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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race( suite)

 

Ce grand défi est de comparer sur la toile le sort réservé en France  à deux sœurs jumelles, Race etReligion...dont l’une, La Race a été placée au banc des accusés comme responsable des « coup de sang raciaux «  périodiques que connait ce pays depuis quelques années

 

Oui mais s’agissant de la mouvance musulmane, on ne peut exclure la politique française  partisane, au Moyen orient, les coups bas de l’Etat hébreu au regard de la Palestine en devenir, la destruction de la Libye en 2011 dont la France était en pôle position, une ingérence manifeste depuis 2012 en Syrie dont on voit mal la fin de ce conflit.

 

Bref, dans toute manifestation violente au sein de  la Société il  faut  établir les causes consécutives à une diplomatie de la petite semaine  et dénoncer avec force les vrais responsables.

 

Cela  dit pourquoi la problématique raciale a pris une telle proportion en France alors qu’en Europe les pays à démocratie comparable bénéficient d’une paix sociale apaisée.

 

Et nous sommes en ce jour historique du 7 Janvier 2015 …

 

…un attentat est un acte de guerre à carctère politique, conduit par des militants cultivés, motivés.

 

… l’opération est préparée longtemps à l’avance, et au jour convenu les choses se passent sans bavure, et les hommes  disparaissent ne laissant aucune trace de leur mission.

 

Or en ce 7 Janvier avec l’attaque de l’imprimerie « Charly Bebdo » nous avons eu affaire à une petite bande de  dégénénés, choisis au hasard  pour un mauvais coup, sans doute drogués, qui restent dans les parages proches, pour être « logés » rapidement et tués par les forces de police…

 

….qu’un jour l’Histoire nous révelera les commanditaires.

 

 Car ces hommes n’avaiet pas le profil de soldat, d’homme de guerre, mais manipulés pour tuer.

 

Et du reste les politiciens au Pouvoir sont tombés dans le piège par naïveté ou imcompétence pour hurler au Monde entier que « la France était victime d’un   odieux attentat »…

 

…invitant tous « les grands de la Planète »  à une marche à Paris le 11 Janvier 2015, pour la défense de la «  liberté d’expression »,un abus  de la vision des réalités, car seuls quelques rares médias non affidés usesnt avec parcimonie de ce privilège.

 

Par contre l’ancien Président améridain a décliné cette invitation ne voulant sans doute pa s’acssocier à cette  mascarde.

 

Mais des dirigeants africains étaient bien présents en nombre une bonne quinzaine en tête du cortège, venus remercier «  buana » l’impérialiste de l'Occident pour son soutien à ces 3èmes mandats, ou à la modification permanente de leur constitution à des fins  de mauvaises gouvernance. ces crétins de négrillons…

 

…ah la bonne affaire qui politiquement ine finé , na pas payé.

 

Mais les premières personnes visées par ces évènements tragiques furent les communautés musulmanes, affublées de tous les péchés d’Israel.

 

En fait ce n’est pas le seul but recherché par ces despérados, car le mode opératoire par la suite, des citoyens agressés mortellement tout à fait anonymes, indique sans doute que certains veulent installer dans la pays un climat de peur et de terreur pour renversr les institutions de la République.

 

Sur cette dernière hypothèse on peut avancer que ces ennemis invisibles ont gagné, face à un peuple déjà plongé dans la peur qui a accepté sans résistance une décision illégales, autoritaire d'un long confinement sanitaire …

 

… et en sas d’une guerre civile ou un coup d’Etat  militaire je ne pense pas que les citoyens seraient traversés par un sentiment de révolte face à l’adversité …

 

…l’avenir nous le dira…

 

 

Et voila q’un groupe  du nom « des identitaires », jette le masque en faisant état de concepts, « racisme anti blanc  anti francais » et « privilège blanc »inconnus jusqu’alors dans les échanges de la société civile.

 

La suite prochainement

 

 Déja 10 ans Patrick est parti vers d'autres cieux...

https://www.youtube.com/watch?v=abw9sBMFBdM&list=RDabw9sBMFBdM&start_radio=1

 

