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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme (suite)

 

Ces éternelles questions qui sont posées à la classe politique toutes tendances confondues…

…qu’est ce que le communautarisme…

… en quoi ce mode de rencontre notamment culturel et fraternel peut-il mettre en danger les fondements de cette République version monarchique…

 

…quelles sont ces minorités ethniques qui sont l’objet de cet acharnement politico- médiatique que je subodore être les Africains les Caraïbéens les Maghrébins et autres musulmans(nes) …

 

…ces empêcheurs de tourner-en-rond…

 

…ces descendants du commerce triangulaire, de l’Esclavage et la Colonisation, dont la présence sur le territoire européen français, rappelle à son peuple, des heures sombres peu glorieuses…

 

…mais n’est pas visée la communauté hébraïque, de race indoeuropéenne, hyper organisée de grande solidarité, financièrement solvable et disposant d’énorme influence politique héritéeS des conséquences de la Guerre 1939-1940, malgré le nombre réduit de membres…

 

…à un moindre degré, la colonie arménienne que je connais bien…

 

…les békés de la Martinique, d'origine européenne, descendants des négriers d’antan, quoi que peu nombreux monopolisent toute l’économie du territoire, et vivent en état autarcique…

 

…les expatriées Français installés dans l’ouest du Continent africain, véritables missi dominici, servant de relais au système impérialo-néocoloniailme, ne se mélangent pas avec les autochtones africains.

 

Pour bien cerner cette problématique je vais exposer une affaire qui a concerné deux couples  ,l’une d’origine caraïbéenne et l’autre européenne –souchiste-…

 

Propos d’un membre du couple caraïbéen…

 

… « tu te rends compte Léonce, nous faisons tout pour être agréables et conviviales à nos voisins européens, invitations, offres, de nos spécialités culinaires…

 

… mis voilà depuis des années nous ne connaissons même pas la couleur de la moquette de leur salon… »

 

… « seulement si nous arrêtons ce mode de voisinage ce sont nos enfants qui en souffrirons par mesure de représailles »…

 

En fait c’est une affaire sociétale, dont connaissent des milliers de nos compatriotes, que je lui ai recommandé de s’en sortir de ce guêpier « servito-colonialiste »…

 

… et se rapprocher davantage de nos communautés caraïbéennes qu’il s trouverons de la solidarité, une vraie fraternité une, réelle convivialité…

 

…ai-je fait du communautarisme au sens politique du contexte actuel…

 

…oui, et je l’assume totalement

 

Car dans une société où ça craque de partout, identitaire par là, racisme anti blanc par ci ,la confiance vis-à-vis de nos hôtes européens est mise à rude épreuve…

 

… et ce n’est pas la charge brutale gouvernementale en direction de ses collaborateurs nationaux qui modifiera l’ordre des choses au regard d’une Nature têtue et vindicative….

 

…qu’avec le temps qui passe, les incohérences politiques des uns et la bêtise des autres, le Communautarisme est devenu une doctrine comme le Communisme et le Capitalisme…

 

…que les uns et les autres soutenus par des médias hyper affidés ne pourront pas éradiquer….

 

…vous avez dit listes communautaristes…ah bon …pour la suite.

https://www.youtube.com/watch?v=FGqMMpMkKXs&t=19s

 

Alassane Ouattara

 

Alassane Dramane Ouattara, souvent désigné sous ses initiales , ADO , né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, est un homme d'État ivoirien. Il est président de la République de Côte d’Ivoire depuis le 6 mai 2011.

Économiste de profession ayant notamment travaillé au FMI, il est Premier ministre de Côte d’Ivoire de 1990 à 1993, période pendant laquelle il assainit les finances publiques du pays et relance l’économie au prix d’une politique de rigueur budgétaire.

Il est élu en 1999 à la tête du Rassemblement des républicains ,RDR, mais ne peut se présenter aux élections présidentielles de 1995 et 2000 à cause du concept d’ivoirité.

Candidat à l'élection présidentielle de 2010, il est élu président de la République avec 54,1 % des voix selon la commission électorale indépendante et la quasi-totalité de la communauté occidentale.

Il exerce pleinement ses fonctions de chef d'État depuis l'arrestation de Laurent Gbagbo, qui refusait de quitter le pouvoir. Son investiture, qui officialise cet état de fait, a lieu le 21 mai 2011.

Depuis lors, il conduit une politique libérale et interventionniste visant à relancer l'économie du pays après la grave crise postélectorale que celui-ci a connu, produisant une forte croissance économique.

Son administration investit également dans la réhabilitation de l'ensemble des infrastructures, et encourage les investissements dans le pays et le développement des TPE et PME.

Alassane Ouattara est cependant critiqué pour sa gestion de l'armée et de la justice, accusées par les partis d'opposition de perpétrer des exactions contre des partisans de son prédécesseur et de se livrer à une  justice des vainqueurs .

Il est le fils de Dramane Ouattara, enseignant et commerçant prospère, et de Hadja Nabintou Ouattara ,née Cissé.

