Elles furent théorisées avec une apparence de rigueur scientifique au XIXe siècle, en Europe, sous l’effet des progrès notamment de la biologie, de l’anthropologie, de la linguistique, ainsi que sous l’influence des nationalismes romantiques européens.
De
l’idée de la supériorité intrinsèque d’une race donnée, certains penseurs
(le plus connu, mais non le plus savant, fut le Français Gobineau, dont l’influence
fut surtout grande en Allemagne) tirèrent diverses conclusions plus ou moins
extrêmes suivant les cas : caractère néfaste des mélanges de races, nécessité
d’interdire les croisements, ségrégation raciale, extermination des races
inférieures.
Ils
sont également la conséquence, dans les sociétés industrielles, de la concentration
dans certains quartiers ou banlieues de grandes villes d’ouvriers immigrés,
et ils sont allés en s’exacerbant avec l’aggravation
de la crise économique et la montée du chômage.