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Siérra Léone
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Géographie
D’une superficie de 71740 km², la Sierra Leone se compose d’une côte basse, échancrée d’estuaires, de mangroves et couverte de forêts. La plaine littorale est dominée par un plateau et des montagnes au Nord (1498 m aux monts Loma).
Le climat tropical humide donne de hautes températures durant toute l’année et une pluviométrie élevée. L’humidité extrême rend l’atmosphère inconfortable pendant la saison des pluies, de mai à novembre. La capitale de la Sierra Leone est Freetown.
Population
La population est composée de Krios, de Mendès, de Peuls, de Soussous et de Temnés. L’islam est la religion dominante (75 % de la population). Les chrétiens sont minoritaires (10 %). La population croît au rythme de 3 % par an. L’indice de fécondité est de 6,1 enfants par femme.
L’urbanisation est lente. 36 % seulement de la population vit dans les villes. Freetown est le premier port du pays. Pepel bénéficie également d’un important trafic portuaire.
Histoire
Lorsque les Européens abordent les côtes à la fin du XIVe siècle, trois peuples sont installés sur le territoire : les Mendès, les Temnés et les Soussous. Sous l’impulsion des Portugais, arrivés en 1462, le pays devient une plaque tournante pour le marché d’esclaves.
Les Britanniques supplantent peu à peu les Portugais. En 1787, des colons britanniques et des esclaves libérés s’établissent sur la côte, à Freetown (" Ville libre "). En 1808, ce territoire est intégré au domaine colonial britannique.
L’arrière-pays, qui ne sera pacifié qu’à la fin du XIXe siècle, devient un protectorat en 1896. Milton Margaï conduit son pays à l’indépendance, proclamée en 1961. Dix ans plus tard, la Sierra Leone devient une république.
À partir de 1985, Joseph Saidu Momoh tente d’engager le pays sur le chemin de la démocratie. Mais il est renversé par un coup d’État, fomenté par le capitaine Valentine Strasser, en 1992. Celui-ci tente de ramener l’ordre à la frontière orientale du pays, où se développe une guerre civile
.Mais il est à son tour renversé par un coup d’État en 1996. Ahmad Tejan Kabbah, son successeur, s’efforce également de rétablir la paix, en vain. Le cessez-le-feu conclu en 1997 est un échec.
Cette guerre civile est pourtant un véritable désastre. Bien que décapité depuis l’arrestation de son leader Foday Sankoh, le Front révolutionnaire unifié (RUF) continue de menacer le régime, comme la prise d’otage de casques bleus l’a prouvé en mai 2000.