Il descend de l'empereur Sékou Oumar Ouattara ,1665-1745, premier roi de la dynastie des Ouattara de l'empire Kong, à cheval sur les actuels Mali,Ghana, Burkina Faso et Côte d'Ivoire.

En 1984, Alassane Ouattara, alors vice- gouverneur de la BCEAO à Dakar, rencontre Dominique Nouvian, femme d'affaires qui gère les propriétés immobilières du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny et de son homologue gabonais Omar Bongo au sein du groupe

Aici, ainsi que les franchises Jacques Dessange aux États-Unis. Il l'épouse le 24 août 1991, à la mairie du XVIe arrondissement de Paris, entouré d'amis de longue date

Son épouse est chrétienne, ce qui est admis par l'Islam, qui n'exige la conversion pour le mariage que des hommes.

Il est père de deux enfants, issus d'un premier mariage avec l'Américaine Barbara Jean Davis.

Inscrit à l'Institut de technologie de Drexel puis à l'université de Pennsylvanie grâce à l'obtention d'une bourse, il obtient en 1967 un master en économie.

Entré en tant qu'économiste au Fonds monétaire international  l'année suivante, il poursuit ses études et obtient un doctorat d'État en sciences économiques en 1972.

Un an plus tard, il intègre la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest BCEAO, dont il est vice- gouverneur de 1983 à 1984.

Il retourne ensuite au FMI pour y occuper les fonctions de directeur du département Afrique à partir de novembre 1984, après quoi il devient, en octobre 1988, gouverneur de la BCEAO.

Le 18 avril 1990, il est appelé pour résoudre la crise financière provoquée par la chute des cours des matières premières et par le poids de la dette extérieure, en tant que président du Comité interministériel de la coordination du programme de stabilisation et de relance économique.

Il est ensuite nommé Premier ministre, fonction créée à la suite d'une modification de la Constitution, le 7 novembre 1990.

Quelques jours plus tard, se tiennent les premières élections législatives multipartites, qui sont remportées par le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, ancien parti unique dont est membre Alassane Ouattara.

Comme Premier ministre, il mène une politique de rigueur budgétaire qui est durement ressentie par la population.

Mais le programme de stabilisation et de relance économique qu'il met en œuvre dévaluation du franc CFA, réduction des dépenses, élargissement de la base taxable, privatisations finit par assainir les finances publiques et redonner confiance aux bailleurs de fonds.

En outre, il crée la carte de séjour pour les travailleurs étrangers. Pendant cette période, le chef de l'opposition Laurent Gbagbo est condamné à deux ans de prison le 6 mars 1992, puis libéré le 31 juillet suivant.

Le président Félix Houphouët-Boigny,  père  de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, étant gravement malade, les convoitises se multiplient entre ses différents  héritiers  potentiels.

Alassane Ouattara, qui assure l'essentiel du pouvoir du fait des hospitalisations à l'étranger du président, est écarté par la modification constitutionnelle de 1990 qui prévoit que le président de l'Assemblée nationale, en l'occurrence Henri Konan Bédié, assure l'intérim en cas de décès du chef de l'État.

Le 7 décembre 1993, Alassane Ouattara prononce à la Radiotélévision ivoirienne une allocution dans laquelle il annonce la mort de Félix Houphouët-Boigny et déclare que  la Côte d'Ivoire est orpheline .

Il donne sa démission deux jours plus tard, après quoi le président de la République par intérim, Henri Konan Bédié, nomme Daniel Kablan Duncan au poste de Premier ministre.

Après avoir quitté ses fonctions de chef du gouvernement, Alassane Ouattara entame une  traversée du désert  et devient, en juillet 1994, directeur général adjoint du Fonds monétaire international .

Il est le premier Africain à occuper une fonction de cette importance au sein de l'institution internationale. Il a sous sa responsabilité plus de 80 pays et remplace le directeur général, Michel Camdessus, lorsqu'il est absent.

En décembre 1994, l'Assemblée nationale vote une modification du code électoral qui prévoit notamment que nul ne peut être élu président de la République s'il  n'est Ivoirien de naissance, né de père et mère eux-mêmes Ivoiriens de naissance 

S'il n'a pas résidé de façon continue en Côte d'Ivoire pendant les cinq années qui précèdent le scrutin ou encore s'il a la nationalité d'un autre État.

Le développement du concept d' ivoirité  vise ainsi à empêcher la candidature d'Alassane Ouattara, dont les opposants affirment que le père est d'origine burkinabée et qui est par ailleurs domicilié à Washington en tant que directeur général adjoint du FMI.

Des haines ethniques et des violences politiques éclatent alors en Côte d'Ivoire.

Le président Bédié refusant de faire modifier le code électoral, Alassane Ouattara renonce à se présenter et le  Front républicain .

Alliance entre le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire qui soutient Alassane Ouattara, décide de boycotter l'élection. Finalement, Henri Konan Bédié est élu le 22 octobre 1995, avec 96,44 % des suffrages.

Alassane Ouattara quitte ses fonctions de directeur général adjoint du Fonds monétaire international le 31 juillet 1999 pour effectuer son retour en politique.

