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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme

 

Pour qui sonne le glas, ce titre  de l’excellent roman de feu Ernest Emilegay,brillant écrivain  américano -cubain qui nous a projeté dans l’enfer de le guerre civile espagnole -1936-1939, gagnée par les nationaliste, que le 20ème siècle a connue depuis la guerre de cessession américaine de 1860 à1865 remportée par les yankee du Nord…

 

et si nous ne prenons pas garde  ,un tel scénario catastrophe n’est pas exclu à terme en terre française de l’Europe…

 

…car depuis quelque temps nous assistons à un déchainent de comportements  et de propos qui frisent l’intolérance, rapportés sans discernement par des média affidés au Pouvoir en place…

 

… des adversaires politiques sont traités comme des ennemis de la République…

 

… bref, silence dans les rangs, on ne veut voir qu’une seule tête, aucune opposition n’est tolérée…

 

…les races n’existent pas (version française) mais dans les médias on insiste particulièrement sur l’aspect physique de certaines personnes, l’écrivain « noir » l’avocat « noir » l’artiste « noir » pour sans doute marquer la différence, une supériorité supposée de l’indo européen …pitoyable…

 

…allons donc, que l’on cesse  de considérer  les Africains et autres afrodescendants comme des zombis …

 

… et voilà  qu’après avoir dénié aux masses le droit de contester la gouvernance de minorités privilégiées, en les refoulant dans une opposition insultante dite populiste…

 

… on ne reconnait pas  le droit à certaines minorités ethniques de se regrouper pour échapper dans ce pays, avec un climat d’arrogance et d’intolérance, en les cantonnant dans le concept de communautarisme

 

mais au fait de quoi s’agit-il….

 

 …immigration, communautarisme insécurité …

 

 …un triptyque  inconcevable et inacceptable dans une Société, une  Nation de civilisation...

 

wwwxxxwwwxxxwwwxxx la suite , prochainement 

 

La République d' Haïti

 

 

 

La République d' Haïti est un pays de la Caraïbe,  occupant le tiers occidental de l'île d’Hispaniola, soit 28 000 km2 environ, . Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti comptait 8,3 millions d'habitants en 2005.

  

Haïti devint en 1804 la première république indépendante de population majoritairement afrocaribéenne après la Révolution haïtienne, 1791-1803,  qui conduisit l'armée de Napoléon Bonaparte à abandonner l'île.  

 

Toponymie 

 

Chez les Taïnos, Ayiti signifiait,  Terre des hautes montagnes, ou La montagne dans la mer .

Lorsque les Français, provenant de l'île de la Tortue vers la Grande Terre, occupèrent la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, ils francisèrent le nom en usage chez les Espagnols , Santo Domingo , en Saint-Domingue.

  

 De 1630 à 1664, ce nom resta informel jusqu'à ce que Colbert incorpore la colonie de Saint-Domingue à la Compagnie des Indes Occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick, 1697,  et de Bâle , 1795,  pour désigner la partie occidentale , pars occidentalis,  qui, durant cette période coloniale française, fut aussi surnommée la perle de la Caraïbe.

  

Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taino d'origine, Haïti-Bohio-Quisqueya, en honneur à ce peuple amérindien.

  

Hispaniola est le nom donné, en français, à l'ensemble de l'île

En créole, le pays est appelé Ayiti.

  

Géographie

Géographie physique

 

Le territoire d'Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l'île d'Hispaniola que l'on nomme également Terre haute ou montagneuse , à laquelle vient s'ajouter un certain nombre d'autres îles et archipels tels que /

– La Gonâve ,

– l'île de la Tortue ,

– Les Cayemites ,

– l'Île-à-Vache ,

– La Navasse.

  

Le relief de la Terre montagneuse  est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. La partie centrale et l'est forment un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve haïtien est l'Artibonite.

  

Haïti comme le reste de l'île d'Hispaniola se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques, la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre.

  

 Celui du 12 janvier 2010, se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plusieurs dizaines de milliers de morts , chiffre pouvant aller jusqu'à 200 000, , et des millions de sans abris.

  

 La communauté internationale a reconnu qu'il s'agissait de la plus grande catastrophe à laquelle l'ONU ait jamais été confrontée. Rappelant le tsunami du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien, une coopération entre États s'est mise rapidement en place pour apporter une aide humanitaire à la population sinistrée. 

