Somalie 

 

 

Géographie

D’une superficie de 637657 km², la Somalie se trouve à l’extrémité de la Corne orientale de l’Afrique. Sa capitale est Mogadiscio. Le Nord comprend un ensemble de plateaux et de montagnes qui dominent le golfe d’Aden.

Le Sud est formé d’un vaste plateau aride, propice à la vie pastorale, irrigué par les deux seules rivières du pays, la Juba et la Shebelle. Celles-ci favorisent, aux abords de la côte, le développement de l’agriculture.

Le climat, chaud et semi-aride, est conditionné par les vents. Les pluies sont très peu abondantes.

Population

La population est composée de 98 % de Somaliens d’origine couchitique, de 1,2 % d’Arabes et de 0,4 % de Bantous. Les musulmans sunnites représentent plus de 99,8 % de la population.

En fait, la Somalie est, par son peuplement, l’un des rares États-nations d’Afrique tropicale. Plus de 70 % des habitants vivent du nomadisme pastoral. La densité est très faible, alors que la population urbaine représente seulement 27 % de la population.

Les principales villes sont Mogadiscio, Hargeysa et Kismaayo.

Histoire

Au IXe siècle, les Somalis, musulmans, peuplent le pays. Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne et l’Italie conquièrent la région et se la partagent. La Somalie britannique (Somaliland) est fondée en 1887, la Somalie italienne en 1905.

En 1950, l’ONU confie à l’Italie, pour 10 ans, la tutelle de la Somalie du Sud, alors que l’autre partie (Somaliland) reste sous administration britannique. En 1960, les deux régions deviennent indépendantes et se réunissent.

En 1969, l’armée prend le pouvoir et Syad Barre devient chef de l’État. En 1977, un conflit éclate avec l’Éthiopie (le tracé des frontières de l’indépendance ayant laissé un grand nombre de Somaliens en dehors des frontières, dont plus de 1 million en Éthiopie). Celle-ci refuse aux nomades somaliens le droit de se rendre dans l’Ogaden, leur zone traditionnelle de pâturage.

Alors que le sud du pays s’enrichit grâce au commerce de la viande avec l’Arabie Saoudite, le nord devient de plus en plus pauvre. Deux opposants au régime créent en Éthiopie deux mouvements, le FDSS et le MNS, avant de lancer des attaques le long de la frontière.

Un accord de paix est signé en 1988 entre le président somalien et le président éthiopien. En 1990, Siyad Barre est renversé. Au Somaliland, le MNS déclare en 1991 la sécession de la région. Ailleurs, les principaux clans s’affrontent pour prendre le pouvoir.

La famine menace toute la population. Une intervention miltaro-humanitaire est lancée par l’ONU en 1992. C’est un fiasco politique. Jusqu’en 1995, 18000 casques bleus sont déployés dans le pays.

Aujourd’hui plus de 26 factions somaliennes se battent pour prendre le pouvoir.

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