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Guatémala |
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Population
Les Indiens d’origine Maya et les métis sont majoritaires. Il existe aussi des minorités africaines (2 %), asiatique (3 %) et hispanique (5 %). La religion catholique est la mieux implantée (75 %), mais on trouve aussi quelques sectes protestantes (25 %).
La population est jeune (plus de 45 % de moins de 15 ans) et avant tout rurale (61 %). Si la ville de Guatemala, située à plus de 1500 m d’altitude, a plus de 1 million d’habitants, les autres villes sont de petite taille.
Histoire
En 1821, la colonie est incorporée à l’Empire mexicain. En 1824, le pays fait partie des 5 Provinces-Unies, jusqu’en 1839 où il devient indépendant. Les Indiens sont alors expulsés et réduits à l’esclavage.
En 1945, les démocrates s’installent au pouvoir. Le colonel Jacobo ARBENZ GUZMAN, qui voulait redistribuer aux paysans les terres des grandes compagnies, est renversé en 1954 par des généraux aidés par les Etats-Unis.
En 1974, un général d’extrême droite est élu président. Des organisations anticommunistes sèment alors la teneur. Les droits de l’homme sont continuellement bafoués. Un véritable terrorisme d’Etat est mis en place.
On ne compte plus les disparitions. Certains observateurs internationaux parlent de génocide de la population indienne. En 1991, Jorge SERRANO ELIAS, centre droit et membre d’une église évangéliste protestante, remporte les élections. En 1992, pour le 5e centenaire de la découverte de l’Amérique, le prix Nobel de la paix est attribué à Rigoberta MENCHU, une jeune Maya dont toute la famille a été assassinée par les militaires.
En 1996, Alvaro ARZU devient le nouveau président du pays. Depuis son élection, il s’engage dans des négociations avec la guérilla. Pourtant, une grande partie des violations des droits de l’homme reste le fait de la police.
D’après Amnesty International, les forces de sécurité et les groupes armés soutenus par le gouvernement se seraient rendus responsables en 1996 de plus d’une centaine d’exécutions extrajudiciaires, dont celles d’un grand nombre d’enfants des rues. Les Indiens restent toujours marginalisés.