Le lendemain, lors d'un congrès se déroulant au palais des Sports de Treichville, il est désigné par ses partisans, désormais nombreux dans le pays, président du Rassemblement des républicains , parti centriste et libéral fondé par le député Djéni Kobina cinq ans auparavant.

Il annonce alors son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2000 et estime bénéficier d'une  parfaite éligibilité  en remplissant les conditions requises  en matière de nationalité, de filiation et de résidence .

Mais le pouvoir en place lance contre lui un mandat d'arrêt pour  faux sur l'identité et usage de faux documents administratifs , ce qui le pousse à s'exiler en France de septembre à décembre 1999.

À Noël 1999, une mutinerie éclate à Abidjan. Le général Robert Guéï prend la tête du mouvement, qui se transforme en coup d'État contre le président Henri Konan Bédié.

Alors que les prisonniers politiques sont libérés, Alassane Ouattara, qui comme Laurent Gbagbo parle de  révolution des œillets , rentre de son exil le 29 décembre 1999.

Robert Guéï installe un gouvernement de transition, composé de militaires et de civils. Une commission consultative est formée par les militaires, avec des représentants de tous les partis, pour rédiger une nouvelle Constitution qui doit être soumise au vote de la population dans les plus brefs délais.

Les propositions de cette commission en matière de conditions de nationalité pour se présenter à la présidence de la République ne constituent pas un assouplissement par rapport à celles de la Ire République , seuls peuvent se présenter les Ivoiriens nés de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine.

Des tensions ont alors lieu et débouchent en mai 2000 sur le départ du gouvernement des ministres RDR, qui y étaient majoritaires depuis le coup d'État.

Alassane Ouattara, officiellement investi candidat du RDR le 14 août 2000, voit alors, tout comme treize autres personnalités politiques, sa candidature à l'élection présidentielle écartée par la Cour suprême, qui estime qu'il est de  nationalité douteuse  au vu de la nouvelle Constitution, adoptée par référendum en juillet 2000.

Cette situation provoque des troubles qui font de nombreuses victimes dans le pays, à l'instar du célèbre  charnier de Yopougon , dans lequel sont entassés 57 cadavres de partisans supposés de Ouattara.

Cette découverte intervient quelques jours après une élection contestée qui a porté Laurent Gbagbo à la tête de la Côte d'Ivoire et au lendemain d'affrontements violents entre partisans du parti du président élu et militants du RDR qui ont envahi les rues d'Abidjan pour réclamer la tenue d'un nouveau scrutin.

Quelques semaines plus tard, la candidature d'Alassane Ouattara, qui souhaite se présenter aux élections législatives dans la ville de Kong, est encore rejetée par la Cour suprême, alors qu'elle avait été jugée recevable par la Commission électorale.

Le RDR décide alors d'organiser une manifestation, qui est réprimée, et de boycotter ces élections.

Alassane Ouattara se réfugie à nouveau en France en novembre 2000, et le Rassemblement des républicains acquiert une assise politique de plus en plus importante dans le pays.

Lors des élections municipales de mars 2001, le RDR remporte ainsi 64 communes contre notamment 59 pour le PCDI et 33 au FPI du président Gbagbo.

Alassane Ouattara revient en Côte d'Ivoire le 30 novembre 2001 pour participer au  Forum pour la réconciliation nationale , journées d'écoutes et de dialogues réunissant les principaux responsables politiques du pays, organisé par Laurent Gbagbo sous la pression de la communauté occidentale.

Une rencontre visant à garantir le retour à la paix et à la stabilité est organisée le 22 janvier 2002, à Yamoussoukro, entre les dirigeants des quatre principaux partis politiques de Côte d'Ivoire , le RDR ,Alassane Ouattara, le PDCI ,Henri Konan Bédié, le FPI ,Laurent Gbagbo, et l'UDPCI ,Robert Guéï.

Elle aboutit à dix recommandations, qui, tout comme les résolutions prises au Forum pour la réconciliation nationale, ne seront jamais appliquées.

Le 19 septembre 2002 a lieu une tentative de coup d'État militaire des rebelles du Nord, de manière simultanée à Abidjan, Bouaké et Korhogo.

Ce putsch est utilisé comme prétexte par le pouvoir pour se débarrasser d'opposants, tels que l'ancien chef d'État Robert Gué.

Le 20 septembre, Alassane Ouattara manque de peu d'être assassiné , alors que sa propriété, située sur les bords de la lagune Ébrié à Cocody, est incendiée et pillée par les partisans de Laurent Gbagbo , escadrons de la mort , il escalade avec son épouse le mur qui sépare sa résidence de l'ambassade d'Allemagne et s'y réfugie.

À partir de cette date, une rébellion qui dit soutenir Alassane Ouattara occupe la moitié nord du pays. S'estimant menacé à Abidjan, celui-ci prend deux mois plus tard le chemin de l'exil vers le Gabon puis vers la France le mois suivant.

Alassane Ouattara signe les accords de paix de Linas-Marcoussis ,janvier 2003, d'Accra II ,mars 2003, puis III ,juillet 2004, afin de mettre un terme à la crise politico- militaire.