La Martinique
 
La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et département ,numéro 972. Elle devrait son nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L’île est alors appelée Jouanacaëra-Matinino , habitée par les Kalinas, qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola.
 Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina,  l’île aux fleurs , Madiana, Matinite et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée Jouanacaëra , par les Caraïbes, ce qui signifierait l’île aux iguanes .
 Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l'archipel de la Caraïbe, elle est située dans la mer de Caraïbe, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Histoire
L'histoire de la Martinique est récente dû à son peuplement tardif. Elle est marquée à partir des années 1670 par l'immigration massive d'esclaves noirs africains, les guerres d’influence entre empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, puis des revendications indépendantistes modernes.
Les premiers peuplements
On pense que les petites îles ont connu la présence de l'homme entre -10000 et -5000 mais il n'en existe à ce jour aucunes traces. Les plus anciennes traces d'êtres humains de ces îles se trouvent sur le site de Norman Estate à Saint-Martin et sont datées d'entre 2400 et 1900 av JC .
 Les premières traces des amérindiens à la Martinique ont été archéologiquement attestées du Ier siècle.
Ces premiers habitants sont de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent de la forêt amazonienne.
 Le nom d'arawaks qui leur est donné désigne plus largement une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.
Cette population produisait une céramique extrêmement décorée. Elle a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette.
 Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.
Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan.
Éruption précolombienne de la Montagne Pelée
Le peuplement de la Martinique est marquée par une rupture liée à l'éruption de la Montagne Pelée en 295 qui aurait décimé ou tout du moins forcé à l'exil les populations de l'île.
Les populations arawaks reviennent aux alentours de l'an 400 et ce serait vers 600 que les populations dites "caraïbes" seraient arrivées à leur tour dans l'île.
Ces populations plus récentes semblent s'installer, en revanche, préférentiellement dans la zone sud de la Martinique. Elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de caraïbe.
 Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers Européens dans la Caraïbe. Le site de la plage de Dizac au Diamant est, quant à lui, daté du IXe siècle.
Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de chroniqueurs, premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique.
 Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes de la Caraïbe ne possédant pas d'écriture. 
Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé ,vers 300 et l'occupation du Diamant , vers 800.
 La connaissance du néolithique caribéen est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.
Caraïbes et Arawaks
Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée ,voir Peuple Caraïbe.
Les Amérindiens qui peuplaient la Martinique avant l'arrivée des européens la nommaient Jouanacaera ,parfois retranscrit Wanakaera qui signifie l'île aux reptiles , iguanes ou serpents selon les traductions.
La découverte par les Européens
On prête généralement la découverte de la Martinique à Christophe Colomb le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les Indes . Néanmoins, il semble probable que ce soit Alonso de Ojeda qui ait découvert l'île en premier lors de son expédition de 1499-1500.
Il existe ainsi des versions contradictoires sur la paternité du nom de l'île. Il est probable que le premier nom avéré de l'île est été attribué par un des géographes embarqué avec Ojeda , peut-être Juan de la Cosa, et qu'il s'agisse de Matinino , parfois transcrit Madinina qui signifierait l'île aux femmes et non l'île aux fleurs comme il est souvent admis, qui désignerait le nom d'une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola.
Ce nom s'est ainsi retrouvé sur des cartes à cette époque mais comme Colomb avait par décret le monopole des découvertes des nouvelles Indes, il aurait rebaptisé l'île Martinica en 1502.
Les débuts de la colonisation
Colomb lors de son quatrième voyage ne fit qu'un passage très bref dans l'île qui était occupé par les hostiles indiens Caraïbes. C'est plus d'un siècle plus tard, en 1635 avant que les premiers européens réussiront à s'installer durablement en Martinique.
La Martinique ne reste cependant pas sans contacts avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et peuplées d'Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade , ravitaillement en eau, s'approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens
Le 1er septembre 1635, le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassé de l'Île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l'île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique.
 Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre , actuelle ville de Saint-Pierre fondé par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal , actuellement Fort-de-France, fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.
Les premiers moulins en sucre de la famille Trézel
A la demande de la Compagnie des îles d'Amérique, le marchand de Rouen, d’origine hollandaise, Daniel Trézel a installé en 1640 le premier moulin à sucre de la Martinique, trois ans après que Peter Blower ait fait de même à l’île anglaise de la Barbade.
 Le gouverneur gouverneur du Parquet exploitera pleinement cet apport une dizaine d'années plus tard en 1650, lorsque la Compagnie des îles d'Amérique sera ruinée et qu'il la rachètera pour 41.500 francs.
En 1654, selon le témoignage d'Antoine Biet, de retour de Guyane, les hollandais fuyant le Brésil sont accueillis plutôt en Guadeloupe, de laquelle il raconté retour de trois bateaux venant du Brésil, que les hollandais venaient d'abandonner définitivement après dix années de combat contre les portugais, la période hollandaise de l'histoire du Pernambouc.
Ils étaient environ 1200 parmi lesquels il n'y avaient pas 50 hollandais naturels, tous les autres étant métis ou esclaves nègres, qui voulurent suivre leurs maîtres, écrit-il en 1664 dix ans après, dans un témoignage indirect, le seul du passage des hollandais, sujet à caution car le gouverneur Houel avait besoin de légitimer alors développement de l'esclavage.
Les plus riches des hollandais avaient cependant fui le Brésil dès les années 1640. Au Brésil, les planteurs portugais se soulèvent contre les hollandais dès 1642, et Fernandès Vieira gagne deux batailles importantes en 1645.
 En 1636, les premiers esclaves furent tous vendus à crédit mais en 1644 et 1645, la proportion vendue au comptant passe à respectivement 78% et 100%, reflet de l'apréhension des hollandais, qui sentent que le Brésil va leur échapper très prochainement.
Les conflits avec les indiens caraïbes
L'installation et l'expansion des Français ont créé tensions et un conflit continu avec les autochtones. Avec la mort du gouverneur du Parquet éclate la guerre de 1658 contre les indiens caraïbes.
Plus de 600 français se regroupent avec la bénédiction des prêtres de l'île pour attaquer les Caraïbes dans leurs territoires réservé par l'accord de paix du 21 décembre 1657 avec la volonté d'éliminer toutes présences indigènes dans l'île.
 Les Caraïbes sont massacrés et perdent les derniers territoires qui leurs étaient réservé. Les survivants se réfugieront dans les îles de Saint-Vincent et de la Dominique. De là, ils organiseront par la suite plusieurs expéditions punitives contre les colons dans les îles voisines.
Cette victoire stimule la colonisation française plus à l'est, incarnée par Pierre Dubuc de Rivery, qui fonde une dynastie de planteurs de sucre. Organisateur d'une milice dans le bourg de Trinité pour repousser les caraïbes, il reçut en 1671 des terres à défricher, allant de la presqu'île de la Caravelle au bourg de Trinité.
 La famille du Buc y construisit 7 sucreries. En 1671, la canne à sucre est encore peu développée en Martinique  elle occupe deux fois moins de terre que la culture du tabac, pratiquée par de nombreux petits colons blancs, sur des plantations nécessitant très peu de capitaux.
Les Amérindiens sont peu à peu repoussés ou chassés. Cependant, une frange de cette population , caraïbe demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.
L’essor économique grâce au sucre et au commerce triangulaire
Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits , tabac , roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié.
 La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle.
La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole ne peut fournir.
 Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les engagés, la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est avancée comme unique solution susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.
Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans , d'où leur surnom de trente-six mois. Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile.
 Mais, à la différence de l'esclave, s'il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l'engagé recouvrait sa liberté à l'issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur.
La culture de la canne est synonyme de traite négrière par le commerce triangulaire , Europe, Afrique, Amérique,  ou plus souvent en droiture, entre les ports français , Bordeaux, Nantes, et la colonie. Par manque chronique d'espèces métalliques, le troc domine, tandis que la piraterie maintient le danger, même au cours des périodes de paix.
Guerres entre empires européens
Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre les Français et les Anglais , et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques. Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe.
 C'est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra à la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.
Au XIXe siècle, l’activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue aujourd’hui Haïti et la République dominicaine, principale colonie au  XVIIIe siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville de la Caraïbe  au XIXe siècle, connaît alors une prospérité que seule l’éruption volcanique catastrophique de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.
L’esclavage se développe à partir de la période 1671-1674
Le Père Labat décrit dans ses ouvrages la société esclavagiste du XVIIe siècle. Les pratiques religieuses et militaires européennes y sont jugées plus ritualisées et ordonnancées que celle des amérindiens. Des engagés européens  de 36 mois sont utilisés pour la fortification de l'île.
 Une fois affranchis, ils obtiennent des lopins de terre. Les plus riches planteurs recherchent alors une nouvelle main d'œuvre meilleur marché, en s'inspirant du succès des planteurs de sucre de la Barbade, où une élite militaire proche de la dynastie Stuart a importé des esclaves noirs en masse.
En 1638 l'administration refuse le droit à un capitaine de la Martinique de s'approvisionner en esclaves en Afrique. Les premiers trafics d'esclaves via les hollandais touchèrent la Martinique vers 1641.
 La culture du sucre fut tentée en Martinique dès les années 1640, en s'inspirant de la réussite de la Barbade, mais sans succès. Il faut attendre les années 1650 pour qu'elle s'implante, et plus lentement qu'ailleurs.
 Les indiens Caraïbes résistent plus longtemps qu'à la Guadeloupe où un traité fut signé dès 1641 par Charles Liènard de l'Olive pour les déporter à la Dominique. Mais les esclaves  n'arrivent pas assez vite, faute de filière pour la traite négrière, alors pratiquée, à petite échelle, par les seuls hollandais.
 Le sucre est une culture violente, qui nécessite de grandes propriétés et consomme des esclaves jeunes, rapidement épuisés au travail intensif de la coupe et du transport des cannes, effectué sous la menace du fouet. Leur espérance de vie étant ainsi basse, il faut régulièrement les remplacer par de nouvelles recrues.