 

Climat

  

Le climat est tropical. La saison des pluies s'étend d'avril à juin puis d'octobre à novembre. La saison des ouragans s’étend du mois de juin jusqu’à la fin du mois de novembre. 

 

Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des ouragans. L'ouragan Jeanne qui a ravagé Haïti en septembre 2004 s'est soldé par un bilan provisoire de plus de 1 160 morts et 1 250 disparus.

  

 Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficiles de ce pays , 170 000 personnes manquent de nourriture et d’eau, et les bananiers ont été en grande partie détruits par le cyclone, alors que le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1 220 personnes.

 

Démographie

  

En 1790, la population de la colonie comprenait environ 500 000 dont 38 360 d'origine Européenne et 28 370 africains libres, la plupart mulâtres.

Dans les années 1880, elle comprenait environ 570 000 habitants.

  

La plus grande ville est la capitale Port-au-Prince avec environ 2 millions d'habitants dans les années 2000, suivie du Cap-Haïtien avec 800 000 habitants.

  

Histoire

Arrivée des Européens et colonisation

  

Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols , Christophe Colomb le 5 décembre 1492 . Il la nomma Hispaniola. Leur nombre était estimé à la fin du XVè  siècle à 100 000.

  

Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ,  les rares personnes qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans les montagnes et furent marginalisées et fortement paupérisées.

  

 Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens firent des ravages , les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste , la population indigène fut exterminée en quelques décennies.

  

Les Espagnols furent alors amenés à faire venir d'Afrique des esclaves nègres déportés. Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves.

  

La partie ouest d’Hispaniola dépourvue de minerai fut vite négligée par les colons espagnols qui la laissèrent vide. Des boucaniers français s'y installèrent, malgré plusieurs expéditions militaires espagnoles.

  

Au XVIIe siècle, sous l'autorité du cardinal de Richelieu, l'installation française s'institutionnalisa. L'île de la Tortue, au nord ouest d'Hispaniola, devient le siège de la flibuste. Ces aventuriers gagnèrent peu à peu la Grande terre,  en 1654, ils créèrent la première ville de la future Saint-Domingue ,  Petit-Goâve.

  

 Le premier gouverneur de la colonie fut Bertrand d’Ogeron, nommé en 1665. Sachant se faire accepter des flibustiers, il organisa la colonisation par la venue de Français qui s'engageaient à travailler trois ans avant de devenir propriétaires de terres, ils s'appelaient les 36 mois. Il favorisa la plantation de tabac.

  

 Ainsi, il sédentarisa une population de boucaniers et de flibustiers peu portée à accepter l’autorité royale jusqu'aux années 1660. Bertrand d’Orgeron attira aussi des colons de Martinique et de Guadeloupe.

  

Mais en 1670-1690 intervint la crise du tabac et un grand nombre de places furent abandonnées. Les rangs de la flibuste grossirent, les pillages, comme ceux de Vera Cruz en 1683 ou de Campêche en 1686, devinrent nombreux et Jean-Baptiste Colbert, ministre de la Marine, ramena l’ordre en prenant un grand nombre de mesures.

 

 Il transféra le gouvernement à Port-de-Paix en 1676. Il encouragea la création de plantations de l’indigo et de la canne à sucre. Le premier moulin à sucre fut créé en 1685. Enfin, il réglementa l'esclavage en préparant le Code noir, qui fut promulgué en 1685, après sa mort,  L'ensemble donna l'essor économique à la colonie. 

 

À la suite du traité de Ryswick de 1697 et à l'accession au trône d'Espagne d'un petit-fils de Louis XIV, les Espagnols renoncèrent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l'île. La France officialisa le nom de Saint-Domingue, pour cette partie.

  

 C’est alors que vinrent de France de nombreux colons qui développèrent les plantations ou travaillèrent dans celles-ci. De 1713 à 1787, 30 000 Français vinrent grossir le nombre des colons présents dans la partie Ouest de l’île.

  

Les guerres éclatèrent en Europe et se prolongèrent sur les mers et dans la  Caraïbe . En 1756, le commerce était paralysé. Un grand nombre de colons et leurs familles quittèrent Saint-Domingue pour la Louisiane, où ils s’installèrent dans des Postes établis par la France et administrés par des militaires.

  

Vers 1790, Saint-Domingue, était devenue la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière et de celle de l’indigo générés par le travail des esclaves.