En avril 2005, une médiation menée par le président sud-africain Thabo Mbeki pousse Laurent Gbagbo à accepter la candidature d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle prévue en octobre suivant. L'élection est néanmoins repoussée, officiellement pour des retards dans les préparatifs.

Le 26 janvier 2006, Alassane Ouattara revient en Côte d'Ivoire, après trois ans d'exil en France, pour mener campagne en vue du scrutin présidentiel à venir.

Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et le chef de la rébellion Guillaume Soro se rencontrent le 28 février 2006 puis le 5 septembre suivant, à Yamoussoukro, pour tenter de relancer le processus de paix.

Le 4 avril 2007, conformément à l'accord de Ouagadougou, qui vise à ramener la paix et à réunifier le pays, le chef des Forces nouvelles Guillaume Soro est nommé Premier ministre.

Après avoir été repoussée à six reprises par Laurent Gbagbo, l'élection présidentielle a finalement lieu à la fin de l'année 2010.

Quatorze candidats sont en lice. Au premier tour, le 31 octobre, Alassane Ouattara obtient 32,07 % des voix et se place en deuxième position, derrière le président sortant, Laurent Gbagbo, qui rassemble 38,04 % des suffrages.

Le 7 novembre, Alassane Ouattara obtient le soutien d'Henri Konan Bédié, arrivé en troisième position avec 25,24 % des voix, puis est investi trois jours plus tard candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix ,RHDP, alliance des quatre principaux partis d'opposition.

Lors du second tour, qui se déroule le 28 novembre 2010, le taux de participation s'élève à 81,1 %. Les deux camps s'accusent d'avoir empêché le vote d'électeurs dans certaines régions.

Le 2 décembre, les résultats donnés par la Commission électorale indépendante, qui n'est cependant pas habilitée à prononcer les résultats définitifs, donnent Alassane Ouattara vainqueur avec 54,10 % des voix.

Ce même jour, le Conseil constitutionnel, composé presque exclusivement de partisans de Laurent Gbagbo, invalide ces résultats et, le lendemain, proclame le président sortant réélu avec 51,45 % des suffragesen invalidant les résultats dans sept départements du Nord ,soit 13 % des votants, sous prétexte de fraudes.

La représentante de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, considèrent pour leur part que le vainqueur de l'élection est Alassane Ouattara.

Des présidents français et américain appellent dès lors Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo prêtent tous les deux serment le 4 décembre 2010. Alassane Ouattara reconduit alors le Premier ministre Guillaume Soro dans ses fonctions, après que celui-ci a reconnu son élection et lui ait remis sa démission.

Laurent Gbagbo nomme de son côté Gilbert Marie N'gbo Aké au poste de Premier ministre.

Avec son gouvernement, ses conseillers et ses proches, Alassane Ouattara est reclus à l'Hôtel du Golf, assiégé par les forces de Laurent Gbagbo.

Refusant initialement le recours à la force pour faire quitter le pouvoir au président sortant, il obtient le soutien de nombreux États étrangers, ainsi que celui d'instances économiques et financières tant régionales ,Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest.

Qu'internationales, et parvient à paralyser l'économie et assécher les finances de l'État ivoirien, notamment les zones encore contrôlées par son adversaire.

Cette situation ne satisfait néanmoins aucun des protagonistes , Alassane Ouattara concède alors que  les voies pacifiques sont épuisées .

Début mars, la tension gagne l'ouest du pays, où les Forces nouvelles prennent le contrôle de nouveaux territoires.

Le 28 mars, une vaste offensive des forces pro-Ouattara, rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire , est lancée , en quelques jours, celles-ci prennent notamment le contrôle de la capitale politique Yamoussoukro et du stratégique port de San-Pedro, puis se dirigent vers Abidjan.

Les FRCI y entrent sans rencontrer de réelle résistance, l'armée régulière et la gendarmerie se rangeant aux côtés d'Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo et son épouse se retranchent dès lors dans la résidence présidentielle, protégés par un dernier carré de fidèles qui, le 9 avril, attaquent au mortier l'Hôtel du Golf dans lequel réside Alassane Outtara.

La résidence présidentielle est assiégée jusqu'à ce que Laurent Gbagbo soit arrêté, avec son épouse Simone, le 11 avril 2011. Conduit à l'Hôtel du Golf, il est transféré deux jours plus tard à Korhogo ,nord de la Côte d'Ivoire.

Les médias insistent sur le fait qu'Alassane Ouattara doit avant tout rétablir la sécurité et réconcilier les Ivoiriens, divisés par plusieurs mois d'une crise qui aurait provoqué près de 3 000 morts.

Le jour même de l'arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara prononce une allocution dans laquelle il annonce sa volonté de créer une  commission.

Vérité et réconciliation qui fera la lumière sur tous les massacres, crimes et autres violations des droits de l'homme , et appelle  à s'abstenir de toute acte de représailles et de violences .

Deux jours plus tard, il affirme avoir pris contact avec le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, pour engager des investigations sur les massacres commis.

En outre, pour redresser l'économie ,4 400 milliards de francs CFA ont été perdus pendant la crise, la croissance a chuté à - 8 %, les exportations de cacao ont été stoppées, il propose notamment un plan d'urgence de 45 milliards de francs CFA.

