![]() |
République
Centrafricaine
|
![]() |
Géographie
La République centrafricaine, État d’Afrique équatoriale d’une superficie de 622984 km², qui n’a aucun débouché sur la mer, est constituée d’un vaste plateau peu élevé qui sépare deux cuvettes. À l’exception d’une zone de forêt dense dans le Sud, le pays est recouvert par la forêt claire ou la savane arborée. Sa capitale est Bangui.
La République centrafricaine est le château d’eau du Tchad : le Logone et le Chari y prennent leur source. L’Oubangui assure la frontière avec le Zaïre.
Au Sud, le climat est tropical et humide. À l’Ouest, il peut presque toute l’année. Au centre, la saison des pluies dure 6 mois. Au Nord, le climat est de type tropical sec.
Population
Les ethnies les plus importantes du pays sont les Bandas, les Gbaya-Manzas, les Ngbandis, les Saras et les Zandés. 25 % des Centrafricains sont catholiques, 25 % protestants, 24 % animistes et 15 % musulmans.
La population centrafricaine croît au rythme de 1,9 % par an. L’indice de fécondité est de 4,9 enfants par femme. 40 % de la population est urbaine, la majeure partie de la population vivant dans les villages alignés le long des axes routiers et de l’Oubangui.
Cette répartition a donné naissance à deux ensembles culturels : celui des " gens du fleuve " et celui des " gens de la savane ". Bangui est un centre commercial et industriel.
Histoire
Les Pygmées se seraient fixés les premiers le long des rives de l’Oubangui, suivis, au XIXe siècle, par différentes ethnies quittant les pays voisins pour échapper aux négriers.
Les Français pénètrent progressivement dans le pays et créent la ville de Bangui en 1889. L’Oubangui-Chari devient une colonie en 1905. Cinq ans plus tard, la colonie est intégrée dans l’Afrique équatoriale française (AEF), groupe qui, outre l’Oubangui-Chari, comprend le Congo, le Gabon et le Tchad.
Les premiers mouvements nationalistes commencent à se manifester. En 1946, l’Oubangui-Chari devient un territoire d’outre-mer. En 1958, le pays se proclame République centrafricaine. Il obtient son indépendance en 1960.
Son premier président, David Dacko, ne réussit pas à maintenir l’unité de l’Afrique équatoriale française. Il est renversé par Jean Bédel Bokassa au début de 1966.
Ce dernier s’autoproclame empereur sous le nom de Bokassa 1er en 1976. Ses années de pouvoir sont marquées par de violations des droits de l’homme.
Il finit par être renversé en 1979. En 1993, Ange-Félix Patassé, leader du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain, est élu président de la République.