  

 Des dizaines de milliers d'Africains avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries.

 

Leur sort était juridiquement encadré par le code noir, mais, dans les faits, ils subissaient des traitements souvent pires que ceux dudit code. Leur nombre, 400 000,  était dix fois plus élevé que celui des indo européens.

 

Révolte et indépendanc 

La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux dans la Caraïbe comme à Saint-Domingue. Le plus important fut la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard.

  

Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses.

  

 Il alla cependant trop loin en promulguant une constitution autonomiste et Napoléon Bonaparte, sous l'influence des Créoles, Français ,  et Espagnols , nés sur l’une des îles de la Caraïbe, plus tard en Louisiane aussi,  et des négociants, envoya une expédition de 30000 hommes, sous les ordres de son beau-frère le général Leclerc, après le rétablissement de l'esclavage. 

 

 Il avait pour mission de démettre Louverture. Mais, après quelques victoires, l'arrestation et la déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises commandées par Rochambeau finirent par être battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines.

 

Au terme d'une double bataille pour la liberté et l'indépendance, remportée par d'anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, l'indépendance du pays fut proclamée le 1er janvier 1804. Le nom d’Haïti fut donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage.

  

Instabilité de 1804 à 1990

  

Dessalines se fit proclamer gouverneur à vie par ses troupes. Il fit exécuter les européens restés sur l'île et gouverna en despote. Il fut assassiné le 17 octobre 1806. Le pays se partagea alors entre le royaume d'Haïti au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.

  

Puis le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties et conquit la partie est de l'île en 1822. 

 

Le président Pétion va initier des négociations pour la reconnaissance d'Haïti en 1814. Elles durent jusqu'en 1824. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X promulgue une ordonnance qui reconnaît l'indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs-or, la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs.

  

Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des Haïtiens, la République dominicaine est de nouveau déclarée indépendante.

  

Une longue succession de coups d'État suivit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, les élites mulâtre et noire, et la classe marchande, maintenant composée d'un grand nombre d’étrangers, Allemands, Américains, Français et Anglais.

  

 Le pays s'appauvrit, peu de ses chefs d'État se préoccupant de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession.

  

En 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République mais il transforma son pays en empire d'Haïti le 25 août 1849 et devint Faustin Ier. Despote, il dut fuir suite à un soulèvement populaire en 1859.

  

Au début du XXe  siècle, le pays est en état d'insurrection quasi-permanente qui conduit à l'invasion de l'île par les troupes du président Wilson en 1915 pour contrer l'influence de l'Empire allemand.

  

 Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934. Après le départ des américains, l'instabilité politique, entre militaires et populistes,  reprend, et ne s'achève qu'à partir de 1957 avec la dictature de la famille Duvalier jusqu'en 1986. Partisan de la lutte contre les mulâtres, il appuie son pouvoir personnel sur la délation et des partisans surnommés tontons macoutes, escadrons de la mort.

 

 La dictature des Duvalier fut responsable de nombreuses tueries et massacres d'opposants et de population civile telle que le massacre des Vêpres Jérémiennes qui eut lieu en 1964. De nombreux Haïtiens s'exilèrent, notamment aux États-Unis et au Canada.

 

 Après avoir fait face à plusieurs coups d'état, son fils est chassé par une insurrection populaire en 1986 et la démocratie s'établit peu à peu après le déchoucage des notabilités compromises avec le régime précédent.

  

Haïti depuis 1990

Élection d'Aristide et coup d'État , 1991-1994,

 

  

L'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide remporte les élections de décembre 1990. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par Raoul Cédras et des militaires soutenus par la bourgeoisie d'affaires et par les États-Unis le renverse dès le mois de septembre.

  

 Aristide s'exile aux États-Unis. Pendant trois ans les milices elles aussi soutenues par les États-Unis nettoient  la population en intimidant et en assassinant les leaders syndicaux et responsables locaux qui avaient constitué la base de la résistance aux Duvalier et l'appui à l'élection d'Aristide.

 La plus importante de ces forces paramilitaires, le FRAPH, avait été fondé par le pion local de la CIA, Emmanuel Constant.

