cahvuma, Ngambwe Rapids, Wonder Gorge, Chutes Victoria. Le Livingstone Memorial est un des rares monuments historiques du pays.

Démographie

  • espérance de vie des hommes ,  36,6 ans , 2002

  • espérance de vie des femmes , 37,3 ans 2002

La Zambie a une population d'environ 10 millions d'habitants recensement de 2001. Le taux d'urbanisation est de 43% de la population totale.

Le taux d'alphabétisation atteint 75% en 2005, et 73% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La dette extérieure du pays est de 6,5 milliards de dollars.

Culture

 Territoire, histoire et peuples

Articles détaillés , Géographie de la Zambie, Histoire de la Zambie et Démographie de la Zambie.

Territoire enclavé d'Afrique australe, surtout formé de collines et de plateaux, doté d'un climat tropical tempéré par l'altitude, la Zambie est riche en ressources minérales  cuivre principalement, mais néanmoins très endettée.

 Bénéficiant d'une situation politique assez stable, elle s'ouvre désormais au tourisme grâce à un cadre naturel exceptionnel , chutes Victoria,  et une faune abondante qui ont permis la création de près de vingt parcs nationaux

L'histoire lointaine du pays reste encore mal connue. Des peuples de langue khoïsan, tels que les Bushmen chasseurs- cueilleurs, y précèdent les Bantous, arrivés aux premiers siècles du millénaire.

 Les langues et le mode de vie de ces derniers l'emporte jusqu'à l'arrivée des européens, Portugais et surtout Britanniques. En 1924 le pays devient un protectorat du Royaume-Uni sous le nom de Rhodésie du Nord.

 La République de Zambie est proclamée en 1964. Le président Kenneth Kaunda met en place un régime politique fort. Son départ en 1991 ouvre la voie au multipartisme et à une libéralisation de la société.

Aujourd'hui les différents groupes ethniques , de langue bantoue , occupent des territoires parfois assez éloignés les uns des autres, mais beaucoup se retrouvent dans les zones les plus peuplées du centre, à Lusaka ou dans le Copperbelt.

 Les Bembas , environ 36% vivent au nord-est, les Nyanjas , 18% à l'est, les Tongas , 15% au sud-ouest. Les Lozis , ou Rotse, qui ont donné leur nom au Barotseland représentent environ 8% et sont établis dans l'extrême ouest du pays

L'anglais a le statut de langue officielle, mais d'autres langues sont pratiquées, telles que le bemba, le nyanja, le tonga, le lozi, le kilunda ou le luvale.

Près des trois-quarts de la population sont chrétiens. Les protestants sont 35% environ, les catholiques plus de 25%. Près de 10% sont adeptes d'Églises africaines indépendantes. Les autres Zambiens restent acquis aux religions traditionnelles africaines.

La Zambie est l'un des pays africains les plus lourdement touchés par le SIDA. L'espérance de vie y est à peine supérieure à 38 ans, selon une estimation de 2009

Art et artisanat

Musiques, danses et cérémonies

Des pratiques musicales et chorégraphiques directement enracinées dans la tradition , les danses des sociétés Nyau, les danses Mganda ou Kankanga -cohabitent avec des formes contemporaines qui font largement appel à des technologies plus sophistiquées

Les percussions notamment, les chants et les danses accompagnent de longue date rituels et cérémonies, chrétiens ou non, et ont également une fonction de divertissement.

Ces manifestations ont parfois été combattues sous l'ère coloniale, par crainte ou pure incompréhension.

 Avec l'indépendance, on a assisté à une renaissance de ces pratiques, qui s'est accélérée dans les années 1990.

L'intérêt porté par les touristes aux danses tribales africaines réputées  authentiques y a également contribué.

 Un instrument de musique caractéristique de la Zambie est le silimba une sorte de xylophone doté de gourdes vides suspendues sous le clavier et faisant office de caisse de résonance.

Commun notamment chez les Lozis, il avait déjà été remarqué par l'explorateur David Livingstone qui l'appelait marimba

La vingtaine de cérémonies qui se tiennent dans le pays tout au long de l'année témoignent de la volonté de la volonté de perpétuer les traditions.

L'une des plus connues est le Ku-omboka que les Lozis célèbrent au moment de la saison des pluies, lorsque le niveau de l'eau monte et qu'il leur faut partir s'installer sur des terres situées plus en altitude.

Précédée par la barque du chef et de sa famille, en grande tenue, toute la communauté s'embarque pour la traversée qui dure plusieurs heures. Chants et danses marquent l'arrivée du cortège à destination.

 Les cérémonies traditionnelles et les rites de passage se transforment peu à peu, avec la colonisation et avec l'urbanisation, s'éloignant de leur signification et de leur fonction d'origine pour se transformer en spectacles payants

Les musiques contemporaines puisent à de multiples sources et même si les chants ,  le plus souvent du chant choral , sont généralement interprétés dans une langue locale, on identifie difficilement un son spécifiquement zambien, comme c'est le cas pour la musique congolaise ou brésilienne.

 Black Muntu, Rare Roses, El, Jane Osborne, Chris Aka, Sista D, Ras Willie, B’Sharp ou Bantu Roots sont quelques-uns des groupes actuels, auxquels s'ajoute le francophone No Parking

Littérature et médias

Par comparaison avec d'autres pays comme le Nigeria ou l'Afrique du Sud qui ont conquis leurs galons littéraires sur la scène internationale, la Zambie n'a accédé que tardivement à une culture de l'écrit, notamment en raison du poids de la tradition orale, des obstacles économiques et de l'analphabétisme qui persiste dans les zones rurales Les livres ont longtemps été considérés comme des objets de luxe.