L'explosion du nombre d'esclaves correspond aux décisions prises à Versailles par Louis XIV entre 1671 et 1674 pour favoriser la culture du sucre au détriment de celle du tabac. Entre 1674 et 1680, le nombre d'esclaves en Martinique double. Entre 1673 et 1700, il a déjà sextuplé.
Les années 1680,  explosion du nombre d'esclaves à la Martinique et à la Guadeloupe
Le nombre d'esclaves baisse après 1664 dans les deux îles. La Guadeloupe, défrichée dès les années 1640 et contrôlée par un seul propriétaire, avait en 1660 environ 6000 esclaves soit deux fois plus que les 3000 de la Martinique, qui met les bouchées doubles à partir de 1674 et prend l'avantage dès 1680.
La population d'esclaves martiniquais diminua d'abord, dans les neuf années qui suivent la création en 1664 de la Compagnie des Indes occidentales de Colbert. Son remplacement en 1673, par la compagnie du Sénégal entraîne au contraire une multiplication par 4,5 dans les 14 années qui suivent.
 De 1687 à 1700, la progression se poursuit, mais plus lentement ,+32% en 13 ans, selon L'administration des finances en Martinique, 1679-1790,, de Gérard Marion.
En Martinique, les planteurs ne possédaient toujours que 2400 esclaves en 1773, contre 2700 dix ans plus tôt en 1664, au moment la création de la Compagnie des Indes occidentales. Le Roi et les grands planteurs reprochent à cette compagnie , fourre-tout,  de se disperser en Nouvelle-France , présent Québec et d'être peu efficace dans la traite négrière.
Louis XIV abolit donc en 1671 le monopole de la Compagnie des Indes occidentales. La traite négrière est alors ouverte à tous les ports français, pour la doper par la concurrence. La Compagnie des Indes occidentales, en faillite, est dissoute en 1674.
 La Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi Louis XIV, qui pousse la culture de la canne à sucre, plus gourmande en capitaux mais beaucoup plus rentable, en donnant des terres à des officiers supérieurs en Martinique, où le sucre est alors moins développé qu'à la Guadeloupe.
En Guadeloupe aussi, les planteurs de sucre se plaignent de la Compagnie des Indes occidentales: leur population d'esclaves a diminué de 40% en 7 ans, passant de 6323 personnes en 1664 à 4627 en 1671.
 La diminution se poursuit dans les années 1670,  la Guadeloupe ne compte plus que 2950 esclaves en 1680, deux fois moins qu'en 1664, car la privatisation de traite négrière après 1674 bénéficie surtout à la Martinique.
 La Guadeloupe suit, avec un temps de retard, à partir de 1680, le nombre d'esclaves doublant en 20 ans pour atteindre 6587 en 1700, puis 9706 en 1710, selon Histoire et civilisation de la Caraïbe de Jean-Pierre Sainton et Raymond Boutin.
Louis XIV avait croisé dès 1669 la veuve Scarron, Marquise de Maintenon, dite la belle indienne car elle a passé son enfance en Martinique. Le roi prête aussi l'oreille à son ministre de la Défense, Louvois qui dirige la coûteuse guerre de Hollande , 1672-1676, contre l'avis de Colbert et contre les Pays-Bas, détenteurs de l'asiento.
Ce monopole d'importation d'africains est concurrencé par la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, dirigée par le célèbre amiral Jean-Baptiste du Casse, dans le sillage de la Compagnie Royale d'Afrique, fondée en 1672 par le duc d'York Jacques Stuart, cousin de Louis XIV et futur roi d'Angleterre.
 La Compagnie du Sénégal, comme la Compagnie de Guinée qui lui succède en 1700, institue la traite négrière à grande échelle.
L'investissement des français et des anglais dans le commerce triangulaire, massif et simultané, fait flamber le prix des esclaves, alimentant de nouvelles filières. Les forts se multiplient sur le littoral africain. Il fait en même temps baisser le coût du transport des esclaves, au profit des planteurs de sucre.
 Dans les sept années qui suivent la création de la Compagnie du Sénégal, le nombre d'esclaves double en Martinique. En 25 ans, il sextuple. La Guadeloupe est rattrapée et dépassée.
Les planteurs de sucre chassent les producteurs de tabac
La spéculation immobilière sur les terres à sucre éjecte les blancs les moins fortunés, par ailleurs pénalisés par la ferme du tabac. Sa création en 1674 par Louis XIV entraîne la ruine rapide du tabac français. Le tabac produit en Virginie par les grands planteurs jacobites comme William Berkeley, moins taxé, profite de la contrebande.
 La Virginie passe de 2000 esclaves en 1671 à 110.000 en 1750. Selon Fernand Braudel, les exportations de tabac de la virginie et du Maryland sextuplent entre 1663 et 1699 avec le passage du travail des blancs à la main d'œuvre noire , qui provoque la révolte de Nathaniel Bacon.
Le premier client de la Compagnie du Sénégal est le plus riche planteur de sucre de la Martinique: le capitaine Charles François d'Angennes, marquis de Maintenon, gouverneur de Marie-Galante depuis 1678, lui commande 1600 esclaves en 1679.
 Il a le monopole du commerce sucrier avec le Venezuela espagnol et habite au Prêcheur, près de Case Pilote, deux paroisses jésuites, où vivent le quart des esclaves de Martinique en 1680.
Le Roi précipite en 1680 l'histoire de la culture des plantes sucrières en donnant terres et titres de noblesse à tout planteur qui installe sur ses terres plus de cent esclaves, comme l'intendant Jean-Baptiste Patoulet, ou le capitaine de milice Antoine Cornette.
 Autre grand planteur en 1683, Nicolas de Gabaret, qui intègre la Liste des gouverneurs de la Martinique en 1689, associé de Charles François d'Angennes dans la raffinerie de à Mouillage.
 L'amiral Jean-Baptiste du Casse assure la livraison de main d'oeuvre. Dès 1680, on recense 99 plantations de plus de 20 esclaves, cinq fois plus qu'en 1669.
Entre 1674 et 1692, le nombre de sucreries double. Saint-Pierre de la Martinique devient la capitale de la Caraïbe. Les esclaves les plus jeunes et les plus résistant sont réservés à l'élite de grands planteurs nobles Le code noir de 1685 limite le métissage et légalise la torture des esclaves. La Guadeloupe s'enrichit aussi, mais l'aristocratie y est moins puissante.
 Cette différence entre les deux îles explique qu'en 1794, un siècle plus tard, Victor Hugues puisse se rendre maître de la Guadeloupe lors de la Révolution française alors que la Martinique reste sous la domination des grands planteurs, alliés aux anglais par le Traité de Whitehall.
L'abolition ratée
En France, en 1788, à la veille de la Révolution française, Brissot crée la Société des amis des Noirs, mais malgré les efforts de ses membres les plus éminents comme l'abbé Grégoire ou Condorcet, il ne peut obtenir l'abolition de l'esclavage auprès de la Constituante. Ce n'est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l'esclavage.
À la Martinique, cette mesure demeurera lettre morte, contrairement à la Guadeloupe, car dès le 19 février, deux semaines après l'abolition, les grands planteurs de l'île signent le Traité de Whitehall avec les anglais. Par ce traité, les colons royalistes mené par Louis-François Dubuc obtiennent en échange de la domination de l'île par la couronne britannique et de la très lucrative fiscalité sur le sucre, le maintien l'esclavage et donc de l'ordre établit.
Ce pacte avec les britanniques dura de 1794 à 1802.
Une fois l'île récupérée par le traité d’Amiens, Napoléon y maintiendra l'esclavage par la Loi du 20 mai 1802. Les mariages mixtes sont entravés du fait d'une réapplication progressive du Code noir par Richepance, notamment à partir de son arrêté du 17 juillet 1802 retirant la nationalité française aux esclave.
L'abolition de l'esclavage
Ce n'est que le 27 avril 1848 que Victor Schœlcher, alors sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves martiniquais se sont révoltés le 22 mai et obtiennent l'abolition de l'esclavage par le gouverneur Rostoland ,Martinique le 23 mai.
En 1848, la population de Martinique comptait à la veille de l'abolition 121 130 habitants, répartis comme suit , 9542 européens, 38 729 affranchis et 72 859 esclaves.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la Martinique fut concernée par de nouvelles immigrations. La plantocratie locale, soucieuse de renouveler la main d'œuvre après l'abolition de l'esclavage, suscita l'arrivée dans l'île de 37 008 engagés sous contrat ,  25 509 Indiens venant de Pondichéry, Madras et Calcutta, 10 521 Congos et 978 Chinois en provenance de Shanghaï et Guangzhou.
Aux chiffres de l'immigration officielle, il faut rajouter 119 Indiens arrivés de la Caraïbe anglaise, et 6 Chinois en provenance vraisemblablement des mêmes îles. Il convient enfin de mentionner pour mémoire, la venue à la même période de quelques centaines de Madériens et d'Européens.
En ce qui concerne les mariages mixtes pour les Chinois, il y a eu entre 1858 et 1902 à Fort-de-France ,  12 Chinois avec des Chinoises, 15 Chinois avec des Créoles, deux Chinois avec des Congos, et deux Chinois avec des Indiennes.
 Les couples mixtes entre Indiens et femmes de couleur durant cette période sont rares mais ont débuté dès leur arrivée en 1853 dû au manque flagrant de femmes du côté de leur communauté. En 1900, il restait 4665 Indiens, 5371 Congos et 432 Chinois.
Les Chinois, quant à eux, se sont rapidement intégrés à la population locale en abandonnant rapidement les champs de cannes pour se tourner vers le commerce.
Sur 10 521 Congos, il n'y eut en effet que deux à retourner en Afrique. Au 31 décembre 1900, secondes générations comprises, il restait 5 345 Congos, soit près de treize fois plus que les 432 Chinois, qui n'eurent qu'un rapatrié. Les Indiens comptèrent 11 951 rapatriés.
La Martinique n'a alors jamais connu de graves tensions inter-ethniques malgré son passé très mouvementé et les différentes communautés vivent en relative harmonie.
Contrairement à beaucoup d'idées reçues, il y a toujours eu des Amérindiens dans la Caraïbe. Cependant à partir du milieu du XIX siècle, les Amérindiens ont été de plus en plus confondus avec les immigrants asiatiques à cause de leur ressemblance physique très proche.
La grande crise sucrière 1884-1905
L’éruption de la Montagne Pelée de 1902
L'éruption de la Montagne Pelée en 1902 a durablement marqué les esprits. Le 8 mai 1902, une terrible éruption provoquant la formation d'une nuée ardente tue tous les habitants de Saint-Pierre , à l'exception d'un prisonnier du nom de Louis-Auguste Cyparis, ou Sylbaris, sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot et des environs de la ville , 30 000 morts.
 Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger d'une nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.
An tan Robert, la seconde guerre mondiale
Suite à la débâcle de l'armée française en juin 1940, le maréchal Pétain nomme l'amiral Georges Robert, Haut commissaire de la France dans la Caraïbe. Dès lors, il devient le représentant du régime de Vichy en Martinique, où il est en poste.
Il gère la situation des possessions françaises face aux intérêts britanniques et surtout américains. Avec ces derniers, il obtient une sorte d'arrangement à l'amiable qui cantonne les possessions françaises d'Amérique dans une certaine neutralité et entend préserver ainsi la souveraineté nationale sur les colonies. Il veillera aux réserves d'or de la Banque de France entreposées provisoirement au fort Desaix à Fort-de-France.
L'amiral Robert impose un régime de rigueur et de répression accaparant les rares ressources disponibles et en particulier la nourriture qui n'arrivait dans l'île que via les ravitaillements américains. L'absence de commerce avec la France entraîna une pénurie quasi générale et une disette chronique.
 Les produits de première nécessité comme la farine, la viande salée, le savon, le tissu firent défaut et furent remplacés tant bien que mal par des productions locales. La mortalité infantile crût de façon dramatique.
L'amiral Robert était un collaborateur zélé qui affichait clairement son mépris des populations . Il a tout fait pour empêcher le ralliement des caribéens et des Guyanais aux forces françaises libres, multipliant les exactions contre les dissidents.
