Le mouvement abolitionniste

 

Au cours du XVIIIe siècle, l’opinion progressiste en Europe s’élève contre l’Esclavage, mais celui-ci reste défendu par des intérêts puissants. Si, en 1772, une décision juridique établit que l’Esclavage ne peut exister en Angleterre, et qu’un esclave devient donc libre dès qu’il est sur le sol anglais, l’Esclavage persiste dans les colonies britanniques de la Caraïbe où la culture de la canne à sucre est une source de grande richesse.

Dans les années 1780 William Wilberforce (1759-1833) lance une campagne pour mettre fin à la traite des esclaves, tandis qu’à Saint-Domingue les idéaux de la Révolution française conduisent à une insurrection d’esclaves, menée par Toussaint Louverture, qui réussit a créer une République indépendante dans une partie de l’île (qui deviendra Haïti).

 

William Wilberforce réussit, en 1807, à convaincre le Parlement d’interdire le commerce des esclaves dans tout l’empire britannique puis, il poursuit sa campagne et l’Esclavage finit par être aboli en 1837 : les propriétaires reçoivent en retour des indemnités substantielles.

 

L’Esclavage est aboli en 1848 en France. Un vaste mouvement de condamnation de l’Esclavage se dessine peu à peu à travers l’Europe, et l’un des effets secondaires bénéfiques de l’impérialisme européen est l’abolition de l’Esclavage dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie colonisés.

 

L’influence britannique sur les nouvelles républiques latino-américaines garantit l’abolition de la traite, puis de l’Esclavage même, dès le milieu du siècle. Seul le Brésil reste esclavagiste jusqu’en 1888.

 

La traite des Noirs