Dans une décision en date du 4 mai 2011, le Conseil constitutionnel ivoirien  proclame monsieur Alassane Ouattara président de la République  et  prend acte des décisions prises  par celui-ci.

Deux jours plus tard, le 6 mai, il prête serment au palais présidentiel d'Abidjan, en présence notamment des membres du gouvernement, des diplomates, des responsables militaires, des chefs de partis politiques.

Sa cérémonie d'investiture se déroule en présence de chefs d'État étrangers le 21 mai à Yamoussoukro.

Le quatrième gouvernement Guillaume Soro est formé le 1er juin 2011. Il comprend 36 ministres, dont quatorze membres du RDR, huit membres du PDCI et cinq représentants des Forces nouvelles, les autres ministres étant issus de la société civile et de petits partis.

Le FPI, dont le comité central souhaitait notamment la libération de Laurent Gbagbo, ne participe pas à ce gouvernement.

Le 9 août suivant, le président Ouattara demande aux ministres de signer une  charte d'éthique  pour lutter contre la corruption et le népotisme.

À l'issue des élections législatives de décembre 2011, boycottées par le Front populaire, le RDR obtient la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale.

Le 20 juillet 2011, Alassane Ouattara signe un décret créant une commission nationale d'enquête , Commission dialogue, vérité et réconciliation , sur les violences postélectorales de 2010-2011.

Cette commission, qui disposera de six mois pour transmettre ses conclusions et recommandations, doit mener des enquêtes  non judiciaires  pour aider à comprendre  comment et pourquoi des violations aussi graves et massives  des droits de l'homme ont pu être commises.

Présidée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, la commission d'enquête devra travailler  en parfaite synergie avec toutes les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme .

Mais rapidement, la commission piétine et souffre d’un déficit de consultation des citoyens dans la prise des décisions.

Elle déplore une société profondément divisée, et se révèle impuissante par rapport aux violences armées qui interviennent encore régulièrement en Côte d'Ivoire.

Les premières décisions prises par le gouvernement, destinées à réformer les forces de sécurité intérieure, ont été la dissolution de plusieurs unités spéciales .

Compagnie républicaine de sécurité, brigade anti-émeute et détachement mobile d’intervention rapide, impliquées dans des violences et crimes lors de la crise ivoirienne de 2010-2011 et auparavant.

Le centre de commandement des opérations de sécurité, dont les unités étaient assimilés aux  escadrons de la mort , est également dissout.

Après l'accord de défense signé en janvier 2012 avec la France, Alassane Ouattara fusionne les différentes factions armées et les éléments ralliés de l'ancien régime au sein de l'armée ivoirienne régulière et lance un programme de formation des militaires ivoiriens par des formateurs français .

Ce qui suscite une polémique sur l'intégration de soldats  instables  ou ayant commis des crimes ou des pillages dans les précédents conflits. Ceci met fin à une décennie de crise et de division politique du pays entre nord et sud.

À partir d'août 2012, alors que la sécurité du pays s'était sensiblement améliorée, plusieurs attaques ciblant l'armée ivoirienne et certains groupes de populations sont perpétrées, tandis que de nombreuses évasions se produisent.

La réforme et la professionnalisation de l'armée prenant du retard ,quand bien même il s'agit d'une priorité pour Alassane Ouattara, le ministère des affaires étrangères français.

Et les Nations unies demandent plus fermement d'entreprendre des actions concrètes afin d'écarter les éléments perturbateurs dans l'armée et d'accélérer le processus de réconciliation, en panne.

En effet, la nouvelle armée ivoirienne est constituée principalement d'hommes issus du nord de la Côte d'Ivoire, tandis que de nombreux gradés de l'ancienne armée du Sud.

Parfois mieux formés pour gérer des brigades et des unités, ont été mis à l'écart lors de la purge accompagnant la fusion des forces du Nord et du Sud.

Pour lutter contre les barrages illégaux et le racket au sein de l'armée et des forces de l'ordre, une unité de lutte contre le racket a été mise en place à la fin de l'année 2011.

Si cela s'est traduit par la condamnation de policiers et de gendarmes véreux par un tribunal militaire, les efforts entrepris apparaissent peu efficaces par rapport à l’ampleur du phénomène.

Plusieurs anciens chefs de guerre du Nord, désormais intégrés dans l'armée, se trouvent dans le collimateur de plusieurs organisations des droits de l'homme.

Ils sont en effet dénoncés pour des arrestations arbitraires, de mauvais traitements, des actes de racket et des exactions, pendant et après la crise postélectorale.

En décembre 2012, des officiers de l’armée ivoirienne dénoncent le manque de discipline et le non-respect de la chaîne de commandement de ces anciens chefs de guerre.

Tandis que Mamadou Diané, conseiller aux Droits de l’homme auprès d’Alassane Ouattara, affirme que  les procédures ont été respectées  et réfute ces accusations.

À la suite de la publication d'un rapport d'Amnesty International, le 23 octobre 2012, plusieurs de ces chefs de guerre sont démis de leur fonction et placés à d'autres postes au sein de l'armée.

