Du fait de leur grande détresse, de leur isolement, de la brutalité de leur maître, les esclaves pour échapper à leur condition eurent recours au suicide, à l'automutilation, ou à la fuite souvent vaine en l'absence de complicité extérieure.
Les suicides
Ils furent extrêmement nombreux, tous les récits et documents en portent témoignage. Les moyens étaient le plus souvent la noyade (particulièrement à l'embarquement ou pendant la traversée), la pendaison ou encore en mangeant de la terre (cf. : document). Ces suicides étaient fréquents quand les familles étaient séparées à jamais par les ventes, ou quand les maîtres étaient particulièrement cruels.
L'automutilation
La mutilation volontaire la plus fréquente concernait les doigts de la main droite ou le tendon d'Achille. Par ces amputations les esclaves croyaient échapper au travail. Mais souvent les maîtres les punissaient encore plus en leur coupant carrément la main ou le pied.
La fuite
Les fuites individuelles ou en tout
petits groupes furent extrêmement nombreuses. Les historiens américains
estiment qu'en trois siècles, dans les états sudistes, un million
d'esclaves ont tenté de fuir soit environ une dizaine par jour. Mais
ils ont été repris 9 fois sur 10. Certaines circonstances poussaient
à fuir :
La veille de l'arrivée sur la plantation de négriers venus acheter
des esclaves, ou la veille du départ d'esclaves destinés à
être vendus, à la suite d'une violence du maître ou d'un
acte d'indiscipline susceptible de coûter le fouet.
Le succès d'une entreprise
individuelle dépendait de l'aide extérieur que le fugitif trouvait
: noirs libres, bandes marronnes, indiens, quakers (aux U.S.A.).
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