Salvator

 

 

Population

 

La population est composée principalement de métis (89 %). Les Indiens représentent 10 % de la population, les Hispaniques 1 %. Les catholiques sont majoritaires (75 %), mais on trouve aussi des protestants, des mormons et des témoins de Jéhovah.

Cette population tend à devenir de plus en plus urbaine (46 %). L’aire de la métropole de San Salvador, la capitale, accueille déjà plus de 1,5 million d’habitants.

 

Histoire

 

Le pays est conquis par les Espagnols au XVe siècle, puis est rattaché à la Capitainerie générale du Guatemala. Des mouvements nationalistes s’opposent au pouvoir espagnol et, en 1822, après s’être proclamé indépendant, le Salvador est rattaché au Mexique.

Lorsque l’Empire mexicain s’effondre en 1823, le pays est joint à la République fédérale d’Amérique centrale, regroupant les 5 Etats de l’isthme. En 1841, le Salvador reprend sa souveraineté et se transforme en république.

Très vite, les Etats-Unis deviennent l’arbitre régional incontesté qui règle les conflits entre le Salvador et ses voisins. De 1931 à 1982, des gouvernements militaires se succèdent. En 1972, l’élection présidentielle est gagnée par une coalition de partis d’opposition.

Mais le président élu est déposé par les militaires, ce qui provoque une longue période de troubles : la guérilla et le terrorisme s’installent. La guérilla de gauche se fédère au sein de l’Armée révolutionnaire du peuple, alors que des groupes d’extrême droite, comme la Main blanche ou la Phalange, font leur apparition, protégés par le pouvoir au sein de l’Organisation démocratique nationaliste.

En 1980, l’état de siège est proclamé. Les Américains aident la junte militaire à garder le pouvoir contre le « péril communiste ». En 1989, Alfredo CRISTIANI candidat d’extrême droite (l’ARENA) est élu président.

La guérilla lance des offensives, mais l’effondrement du bloc communiste interrompt les livraisons d’armes à la guérilla, qui est obligée de négocier. Un accord de paix est signé en 1991. Les membres les plus extrémistes de l’armée sont arrêtés et jugés.

L’ARENA, qui a respecté le jeu démocratique, remporte les élections présidentielles de 1994, face à l’ex-guérilla, qui devient le 2e parti politique du pays. Francisco FLORES, président depuis juin 1999, doit composer avec l’assemblée d’opposition élue un an plus tard.

 

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