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Mali
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Géographie
D’une superficie de 1240000 km², le Mali est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest. Il forme une vaste cuvette comprenant 3 zones : au Nord, le Sahara méridional désertique ; au centre, la région sahélienne au Sud, une région de plateaux, couverte de savanes et de forêts.
Des fleuves importants (Niger, Sénégal) creusent des vallées fertiles dans la région des plateaux. La capitale du Mali est Bamako.
Population
Les Mandingues (Bambaras, Malinkés et Dioulas) constituent plus de 40 % de la population. Les autres ethnies noires importantes sont les Soudaniens, les Voltaïques et les Peuls. Au Nord se trouvent aussi des populations touaregs, maures et arabes.
La diversité linguistique est très grande, même si le français est la langue officielle, et le bambara la langue véhiculaire du pays.
La population est à 90 % musulmane et à 10 % catholique ou animiste. Le sud du pays accueille 90 % de la population. L’accroissement naturel est important (6,6 enfants par femme).
L’urbanisation ne concerne que 29 % de la population. Les villes principales sont Bamako, capitale administrative et économique du pays, Mopti, Ségou, petite ville industrielle, et Sikasso.
Histoire
Au VIIe siècle se constitue l’empire du Ghana, fondé sur le trafic du sel et de l’or. Au XIe siècle, les Berbères y implantent l’islam. Entre les XIIIe et XIVe siècles, des chefferies mandingues forment l’empire du Mali, grâce au commerce de l’or et du coton.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, de grands réformateurs religieux construisent des États musulmans très puissants. À la fin du XIXe siècle, les Français pénètrent au Mali, alors appelé Soudan.
En 1958, lors du référendum organisé par la France, le Soudan décide de rester dans l’Union française. Il acquiert son indépendance en 1960. Le Soudan, dirigé par Modibo Keita, devient le Mali, en référence au grand empire médiéval du même nom.
En 1968, un coup d’État militaire porte à la tête du pays le sous-lieutenant Moussa Traoré, qui libéralise l’économie et s’engage dans un autoritarisme violent. Le Mali réintègre la zone franc en 1984. En 1990 est créé clandestinement le parti de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma).
En 1991, le lieutenant-colonel Toumany Touré prend le pouvoir et engage un dialogue avec l’opposition, ainsi qu’une campagne de lutte contre le corruption. En 1992, Alpha Oumar Konaré devient président de la République.
Dans une situation politique très instable, l’Adéma remporte les élections législatives de 1997. Le Mali est une démocratie pluraliste.