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Togo |
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Géographie
Bande étroite d’une centaine de kilomètres de largeur, le Togo s’allonge du Nord au Sud sur 700 km. À la plainte alluviale du Sud succède un pays intérieur de moyenne altitude (monts Togo et la Chaîne de l’Atakora).
Les principaux cours d’eau sont l’Oti, affluent de la Volta ghanéenne, et le Mono, qui sert de frontière sud avec le Bénin. La capitale du Togo est Lomé.
Au Sud, le climat est tropical et très pluvieux. Il est plus sec au centre et au Nord où domine la savane.
Population
Plus d’une cinquantaine de groupes ethniques sont représentés, parmi lesquels dominent les Ewés, les Kabyés, les Minas, les Peuls, etc. Les animistes sont majoritaires (50 % de la population), suivis par les catholiques (26 %), les musulmans (15 %) et les protestants (9 %). La population croît au rythme de 3 % par an. L’indice de fécondité est de 6,45 par femme.
Le taux d’urbanisation est faible ; à peine 1/3 des Togolais habitent dans les villes. Port actif sur le golfe du Bénin, Lomé concentre l’ensemble des industries du pays, dont une importante raffinerie de pétrole et deux cimenteries.
Histoire
La pénétration européenne date du XVe siècle. Les Portugais pratiquent le commerce et entreprennent l’évangélisation du pays. Dès le XVIe siècle, le Danemark évince les Portugais et domine les relations commerciales, notamment le commerce des esclaves.
À la fin du XIXe siècle, l’Allemagne parvient à étendre sa domination sur tout le pays. En 1894, le Togo devient un protectorat allemand. En 1922, la Société des nations partage le pays en deux. La partie occidentale passe sous mandat britannique, la partie orientale sous mandat français.
En 1956, le Togo britannique entre dans le giron de la Côte-de-l’Or, alors que le Togo français est déclaré république autonome. L’indépendance est proclamée en 1960.
Nicolas Grunitsky, président de 1963 à 1967, est renversé par un coup d’État fomenté par Étienne Gnassingbé Eyadema. Ce dernier exerce un pouvoir autoritaire . Plus de 200000 opposants au régime fuient le Togo en 1993.
Malgré les coups d’État, les attentats, les grèves et les émeutes, Eyadema s’est maintenu au pouvoir.