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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme

 

Pour qui sonne le glas, ce titre  de l’excellent roman de feu Ernest Emilegay,brillant écrivain  américano -cubain qui nous a projeté dans l’enfer de le guerre civile espagnole -1936-1939, gagnée par les nationaliste, que le 20ème siècle a connue depuis la guerre de cessession américaine de 1860 à1865 remportée par les yankee du Nord…

 

et si nous ne prenons pas garde  ,un tel scénario catastrophe n’est pas exclu à terme en terre française de l’Europe…

 

…car depuis quelque temps nous assistons à un déchainent de comportements  et de propos qui frisent l’intolérance, rapportés sans discernement par des média affidés au Pouvoir en place…

 

… des adversaires politiques sont traités comme des ennemis de la République…

 

… bref, silence dans les rangs, on ne veut voir qu’une seule tête, aucune opposition n’est tolérée…

 

…les races n’existent pas (version française) mais dans les médias on insiste particulièrement sur l’aspect physique de certaines personnes, l’écrivain « noir » l’avocat « noir » l’artiste « noir » pour sans doute marquer la différence, une supériorité supposée de l’indo européen …pitoyable…

 

…allons donc, que l’on cesse  de considérer  les Africains et autres afrodescendants comme des zombis …

 

… et voilà  qu’après avoir dénié aux masses le droit de contester la gouvernance de minorités privilégiées, en les refoulant dans une opposition insultante dite populiste…

 

… on ne reconnait pas  le droit à certaines minorités ethniques de se regrouper pour échapper dans ce pays, avec un climat d’arrogance et d’intolérance, en les cantonnant dans le concept de communautarisme

 

mais au fait de quoi s’agit-il….

 

 …immigration, communautarisme insécurité …

 

 …un triptyque  inconcevable et inacceptable dans une Société, une  Nation de civilisation...

 

wwwxxxwwwxxxwwwxxx la suite , prochainement 

 

Patrice Lumumba

 

Patrice Émery Lumumba , né le 2 juillet 1925 à Onalua, Congo belge - assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga est le premier premier ministre du Congo , République démocratique du Congo de juin à septembre 1960. Il est, avec Joseph Kasa-Vubu, l'une des principales figures de l'indépendance du Congo.

Études et vie active

Patrice Lumumba est né à Onalua , territoire de Katako-Kombe au Sankuru, Congo belge ,République démocratique du Congo. Il fréquente l'école catholique des missionnaires puis, élève brillant, une école protestante tenue par des Suédois.

Jusqu’en 1954 année de la fondation d'un réseau d'enseignement laïque et de la première université la Belgique coloniale n’a que peu développé le systéme d’éducation, entièrement confié aux missions religieuses, l'école ne donne qu’une éducation rudimentaire et vise plus à former des ouvriers ou des clercs.

Mais Lumumba autodidacte, se plongera dans des manuels d’histoire pour étudier plus en profondeur la Révolution française, l’histoire d’Haïti, des États-Unis et de la Russie.

Lumumba travailla comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu’en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville , Kinshasa et Stanleyville , Kisangani, période pendant laquelle il écrivit dans divers journaux.


En septembre 1954, il reçoit sa carte d’immatriculé, réservée par l'administration belge à quelques éléments remarqués du pays 200 immatriculations sur les 13 millions d'habitants de l'époque

Il découvre en travaillant pour la société minière que les matières premières de son pays jouent un rôle capital dans l’économie mondiale, mais aussi que l’administration coloniale cache aux Congolais ce potentiel présent dans les frontières - par ailleurs arbitraires - du pays.

Lumumba milite alors pour un Congo uni, se distinguant en cela des autres leaders indépendantistes.
En 1955, il crée une association- APIC- Association du personnel indigène de la colonie et aura l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo, sur la situation des Congolais.

Le ministre du Congo de l'époque, Auguste Buisseret veut faire évoluer le Congo et notamment mettre en place un enseignement public. Lumumba adhère au parti libéral avec d'autres notables congolais. Avec plusieurs d'entre eux, il se rend en Belgique sur invitation du premier ministre.