 Pourtant de nombreux martiniquais ont rejoint par des moyens de fortunes, les îles anglaises de la Dominique et de Sainte-Lucie pour ensuite renforcer les troupes du général de Gaulle en Angleterre.
Il quitte contraint et forcé l'île en juillet 1943. La vacance du pouvoir est aussitôt remise entre les mains de Henri Hoppenot , alors ambassadeur de la France combattante à Washington , et du nouveau gouverneur de la Martinique, Ponton, venu d'Afrique équatoriale.
L'assimilation et la course vers l'égalité de droit
La situation des Martiniquais après guerre est misérable. La Loi de départementalisation de 1946 proclame l'assimilation des citoyens martiniquais à la nation française, instituant une forme de décolonisation inédite.
Quelques dates relatives à l'histoire de la Martinique
  • 130 après J.C , Apparition des premiers habitants de la Martinique: les Arawaks originaire d'Amérique du Sud.
  • 295 après J.C , Les Arawaks sont décimés suite à l'éruption de la Montagne Pelée.
  • 400 après J.C , Retour des Arawaks et repeuplement de l'île.
  • 600 après J.C , Une autre civilisation, les Caraïbes, originaire d'Amérique du Sud, exterminent les Arawaks et s'installent sur l'île pendant plusieurs siècles.
  • 1502, Le 15 juin, Christophe Colomb découvre la Martinique. Il est le premier européen à découvrir officiellement l'île.
  • 1635, Le 17 septembre, prise de possession de la Martinique par Pierre Belain d'Esnambuc, sous la protection de Richelieu, au nom de la Compagnie des Isles d'Amérique. Début de la colonisation française. P.Belain d'Esnambuc fonde la ville de Saint-Pierre.
  • 1642, Louis XIII autorise la déportation d'esclaves africains dans les colonies , début de la Traite des Noirs.
  • 1669, Le Gouverneur Jean-Charles de Baas fonde la ville de Fort-Royal , aujourd'hui Fort de France.
  • 1674, décembre , la Martinique est rattachée au Domaine du roi.
  • 1766, Le 2 août naissance à Saint-Pierre de Louis Delgrès, chef de la résistance contre les troupes du général Antoine Richepanse envoyées par Napoléon 1er pour rétablir l'esclavage en Guadeloupe.
  • 1793, Le 4 février, Jean Baptiste Dubuc signe les accords de Whitehall à Londres soumettant la Martinique aux Britanniques tant que la royauté ne sera pas rétablie en France. Cela garantit notamment le maintien de l'esclavage
  • 1794, La Convention vote l'abolition de l'esclavage.
  • De 1794 à 1802, la Martinique est sous occupation anglaise, suite au Traité de Whitehall du 19 février 1794, signé à Londres entre la Couronne britannique et les grands planteurs de l'île, de la Guadeloupe et de Saint-Domingue, qui leur permet d'échapper à la Révolution française et de bloquer l'abolition de l'esclavage voté le mois précédent par la Convention.
  • 1800, Le sainte-lucien Jean Kina, colonel dans l'armée d'occupation anglaise, est arrêté alors qu'il tente de se joindre à des esclaves insurgés. Le gouverneur de la colonie le sanctionne en l'expulsant vers les États- Unis.
  • 1802, à la suite du traité d’Amiens Napoléon Bonaparte maintient l'esclavage à la Martinique par la Loi du 20 mai 1802.
  • 1822, Insurrection d'esclaves au Carbet faisant 2 morts et 7 blessés. La répression fut impitoyable, 19 esclaves condamnés à mort, 10 condamnés aux galères, 6 au fouet, 8 à assister aux exécutions.
  • 1823, Arrestation de Cyrille Bissette, Fabien et Volny pour la diffusion de l'opuscule De la situation des libres. Lors du procès en première instance Bissette est condamné au bannissement à perpétuité du territoire français, il fait appel et la Cour Royale le condamne à la marque et aux galères perpétuelles.
  • 1848, Signature le 27 avril par le gouvernement provisoire du décret d'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises.
  • 1848, Les 22 et 23 mai, Révolution antiesclavagiste à Saint-Pierre et signature sous la pression des esclaves insurgés du décret d'abolition de l'esclavage par le Gouverneur Claude Rostoland.
  • Au XIXe siècle, les principaux défenseurs de l'abolition de l'esclavage en Martinique furent Victor Schœlcher, Cyrille Bissette, Auguste- François Perrinon et Pierre-Marie Pory-Papy.
  • 1870, Insurrection du sud de la Martinique suite à une altercation entre le béké Codé et l'artisan Lubin. Codé est lynché par la foule et de nombreuses usines à sucre sont incendiées dans le sud de l'île.
  •  La répression fut impitoyable, 74 condamnés dont 12 fusillés, les autres ont été déportés aux bagnes de Guyane et de Nouvelle Calédonie. Les leaders de cette insurrection sont Louis Telga, Eugène Lacaille et une femme, Lumina Sophie dite , Surprise.
  • 1881, Le 21 juillet, inauguration du lycée de Saint-Pierre, premier lycée laïque de l'histoire de la Martinique. À partir de 1882, ouverture de nombreuses écoles laïques sur toute l'île grâce à l'acharnement du député Marius Hurard, le père de l'école laïque en Martinique.
  • 1900, Lors d'une grève à l'usine du François, la répression policière occasionne la mort de 10 ouvriers agricoles.
  • 1902, Le 8 mai, l'éruption de la Montagne Pelée détruit entièrement la ville de Saint-Pierre faisant 30 000 morts.
  • Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.
  • Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.
  • Le 21 septembre 1928, Edouard Glissant naît à Sainte-Marie.
  • 1932, un avion se pose pour la première fois sur le sol martiniquais. il effectue la liaison Cayenne - Antigua et dépose un passager.
  • 1945, le 27 mai, Aimé Césaire est élu Maire de Fort de France puis député.
  • Le 19 mars 1946, la Martinique devient un Département d'Outre-Mer. Le premier Préfet de l'île est Pierre Trouillé. Georges Gratiant est élu en 1946 premier Président du Conseil Général du nouveau département.
  • 1948, L'affaire des 16 de Basse-Pointe. Le béké Guy de Fabrique est assassiné sur l'habitation Desmares à Basse-Pointe. 16 ouvriers agricoles sont accusés du meurtre. Lors du procès qui s'est déroulé à Bordeaux, les 16 ouvriers ont été acquittés faute de preuve.
  • 1950, mise en service de l'aéroport de Fort-de-France
  • 1959, 3 jours d'émeute à Fort de France suite à une altercation raciste sur la place de la Savane. La répression des CRS fait 3 morts, Marajo, Rosile et Betzi
  • 1962, Première revendication indépendantiste en Martinique. Il s'agit de l'affaire autour du Manifeste de l'O.J.A.M ,Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique.
  •  Les auteurs de ce manifeste sont 18 jeunes étudiants Martiniquais. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté de l'État et emprisonnés à Fresnes. Puis ils ont été acquittés après 2 ans de procès.
  • 1965, le premier avion gros porteur, un Boeing 707 atterri à la Martinique.
  • 1974, au mois de février, grève agricole dans le secteur de la banane. La répression policière fait 2 morts, Georges Marie-Louise et Rénor Ilmany.
  • En 1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création d'une nouvelle collectivité, le Conseil Régional. Aimé Césaire est élu premier Président du Conseil Régional.
  • 1996, L'égalité sociale entre la France et les D.O.M est réalisée sous la présidence de Jacques Chirac. Alignement du S.M.I.C des D.O.M sur celui de la France.
  • 1997, L'indépendantiste Alfred Marie-Jeanne est élu député de la Martinique puis en 1998 il est élu Président du Conseil Régional. C'est une première dans l'histoire de la Martinique.
  • 2003, Une évolution institutionnelle été envisagée, dans laquelle le Conseil Régional et le Conseil Général fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée à 50,48% ,abstention 56,06% par le referendum du 7 décembre 2003.
  • 2005, le 16 août, Crash d'un vol charter de la compagnie colombienne West Caribbean entre le Panama et la Martinique.
  • L'avion un MD80 avec à son bord 160 passagers dont 152 martiniquais s'écrasait après quelques heures de vol à proximité de la ville de Machiques au Venezuela. Cet accident d'avion avait provoqué une grande émotion au sein de la population martiniquaise
  • 2008, Aimé Césaire meurt le 17 avril à l'âge de 94 ans, il fut député et maire de Fort de France durant 56 ans. Des obsèques nationales lui ont été rendues le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l'État et devant plusieurs milliers de personnes réunies au stade Pierre Aliker.
  • 2009 , Grève générale du 5 février au 14 mars
  • 2010 , les 10 et 24 janvier 2010, deux référendums sont organisés sur l'évolution statutaire et organisationnelle de la Martinique. La première question posé était ,  Approuvez-vous la transformation de la Martinique en une collectivité d'outre-mer régie par l'article 74 de la Constitution, dotée d'une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République .
  •  Comme le résultat a été non à 78,89% , abstention 44,65%, un second vote à eu lieu avec pour intitulé , Approuvez-vous la création en Martinique d'une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l'article 73 de la Constitution .
  •  Le résultat de ce second vote a été positif à 68,30% ,abstention 64,19% . Le fonctionnement de cette collectivité unique seront défini dans un projet de loi ordinaire au cours de l'année 2010.
Administration
La Martinique est une région monodépartementale , Région et Département à la fois. L'île est divisée en 4 arrondissements, 34 communes et 45 cantons.
La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située sur le continent Américain au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique , DFA. La région de la Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l’Union européenne.
La représentation de l'État /
La préfecture de la Martinique est Fort-de-France. Les trois sous-préfectures sont Le Marin, Saint-Pierre et La Trinité.
L'État français est représenté en Martinique par le préfet de région, Ange Mancini , prise de fonction le 18 juillet 2007, et par trois sous-préfets , Paul Laville au Marin, Didier Bernard à Saint-Pierre et Christiane Ayache à La Trinité.
Les institutions /
Exécutif ,
Les deux exécutifs de la Martinique sont le président du conseil régional, Serge Letchimy et le président du conseil général Claude Lise.
Assemblées délibérantes ,
  • Conseil général de la Martinique , 45 élus,  
  • Conseil régional de la Martinique , 41 élus.
Conseils consultatifs /
          Conseil économique et social régional , 43 membres, président ,  Michel Crispin.
  • Conseil de la Culture de l'Education et de l'Environnement , 25 membres, président , Claude Petit.
La représentation nationale /
La Martinique est représentée à l'Assemblée nationale par 4 députés Alfred Almont, Serge Letchimy, Louis-Joseph Manscour et Alfred Marie-Jeanne et au Sénat par deux sénateurs ,Serge Larcher et Claude Lise.
La Martinique est également représentée au Conseil Economique et Social par un conseiller économique et social, son nom est Marcel Osenat.
Les communautés de communes /
La Martinique compte trois établissements publics de coopération intercommunale en Martinique /
          La CCNM ,communauté de communes du Nord Martinique, président , Ange Lavenaire
  • La CACEM , communauté d'agglomération du Centre de la Martinique, président ,  Pierre Samot
  • La CESM , communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique, président , Eugène Larcher
Politique
La Martinique est un département d'outre-mer, mais aussi une des régions ultrapériphériques. Elle constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements d'Amérique.
L'évolution institutionnelle et statutaire
En Martinique en ce moment, le débat politique porte sur la question de l'évolution statutaire de l'île. Deux idéologies politiques s'affrontent, l'assimilationnisme et l'autonomisme.
 D'un côté, il y a ceux qui veulent une évolution statutaire basée sur l'article 73 de la Constitution française, c'est-à-dire que toutes les lois françaises s'appliquent de plein droit en Martinique, en droit cela s'appelle l'identité législative...
... Et de l'autre les autonomistes qui veulent une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française, autrement dit un statut autonome placé sous le régime de la spécialité législative à l'instar de Saint-Martin et Saint- Barthélemy.

Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, quatre possibilités s'offrent à la Martinique /
Première possibilité , le statu quo, la Martinique garde son statut de Département et Région d'Outre-Mer, en vertu de l’article 73 de la Constitution. Les DOM sont sous le régime de l'identité législative.
 Dans ce cadre, les lois et règlements sont applicables de plein droit, avec les adaptations nécessitées par les caractéristiques et contraintes particulières aux collectivités concernées.
  • Deuxième possibilité , si les acteurs locaux, et d’abord les élus, sont d’accord, ils pourront dans le cadre de l'article 73 de la Constitution proposer une évolution institutionnelle telle que la création d’une assemblée unique , fusion du Conseil Général et du conseil régional. Mais le département et la région sont conservés.
  •  Le Gouvernement pourra proposer au Président de la République de consulter les électeurs sur cette question. En cas de réponse négative, rien ne sera possible. En cas de réponse positive, la décision définitive reviendra au Parlement qui décidera finalement, ou non, de la réforme en votant une loi ordinaire.
  • Troisième possibilité , Les élus pourront proposer la création d'une nouvelle collectivité dans le cadre de l'article 73 de la Constitution française. Cette nouvelle collectivité remplacera le département et la région.
  •  Elle réunira les compétences qui sont actuellement dévolues au Conseil Général et au Conseil Régional. Cette collectivité régie par l'article 73 est placée sous le régime de l'identité législative et n'est donc pas autonome. Elle aura comme institutions, un conseil exécutif, une assemblée délibérante et un conseil économique et social.
  • Quatrième possibilité , Si un consensus se dégage, les élus pourront proposer au gouvernement un changement statutaire, c'est-à-dire la transformation de la Martinique en Collectivité d'outre-mer , COM.
  •  En effet, depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, les Départements d'Outre-Mer en vertu de l'Article 74 peuvent évoluer en Collectivité d'Outre-Mer , C.O.M, à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
  •  Contrairement aux DOM, les COM sont sous le régime de la spécialité législative. Les lois et décrets de la République s’y appliquent sous certaines conditions fixées par la loi organique définissant leur statut. Les COM disposent d'une plus large autonomie que les DOM.
  •  Les COM sont dotées d'un conseil exécutif, d'un conseil territorial et d'un conseil économique et social. Le préfet est le représentant de l'État français dans la collectivité d'outre mer.
Mais la Constitution française précise dans l'article 72-4 Aucun changement, pour tout ou partie de l'une des collectivités mentionnées au deuxième alinéa de l'article 72- 3, de l'un vers l'autre des régimes prévus par les articles 73 et 74, ne peut intervenir sans que le consentement des électeurs de la collectivité ou de la partie de collectivité intéressée ait été préalablement recueilli dans les conditions prévues à l'alinéa suivant .
En décembre 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée en Martinique ,mais aussi en Guadeloupe,  à 50,48 % lors d'un référendum le 7 décembre 2003.
En janvier 2010, deux consultations de la population ont eu lieu en Martinique et en Guyane. Le 10 janvier, les électeurs se sont prononcés par référendum sur un éventuel changement de statut de leur territoire.
 Ce scrutin proposait aux électeurs des deux territoires d'approuver ou de rejeter le passage au régime prévu à l'article 74 de la Constitution.
 Une majorité d'électeurs ayant répondu, non, Martiniquais et Guyanais ont donc été appelés à se prononcer de nouveau, le 24 janvier et toujours par référendum, sur le passage à une collectivité unique dans le cadre de l'article 73 de la Constitution regroupant les compétences de leurs actuels conseils généraux et régionaux.
 Les électeurs ont cette fois-ci majoritairement répondu oui. Une loi ordinaire, rédigée par le gouvernement en concertation avec les élus, permettra avant la fin de l'année 2010 de définir les contours , mode d'élection, nombre d'élus, compétences de ces 2 nouvelles collectivités.
Les forces politiques en présence
La vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux , PS, UMP et Modem. La classification ci-dessous tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île.
 Il y a les assimilationnistes ,partisans d'une évolution institutionnelle ou statutaire dans le cadre de article 73 de la Constitution française, les autonomistes et indépendantistes sont favorables à une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française.
 En effet, le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes , MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA,  des 2 assemblées ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie.
Les partis assimilationnistes
L'idéologie assimilationniste
Selon le philosophe René Ménil, les assimilationnistes sont partisans de l'absorption, de la dilution de la conscience et de la société caribéenne dans l'intérêt général français. Pour eux il n'y a pas d'homme martiniquais, il n'y a pas de réalité martiniquaise
 Sur le plan théorique, l'idéologie assimilationniste tire ses origines des idées des philosophes des Lumières et de la Révolution Française de 1789. Ces idées nouvelles basées sur les principes de liberté et d'égalité faisaient leur chemin non seulement dans toute la France mais également dans la Caraïbe
Sous la Convention, Boissy d'Anglas, le rapporteur de la loi qui fît des colonies des départements français en 1794 déclarait à la Convention ce qui suit-Que les colonies soient toujours françaises, qu'elles soient libres sans être indépendantes,  que leurs députés, appelés dans cette enceinte, y soient confondus avec ceux du peuple entier,  il ne peut y avoir qu'une bonne manière d'administrer .
 Selon le professeur d'histoire Dominique Chathuant auteur de l'assimilationnisme: une structure mentale à origine de la départementalisation , le terme assimilationnisme  semble devoir désigner un cadre de pensée, une structure mentale de l'histoire antillaise en particulier et de celle des vieilles colonies  en général.
Les principaux défenseurs de l'idéologie assimilationniste en Martinique à la fin du XIXe et début du XXe siècle, sont l'abolitionniste Victor Schœlcher, le député républicain Ernest Deproge, les sénateurs Vincent Allègre, Henri Lémery et le député socialiste Joseph Lagrosillière.
 Les communistes martiniquais prirent le relais entre 1920 et 1955 et donnèrent à l'assimilation une dimension beaucoup plus sociale en y associant les masses populaires.
La loi du 19 mars 1946 dont le rapporteur fut le député communiste Aimé Césaire va ériger la Martinique en Département d'outre-mer. L'adoption de la loi du 19 mars 1946 marqua le triomphe de l'idéologie assimilationniste.
Le Parti Communiste Martiniquais va officiellement rejeter l'assimilation en août 1955 lors de sa 11e conférence fédérale. La fédération UNR de la Martinique créée en 1958 défendra désormais avec acharnement l'assimilation complète de la Martinique à la France ainsi que le statut de Département d'outre-mer.
 A partir des années 60, les députés gaullistes Camille Petit, Victor Sablé, Michel Renard, les sénateurs, Georges Marie-Anne, Edmond Valcin, Roger Lise et le président du Conseil Général Emile Maurice seront les plus farouches défenseurs de l'assimilation en Martinique.
Les partis de la droite assimilationniste
Idéologies politiques , Le libéralisme économique et le capitalisme
  • La fédération UMP de la Martinique a été créée en 2006. Mais c'est l'ancien député Camille Petit qui est le fondateur du mouvement gaulliste en Martinique. En 1958, il crée la première fédération UNR de l'île. Puis l'UNR deviendra l'UDR en 1968, le RPR en 1976 et depuis 2002 l'UMP.
  •  Le Président de la fédération UMP de la Martinique est , poste vacant. La secrétaire départementale est Chantal Maignan, conseillère régionale et conseillère municipale du Robert. L'UMP compte 1 député Alfred Almont, 2 élus au Conseil Général ,Sainte-Rose Cakin et Lucien Nolbas, 1 élu au Conseil Régional Chantal Maignan et 2 mairies  Macouba et Fonds-Saint-Denis.
  • les Forces martiniquaises de progrès, parti de la droite libérale locale fondé le 26 août 1998. Président , André Lesueur, maire de Rivière-Salée et conseiller régional. Le secrétaire général des FMP est Miguel Laventure, conseiller municipal et régional. Les FMP compte 3 conseillers généraux, 2 conseillers régionaux et 3 mairies.
  • Le parti Osons Oser . Fondé le 27 février 2000 par Pierre Petit , Martinique. Droite progressiste. « Osons Oser  compte un élu au Conseil Général et au Conseil Régional, Jenny Dulys et 1 mairie, le Morne-Rouge.
  • Le Modem Martinique. Créé en avril 2009. Le Président est Max Orville, conseiller municipal de Case-Pilote.
  • Le Parti chrétien-démocrate fondé en juin 2009 par Christine Boutin, ancienne ministre du logement. Ce nouveau parti est représenté en Martinique depuis septembre 2009. Ralph Monplaisir, maire de Case-Pilote est le nouveau délégué-général de ce mouvement en Martinique. Sa présidente est l'avocate Margaret Tanger.
Les partis de la gauche assimilationniste
Idéologie politique ,  Le socialisme démocratique
  • le Parti socialiste présent à la Martinique sous le nom Fédération Socialiste de la Martinique , FSM. En 1901, Joseph Lagrosillière fonde la 1re fédération locale du Parti Socialiste en Martinique.
  •  Louis-Joseph Manscour, Député-Maire de Trinité est le 1er secrétaire fédérale de la FSM depuis le 20/11/08. La FSM compte 1 député , Louis-Joseph Manscour, 2 conseillers généraux Frédéric Buval, Georges Cléon, 1 élu au Conseil Régional Marlène Lanoix et 1 maire L.J Manscour.
  • Le Renouveau Martinique , ex Renouveau de Sainte-Marie. Parti créé en 1982 par Guy Lordinot, ancien maire de Sainte-Marie. Le Renouveau compte 1 élu au conseil Régional Danielle Déau-Suriam et 8 conseillers municipaux d'opposition à Sainte-Marie.
  • Le M.P.F , Mouvement Populaire Franciscain. Son leader est Maurice Antiste, Maire du François. Ce mouvement compte 1 élu au Conseil Régional , Maurice Antiste,  et une mairie, le François.
Autres mouvements se réclamant du libéralisme social de gauche
  • le M.L.P ex M.L.M , Mouvement Libéral Populaire proche de La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel. Ce mouvement a été créé en 1992 par Philippe Petit, Conseiller Municipal de Ducos. Ce mouvement compte 2 conseillers municipaux d'opposition à Ducos.
  • D.S.L , Dynamique Social-Libérale créé le 14 juin 2003. Président-fondateur , Alex Doëns. Ce mouvement n'a aucun élu dans les assemblées locales.
Les partis autonomistes
La revendication autonomiste en Martinique
Les autonomistes affirment à l'inverse des assimilationnistes que les martiniquais ont une personnalité, une culture, une langue, une histoire et qu'ils constituent un peuple différent du peuple français.
 L'ancien universitaire Alain-Philippe Blérald déclarait par leur mode de vie, leurs traits ethno-culturels, leurs croyances, martiniquais et guadeloupéens expriment, volens nolens, une identité irréductible autorisant à les considérer comme des peuples, c'est-à-dire comme des collectivités distinctes de l'entité française, pouvant en cette qualité prétendre à une existence nationale .
Les pères et théoriciens de l'autonomie martiniquaise sont incontestablement le philosophe René Ménil et le poète et homme politique Aimé Césaire.
 Mais c'est le député Marius Hurard qui à la fin du XIXe siècle, fonde le premier parti à avoir revendiqué dans son programme l'autonomie pour la Martinique, le Parti Républicain Progressiste ou Parti Nouveau. Puis, le 14 février 1960 le PCM  Parti Communiste Martiniquais,  adopta un nouveau projet de statut pour la Martinique.
 Son mot d'ordre est l'autonomie, autrement dit la Martinique doit devenir un territoire fédéré à la République Française. Les pouvoirs du territoire seraient exercés par une Assemblée Législative et par un Conseil de Gouvernement.
 En 1967 le PPM d'Aimé Césaire lançait à son tour comme mot d'odre , l'autonomie pour la Martinique. C'est-à-dire la transformation des départements d'outre-mer en régions fédérales dans le cadre d'une union française fédérée.
En 1967, Aimé Césaire déclarait au sujet de l’autonomie. - Cette indispensable conquête du pouvoir politique par le peuple martiniquais, nous, le PPM, nous pensons qu'elle ne peut se faire par l'accession de la Martinique à l'autonomie dans l'ensemble français...
... Tout en restant dans le cadre français, nous entendons pouvoir prendre librement les décisions qui nous concernent au premier chef en tant que martiniquais et exécuter nous-mêmes ces décisions, par conséquent nous préconisons dès maintenant l'institution d'une assemblée délibérante martiniquaise souveraine dans un certain nombre de domaines lesquels sont à délimiter, et d'un exécutif martiniquais- .
Le philosophe René Ménil déclarait , l'action idéologique et pratique doit viser la triple opération de rétablir la conscience des antillais dans la vérité de la vie, de procéder à l'appropriation de notre économie qui est une partie de nous-mêmes, de nous approprier le pouvoir politique sans lequel nous sommes des jouets aux mains des autres.
 Enfin, une troisième condition sans laquelle la culture ne peut pas exister, c'est la reprise, la récupération du pouvoir politique dans la société antillaise par les antillais eux-mêmes, ce qu'aujourd'hui nous appelons l'autonomie .
Les dates importantes de la revendication autonomiste /
Le 24 décembre 1959, suite aux émeutes des 20, 21 et 22 décembre, le Conseil Général votait à l'unanimité une motion dans laquelle les élus demandaient que des conversations soient entamées immédiatement entre les représentants qualifiés des Martiniquais et le Gouvernement pour modifier le statut de la Martinique en vue d’obtenir une plus grande participation à la gestion des affaires martiniquaises.
Le 14 février 1960 le PCM , Parti Communiste Martiniquais adopta un nouveau projet de statut pour la Martinique. Son mot d'ordre est l'autonomie, autrement dit la Martinique doit devenir un territoire fédéré à la République Française. Les pouvoirs du territoire seraient exercés par une Assemblée Législative et par un Conseil de Gouvernement.
Création en avril 1961 à Paris du F.A.G.A , Front Antillo-Guyanais pour l'Autonomie, autour des martiniquais Edouard Glissant, Marcel Manville, Ephraïm Marie-Joseph, du guyanais Justin Catayée et du guadeloupéen Albert Béville , Paul Niger.
 En juillet 1961, dissolution du F.A.G.A par le général De Gaulle et saisie de la brochure Les Antilles et la Guyane à l’heure de la décolonisation rédigée par Albert Béville.