Cependant, l'armée ivoirienne reste régulièrement accusée d'agir de façon non-professionnelle et d'effectuer des règlements de compte.

Amnesty International continue de dénoncer les violences commises par l'armée ivoirienne et les chasseurs traditionnels Dozos depuis avril 2011, dans un rapport intitulé  loi des vainqueurs  et rendu public le 25 février 2013.

L'ONG accuse également l'administration Ouattara de tolérer ces représailles et répressions contre les personnes présumées pro-Gbagbo, au nom de la sécurité, et souligne l'existence de détentions arbitraires et de traitements inhumains et dégradants.

Enfin, l'ONG appelle à briser le cycle des abus et de l'impunité, indiquant que des soutiens d'Alassane Ouattara sont soupçonnés d'avoir commis aussi de graves crimes pendant la crise ivoirienne de 2010-2011.

Alors qu'aucun d'entre eux n'a été inquiété par la justice ivoirienne, pas plus que les militaires accusés d'avoir commis des exactions après les vagues d'attaques armées de 2012.

Malgré la formation de nouveaux cadres et le renforcement des effectifs de la police nationale, de la gendarmerie et des FRCI, ceux-ci continuent d'être régulièrement la cible d'attaques armées violentes.

Les installations stratégiques sont également visées , en octobre 2012, la centrale thermique d'Azito, située à Abidjan et fournissant la majeure partie de l'électricité du pays, est attaquée par deux fois, endommageant les machines de la centrale et la poussant à réduire temporairement son activité.

Le 17 août 2012, Mamadou Koulibaly estime que près de 100 000 hommes circulent avec des armes et commettent des exactions afin de vivre et subvenir à leurs besoins, sans aucune tendance proGbagbo ou proOuattara.

Il remarque également que les miliciens de l'ancien président Laurent Gbagbo et des Jeunes patriotes n'ont pas été désarmés et n'ont pas été pris en charge par les services de réintégration de l'État.

De l'autre côté, des hommes s'étant battus aux côtés des forces d'Alassane Ouattara sont frustrés de n'avoir finalement rien reçu en échange de leur combat et circulent toujours armés.

Cette frustration est partagée par de nombreux Ivoiriens apeurés ou anxieux par rapport à la mauvaise gestion de l'ensemble des forces de l'ordre et le retour d'un climat de forte insécurité dans le pays.

Le 6 octobre 2012, un rapport intermédiaire confidentiel de 26 pages, rédigé par cinq experts des Nations unies sur la Côte d'Ivoire, met en lumière un complot visant à renverser Alassane Ouattara.

Le rapport souligne que ce complot repose sur un réseau de groupes armés situés au Ghana et au Libéria, et sont clairement soutenus politiquement et financièrement par des proches de Laurent Gbagbo et d'anciens dignitaires pro-Gbagbo exilés.

De plus, des connexions ont été établies entre ces pro-Gbagbo exilés et la junte militaire malienne ainsi qu'avec le groupe islamiste Ansar Dine.

Ces deux entités souhaitent compromettre les efforts au Mali effectués par Alassane Ouattara, également président en exercice de la CEDEAO, quitte à déstabiliser l'Afrique de l'Ouest.

Les violences contre les forces de l’ordre n’ont cessé qu’à partir de novembre 2012. Cependant, le taux de criminalité reste élevé dans les zones urbaines et sur les routes, notamment la nuit

À partir de janvier 2012 est lancée la réforme de la filière café-cacao (parfois appelée , réforme Ouattara , par les médias, qui représente à ce moment près de 40 % des exportations et 10 % du PIB du pays.

L'objectif est de relancer l'économie agricole en augmentant la production et le rendement des plantations.

Le Conseil du café-cacao conduisant la réforme souhaite encourager l'utilisation de semences sélectionnées et de produits phytosanitaires homologués, lutter contre les maladies affectant les plantations tels que le Swollen shoot.

Faciliter l'accessibilité et la disponibilité des engrais et inciter les producteurs à cultiver le cacao plutôt que d'autres plantes.

Enfin, une police de contrôle doit être mise en place pour prévenir le non- respect des itinéraires techniques de la récolte cacaoyère affectant la qualité du produit.

La réforme se heurte cependant à l'inquiétude et au scepticisme des producteurs, qui font face à une forte concurrence avec le Ghana et sont dépendants du cours du cacao.

La réforme permit tout de même d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE et d'alléger sensiblement la dette extérieure de l'État ivoirien.

D'autres pans de l'agriculture ivoirienne font aussi l'objet de réformes importantes, conduites par le ministre de l'Agriculture Mamadou Sangafowa.

Ces réformes visent à accroître la professionnalisation et de la représentativité du secteur, à assainir le mouvement des coopératives agricoles, à créer une interprofession par la filière, et à une refonte de la Chambre d'agriculture.

Le gouvernement applique également de façon plus stricte le code foncier rural pour lutter contre les conflits fonciers, cause de nombreux affrontements mortels dans les campagnes.