Le combat pour l'indépendance

En 1956, il est emprisonné un an. Libéré par anticipation, il reprend ses activités politiques et devient directeur des ventes d'une brasserie.


Le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation ,  syndicats et partis politiques vont être autorisés en vue des élections municipales qui doivent avoir lieu en 1957. Les partis politiques congolais sont parrainés par ceux de Belgique et Lumumba est d’abord inclus dans l’amicale libérale.

En 1958, à l'occasion de l’exposition universelle, des Congolais sont invités en Belgique. Mécontents de l'image peu flatteuse du peuple congolais véhiculée par l'exposition, Lumumba et quelques compagnons politiques nouent des contacts avec les cercles anti-colonialistes.

 Dès son retour au Congo, il crée le Mouvement national congolais MNC-, à Léopoldville le 5 octobre 1958 et, à ce titre, participe à la conférence panafricaine d’Accra.

Il peut organiser une réunion pour rendre compte de cette conférence au cours de laquelle il revendique l'indépendance devant plus de 10 000 personnes. Premiers démêlés politiques en octobre 1959 ,le MNC et d'autres partis indépendantistes organisent une réunion à Stanleyville.

Malgré un fort soutien populaire, les autorités belges tentent de s'emparer de Lumumba - c'est l'émeute et une trentaine de morts. Lumumba est arrêté quelques jours plus tard, est jugé en janvier 1960 et condamné à 6 mois de prison le 21 janvier.

En même temps les autorités belges organisaient des réunions avec les indépendantistes auxquelles participe finalement Lumumba, qui est donc libéré de facto le 26 janvier.

À la surprise générale la Belgique accorde au Congo l'indépendance qui est fixée au 30 juin 1960. Lors de la cérémonie d'accession à l'indépendance du pays, le 30 juin 1960, il prononce un discours virulent dénonçant les abus de la politique coloniale belge depuis 1885.

Au lieu de s'adresser au roi présent à la cérémonie, Lumumba commença son allocution par une salutation aux Congolais et Congolaises, aux combattants de l'indépendance. Son discours proclamait vivement que l'indépendance marquait la fin de l'exploitation et de la discrimination, le début d'une ère nouvelle de paix, de justice sociale et de libertés.

Une brève carrière politique

Le MNC et ses alliés remportent les élections organisées en mai et, le 23 juin 1960, Patrice Émery Lumumba devient le premier ministre du Congo indépendant.

 Néanmoins, en attendant la formation des premières promotions d'officiers congolais, une grande partie des cadres de l'armée restent belges et les soldats noirs se révoltent, tuant les officiers blancs et violant les femmes belges. Pratiquement tous les cadres belges prendront alors la fuite.

Lumumba décrète l'africanisation de l'armée et double la solde des soldats. La Belgique répond par l'envoi de troupes pour protéger ses ressortissants au Katanga, la région minière, et soutient la sécession de cette région menée par Moïse Kapenda Tshombé. En septembre 1960, le président Joseph Kasa-Vubu révoque Lumumba ainsi que les ministres nationalistes.

Lumumba déclare alors qu’il restera en fonction. À sa demande, le parlement acquis à sa cause révoque le président Kasavubu.
Suite à un coup d'État, Joseph Désiré Mobutu prend le pouvoir, crée le Collège des Commissaires généraux et assigne à résidence les dirigeants congolais.

En décembre 1960, Lumumba s'échappe de la capitale pour tenter de gagner Stanleyville, région où il a de nombreux partisans. Il est arrêté alors qu'il passait la Sankuru à Mweka et il est transféré au camp militaire de Thysville sur ordre de Mobutu. Leur transfert fut un moment envisagé au fort de Shinkakasa à Boma.

Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba, Maurice Mpolo et Joseph Okito sont conduits par avion à Elisabethville, au Katanga, et livrés aux autorités locales.

 Lumumba, Mpolo et Okito seront conduits dans une petite maison sous escorte militaire où ils seront ligotés et humiliés par les responsables katangais comme Moïse Tshombé, Munongo, Kimba, Kibwe, Kitenge mais aussi les Belges Gat et Vercheure.