  

Retour d'Aristide au pouvoir, 1994-1995,

 

En 1994, Aristide est rétabli au pouvoir par l'administration de Bill Clinton, lors de l'opération Rétablir la démocratie à la condition qu'il renonçât à récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire et qu'il se pliât à un programme néolibéral, surnommé plan de la mort par les haïtiens.

  

 Il s'agissait en fait du programme de son opposant lors des dernières élections, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, Marc Bazin. 

 

Premier mandat de Préval ,1995-2000,

  

Aristide quitte la présidence en 1995 et René Préval lui succède. Malgré son appartenance à Lavalas, le parti d'Aristide, il n'est soutenu que du bout des lèvres par l'ancien président. Il applique immédiatement le plan américain, ce qui provoque un véritable tollé dans l'île.

  

Second mandat d'Aristide et nouveau coup d'État , 2000-2004,

  

Aristide est réélu en 2000 avec une abstention estimée à 90% par l'ONU. Il oriente sa politique vers la classe dirigeante, même s'il tente quelques timides réformes. Il durcit également son pouvoir, qui devient de plus en plus autoritaire, notamment en s'appuyant sur les chimères, des hommes de main qui terrorisent la population.

  

 Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France et les États-Unis, Aristide est obligé, le 29 février 2004, de quitter le pays par un commando des forces spéciales des États-Unis. Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assure ensuite le pouvoir par intérim. 

 

Second mandat de Préval , depuis 2006,

  

En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval est élu.

  

Politique 

 

Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans.

 

Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres , le Sénat et la Chambre des Députés. Le chef de l’exécutif est le président de la république René Garcia Préval. Le chef du gouvernement est le premier ministre Jean-Max Bellerive.

  

Le premier ministre ne peut être révoqué par le président, mais peut être interpellé par le sénat et renvoyé après un vote par ce dernier

  

Départements

  

Haïti est divisé en 10 départements /

       Artibonite

Centre

Grand'Anse

Nord

Nord-Est

Nord-Ouest

Ouest

       Sud

        Sud-Est

        Nippes.

Il existe aussi ce qui est couramment appelé le 11e département , représentant les quelque deux millions d'Haïtiens vivant à l'extérieur du pays , la diaspora haïtienne.

  

Économie 

 

80 % des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54 % dans la pauvreté la plus totale. À cause de la déforestation accélérée, Haïti reste un pays vulnérable aux catastrophes naturelles.

  

 En 2008, quatre cyclones ont ravagé le pays et causé d’énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole. En octobre 2008, le congrès américain a voté la loi HOPE II , Hemispheric Opportunity through Partnership

 

 Encouragement, opportunité hémisphérique à travers un partenariat d’encouragement , pour permettre aux produits manufacturiers, particulièrement le textile d’avoir accès sans tarif douanier au marché américain.

  

 Les transferts d’argent de la diaspora demeurent une importance source de devise, représentant un quart du produit intérieur brut et deux fois la valeur des exportations. Haïti souffre d’une inflation élevée et d’un manque d’investissement à cause de l’insécurité, des infrastructures limitées et d'un déficit commercial important.

  

 Le gouvernement dépend de l’aide internationale pour financer en partie le budget. Plus d'un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,9 million de personnes, selon un rapport du conseil national de la sécurité alimentaire, CNSA,  haïtien. Le taux de chômage atteint plus de 65 % de la population active.

  

 L’agriculture emploie plus de deux tiers de la population en âge de travailler. Ce sont des fermes de subsistance, de dimensions restreintes, où le café, le cacao, le sisal, le coton, les mangues constituent les principales exportations.

  

 L’explosion démographique et le manque de compétitivité par rapport aux produits importés ont affaibli considérablement ce secteur, dont la production se trouve de plus en plus destinée au marché intérieur avec des produits tels le maïs, le riz, les fruits.

 

La capitale, Port-au-Prince, concentre les activités industrielles. Les principales productions sont les composants électroniques, le textile et les balles de baseball. Les programmes sociaux établis par le gouvernement sont limités, en dépit d’une nette augmentation en 2009.

 

 Certaines agences offrent des pensions de retraite et des allocations pour les accidents du travail. L'accès aux emprunts est faible, 2 % du crédit du système bancaire finance le secteur agricole et le développement rural.

  

Dette 

 

Le 17 avril 1825, le roi de France Charles X concède l’indépendance pleine et entière  à l’ex-colonie d´esclaves française moyennant une somme de 150 millions de francs-or  la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs, ce qui est l´origine de l´endettement du pays.

