5) Deuxième
abolition de l’esclavage (1848)
En
1848, sur l’intervention de Victor Schoelcher, l’abolition de l’esclavage est proclamée
de nouveau. Les noirs seront désormais salariés, l’industrie naissante ayant
besoin de nouvelles forces de travail.
Après
1848, la Guadeloupe se déféodalise et entre bon gré mal gré dans l’ère capitaliste.
Le 25 juin 1849, au Morne Tartanson à Marie-Galante, où la population manifeste son mécontentement à la suite d’élections frauduleuses, les gendarmes massacrent quelques dizaines de Guadeloupéens, sous la direction du maire de Féréol.
Le colon Procureur Général Ployen qui est responsable de l’acquittement de trois blancs
accusés de l’assassinat du noir Jean-Charles, obtient 41 condamnations totalisant
37 années de prison, 105 années de réclusion, 60 années de galère, une peine à perpétuité.
Les
anciens esclaves répugnent au travail. Les salariés au nombre de 19.465 sur
une population de 83.000 habitants ne sont bientôt plus que 7.000. La méfiance
des Guadeloupéens s’explique à la suite des dernières négronnades de Marie-Galante. Une loi établit alors le travail obligatoire (Vive l’abolition !).
La
déportation continue vers la Guadeloupe afin de fournir un renfort constant
de main-d’œuvre à bon marché. Parallèlement, une armée de réserve se constitue
pour maintenir au plus bas l’échelle des salaires.