Ils seront fusillés le soir même par des soldats sous le commandement d’un officier belge. Mais, des documents secrets officiels belges, maintenant déclassifiés, dont la lecture ne laisse pas de doutes sur le fait que c’est bien la Belgique qui porte la plus grande responsabilité dans l’assassinat de Lumumba.

Le comte Harold d’Aspremont Lynden, ministre belge des Affaires africaines et proche du roi Baudouin, n’écrivait-il pas le 5 octobre 1960, que l’objectif principal à poursuivre dans l’intérêt du Congo, du Katanga et de la Belgique est évidemment l’élimination définitive de Lumumba .

Ce sont des Belges, précise De Witte, qui ont dirigé toute l’opération du transfert de Lumumba au Katanga, jusqu’à sa disparition et celle de son corps. La Belgique était en effet le seul pays à avoir reconnu le Katanga comme état indépendant et sa petite armée était dirigée par des officiers belges.

Le lendemain, une opération sera menée par des agents secrets belges pour faire disparaître dans l'acide les restes des victimes découpées auparavant en morceaux. Plusieurs de ses partisans seront exécutés dans les jours qui vont suivre, avec la participation de militaires, ou mercenaires belges.

Tshombé lance alors la rumeur selon laquelle Lumumba aurait été assassiné par des villageois. Ceci déclenche une insurrection parmi la population paysanne, qui prend les armes sous la direction de Pierre Mulele au cri de , A Lumumba ou Mulele Mai : les paysans conquièrent près de 70 % du Congo avant d’être écrasés par l’armée de Mobutu.

Lumumba fut très regretté après sa mort par toute la communauté des pays non-alignés , y compris par un de ses bourreaux, le général Mobutu qui le consacra héros national en 1966. Le retour d'Égypte de sa femme Pauline et de ses enfants fut considéré comme un événement national. Le jour de sa mort, le 17 janvier, est un jour férié au Congo-Kinshasa.

L'action des anciens colonisateurs en pleine guerre froide

Le rôle des puissances occidentales et celui des États-Unis en particulier a été fortement évoqué dans la mort de Lumumba. Ils craignaient une dérive du Congo belge vers l'URSS. En effet, Lumumba fit appel aux Soviétiques lors de la guerre du Katanga car l'ONU ne répondit pas à ses demandes d'aide militaire pour mettre fin à la guerre civile.

Les États-Unis et la Belgique sont en grande partie responsables de la mort de Lumumba. Les archives de la CIA déclassifiées depuis le 21 Juin 2007 indiquent clairement cette implication

En Novembre 1962, Monsieur , classé, a informé M Lyman Kirpatrick qu'il avait reçu à l'époque la consigne de M Richard Bissel de porter la responsabilité d'un projet incluant l'assassinat de Patrice Lumumba, alors premier ministre de la république du Congo.

Selon -classé- la méthode devait consister en l'empoisonnement, puisqu'il a mentionné avoir reçu l'ordre de rencontrer le docteur Sidney Gottlieb afin de se procurer le mode d'administration

Les États-Unis de Dwight Eisenhower voulaient l’éliminer pour éviter un basculement du géant africain dans le communisme et la Belgique voyait en lui et ses thèses d’indépendance économique une menace pour ses intérêts économiques notamment dans le secteur minier.

Ces deux pays ont soutenu l’effort de guerre de Mobutu contre les Maï-Maï. Les mercenaires belges ont organisé l’opération Omegang pour écraser la résistance Maï-Maï au Kivu. Le meurtre de Lumumba a été élucidé par la justice belge sous l’impulsion de François Lumumba qui a porté plainte contre X, et du sociologue belge Ludo de Witte.

Le gouvernement belge a reconnu en 2002, une responsabilité dans les événements qui avaient conduit à la mort de Lumumba 
À la lumière des critères appliqués aujourd'hui, certains membres du gouvernement d'alors et certains acteurs belges de l'époque portent une part irréfutable de responsabilité dans les événements qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba.

Le Gouvernement estime dès lors qu'il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets et ses excuses pour la douleur qui leur a été infligée de par cette apathie et cette froide neutralité.

