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Algérie |
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Géographie
Située en Afrique du Nord, entre le Maroc et la Tunisie, d’une superficie de 2381741km², l’Algérie, Capitale ALGER offre un relief diversifié. Du Nord au sud se succèdent plusieurs régions naturelles : une étroite plaine côtière sépare la Méditerranée des montagnes de l’Atlas tellien ; une zone de hauts plateaux entaillés par des chotts (dépressions parfois profondes) est surplombée par l’Atlas saharien, formé d’une succession de monts parfois élevés (2328m dans les Aurès), qui s’ouvre sur le désert du Sahara, d’une superficie de 2 millions de km².
Au Sud-Est, enfin se dresse le massif du Hoggar, dont le sommet, le mont Tahat, atteint 2918m. Le climat est méditerranéen en plaine, plus froid et arrosé en montagne avec parfois de la neige en hiver, semi-aride sur les plateaux.
Population
Les Berbères, premiers occupants du territoire algérien, constituent 20% de la population et sont installés en majorité dans les zones montagneuses. Les 80% restants sont de souche arabe, descendants des populations installées depuis le VIII° siècle en Algérie.
La population compte 99,9% de musulmans, majoritairement sunnites, et 0,1% de chrétiens. Dans le Mzab, on trouve une communauté kharidjite importante (le kharidjisme est une forme particulière de l’islam, qui s’est développée au VIII° siècle contre la théologie sunnite et les califes).
La croissance démographique tend à se ralentir, mais l’accroissement naturel est encore de 2,3% par an ; la population est donc très jeune : 50% ont moins de 20 ans. 90% de la population se concentrent au Nord, où se situent les principales villes : Alger, la capitale, l’un des plus grands ports et l’une des plus importantes cités industrielles de la Méditerranée ; Oran, le second port de commerce et un centre industriel actif ; Constantine, un grand centre industriel.
Histoire
Les Berbères sont les premiers occupants identifiés du territoire algérien. Au milieu du VII° siècle, les Arabes propagent la religion musulmane ; l’Algérie est alors intégrée dans l’empire musulman, malgré la résistance des Berbères qui forment des royaumes indépendants et choisissent de pratiquer l’islam différemment, en créant le kharidjisme. A défendre, les cités côtières se placent sous la protection de l’empire turc ottoman ; en 1541, les Espagnols sont définitivement chassés.
La domination française commence en 1830. En 1870, l’Algérie devient une colonie française. Dans les années 1920, des intellectuels algériens commencent à contester la colonisation.
En 1954, des nationalistes fondent le Front de Libération Nationale (FLN) et déclenchent la lutte armée. Après une répression des " événements ", le général de Gaulle s’engage dans des négociations avec le FLN, auxquelles s’opposent des colons et militaires français en créant l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS), qui lutte pour l’Algérie française par le terrorisme.
Le FLN et le gouvernement français signent en 1962 les accords d’Evian : l’indépendance de l’Algérie est proclamée. L’Algérie est une république présidentielle. L’islam est religion d’Etat. Le président est élu pour 5 ans au suffrage universel.
Ahmed Ben Bella dirige le pays entre 1963 à 1965, date à laquelle il est victime d'un putsch de l'armée. Il choisit le système du parti unique, lance la nationalisation, déclenchement de la guerre des sables avec le Maroc et révolte des Kabyles.
Houari Boumedienne règne jusqu'à sa mort en 1978. Il continue la nationalisation et démarre les trois révolutions: industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptées.
Chadli Bendjedid prend la tête de l'État algérien, le 9 février 1979. Il fait sortir tous les prisonniers politiques. Le secteur économique devient libéral. La politique de l'arabisation continue. Il ouvre les portes au dialogue avec les autres chefs d'États du Maghreb et le président français.
Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l’État, l’Algérie se lance à partir de l’année 1988, dans une expérience inédite de démocratisation, suite notamment aux Événements du 5 octobre 1988 en Algérie. Cette ouverture s’accompagne en juin 1990 de l’entrée des islamistes du FIS dans le champ politique, qui remportent des élections locales.
Le FIS arrive également en tête du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, avec 47% des voix exprimées (le taux d'abstention étant de 41%), ce qui provoque l’intervention de l’armée, qui interrompt le processus électoral au début de l’année 1992.
Le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier et un Haut Comité d'État est mis en place le 14 janvier. Cette évolution entraîne l’Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui durera une décennie de Guerre civile algérienne.
Hamed Boudiaf prend la tête du Haut Comité d'État, il sera assassiné après six mois à Annaba en plein discours, le 29 juin 1992.
Ali Kafi est désigné alors à la présidence de l'État.
En 1994, Liamine Zeroual remplace Ali Kafi. Le 15 janvier 1995, il doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de San Egidio, signée par les leaders politiques de l'opposition dénonçant la main mise militaire de l'État.
Ainsi, dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l'État, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie Liamine Zeroual remporte l'élection, il est élu Président de la République le 16 novembre 1995.
En 1999, Liamine Zeroual décide de mettre fin à son mandat présidentiel qui devait s'achever en 2000. Des élections présidentielles anticipées sont alors organisées au mois d'avril 1999.
Huit candidats se présentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika, qui fut déjà par le passé l'ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène. Avant la fin du déroulement des élections, les sept autres candidats décident d'un commun accord de se retirer suite à des cas de fraudes qu'ils déclarent avoir observés
Abdelaziz Bouteflika décide de maintenir sa candidature et remporte à l'issue du scrutin les élections présidentielles avec un taux de 74 %. Il s'engage dès lors à appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix à travers l'application de la concorde nationale, la réactivation de l'économie et le retour de l'Algérie sur la scène internationale. Son premier mandat s'achève en 2004.
De nouvelles élections sont organisées au mois d'avril, le principal concurrent du président sortant étant son ancien Premier ministre Ali Benflis. Une campagne électorale très engagée est enregistrée entre ces deux candidats, et le suspense entretenu par les médias tant nationaux qu'internationaux, est perceptible jusqu'au dernier jour des élections.
Abdelaziz Bouteflika est finalement réélu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l'économie, au profit duquel il consacre une enveloppe financière de 150 milliards de dollars.
Parmi les chantiers ouverts à la faveur de ce plan, il y a l'engagement de construire un million de logements avant la fin du mandat en cours, ainsi que l'effacement de la dette extérieure qui constituait un réel fardeau pour l'économie algérienne, et enfin la réduction du taux de chômage.