Comme dans bien d'autres pays africains, une sagesse imagée se transmet à travers de nombreux proverbes En Zambie elle s'exprime dans la plupart des langues locales ,  bemba, kaonde, lozi, luyana, luvale, nyanja, tonga et bien d'autres.

 Un proverbe tumbuka dit ainsi L'étranger est comme une poule blanche, on le reconnaît immédiatement .

En marge d'une portée souvent universelle, les proverbes sont ancrés dans les réalités locales, comme dans ces deux exemples emprunté au lunda . 

Le vieux léopard peut perdre sa méchanceté et non la couleur de sa peau  . Le fils du possesseur de minerai fait en sorte que le minerai ne soit pas acheté 

 Les colons européens introduisent le théâtre occidental au début des années 1950. Une association, la Northern Rhodesia Drama Association , qui devient la Theatre Association of Zambia , TAZ, à l'indépendance se constitue, elle est réservée aux Blancs. Plusieurs théâtres sont construits entre 1954 et 1958, exclusivement destinés aux expatriés.

 En 1958 pourtant un groupe multiethnique ose fonder le Waddington Theatre Club. En réaction contre ce théâtre trop européanisé, un nouveau mouvement se dessine à la fin des années 1960, sous l'influence de Michael Etherton et dans la mouvance de l' humanisme zambien , devenue philosophie officielle de la Zambie sous l'impulsion de son président, Kenneth Kaunda.

 Le nom qu'il se donne est Chikwakwa, ce qui signifie  le mouvement de base  en langue nyanja En 1969 la nouvelle compagnie connaît son premier succès à Lusaka avec la pièce Une vie de boy, l'adaptation du roman de Ferdinand Oyono, l'année suivante elle présente un Che Guevara au 3e sommet du Mouvement des pays non-alignés qui se tient dans la capitale zambienne en 1970

 Ces pièces ne sont pas interprétées par des acteurs locaux, mais par des universitaires et des étudiants engagés qui, jusqu'en 1979, montent chaque année des spectacles abordant les problèmes de développement, avec l'intention déclarée d'élever le niveau socioculturel des masses.

 Le mouvement Chikwakwa fait cependant les frais des difficultés rencontrées par le régime politique auquel ils étaient liés au départ. Kabwe Kasoma et Masautso Phiri sont deux des dramaturges influents pendant les années 1970.

Dans les années 1980 se crée la première troupe professionnelle permanente, le Kanyama Theatre, qui effectue de grandes tournées en Zambie et au Zimbabwe.

Nouvelliste, romancier et poète, Stephen Andrea Mpashi écrit la plupart de ses œuvres dans sa langue maternelle, le bemba, mais aujourd'hui la plupart des grands noms de la littérature zambienne écrivent en anglais, abordant souvent les problèmes auxquels leur pays est confronté.

 Parmi eux figurent Binwell Sinyangwe, auteur des romans Quills of Desire , 1993, et Cowrie of Hope , 2000, la nouvelliste et éditrice Monde Sifuniso ainsi que Malama Katulwende, poète et romancier, auteur de Bitterness , 2005

Les supports les plus lus restent les journaux, même si plusieurs titres  tel le Times of Zambia ,sont contrôlés par le gouvernement. The Post avec son slogan the Paper that digs deeper , est le quoditien privé le plus populaire.

 Les périodiques ne touchent pas les régions les plus reculées et, devenus onéreux, ils ne sont pas à la portée de tous, même si chaque exemplaire a généralement plusieurs lecteurs

Comme la presse, les médias audiovisuels ont bénéficié d'une certaine libéralisation au cours des années 1990 La réception des émissions télévisées est limitée aux zones urbaines et son coût est prohibitif.

C'est pourquoi la radio est le média qui relaie le mieux l'information nationale et internationale dans tout le pays.

 L'arrivée de nouvelles technologies ,  satellite, téléphone portable, Internet,  contribue comme ailleurs à la mondialisation de la culture.

Dans le cas de la Zambie, les contenus proviennent le plus souvent de son voisin plus nanti, l'Afrique du Sud, ou du Nigeria, sans parler des États-Unis omniprésents. La société zambienne sous tous ses aspects est fortement soumise à ces influences.

La production cinématographique de la Zambie reste très modeste, mais la première édition du Festival international du film de Zambie s'est déroulée à Lusaka en 2006.

Lusaka possède aujourd'hui , 2010,  un cinéma multiplexe, installé dans un centre commercial construit en 2004 et doté de cinq salles

Musées

La Zambie compte quatre musées nationaux ,  le Lusaka National Museum qui a ouvert ses portes dans la capitale en 1996, le Copperbelt Museum, créé en 1962 à Ndola dans la région du Copperbelt, à l'origine en lien avec l'exploitation des mines de cuivre, le Moto Moto Museum de Mbala et le Livingstone Museum, situé à Livingstone.

D'autres institutions culturelles valorisent différents aspects de la culture nationale, tels que le Choma Museum, situé à Choma dans le sud du pays et dédié à la culture du peuple Tonga, le Nayuma Museum consacré aux peuples du Barotseland ou le Maramba Cultural Museum de Livingstone.

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