Lors du IIIe Congrès du Parti Progressiste martiniquais, les 12 et 13 août 1967, le PPM adopta le mot d'ordre d'autonomie pour la Martinique.
 Aimé Césaire dans son discours de clôture déclarait -nous préconisons dès maintenant l'institution d'une assemblée délibérante martiniquaise souveraine dans un certain nombre de domaines lesquels sont à délimiter et d'un exécutif martiniquais-.
Lors de la Convention du Morne-Rouge , les 16, 17 et 18 août 1971, les partis et organisations autonomistes de la Réunion, de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique, réunis en convention, réclament dans une déclaration finale l'autonomie pour les 4 départements d'outre-mer.
La Déclaration de Basse-Terre , signée le 1er décembre 1999. Les Présidents des trois Régions , Guyane, Guadeloupe et Martinique proposent au Président de la République et au Gouvernement, une modification législative voire constitutionnelle...
... Visant à créer un statut nouveau de Région d'Outre-mer doté d'un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République Française d'une part, et de l'Union Européenne d'autre part , article 299-2 du Traité d'Amsterdam.
Le 2 décembre 2000, Alfred Marie-Jeanne lançait le Projet Martinique, un projet de développement de la Martinique à l'horizon 2015. Le Projet Martinique proposait sur le plan politique, la transformation de la Martinique en Région d'Outre-Mer autonome avec un régime fiscal et social adapté à nos spécificités.
Le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les élus des 2 assemblées ont voté pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie. Cette proposition a été adoptée par 64 voix sur 86 soit 74,41% des suffrages. Les 8 élus de la droite se sont abstenus.
Le 18 juin 2009, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les élus des 2 assemblées ont voté à l'unanimité 4 résolutions dont une relative à l'organisation et au fonctionnement de la future Collectivité de Martinique régie par l'article 74.
 Cette résolution précise que la Collectivité de Martinique sera constituée d'un Conseil Exécutif de 7 à 13 membres, d'un Conseil Territorial de 75 membres élus pour 6 ans au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à 2 tours, d'un Conseil Économique, Social, Culturel, de l'Éducation et de l'Environnement et d'un Conseil des Communes.
Le 10 janvier 2010, une consultation de la population martiniquaise a eu lieu sur un éventuel changement de statut de leur département en une collectivité d'outre mer régie par l'article 74 et dotée d'un juste degré d'autonomie. Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu  non  à ce changement de statut.
Les partis de la gauche autonomiste
  • le Parti progressiste martiniquais. Fondé le 22 mars 1958 par Aimé Césaire après sa démission du Parti Communiste Français , Lettre à Maurice Thorez. Actuel Président ,Serge Letchimy, député et président du Conseil régional de la Martinique.
  •  Le PPM détient 5 mairies dont le chef-lieu Fort-de-France. Il compte 1 député Serge Letchimy, 10 élus au Conseil Général et 8 élus encartés PPM au conseil régional. La liste Ensemble pour une Martinique nouvelle conduite par Serge Letchimy dirige depuis mars 2010 le conseil régional de la Martinique.
  •  Le PPM est le seul parti autonomiste à être opposé à une évolution statutaire dans le cadre de l'article 74 de la Constitution, mais prône une autonomie constitutionnalisée à l'instar de la Nouvelle-Calédonie.
  • Bâtir le pays Martinique. Fondé le 11 octobre 1998 par Pierre Samot, Maire du Lamentin, suite à une scission avec le Parti Communiste Martiniquais. Bâtir le Pays Martinique compte 3 élus au Conseil Général et une mairie, le Lamentin.
  • le Rassemblement démocratique martiniquais. Fondé le 26 mars 2006 par Claude Lise, Président du Conseil Général et Sénateur, suite à une scission avec le PPM. Le RDM compte 9 élus au Conseil Général et 7 maires de gauche sont membres du RDM.
  • le Parti Communiste Martiniquais. Fondé les 21 et 22 septembre 1957 par Léopold Bissol, René Ménil, Georges Gratiant et Victor Lamon. Mais c'est l'avocat Jules Monnerot qui est le fondateur en 1919 du premier mouvement communiste en Martinique,  Le groupe Jean Jaurès .
  •  Le PCM est actuellement le plus ancien parti politique martiniquais. Son secrétaire-général est Georges Erichot, conseiller municipal du Lamentin. L'organe du parti est le journal -Justice- doyen de la presse martiniquaise.
  • Le Mouvement -Vivre à Schœlcher-. Ce mouvement a été fondé par Luc-Louison Clémenté, Maire de Schoelcher et conseiller régional. Ce mouvement compte 1 élu au conseil régional et une mairie, Schoelcher.
Les partis indépendantistes
Le nationalisme martiniquais
Les indépendantistes considèrent que les martiniquais constituent un peuple, que la Martinique est une nation et revendiquent pour elle le droit à l'autodétermination. Mais aujourd'hui, les indépendantistes ne font plus de l'indépendance un objectif immédiat, comme se fut le cas dans les années 70 et 80.
 Pour preuve, depuis le congrès du 18 décembre 2008, les indépendantistes sont officiellement favorables à un statut autonome pour la Martinique.
 En effet, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes , MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA, ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie.
  • L'idée de la nation martiniquaise /
Le Parti Communiste Martiniquais , PCM, est en 1957 le premier parti politique de l'île à évoquer l'idée de la nation martiniquaise . Lors du congrès constitutif du PCM, son secrétaire général Camille Sylvestre déclarait dans son discours .
 Nous pensons que notre pays répond à la définition de la nation ,communauté stable, historiquement constituée de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit dans la communauté de culture .
 Mais pour Alfred Marie-Jeanne, le peuple martiniquais forme une nation depuis le 22 mai 1848, date de l'abolition de l'esclavage. Il déclare que c'est en 1848, que nous sommes reconnus comme un peuple, comme des être humains .
  • Les notions de peuple martiniquais et de nation martiniquaise /
Le 20 février 2002, lors du 2ème congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les élus martiniquais ont votés une motion tendant à la reconnaissance de l'existence d'un peuple martiniquais. 45 élus sur 73 soit 61,64 % ont votés pour la reconnaissance de l'existence d'un peuple martiniquais.
 La deuxième motion portait sur la reconnaissance d'une nation martiniquaise. 23 élus sur 74 soit 31 % ont votés pour la reconnaissance d'une nation martiniquaise. Les élus autonomistes et indépendantistes ont votés majoritairement en faveur de ces 2 motions.
  • Les oeuvres littéraires qui ont contribué à la prise de conscience nationale et identitaire /
En 1932, publication du manifeste -Légitime défense- par de jeunes intellectuels martiniquais tels que René Ménil, Thélus Léro, Etienne Léro, Auguste Thésée et Jules-Marcel Monnerot. Ce manifeste est une réflexion critique sur la littérature et l'identité martiniquaise.
 Il dénonce les dangers du colonialisme, de l'assimilation et de l'aliénation culturelle. Légitime défense est la première contestation intellectuelle de l'assimilationnisme.
En 1941, Aimé Césaire, René Ménil, Georges Gratiant, Suzanne Césaire et Aristide Maugée publient la revue Tropiques. Cette revue anticolonialiste est jugée subversive par le régime de Vichy et interdite.
En 1956, dans la Lettre à Maurice Thorez du 24 octobre 1956. Aimé Césaire écrivait  Un fait à mes yeux capital est celui-ci , que nous, hommes de couleur, en ce moment précis de l’évolution historique, avons, dans notre conscience, pris possession de tout le champ de notre singularité et que nous sommes prêts à assumer sur tous les plans et dans tous les domaines les responsabilités qui découlent de cette prise de conscience...l'heure de nous-mêmes à sonné.
En 1955, le poète et essayiste Aimé Césaire publie -Discours sur le colonialisme-
L'écrivain anticolonialiste Frantz Fanon publie en 1952 -Peau noire, masques blancs-et en 1961 -Les Damnés de la Terre-. Frantz Fanon est l'un des maîtres à penser des nationalistes martiniquais.
En 1974, l'autonomiste Camille Darsières publie un essai intitulé -Des origines de la nation martiniquaise-
En 1978, l'écrivain Guy Cabort-Masson publie un essai intitulé Les indépendantistes face à eux-mêmes. En 1980, il publie avec Camille Chauvet un essai incendiaire intitulé -La face cachée de la France aux Antilles-  pour une histoire des forces armées coloniales françaises.
 Le Ministre de la défense de l'époque Yvon Bourges poursuivait en justice les auteurs de cette brochure.
En 1981, l'écrivain Édouard Glissant publie Le discours antillais.
En 1988, le professeur d'université Alain-Philippe Blérald publie un essai intitulé La question nationale en Guadeloupe et en Martinique.
En 1989, les écrivains, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé publient le manifeste littéraire, Éloge de la Créolité.
En 1992, le philosophe autonomiste René Ménil publie un essai de référence intitulé Tracées, identité, négritude, esthétique aux Antilles.
En 1992, le maire nationaliste Garcin Malsa publie un essai politique intitulé La mutation Martinique, orientations pour l'épanouissement de la Martinique.
En 1997, le romancier et essayiste Patrick Chamoiseau publie un essai intitulé Écrire en pays dominé.
En 2002, l'homme politique Serge Letchimy publie un essai intitulé -Discours sur l'autonomie-.
  • Les soulèvements populaires contre le système colonial /
L'insurrection du sud de 1870 suite à ,  l'affaire Lubin /
Cette révolte paysanne contre le système colonial dura 6 jours et toucha 15 communes de l'île notamment dans le sud. 15 habitations sucrières avaient été incendiées par les insurgés. Les principaux leaders de l'insurrection de 1870 furent, Louis TLa Gauche moderneelga, Eugène Lacaille, Daniel Bolivard, Auguste Villard, Lumina sophie et Rosalie Soleil.
 L'historien Armand Nicolas déclare dans le tome 2 de - Histoire de la Martinique - page 102-que  certains chefs de l'insurrection ont songé à l'indépendance, à la rupture avec la France.
 C'est que l'oppression coloniale, raciste, sous le Second Empire avait provoqué la naissance d'un sentiment national exprimant l'aspiration de l'homme noir martiniquais à la dignité, pour eux, chasser les européens, c'était suivre l'exemple de Saint-Domingue, créer une république martiniquaise dirigée par des hommes du pays-.
  • Les émeutes de décembre 1959 /
Suite à un banal accident de la circulation entre un martiniquais et un français, la ville de Fort de France va connaître 3 jours d'émeutes, du 20 au 22 décembre 1959 sur fond de crise sociale et économique. Les CRS vont tués 3 jeunes martiniquais, Betzi, Rosile et Marajo.
 Lors d'une session extraordinaire le 24 décembre 1959, le Conseil Général de la Martinique présidé à l'époque par le socialiste Tertulien Robinel va voté à une large majorité une motion dans laquelle il reclame une évolution statutaire de l'île en vue d'obtenir une plus grande participation à la gestion des affaires martiniquaises. Autrement dit un statut proche de celui de l'autonomie.
  • L'affaire de l'O.J.A.M /
La première revendication indépendantiste en Martinique date de 1962 ,  Il s'agit de l'affaire autour du Manifeste de l'O.J.A.M , Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique.
Les 23 et 24 décembre 1962, le manisfeste de l'O.J.A.M est placardé dans toute la Martinique. Les auteurs de ce manifeste sont 18 jeunes étudiants Martiniquais. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté de l'État et emprisonnés à Fresnes. Puis ils ont été acquittés après 2 ans de procès.
 Le manifeste de l'O.J.A.M critiquait violemment le statut départemental et affirmait que le moment était venu de libérer  la Martinique du carcan colonial . Il proclamait également le droit des martiniquais de diriger leurs propres affaires politiques et se terminait par un slogan choc - La Martinique aux martiniquais -.
  • Les premiers partis et mouvements indépendantistes /
Le premier parti indépendantiste de la Martinique est créé en 1968 par l'écrivain nationaliste Guy Cabort-Masson, il s'agit du M.N.L.M. , Mouvement National pour la Libération de la Martinique. Puis au début des années 70, plusieurs mouvements indépendantistes apparaissent.
 Le Groupe d'Action Prolétarien , GAP, le groupe Septembre 1870, le Rassemblement de Saint-Joseph, le groupe des Marronneurs, le Groupe Zanma, le Groupe Révolution Socialiste et la Parole au Peuple qui deviendra en 1978 le Mouvement Indépendantiste Martiniquais.
  • Le drapeau nationaliste rouge vert noir /
Les couleurs rouge vert noir sont apparues lors de l'insurrection du Sud de 1870. Elles ont été brandies par les insurgés durant les manifestations populaires. Il faut attendre 1963 pour une association officielle de ces trois couleurs par Victor Lessort l'un des militants de l'O.J.A.M ,Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique.
 Mais le drapeau nationaliste Rouge Vert Noir dans sa présentation actuelle c'est-à-dire , le triangle rouge et les quadrilatères vert et noir a été conçu et réalisé en 1968 par l'écrivain indépendantiste Guy Cabort-Masson et Alex Ferdinand. Ce drapeau a été popularisé grâce aux initiatives de Garcin Malsa, maire nationaliste de Sainte-Anne.
  • Les années 80 , la radicalisation des mouvements indépendantistes /
Durant les années 80 et début 90, le mouvement nationaliste se radicalise après l'élection du président François Mitterrand. Les indépendantistes condamnent les lois de décentralisation qui ne répondent pas à leurs attentes.
 En conséquence, des groupuscules terroristes , le Groupe de Libération Armée de la Martinique, l'Armée Révolutionnaire Martiniquaise, le groupe 22 mai 1848, Yich Telga vont commettre en signe de contestation de nombreux attentats contre les symboles de l'Etat français en Martinique , palais de justice, cour d'appel, préfecture, station de RFO, EDF, France Télécom .
  • Les années 90 et 2000 , changement de stratégie politique et succès électoraux /
Au début des années 90, les indépendantistes changent de stratégie politique en renonçant à la force pour conquérir le pouvoir politique. Désormais la conquête du pouvoir se fera dans les urnes ou par la voie démocratique.
 Ce changement de stratégie s'avérera payant dès les élections régionales de 1990 , 9 sièges en 1990 et 1992, 13 sièges en 1998 et 28 sièges en 2004.
 Les indépendantistes représentent une force politique non négligeable en Martinique. la liste Les patriotes martiniquais et sympathisants conduite par Alfred Marie-Jeanne a obtenu aux élections régionales de mars 2010, 66309 voix et dispose de 12 sièges dans l'opposition au conseil régional de la Martinique.
 Il y a 5 élus indépendantistes au Conseil Général, 3 maires indépendantistes , Garcin Malsa, Lucien VLa Gauche moderne et Marcellin Nadeau.