  

Dans les années 1880, les finances publiques sont dans un extrême désordre vu l'instabilité politique persistante. Le revenu est évalué à 21,5 millions de francs et les dépenses au double de cette somme.

  

 La dette publique s'élève alors à 12 millions de piastres fortes 1 piastre valant 5 francs dont 308 000 piastres pour le solde de la dette française 1 540 000 francs.

  

Le 7 avril 2003, le président Jean-Bertrand Aristide a réclamé officiellement à la France près de 21,7 milliards de dollars en restitution et réparation  de la dette.

 

Parallèlement une dette extérieure totale de 1,2 milliard de dollars s’est construite sur la dette de l’indépendance, notamment sous la dictature des Duvalier entre 1957 et 1986, qui a ravagé et fortement endetté le pays, indique encore le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde, CADTM.

 

  

Cette association estime que le régime des Duvalier est responsable à lui seul de 550 millions de dollars de la dette extérieure du pays.

  

Le 24 décembre 2003, le CADTM a réclamé l’annulation de la dette qualifiée d’illégitime et odieuse d’Haïti, à la veille du bicentenaire de l’indépendance de la République de Haïti.

  

Sans nier une dette de la France à l'égard de leur pays, l'opposition et les intellectuels de la diaspora refusent de s'associer à une demande émanant d'un régime aussi corrompu et peu démocratique que celui du président Aristide. 

 

En 2009, suite à l'Initiative des pays pauvres très endettés, 1,2 milliard de dollars de dette ont été annulés par la Banque mondiale et le FMI. Début 2010, la dette extérieure est évalué par Oxfam international à 890 millions de dollars soit 630 millions d'euros.

 

Éducation

Langues

Langues officielles

  

Haïti possède deux langues officielles /

 le français, depuis l'Acte de l'Indépendance de la République d'Haïti en 1804 le texte est rédigé     dans cette langue. Les Haïtiens ont conservé de facto la langue des colonisateurs qu'ils ont chassés ,

 le créole haïtien, langue locale à base lexicale française parlée par tous les Haïtiens. Elle est devenue la seconde langue officielle d'Haïti .

  

Haïti et la Francophonie 

 

Haïti fait partie de la Francophonie et en est membre depuis le début de la création de l'organisation internationale de la communauté de langue française.

  

Sur le plan international, l'entrée d'Haïti à l'Union panaméricaine, l'actuelle OEA , Organisation des États américains, a permis au français de devenir l'une des langues officielles de travail de cet organisme.

  

L'ors de la fameuse conférence de Bretton Woods, où l'utilisation du français comme langue de travail à l'Organisation des Nations unies naissante ne fut décidée que par une voix de majorité, Haïti avait voté en faveur de cette décision

  

Haïti fut membre fondateur de l'Agence de coopération culturelle et technique, ACCT, lors de la création de celle-ci le 20 mars 1970.

  

Dans chaque chef-lieu de département, il existe une Alliance française. Dans la plupart des cas, les locaux sont offerts par la municipalité et des bénévoles haïtiens collaborent au rayonnement culturel de l'Alliance. 

 

Autres langues et diaspora

  

En raison de la diaspora haïtienne installée en République dominicaine et aux États-Unis notamment à Miami et à New York , un certain nombre d'Haïtiens parlent également l'espagnol ou l'anglais.

  

Une autre partie de cette diaspora s'est dirigée vers les pays ou régions francophones comme la France,  qu'en Martinique, Guadeloupe ou Guyane, le Canada le Québec et notamment à Montréal, la Belgique et la Suisse.

  

Culture

Célébrations

1er janvier ,  indépendance d’Haïti,  1er janvier 1804, jour férié / 

 

      2 janvier ,  Jour des Aïeux, jour férié.

      1er mai ,  Jour de l'Agriculture et du Travail , jour férié

      18 mai , Création du Drapeau Haïtien à l'Arcahaie par Dessalines, le libérateur de Haïti qui arrachait le blanc du drapeau Français et faire recoudre le bleu rapproché du rouge par Catherine Flon, un nom retenu dans l'histoire d'Haïti. C'est aussi le jour de l'Université. Mai 1803, jour férié

  

         17 octobre Commémoration de la mort de l'Empereur Jean-Jacques Dessalines le Grand assassiné au Pont-Rouge, Nord de Port-au-Prince,  par ses soldats ,Gabar et Guérin,  sous la dictée des Généraux Henry Christophe et Alexandre Pétion, les plus cités.