Sa famille

Patrice Lumumba était marié et père d'au moins six enfants : François, Patrice junior, Julienne, Roland, Christine -décédée en 1960-et Guy -né en 1961 après la mort de Patrice Lumumba- Avant son emprisonnement, Lumumba s'est arrangé pour que son épouse légitime Pauline Opango et les enfants dont 4 issus de cette union plus François puissent quitter le pays.

Ils sont allés en Égypte où François a passé le reste de son enfance, avant d'aller en Hongrie poursuivre ses études. Il est revenu au Congo dans les années 90, au début de la rébellion contre Mobutu, et a créé un petit mouvement politique lumumbiste.

Bien que son mouvement demeure peu puissant, il reste impliqué dans la politique congolaise et tente de défendre les idées de son père. Guy a été candidat malheureux lors de l'élection présidentielle qui se sont déroulé en 2006 au Congo. Depuis son apparition sur la scène politique, il entend poursuivre le défi de la relève au sein de la famille biologique et politique de Patrice Lumumba.

Lumumba dans la culture populaire

Cinéma Come Back, Lumumba -1991-, du cinéaste estonien Aare Tilk

Lumumba - La mort d’un prophète -1991- et Lumumba, retour au Congo -2000- du cinéaste haïtien Raoul Peck.

Littérature

Jean Métellus, Lumumba le Grand, long poème en hommage à Patrice Lumumba dans le recueil Voix nègres, voix rebelles, éd. Le temps des cerises,- 2000-.

Barbara Kingsolver, Les yeux dans les arbres, éd. Seuil, -1999-

Musique

Dorothy Masuka, Lumumba -1961-  la chanson entraînera l'exil de son auteure

Spencer Davis Group, Waltz for Lumumba

Rico Rodriguez, Lumumba

Nas, My country -2001- sur l'album Stillmatic

Yuri Buenaventura, Patrice Lumumba -2005- sur l'album Salsa Dura

Monsieur R et Keny Arkana, De Buenos aires à Kinshasa -2007- sur l'album Le Che, Une Braise Qui Brûle Encore

Vincent Courtois et Ze Jam Afane, L'arbre Lumumba -2008-sur l'album Homme Avion

Lalcko, Lumumba - 2008- sur l'album Diamants de Conflits

Médine - chanteur-, Arabospiritual -2008- sur l'album Arabian Panther

Théâtre Aimé Césaire auteur de la pièce de théâtre Une saison au Congo, éd. Seuil, 2001 , éd. orig , -1966-

Jean Leroy, Les Funérailles de Monsieur Lumumba, éd. du Cerisier en 2007

Bibliographie

Biographies /

De Vos. P. Vie et mort de Lumumba, Paris, Calmann-Levy, 1961.

Jean Van Lierde, Patrice Lumumba. La dimension d'un tribun nonviolent, Bruxelles, MIR-IRG, 1988.

Revue Europe n° 393, Patrice Lumumba, janvier 1962.

Benot, J. La mort de Lumumba, Paris, 1989.

Brassine ,J. et Kestergat, J. Qui a tué Patrice Lumumba ? Paris-Louvain, Duculot, 1991 - théorie pro-belge-

Jean Omasombo, Benoît Verhaegen, Patrice Lumuba, jeunesse et apprentissage politique 1925-1956, Paris, L'Hamattan, Cahiers africains, n° 33-34, 1998.

De Witte Ludo, L'assassinat de Lumumba, Paris, Karthala, 2000,

Colette Braeckman, Lumumba, un crime d’État, éd. Aden, 2002

Jean Omasombo, Benoît Verhaegen, Patrice Lumuba, acteur politique. De la prison aux portes du pouvoir, juillet 1956-février 1960, Paris, L'Harmattan, Cahiers africains, n° 68-70, 2005.

Ses discours 

Congo, My Country, sl, Editions Praeger, Coll. Books That Matter, 1962.

Jean Van Lierde, La pensée politique de Patrice Lumumba, textes et documents recueillis et présentés par Jean Van Lierde, Paris-Bruxelles, Ed. Présence africaine, 1963, préface de J.-P. Sartre.

Jean Van Lierde, Lumumba Speaks: The Speeches and Writings of Patrice Lumumba, 1958-1961, Boston, Little Brown and Company, 1972, traduit par Helen R. Lane.

Un hommage à Patrice Lumumba

 

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