L'ensemble doit permettre de renforcer le cadre institutionnel, maîtriser les coûts et encourager l'investissement agricole. L'État investit 1 000 milliards de francs CFA répartis sur cinq ans pour moderniser l'outil de production et relancer le secteur.

En 2013, de nouveaux plans ,tels que le PRICI, sont mis en œuvre pour poursuivre la réhabilitation de l'ensemble des infrastructures publiques à travers le pays, et de renforcer sensiblement le secteur agricole dans le but d'augmenter le revenu des paysans et de stimuler la croissance intérieure du pays.

L'objectif à l'horizon 2015 est de restaurer une classe moyenne ivoirienne affaiblie par les précédents troubles politiques, et de réduire le taux de pauvreté, de plus de 50 % aujourd'hui à 25 % de la population.

Les infrastructures, telles que les routes et la majorité des bâtiments publics, ne sont plus entretenues depuis la fin des années 1990 et apparaissent, au début du mandat d'Alassane Ouattara, souvent sérieusement dégradées, voire insalubres.

En 2010, 80 % du réseau routier a plus de 15 ans et se trouve en très mauvais état. Une de ses promesses électorales étant de faire de la Côte d'Ivoire un pays émergeant, il met en œuvre dès la fin de l'année 2011 un programme de développement et de renforcement des infrastructures routières.

Ce programme a permis un investissement de 52 milliards de francs CFA en 2012, pour la réfection d'un tiers du réseau routier ivoirien et la construction de nouveaux ponts, et doit permettre des investissements plus importants encore en 2013

Le 19 avril 2012, les universités publiques ivoiriennes sont fermées sur ordre du gouvernement, en raison de leur état de délabrement très avancé et de leur insalubrité.

Le ministre de l'Enseignement supérieur Cissé Bacongo, avec le gouvernement ivoirien, investit 110 milliards de francs CFA ,152 millions d’euros, pour réhabiliter les universités

Les villages précaires, qui avaient grandi dans l'enceinte de certains campus, ont été rasés, tandis que les installations ont été entièrement remises à neuf, permettant par la même occasion d'augmenter les capacités d'accueil des universités.

Les universités ont officiellement rouvert le 3 septembre 2012 lors de cérémonies officielles, après avoir été renommées des noms de personnalités ivoiriennes, dont celui du président en exercice.

Pendant le premier semestre 2012, le gouvernement et le nouveau Comité national de surveillance, présidé par Dominique Ouattara, ont intensifié la lutte contre la traite et le travail des enfants.

La création de nouvelles structures et l'application de mesures concrètes, particulièrement dans la cacao-culture où le phénomène sévit, ont permis à la Côte d'Ivoire de remonter à la catégorie 2.

Dans le classement sur la traite des enfants établi par le Département d'État américain et évite au pays d'être éligible au blocage d'aides financières ou humanitaires.

Le rapport établit en revanche que des efforts sont encore à fournir afin d'accroître la traque et la répression des délits de travail forcé des enfants et des réseaux d'exploitation de femmes et d'hommes.

Une affiche de campagne gouvernementale anti-corruption dans l'ouest ivoirien. Selon le SNGRC, 85 % des Ivoiriens sont confrontés quotidiennement à la corruption, au népotisme et au favoritisme en 2013.

Ceux-ci prospèrent en l'absence quasi totale d'un système d'intégrité dans le fonctionnement des institutions et de la société civile ivoirienne.

Le gouvernement fait face à une corruption endémique et à un système judiciaire défaillant.

Une affaire marquante du début de mandat est l'affaire des déchets toxiques déversés à Abidjan, ayant causé la mort de 17 personnes et intoxiqué plusieurs milliers d'autres en 2006.

Celle-ci contraint Alassane Ouattara à limoger le ministre de l'Intégration africaine, Adama Bictogo, impliqué dans le scandale.

Plus de 4,65 milliards de francs CFA ,7 millions d'euros, destinés à l'indemnisation des victimes ont été détournés.

De plus, bon nombre de personnes s'inscrivent en tant que victimes d'intoxications alors qu'il n'en est rien, dans le but de toucher  de l'argent cadeau , tandis que bon nombre de victimes avérées attendent leur indemnisation

Le 2 août 2012, Alassane Ouattara limoge un autre haut fonctionnaire ivoirien, Adama Meïté, directeur des finances et du patrimoine au ministère de l'Enseignement supérieur, et ordonne une enquête sur un contrat litigieux conclu pour la réhabilitation des universités publiques.

Le premier ministre Jeannot Ahoussou- Kouadio diligente également une enquête sur les conditions d'attribution de ce marché public.

Le 17 octobre 2012, le gouvernement Ahoussou-Kouadio rend publique la suspension d'une dizaine de magistrats pour abandon de poste, abus de pouvoir, extorsion de fonds et corruption.

Cette annonce a suscité la satisfaction d'une association de défense des victimes de l'affaire du Probo Koala, mentionnant que certains des magistrats suspendus sont impliqués dans le détournement de fonds destinés à indemniser des victimes de cette affaire.

Cette annonce a cependant suscité l'indignation de trois syndicats de magistrats ivoiriens, de par la transgression de l'article 39 de la loi 94-498 du 6 septembre 1994 édictant que  la décision de suspension provisoire est prise dans l'intérêt du service et qu'elle ne peut être rendue publique .