 

  

      Mutilé, ses restes ont été ramassés par une femme connue sous le nom Défilée que l'histoire taxait de folle pour les amener dans un sac au cimetière Saint Anne de Port-au-Prince. Octobre 1806, jour férié

         18 novembre:bataille de vertière, jour férié,

  

Littérature

 

 

La plupart de la littérature haïtienne est écrite en langue française. De plus en plus d'auteurs n'écrivent plus en langue créole. Parmi les écrivains de la diaspora haïtienne se trouvent également des auteurs de langue anglaise, comme Edwige Danticat,  et de langue espagnole , comme Micheline Dussek.

  

Les auteurs haïtiens de réputation internationale comprennent les noms de Jean Price-Mars, Jacques Roumain, Marie Vieux, Jacques Stephen Alexis, René Depestre, Jean Métellus et l'homme-total, peintre, dramaturge, écrivain,  Frankétienne.

  

 Ainsi que Dany Laferrière, romancier, scénariste,  qui a quitté Haïti pour Montréal en 1976 , Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, 1985, Émile Ollivier, Louis- Philippe D’Alembert, Marie-Célie Agnant.

  

Peinture

 

 

La peinture a toujours été une forme d'expression traditionnelle en Haïti comme en témoignent les décorations murales et les illustrations d'inspiration religieuse dont certaines remontent au XVIIIe siècle.

  

 Si les milieux cultivés privilégient, au cours des XVIIIe et XIXe siècles, le style académique, les artistes populaires créent des œuvres qui se distinguent par l'usage des couleurs et des aplats et par des thèmes mystiques et traditionnels.

  

 Au milieu du XXe  siècle émerge le style des naïfs haïtiens, salués par les intellectuels européens, et le courant des peintres vaudous.

  

Musique

 

 

La musique constitue une partie importante de la vie des Haïtiens. Les formes de cadences musicales sont variées. Le Kompa, la musique messagère, le Twoubadou, le zouk et le rythme racine forment le quatuor de base de la culture propre à l'île.

  

 Ces musiques connaissent des évolutions pour s'allier harmonieusement à des rythmes de rumba, de jazz ou de rock.

  

A côté de ces formes, les musiciens sont influencés par les rythmes des pays voisins,  le merengue, mais aussi le hip-hop, le ragga ou le reggae. Si certains musiciens restent sur l'île, d'autres exportent leur art dans le monde, comme Ti Jack.

  

Cinéma

 

 

L'historiographie haïtienne sur le cinéma est très limitée. On ne connaît qu'un numéro double de la revue de l'Institut Français d'Haïti Conjonction , sorti en 1983, consacré au cinéma, un livre d'Arnold Antonin, paru au cours de la même année à Caracas.

  

 Venezuela , intitulé Matériel pour une préhistoire du cinéma haïtien  et un article du même auteur dans le livre de Guy Hannebelle et de Alfonso Gumucio Dagrón, paru en 1981 sous le titre de Cinéma de l’Amérique latine.

  

 D'ailleurs, bon nombre d’informations publiées dans,  Conjonction, proviennent de cet article. Les auteurs ont révélé par la suite qu’ils n’avaient pas pris le risque de citer Arnold Antonin dans leur bibliographie en raison de la répression de la dictature des Duvalier.

  

Le cinématographe fait son apparition en Haïti pratiquement en même temps que dans les autres pays du monde. Le 14 décembre 1899, un représentant du cinématographe Lumière, Joseph Philippi, de passage sur l'île, effectue la première projection publique au Petit séminaire. Le lendemain, il filme un incendie à Port-au-Prince.

  

On dispose encore, dans les archives américaines de la Bibliothèque du Congrès de Washington, de nombreuses séquences sur la période de l'occupation américaine de 1915-1934, représentant les actions des marines et les cérémonies officielles.

  

Bibliographie

  

        Michèle Grandjean, Artistes en Haïti. Cent parmi d'autres, éditions APAM Association pour la Promotion des Arts du Monde, 1997.

        Jean-Marie Drot, Voyage au pays des naïfs, Hatier, Paris, 1986

         Gérald Alexis, Peintres haïtiens, Paris, 2001

Informations supplémentaires