Les indépendantistes martiniquais réalisent lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, un score historique. En effet, les 19 listes soutenues par le MIM/CNCP/PALIMA/MODEMAS recueillent 28 681 voix sur l'ensemble de la Martinique.
Depuis les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, l'alliance des patriotes MIM/CNCP a 44 conseillers municipaux d'opposition dans 13 communes de la Martinique , Fort de France 2 , Le Lamentin 4 , Sainte-Luce:6 ,  Le François, 5 , Rivière-Salée, 7  , Saint-Esprit, 5  , Les Trois-Ilets, 6  , Trinité, 3 , Le Vauclin, 2 , Le Robert, 1 , Le Morne- Rouge, 1 , Le Marin, 1 , Gros-Morne,1.
  • 2008 , les indépendantistes choisissent l'autonomie /
Le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes , MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie.
 Les élus indépendantistes sont au nombre de 33 sur 86 et représentent 38% des élus des 2 assemblées, conseil général et conseil régional.
  • Le 10 janvier 2010 ,  80% des électeurs martiniquais rejettent le projet d'autonomie des indépendantistes et autonomistes
En effet, le 10 janvier 2010, une consultation de la population martiniquaise a eu lieu sur un éventuel changement de statut de leur département en une collectivité d'outre mer régie par l'article 74 et dotée d'un juste degré d'autonomie. Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu non  à ce changement de statut.
  • Mars 2010 ,  Revers électoral pour les indépendantistes aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010
Aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010, la liste Les patriotes martiniquais et sympathisants conduite par Alfred Marie-Jeanne arrive au second tour en deuxième position avec 66309 voix et obtient 12 sièges. Alfred Marie-Jeanne est battu par le candidat du PPM, Serge Letchimy. Les indépendantistes perdent la présidence du Conseil régional de la Martinique.
Les partis indépendantistes
  • le MIM , Mouvement indépendantiste martiniquais , a été fondé le 1er juillet 1978 par Alfred Marie-Jeanne, député de la Martinique.
  •  Aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010, la liste Les patriotes martiniquais et sympathisantsconduite par Alfred Marie-Jeanne obtient au second tour, 66309 voix et 12 sièges au conseil régional. Sur les 12 élus de la liste, 8 sont encartés au MIM.
  •  Le MIM compte également 1 député, 2 élus au Conseil Général et 1 mairie , Rivière-Pilote.
  • le MODEMAS ,  Mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine , a été fondé le 11 septembre 1992 par Garcin Malsa, Maire de Sainte-Anne.
  •  Ce parti compte 2 conseillers généraux , Garcin Malsa et Marcellin Nadeau,  et 2 mairies , Sainte-Anne et Le Prêcheur.
  • le Palima Parti pour la Libération de la Martinique a été fondé le 10 octobre 1999 par Francis Carole, conseiller régional. Le PALIMA compte 1 élu au Conseil Régional ,Francis Carole, 1 élu au conseil général, Noé Malouda.
Les mouvements indépendantistes anticapitalistes
  • le Conseil National des Comités Populaires , CNCP a été fondé le 28 août 1983. Sa présidente est Josette Massolin. Son porte-parole est Robert Saé, conseiller municipal du Robert - Leaders ,  Marie-Hélène Léotin conseillère régionale et conseillère municipale du François, Edmond Mondésir et Léon Bertide, secrétaire-général du syndicat UGTM.
  •  Le CNCP compte 1 élu au conseil régional, Marie-Hélène Léotin et 6 conseillers municipaux. Le journal et la radio Asé Pléré Annou Lité  sont les organes d'expression de ce parti.
  • le Groupe Révolution Socialiste , GRS, proche du NPA. Fondé en 1972 par Édouard De Lépine, Edouard Jean-Elie, Vincent Placoly, Philippe Pierre-Charles et Gilbert Pago. Son porte-parole actuel est Philippe Pierre-Charles. Le GRS n'a aucun élu dans les assemblées locales.
  • le Pati Kominis pour Lendépandans ek Sosyalizm , PKLS, a été créé le 22 mai 1984 par Marcel Manville et d'anciens militants communistes. Ce mouvement ne participe à aucune élection locale ou nationale et pratique un indépendantisme très radical. Son leader et porte-parole est Jean-Pierre Etilé. Le PKLS n'a aucun élu dans les assemblées locales.
L'évolution institutionnelle et statutaire de l'île
En Martinique en ce moment, le débat politique porte sur la question de l'évolution statutaire de l'île. Deux idéologies politiques s'affrontent, l'assimilationnisme et l'autonomisme.
D'un côté, il y a ceux veulent une évolution statutaire basée sur l'article 73 de la Constitution française, c'est-à-dire que toutes les lois françaises s'appliquent de plein droit en Martinique, en droit cela s'appelle l'identité législative...
... Et de l'autre les autonomistes qui veulent une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française, autrement dit un statut autonome placé sous le régime de la spécialité législative à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, quatre possibilités s'offrent à la Martinique /
  • Première possibilité , le statu quo, la Martinique garde son statut de Département et Région d'Outre-Mer, en vertu de l’article 73 de la Constitution.
  •  Les DOM sont sous le régime de l'identité législative. Dans ce cadre, les lois et règlements sont applicables de plein droit, avec les adaptations nécessitées par les caractéristiques et contraintes particulières aux collectivités concernées.
  • Deuxième possibilité ,  si les acteurs locaux, et d’abord les élus, sont d’accord, ils pourront dans le cadre de l'article 73 de la Constitution proposer une évolution institutionnelle telle que la création d’une assemblée unique , fusion du Conseil Général et du conseil régional.
  •  Mais le département et la région sont conservés. Le Gouvernement pourra proposer au Président de la République de consulter les électeurs sur cette question.
  •  En cas de réponse négative, rien ne sera possible. En cas de réponse positive, la décision définitive reviendra au Parlement qui décidera finalement, ou non, de la réforme en votant une loi ordinaire.
  • Troisième possibilité , Les élus pourront proposer la création d'une nouvelle collectivité dans le cadre de l'article 73 de la Constitution française. Cette nouvelle collectivité remplacera le département et la région.
  •  Elle réunira les compétences qui sont actuellement dévolues au Conseil Général et au Conseil Régional. Cette collectivité régie par l'article 73 est placée sous le régime de l'identité législative et n'est donc pas autonome. Elle aura comme institutions, un conseil exécutif, une assemblée délibérante et un conseil économique et social.
  • Quatrième possibilité ,  Si un consensus se dégage, les élus pourront proposer au gouvernement un changement statutaire, c'est-à-dire la transformation de la Martinique en Collectivité d'outre-mer , COM.
  •  En effet, depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, les Départements d'Outre-Mer en vertu de l'Article 74 peuvent évoluer en Collectivité d'Outre-Mer , C.O.M à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
  •  Contrairement aux DOM, les COM sont sous le régime de la spécialité législative. Les lois et décrets de la République s’y appliquent sous certaines conditions fixées par la loi organique définissant leur statut. Les COM disposent d'une plus large autonomie que les DOM.
  • Les COM sont dotées d'un conseil exécutif, d'un conseil territorial et d'un conseil économique et social. Le préfet est le représentant de l'État français dans la collectivité d'outre mer.
Mais la Constitution française précise dans l'article 72-4 Aucun changement, pour tout ou partie de l'une des collectivités mentionnées au deuxième alinéa de l'article 72- 3, de l'un vers l'autre des régimes prévus par les articles 73 et 74, ne peut intervenir sans que le consentement des électeurs de la collectivité ou de la partie de collectivité intéressée ait été préalablement recueilli dans les conditions prévues à l'alinéa suivant .
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique.
 Cette proposition a été rejetée en Martinique mais aussi en Guadeloupe, à 50,48 % lors d'un référendum le 7 décembre 2003.
Le 10 janvier 2010, une consultation de la population a eu lieu. Les électeurs ont été amenés à se prononcer par référendum sur un éventuel changement de statut de leur territoire.
 Ce scrutin proposa aux électeurs  d'approuver ou de rejeter le passage au régime prévu à l'article 74 de la Constitution . Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu  non .
Le 24 janvier suivant, lors d'un second référendum, les Martiniquais ont approuvé à 68,4% le passage à une  collectivité unique  dans le cadre de l'article 73 de la Constitution, c'est-à-dire qu'une assemblée unique exercera les compétences du conseil général et du conseil régional actuels.
Les forces politiques en présence
La vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux , PS et UMP.
 La classification suivante tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île ,  Il y a les assimilationnistes , partisans d'une évolution institutionnelle ou statutaire dans le cadre de article 73 de la Constitution française, les autonomistes et indépendantistes , sont favorables à une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française.
 En effet, le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes , MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA des 2 assemblées ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie.
Géographie
D'une superficie totale de 1 100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s'étire sur environ 60 km de longueur, pour 27 km de largeur.
 Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée , 1 397 m. Comme le reste des petites îles la Martinique est soumise au risque sismique , ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques.
Relief
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île , Savane des pétrifications,  et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernieres 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord.
 Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m, dont la dernière eruption remonte au 8 mai 1902  29 000 morts en 2 minutes.
À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île mont Pelé et pitons du Carbet , 1 196 mètres,  font place, dans le sud, à des mornes  aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les fonds , sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Côte au vent ou Cabesterre
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans la Caraïbe le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement aux vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant de Grand- Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique.
 Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau , à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de  loup , loup bordelais, loup ministre , dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Côte sous le vent ou caraïbe
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présente que peu de dangers pour la navigation , quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin.
Dans le secteur de Saint- Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.
Hydrographie
La rivière Lézarde, longue de 30 km, est le plus long cours d'eau de l'île.
  • Nord ,  La rivière du Galion, La rivière du Lorrain, La rivière Capot, La rivière Blanche, La rivière de Basse Pointe, La rivière Hackaert, La rivière de Macouba, La Grande Rivière, La rivière du Prêcheur, La rivière Roxelane, La rivière des Pères, La rivière du Carbet, La rivière Fond Capot, La rivière de Case Pilote, La rivière Case Navire
  • Centre ,  La rivière Monsieur, La rivière Madame, La rivière du Longvilliers
  • Sud , La rivière Pilote, La rivière Salée, La rivière du Vauclin, La rivière de Paquemar, La rivière du Simon, La rivière des Coulisses, La rivière la Nau.
Faune
La Martinique ne possède que peu d’espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants restent discrets: les manikous , famille des opossums, les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste et le serpent trigonocéphale ou fer de lance. Voir aussi ,  Liste des espèces d'oiseaux de Martinique
Faune aquatique
La Côte Atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.
Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons.
Faune terrestre
Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris , 4 espèces en Martinique,  le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue et des sucriers , reconnaissables à leur ventre jaune.
Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale. Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues.
 De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit.
Deux espèces de mygales cohabitent/
  • Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets.
  • Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. Cette espèce, relativement calme et peu agressive, est protégée localement.
Végétation
La forêt tropicale humide est composée de fougères et d'arbres tels que l'acajou , en anglais ,  mahogany, le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 45 mètres de haut.
La forêt tropicale sèche est composée de plantes xérophiles adaptées au carême très sec ,acacia, campèche, poirier- pays, gommier rouge et de plantes grasses , cactus cierge, agave.
Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles.
La mangrove est présente dans toute la Martinique /
  • presqu'île de la Caravelle , réserve naturelle
  • baie de Génipa - Rivière-Salée
  • baie des Anglais - Sainte-Anne
Les palmiers dont l'arbre du voyageur ont été importés d’Amérique du Sud et de l’océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île , avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère.
Climat
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse.
 Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
 Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France et 260 mm d'eau en octobre.
Les alizés soufflent du nord-est à l'est pendant la majeure partie de l'année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au Sud-Est ou au Sud sont toujours de très courte durée quelques heures.
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale.
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud.
 Ce secteur sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés.
La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier.
 Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis , entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C
Cyclones tropicaux
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'Atlantique , Cap-Vert,  ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique , à l'ouest du méridien 80°. Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO- NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégâts en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Plus de 5 000 habitations ont été détruites .
