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 Le point de vue de Léonce Lebrun 

Un éminent homme poltique, disparu, pour qui j’avais beaucoup d’estime, tout en ne partageant pas certaines de ses options, déclarait, je cite…

 «  la France ne peut pas accuellir toute la misère du Monde » 

Expression  très controversée, dans laquelle je retiens  une part d'incohérene et d'arrogance, parce qu'à mon humble avis, la France n'est pas et

ne sera jamais en pôle position en matière d’humanisme, n’en déplaîsent à ces nombreux nationalistes indo- européens «  butés frustrés » nés  impérialo- colonialo-fascistes....

 

...qu'en même temps dans cette Monarchie républicaine, il faut s'attendre à toutes les dérives sociétales.

 

Et à mon tour de proclamer qu’un citoyen de cette même Nation, quoiqu’ « étranger toléré » comme aurait spécifié  l’illustre  et regretté  Aimée Aimé, avec son «  entièrement  à part » ne peut accepter toutes les élucubrations, sarcasmes et propos délirants de politiciens, fussent-ils déclarés « grands de ce Monde » car au royame des aveugles les borgnes sont  « Rois »

 

Et voici que nous sommes en Février 2018 aux jeux olympiques d’hiver, une manifestation sportive mondiale confiée à la  Corée du sud, qui entrevoit un rapprochement éventuel  avec les frères ennemis du Nord, en état de guerre virtuel depuis 1950, invités à ce rendez vous  de la neige du froid et de la glisse.

 

Mais voilà, la Maison Blanche (USA) soutien belliciste du Sud, fulmine, menace de boycott et ine fine brandit des sanctions contre cette petite Nation ( CDN) qui refuse avec éclat d’obtempérer à ce diktat de cesser la poursuite de ses travaux d’acquisition  de l’arme nucléaire…

 

…des menaces et propos soutenus subrepticement par certains membres de l’Alliance Atlantique.

 

Un outil destiné à se protéger contre ces prédateurs impérialo- colonialistes occidentaux… au même itre que l’Iran…

 

Mais en vertu de quel droit universel ,une Nation, peut interdire à une autre Nation, de posséder une arme de haute technologie, avec de forte probabilité qu’elle ne sera jamais utilisée en cas de conflit généralisé…

 

A travers ces péripéties en temps de paix qui forcément conduisent à  la «  guerre froide », retour vers la case départ d’avant  1990, on peut avancer sans risque de se tromper, que les Occidentaux jouent avec feu… cette arrogance les caractérisant, qui va en s’amplifiant.

 

Car comme dit le dicton martiniquais… gwen ven piti kout baton… « grande gueule mais résultat nul », face à la puissance de feu des forces russes et chinoises, et la qualité de leurs  hommes au combat -au sol- les armées de l’OTAN ( USA et Europe) seraient écrasées en un temps record, plongeant leurs peuples dans le plus grand désarroi comme en 1940…

 

A bon entendeur …

Demain la Caraïbe

 

En cette fin de siècle, on n'a pas fini d'être étonné.

Alors que le drame de l'ex-Yougoslavie n'en finit plus,
Qu'en
Afrique l'horreur du Rwanda retient les esprits,

Voilà que se fait l'Histoire du Monde dans cette partie géographique de l'Amérique Centrale dénommée communément la Caraïbe

Oui demain la Caraïbe sera une réalité politique, économique et sociale.

En effet, le 24 Juillet dernier, à Cartagéna, en Colombie, les pays de cette région ont signé un premier accord portant sur une Association des Etats de la Caraïbe, (l'A.E.C.)

L'A.E.C., retenez bien ce sigle.

Ce n'est qu'un début, mais ce ne fut pas chose facile vous vous en doutez, compte tenu de la diversité des situations, des équivoques et des ambiguïtés.

Que dis-je, sur le plan culturel, vous avez tout, tant la colonisation fut variée.

Les économies sons disparates, tout le monde le sait.

Mais c'est sur le plan politique que la démarche fut périlleuse, mettant par là même cette grande entreprise en difficulté.

Car si tous les territoires de cette région du globe sont indépendants, ce n'est pas le cas de la Guadeloupe et de la Martinique appelées pour la circonstance les "D.F.A", les départements français d'Amérique.

Bien entendu, ces deux pays furent invités aux travaux préparatoires de la Conférence de Cartagéna.

Mais sous haute surveillance de la France, dont la diplomatie à tout fait, semble-t-il, pour conduire à l'échec d'un tel évènement, ou minimiser sa portée.

Car, en fait, comment faire comprendre au monde que ces terres (Guadeloupe, Martinique) sont françaises, alors que tous les autres territoires de la région, de Cuba à Sainte Lucie, en passant par la Jamaïque, sont des Etats indépendants et souverains.

Pour surmonter cette difficulté, les Etats membres ont accepté la France en qualité d'associée, sur tous ces points, nous y reviendront dans nos magazines.

Mais, pour l'heure, saluons l'événement à sa juste valeur.

A Cartagena, le réalisme a prévalu pour aller de l'avant et mettre en commun tout ce qui rapproche les peuples de cette partie d'Amérique, l'Histoire, la race, les traditions, pour ne citer que ces éléments là.

Pour ma part, je me réjouis enfin que la Guadeloupe et la Martinique auront un destin.

Car, si les Etats-Unis sont restés indifférents face à cet ensemble qui se construit, l'Europe de Bruxelles y voit un progrès et soutient la démarche, parce qu'elle aussi ne comprend pas la situation des D.F.A. au regard "du droit des peuples de disposer d'eux mêmes"

Pour la Guadeloupe et la Martinique, demain dans l'U.E.C.

L'union des Etats de la Caraïbe

Léonce Lebrun

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