Si ces syndicats cautionnent la suspension de magistrats véreux, il craignent que cela ne jette le discrédit sur l'ensemble de la profession de magistrat en Côte d'Ivoire, déjà gangrénée par la corruption.

En dépit des actions entreprises, de brigades mises en place et de procès de militaires véreux, la corruption reste omniprésente sur l'ensemble du territoire et dans de nombreux domaines. Le racket opéré par les forces de l'ordre reste, à l'image de la situation du pays, très fréquente.

De plus, l'armée est accusée par les Nations unies de se livrer à la contrebande de plusieurs ressources du pays.

La contrebande de cacao ,153 000 tonnes sur un total de 1,47 million de tonnes, génère un manque à gagner de plus de 200 milliards de francs CFA ,305 millions d'euros.

Tandis que la contrebande de noix de cajou représentant un tiers de la production nationale génère un manque à gagner de près de 65 milliards de francs CFA ,99 millions d’euros.

Ce pillage se fait tant par le biais de réseaux politiques et économiques liés aux combattants des ex-Forces nouvelles, que par des partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo via le commerce souterrain d'or et de diamants.

C'est ainsi que les Nations appellent le gouvernement ivoirien le 28 avril 2013 à  démanteler immédiatement le réseau militaro-économique, combattre tous types d’imposition illégale et renforcer la sécurité intérieure pour éviter le racket, les vols et le pillage de la part de groupes armés illégaux .

En réaction, le garde des Sceaux Mamadou Gnénéma Coulibaly demande des preuves afin d'ouvrir des investigations, et demande à faire confiance aux magistrats ivoiriens.

Le rapport souligne en outre que les anciens , com-zones , ont été intégrés dans l'armée régulière  sans que les commandants aient abandonné leurs activités économiques prédatrices sur le mode des seigneurs de la guerre, qu'ils ont aujourd'hui étendues à l'ensemble du territoire ivoirien .

Le début du mandat d'Alassane Ouattara est marqué par plusieurs voyages à l'étranger, dans le but de renforcer les relations entre la Côte d'Ivoire et plusieurs pays développés, et de nouer de nouveaux partenariats économiques.

Les relations avec l'Afrique du Sud se sont brièvement refroidies du fait du soutien affiché du président sud-africain, Jacob Zuma, à Laurent Gbagbo pendant la crise postélectorale.

Dès juillet 2011, Alassane Ouattara entame de nombreux voyages de diplomatie économique, rencontrant bon nombre de chefs d'États et de gouvernements, et de directions d'institutions financières de premier plan.

Ceci aboutit à la mise en place d'initiatives et le déblocage de sommes conséquentes destinés à soutenir la reconstruction du pays après la crise post-électorale.

L`obtention du point d'achèvement de l'initiative PPTE, lancée en 1996, permet à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international d'alléger sensiblement la dette extérieure ivoirienne de 4,4 milliards de dollars ,soit plus de 2,351 milliards de francs CFA.

La Côte d'Ivoire postule enfin à l'éligibilité au processus MCC ,Millenium Challenge Corporation, qui permettrait au pays de profiter de 400 à 500 milliards de francs CFA pour financer son développement.

Cette diplomatie économique très active dans plusieurs pays du Nord et du Sud permettent la signature de nombreux contrats avec des partenaires de plusieurs pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie.

Tels que la construction du pont Henri-Konan-Bédié, l'exploitation de nouveaux gisements de pétrole, la réhabilitation et construction de routes, d'hôpitaux et de barrages.

Un nouvel accord de défense est signé, permettant à la France de maintenir 300 soldats sur le territoire ivoirien.

L'achèvement de l'initiative PPTE ouvre la voie à la signature d'un contrat de désendettement-développement de 2 milliards d'euros ,1 312 milliards de francs CFA avec la France.

Devrait permettre de soutenir l'économie ivoirienne, tandis que des formations par des militaires français sont à nouveau effectués.

D'autres contrats économiques ont également été signés avec d'autres pays, tels que l'extension de la centrale thermique d'Azito dans la commune de Yopougon.

Dont le contrat de 300 millions d'euros ,196,787 milliards de francs CFA, a été remporté par General Electric et le Sud-Coréen Hyundai, au grand dam d'Alstom.

Ce projet, lancé en octobre 2011 par le président ivoirien, permettra à la Côte d'Ivoire d'acquérir son indépendance énergétique courant 2013, de mettre fin au délestage très fréquent et de vendre de l'électricité à ses voisins

Par la suite, Alassane Ouattara poursuit de nombreux voyages avec plusieurs ministres selon le secteur d'activité, dans le but d'attirer un maximum d'investisseurs étrangers.

Venant de nombreux pays, et de réhabiliter rapidement l'image de la Côte d'Ivoire aux yeux des investisseurs et chefs d'entreprises.

Les actions entreprises en ce sens attirent bon nombre d'investisseurs étrangers en mission de prospection. Certaines firmes étrangères se sont ensuite implantées pour ouvrir des franchises ou des filiales.

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