Villes
Les principales villes de la Martinique sont ,  Fort-de-France , 89 794 hab, , Le Lamentin , 39 442 hab, Le Robert , 24 068 hab, Schœlcher , 21 510 hab, Le François , 19 333 hab et Sainte-Marie , 19 249 hab.
la liste des 34 communes de la Martinique /
  • Centre /
    • Fort-de-France , préfecture ,
    • Saint-Joseph ,
    • Le Lamentin ,
    • Schœlcher.
  • Nord atlantique /
    • Grand'Rivière ,
    • Macouba ,
    • Basse-Pointe ,
    • Le Lorrain ,
    • Le Marigot ,
    • Sainte-Marie ,
    • La Trinité ,sous-préfecture ,
    • Le Robert ,
    • Gros-Morne ,
    • L'Ajoupa-Bouillon.
  • Nord caraïbe /
    • Le Morne-Rouge ,
    • Le Prêcheur ,
    • Saint-Pierre , sous-préfecture ,
    • Le Carbet ,
    • Bellefontaine ,
    • Case- Pilote ,
    • Fonds-Saint- Denis ,
    • Le Morne-Vert.
  • Sud /
    • Rivière-Salée ,
    • Les Anses d'Arlet ,
    • Le Diamant ,
    • Sainte-Luce ,
    • Le Marin sous-préfecture ,
    • Sainte-Anne ,
    • Les Trois-Îlets ,
    • Le François ,
    • Le Vauclin ,
    • Ducos ,
    • Rivière-Pilote ,
    • Saint-Esprit.
Économie
L'économie de la Martinique est basée essentiellement sur l'agriculture , canne à sucre, banane, ananas, le tourisme et la petite industrie principalement agro- alimentaire.
Histoire
Jusqu'au milieu du XXe siècle, la Martinique s'enrichit grâce à la production du sucre de canne, mais cette dernière perd de son importance avec la production de sucre à partir de betterave.
 De nos jours, l'agriculture ne contribue qu'à 6% du PIB grâce notamment aux exportations de bananes et de rhum produit à partir de la canne à sucre, l'ananas étant principalement utilisé dans l'agro-alimentaire.
 Le tourisme, avec 11 000 emplois, est devenu plus important que l'agriculture, le secteur tertiaire en général contribue à 83% du PIB et l'industrie à 11%.
Malgré un fort taux de chômage, la Martinique présente une croissance forte, supérieure à la moyenne européenne, qui laisse présager un avenir plus glorieux à ses habitants.
 Malgré son éloignement, cette petite île est la vitrine de l'Europe sur le continent américain et une politique économique d'échange avec ses voisins des Antilles est l'issue pour améliorer son économie déficitaire.
 En effet, les martiniquais peuvent se targuer de posséder toutes les infrastructures nécessaires , universités et pôles de recherches, centres hospitaliers de pointe, 2e port de la  Caraïbe, moyens de communications modernes..
Pour cela, il est nécessaire d'intégrer toutes les instances locales, tel le CARICOM , Communauté caraïbéenne de façon plus concrète, mais de réels problèmes institutionnels se posent car la Martinique n'est qu'un département français, et non un état comme ses voisins.
 Cependant, la Martinique s'en sort plutôt bien selon un rapport de l'OMC , Organisation Mondiale du Commerce qui la classe au 32ème rang mondial sur 180 pays.
Situation financière
Son PIB est de 9,682 milliards de dollars soit 24 118 dollars par habitant, en 2006 ce qui correspond à 70% de la moyenne européenne. La Martinique reste donc une région pauvre de l'Europe , calculé à partir de l'Europe des 15, mais la plus riche des départements d'Outre mer.
 Le taux de chômage de cette petite île de la Caraïbe est de 21,2% de la population active , moy. nationale de 9,9% , source INSEE, août 2005 soit environ 50,000 personnes. La balance commerciale est déficitaire avec 3,337 milliards de dollars d'importations pour 1,031 milliards de dollars d'exportation.
 L'île bénéficie d'aides de l'État français et de l'Union européenne pour rattraper son retard structurel dû à son caractère insulaire.
Particularités
Ses atouts
La Martinique présente une forte croissance démographique , 14,14 naissances/1000 habitants, une population jeune, en bonne santé et instruite , taux d'alphabétisation ,  97,7%. Deuxième île la plus riche des iîles de la Caraïbe après la Barbade.Elle  possède un  port de conteneurs et un  aéroport
Ses inconvénients
Son caractère insulaire, la densité de population , 383 hab/km² et la topographie de l'île, limitent l'extension de l'agriculture.
Démographie
Le recensement de 2007 comptabilise 397 730 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 353 habitants au km², contre 114 au niveau national.
 Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente , 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 353 en 2007, malgré une baisse récente de la fécondité. En 2009, la population était estimée à 402 000 habitants.
80 % de La population est majoritairement composée de nègres et métis , câpre, mulâtre, chabin, bata-syrien, d'Afro- Indiens nommés coolies et chapé-coolie  à 15 % et de 5 % d'Européens appelés Zorey ou békés
 Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient , Syrie, Liban, au XXe siècle.
 La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type créole . Il y a aussi aussi 7 370 immigrés en Martinique en 2006 recensement de l'INSEE provenant de 115 pays différents.
La famille martiniquaise
Les familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38,3 % des familles INSEE - Recensement de 2006. Ce sont ce qu'on appelle des familles matrifocales.
Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines, présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité.
L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes ,l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains , théorie de Herskovits, les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales , théorie de Frazier.
Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère, femme poto mitan , poutre maîtresse dans le foyer. Cependant, les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents , INSEE Martinique.
Au XVIIe siècle, Françoise d'Aubigné, devenue plus tard Madame de Maintenon, passa son enfance à la Martinique au village du Prêcheur. Elle y gagna le surnom de belle indienne .
Art et culture
Langues
En tant que département et région d'outre-mer, DROM, le français constitue la langue officielle de l'île comme sur l'ensemble du territoire de la République française. La population utilise aussi couramment le créole martiniquais qui ne connait en aucun cas un déclin de sa pratique comme peuvent le connaître bien d'autre langues régionales en France.
La langue créole n'est pas un simple code de communication. C'est aussi l'expression de tout un peuple et le véhicule privilégié d'une culture, voire d'un état d'esprit. Le créole est facilement parlé dans la rue, en famille, entre amis, sur les ondes, dans les églises, il s'agit véritablement d'une deuxième langue.
Le statut du Créole a changé depuis la création en 2000 d'un Capes en Langue et Culture Régionale Option Créole. Autrefois langue méprisée, aujourd'hui la langue Créole est enseignée dans le secondaire et à l'Université de la  Caraïbe et la Guyane
En effet, Une Licence, un Master et un Doctorat en Langue et Culture Régionale option Créole existent depuis une dizaine d'années sur le Campus de Schœlcher. Autre avancée positive, en 2007, l'écrivain Raphaël Confiant publie aux Éditions Ibis Rouge, le premier Dictionnaire Créole martiniquais - français.
Le G.E.R.E.C , Groupe d'Études et de Recherches en Espace Créolophone fondé en 1975 par le Pr Jean Bernabé, tente depuis plus de 30 ans de codifier le Créole martiniquais.
C'est la graphie du G.E.R.E.C, qui fait référence en Martinique. Les défenseurs de la langue Créole en Martinique sont incontestablement les écrivains du mouvement littéraire la créolité, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, et Jean Bernabé.
Littérature
De grands écrivains, penseurs et intellectuels ont marqué la littérature martiniquaise, notamment Édouard Glissant, Frantz Fanon, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau et Aimé Césaire, père du concept de négritude et personnalité très influente au sein de l'île.
Les musiques de la Martinique
La Musique Martiniquaise tient ses origines des musiques venues d'Europe et d'Afrique, compte tenu de son histoire créole. Elle s'est ensuite enrichie de rythmes des autres îles de la Caraïbe et évolue de façon très étroite avec la musique guadeloupéenne.
Musique traditionnnelle
Dans la musique traditionnelle on distingue les musiques de mornes et les musiques de bal.
Les Musiques de Mornes
  • Le Bèlè
  • Le Chouval bwa, musique accompagnant les manèges de chevaux de bois.
  • Le Danmiè, danse de lutte
Les Musiques de Bal
  • La Biguine
  • La Mazouk , mazurka créole, la Mazouk pitjé , mazurka créole piquée
  • La Haute-taille , quadrille
Musique moderne
  • Le Zouk
  • Le Dancehall
  • Le Ragga
Spécialités culinaires
  • Rhum agricole , rhum AOC réputé comme étant le meilleur rhum du monde, en particulier son rhum vieux  vieilli en fûts de chêne , Chaque année, leur est décerné la Médaille d'Or, Médaille d'Argent et Médaille de bronze du Concours Générale Agricole de Paris, Prix décerné par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche.
Boissons
  • Thé pays
  • Dlo kako , chocolat à l'eau
  • Chocolat Première Communion ou chocolat martiniquais
  • Mabi , macération d'écorces héritage des Caraïbes
  • Jus , prunes de cythère, mangue, corossol, canne à sucre, goyave, tamarin, fruit de la passion, ananas, citron, oranges, amère, mandarine
Plats
  • Colombo de porc, de poulet , recettes avec des épices dont le curry, originaires d'Asie du Sud Est.
  • Chatrou aux riz et pois rouges chatrou , poulpe, pois rouges , haricots rouges
  • Macadam plat à base de riz et de morue.
  • Brochette de lambi , coquillage communément appelé conque
  • Ti-nain lanmori , banane verte avec de la morue, consommé traditionnellement au petit-déjeuner.
  • Ti-nain tripes , bananes vertes avec des tripes de mouton, et des légumes
  • Migan fruit-à-pain , sorte de purée avec de gros morceaux de fruit-à-pain
  • Féroce d'avocat , boulette d'avocat à la morue roulée dans de la farine de manioc.
  • Accras de morue , ou Marinades de morue, beignets.
  • Accras de titiris , ou Marinades de titiris, beignets de petits poissons
  • Pâté en pot , soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres.
  • Dombré , accompagement de plats, boulette de farine et d'eau avec quelques épices.
  • Kalalou , autre soupe verte contenant des feuilles de calalou et des gombos.
  • Boudin créole
  • Pain au beurre chocolat également appelé chocolat de première communion  car servi à cette occasion boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre.
  • Gratin de christophine, de banane jaune, de papaye et de fruit à pain.
  • Chèlou
  • Trempage
  • Matoutou , crabe, riz et épices
  • Tête d'oursins farcie
Anecdotes
  • Il existe plus de 180 couleurs de sable différentes à la Martinique.
  • Les Amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient Jouanacaera qui signifie l'île aux iguanes, ou Matinino ,  l'île aux femmes ou l'île sans père ,  Madinina ,  n'est qu'une déformation du nom Matinino. Cette appellation est devenue populaire au fil du temps et certain Martiniquais l'utilisent pour désigner leur île.
Tourisme rural
Emanation de l'Agence de promotion des activités rurales et touristiques , Apart, Tak Tak Martinique réunit des entreprises, communes, associations, restaurants et musées dans le but de développer un tourisme solidaire et durable dans le nord de l'île
Sports
  • Championnat de la Martinique de football
  • Tour de la Martinique des yoles rondes
  • Tour de Martinique , course cycliste
Personnalités de Martinique
Artistes
Les peintres
  • Henri Guédon
  • Hector Charpentier
  • Alexandre Bertrand
  • Victor Anicet
  • Joseph René-Corail
Les cinéastes et scénaristes
  • Euzhan Palcy
  • Guy Deslauriers
Les chanteurs, musiciens ou groupes musicaux
  • Jocelyne Béroard , chanteuse de Kassav.
  • Jean-Philippe Marthély ,  chanteur de Kassav.
  • Jean-Claude Amro , musicien et chanteur de Kassav.
  • Joeystarr ,  rappeur
  • Sir Samuël ,  membre de Saïan Supa Crew.
  • Clémence Bringtown ,  chanteuse de La Compagnie Créole.
  • Viktor Lazlo
  • Philippe Lavil
  • Malavoi
  • Kali
  • Edith Lefel
  • Mino Cinelu
  • Mario Canonge
  • Michel Alibo
  • Perle Lama
  • Lord Kossity
  • Miss Dominique
  • Cyril Cinelu ,  vainqueur de la Star Académy 2006.
  • Eugène Mona ,  Le chanteur aux pieds nus.
  • Paille ,  dancehall
Sportifs
  • Nicolas Anelka
  • Frédéric Piquionne
  • Jonathan Zebina
  • Eric Abidal
  • Ronny Turiaf
  • Sylvain Wiltord
  • Garry Bocaly
  • Emmanuel Rivière
  • Joan Hartock
  • Joël Abati
  • Cédric Sorhaindo
  • Gaël Monfils
  • Gaël Clichy
  • Patrick Percin
  • Johan Audel
  • Fabrice Pancrate
  • Hermann Panzo
  • Ronald Pognon
  • Sébastien Sejean
  • Ghislaine Barnay
Personnalités politiques
Les personnalités politiques actuellement
  • Serge Letchimy
  • Claude Lise
  • Alfred Marie- Jeanne
  • Louis-Joseph Manscour
  • Pierre Samot
  • Alfred Almont
  • Serge Larcher
  • Jenny Dulys
  • Garcin Malsa
  • Catherine Conconne
  • Maurice Antiste
  • Eugène Larcher
  • Ange Lavenaire
  • André Lesueur
  • Luc-Louison Clémenté
Personnalités politiques du 19è et 20è siècle
  • Aimé Césaire, ancien député-maire de Fort de France et président du conseil régional.
  • Joseph Lagrosillière, ancien député et fondateur du mouvement socialiste en Martinique.
  • Cyrille Bissette, ancien député et l'un des pères de l'abolition de l'esclavage en Martinique.
  • Ernest Deproge, ancien député et président du conseil général.
  • Osman Duquesnay, ancien maire de Fort de France et député.
  • Georges Gratiant, ancien maire du Lamentin et président du Conseil Général.
  • Pierre Aliker, médecin et ancien 1er adjoint au maire de Fort de France.
  • Emile Maurice, ancien maire de Saint-Joseph et président du Conseil Général.
  • Victor Sévère, ancien député-maire de Fort de France.
  • Marius Hurard, ancien député et fondateur de l'école laïque en Martinique.
  • Camille Petit, ancien député et fondateur du mouvement gaulliste en Martinique.
  • Camille Darsières, ancien député et président du conseil régional.
  • Léopold Bissol, ancien député et l'un des fondateurs du mouvement communiste en Martinique et du syndicat CGT-Martinique.
  • Michel Renard, ancien maire du Marigot et ancien député
  • Pierre Petit, ancien maire du Morne-Rouge et député
Ecrivains et personnalités littéraires
  • Aimé Césaire
  • René Ménil
  • Xavier Orville
  • Joseph Zobel
  • René Maran , Prix Goncourt en 1921.
  • Edouard Glissant , Prix Renaudot en 1958.
  • Raphaël Confiant
  • Patrick Chamoiseau ,  Prix Goncourt en 1992.
  • Frantz Fanon
  • Tony Delsham
  • Suzanne Dracius
  • Jean Bernabé
  • Suzanne Césaire
  • Camille Darsières
  • Guy Cabort-Masson
  • Juliette Smeralda
Les courants littéraires de la Martinique /
  • Antillanité
  • Créolité

Additional information

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